LA PRÉSENCE MAGIQUE
par GODFRE RAY KING
DÉDICACE
Cette série de livres est dédiée, en témoignage du plus profond Amour et éternelle Gratitude à nos Bien-aimés Maîtres. Saint Germain, Jésus, Grand Divin Directeur, la Grande Fraternité Blanche, la Fraternité du Royal Titon, la Fraternité du Mont Shasta, les grands Etres de Vénus et tous les autres Maîtres Ascensionnés dont l'Amour s'est manifesté pour moi par une aide directe et sans limites.
PRÉFACE
Nous arrivons à un moment cyclique où l'humanité doit prendre connaissance de l'Activité des Grands Maîtres Ascensionnés et des chœurs Angéliques, qui, continuellement, donnent leur Assistance au genre humain par des émissions constantes de Lumière Transcendante. On doit parvenir à une plus grande coopération consciente entre la vie physique extérieure de l'humanité et ces Grands Etres, qui sont les Protecteurs et les Instructeurs de la race.
Il y a un groupe spécial de ces Grands Etres qui oeuvre à présent en Amérique pour la stabiliser et la protéger. Parmi eux, les Maîtres Ascensionnés Saint Germain, Jésus, Nada, Cha-Ara, Lanto; les Elohim; Cyclopea et Arcturus; le Grand Maître de Vénus : Victory les seigneurs de la Flamme de Vénus, et un Grand Etre connu sous la dénomination de : Grand divin Directeur, sont occupés à un travail bien défini pour établir de très puissants Piliers et Rayons de Lumière en Amérique. Ils centrent aussi de Grandes Colonnes de Lumière à d'autres points déterminés de la planète.
Ils déversent leurs Rayons de Lumière par la conscience des êtres individuels qui veulent les reconnaître, harmoniser leurs sentiments et tourner leur attention vers la « Puissante Présence I AM – JE SUIS ».
Si les êtres veulent reconnaître ce Grand Chœur d'Etres parfaits et appeler leur conscience de Maître Ascensionné dans le cœur et l'intellect des êtres humains, ces Grands Etres peuvent donner une Assistance et une protection illimitées à ceux qui font cet appel, et, à travers eux, atteindre le reste du genre humain.
Il n'y a que la conscience de Maître Ascensionné - qui est la « Puissante Présence I AM » - qui puisse jamais rétablir l'ordre et la sécurité sur cette terre. Il n'y a que cette Flamme Consumante d'Amour Divin qui puisse dissoudre la peur dans les sentiments de l'humanité. Il n'y que lorsque les êtres individuels tournent leur attention vers ces Grands Maîtres Ascensionnés et demandent leur Influx sur le reste de l'humanité que la liaison est faite et la Porte Ouverte à travers laquelle l'Aide de ces Grands Etres peut parvenir à déverser sa Perfection sur l'Humanité et la planète elle-même.
Les deux points principaux sur lesquels tous les Maîtres Ascensionnés attirent notre attention sont primo, l'individu doit se tourner vers sa propre Divinité, la « Puissante Présence I AM », lui donner la première place dans son cœur, et son amour le plus profond et en attendre tout le bien qu'il désire voir se manifester dans sa vie; secundo, il doit harmoniser ses sentiments en bénissant tous les êtres vivants par un déversement d'Amour Divin.
Les grands Etres donneront une assistance sans limites à tous ceux qui veulent suivre ces prescriptions, car ils oeuvrent toujours et uniquement à travers le Soi Divin des êtres individuels.
Le Bien-aimé Maître Ascensionné Saint Germain est l'Emissaire de la Grande Fraternité Blanche, qui, de par son propre vouloir et son Grand Amour, est, à présent, occupé à un service déterminé pour la protection et l'illumination de l'Amérique. Il l'appelle souvent « le joyau de mon Cœur pour qui je travaille depuis des siècles ». Jésus, qui a offert son aide spéciale à Saint Germain, nous dit :
« Ces Rayons de lumière que nous émettons sont de très réels et tangibles courants d'énergie par lesquels toutes les bénédictions et les choses que vous désirez peuvent être amenées en manifestation, et cela en rapport direct avec votre capacité d'Acceptation ».
Comme dans les temps anciens et dans tous les Ages d'Or, ces Grands Etres Parfaits, qui ont atteint la « victoire » à travers l'incorporation humaine, vont marcher à nouveau au milieu des êtres humains et parler avec eux face à face. Ils vont expliquer encore une fois la vie divine selon son plan original afin de clarifier les concepts humains et révéler la Vérité Eternelle.
Ce livre transmet la radiation spéciale des Maîtres Ascensionnés qui oeuvrent à présent pour l'Amérique et est chargé avec la Conscience-de-Maître Ascensionné de la liberté et de la Victoire par la lumière de Saint Germain.
La peur et les limitations humaines doivent être écartées, l'Ordre Divin doit être rétabli sur la terre, la « Lumière de Dieu qui ne faillit jamais » doit déverser et envelopper toute la Planète.
GODFRE RAY KING
AVANT-PROPOS
Ce volume relate le second groupe d'expériences par lesquelles j'ai eu le privilège de passer grâce à l'Amour et à l'Assistance du Bien-aimé Maître Ascensionné Saint Germain.
Dans le premier livre « Mystères dévoilés », il m'a révélé maintes choses qui ont été gardées secrètes depuis plusieurs siècles.
Dans « La Présence Magique », mes expériences ont été le résultat de l'application de la connaissance préalablement révélée.
Dans les différents centres de la Grande Fraternité Blanche que nous avons visités, on m'a montré le prodigieux travail qui est fait pour l'humanité par ces Grands Etres à travers les Messagers qu'ils envoient dans le monde extérieur.
Le bien qu'ils font à cette planète et à l'humanité, aucun mot ne peut l'exprimer.
Tout ce qu'ils accomplissent est fait par le pouvoir de l'Amour Divin, car jamais ils ne font usage d'une force destructive, et jamais ils n'empêchent le libre arbitre individuel de s'exercer.
Tous ceux qui oeuvrent en leur nom donnent toute chose comme un libre don d'Amour, et ne connaissent jamais d'échec.
Le but de ce livre est de révéler à l'individu tout ce qui concerne son propre Soi Divin, « La Puissante Présence I AM », afin que tous ceux qui le désirent puissent retourner à leur source, recevoir leur Héritage Eternel et ressentir à nouveau le divin Respect de Soi.
Si l'étudiant ou le lecteur de ce livre veut essayer de faire siennes ces expériences et les ressentir comme si elles arrivaient à lui - même en demandant aux Maîtres Ascensionnés d'illuminer sa conscience par la lumière du Christ Cosmique, il recevra ce déversement d'Amour qui est la Porte Ouverte à tout bien et la voie vers la libération.
Plus que toute autre partie du monde, l'Amérique est privilégiée et doit émettre une Grande Lumière. Elle est la « coupe » dans laquelle la Grande Fraternité Blanche doit déverser le Grand Amour Divin de l'univers pour donner la liberté à l'humanité. Pour cette raison, les Frères de lumière donnent une grande importance au travail pour l'Amérique, et, si c'était nécessaire pour sa protection « la Lumière des dix-mille Soleils descendra pour consumer tout l'égoïsme de la terre ».
La vérité et l'explication de la Loi, ainsi que mes expériences relatées en ce livre, sont choses réelles, véridiques et éternelles. Les Centres et les instruments que j'ai vus et manipulés pendant que j'étais en compagnie des Maîtres Ascensionnés existent réellement et physiquement, et les Etres avec qui j'ai eu affaire sont des Etres vivants et tangibles. Rien de tout cela ne doit être considéré comme chose imaginaire ou symbolique, ou être interprété allégoriquement.
Au libre choix du lecteur d'accepter ou de rejeter la Vérité de tout ce qui est relaté dans ce livre. S'il ne peut l'accepter, cela ne changera pas la réalité ni son Activité dans l'Univers; mais s'il peut accueillir dans son cœur la vérité de ce qui lui est offert, il en recevra de grandes bénédictions et sa vie, et ce qui en fait la trame, en seront entièrement transformés.
Si l'étudiant ou le lecteur peut ressentir ces Grands Rayons de lumière et d'Amour émis par les Maîtres ascensionnés et peut vivre en constante Adoration de sa propre « Puissante Présence I AM », il gagnera son Eternelle Libération des limitations de ce monde, et manifestera la perfection.
Que le Grand Amour, la lumière et la félicité des Maîtres ascensionnés inondent tous ceux qui lisent ce livre ! Que, tel un Soleil d'Or flamboyant, leur radiation illumine la voie vers la paix, la prospérité et la liberté, jusqu'à ce que chacun devienne un Centre de Lumière et de perfection toujours croissantes, et atteigne la complète Victoire de l'Ascension ! Dans le Service Eternel de la « Lumière de Dieu qui ne faillit jamais »:
LA PRÉSENCE MAGIQUE
par
GODFRE RAY KING
CHAPITRE I
UN ÉTRANGE ÉVÈNEMENT
Cher lecteur, à la fin de « Mystères Dévoilés », je vous ai quitté lorsque le Grand Maître Ascensionné Lanto, du Centre du Royal Titon, donnait sa Bénédiction à l'Amérique et à toute l'humanité.
Dans ce volume, je vais décrire un autre groupe d'importantes et merveilleuses expériences, qui ont été les miennes pendant les quelques mois où j'eus le privilège d'avoir l'Assistance de notre Bien aimé Maître Ascensionné Saint Germain.
Un matin, je trouvai un message de Lui, avec un mot d'introduction pour Monsieur Daniel Rayborn au Brown Palace Hôtel à Denvers.
Le jour suivant, comme j'entrais dans l'hôtel pour m'informer de ce Monsieur, je rencontrai un vieil ami, Monsieur Gaylord, que je connaissais depuis bien des années. Il était en compagnie d'un Monsieur plus âgé, qu'il me présenta tout de suite, et qui, à ma grande surprise, se trouvait être Monsieur Rayborn lui-même. Je lui donnai la lettre d'introduction et, après avoir échangé quelques mots, nous convîmes de nous retrouver le soir pour le dîner. Le jour suivant, nous étions tous les trois en route vers le ranch des Diamants dans le Wyoming, une des propriétés minières de Rayborn, où commencèrent les expériences décrites dans ce livre. J'étais loin de m'imaginer ce jour-là ce que mon association avec ce gentleman pourrait signifier et à quoi elle allait me conduire. De tels événements vous font comprendre combien parfaite est cette Grande et Sage Intelligence qui nous dirige sans erreur vers les personnes, les lieux et les situations où notre présence est la plus nécessaire.
Dès le début, Rayborn produisit sur moi une très agréable impression, car toute son attitude était harmonieuse et aimable, tout en laissant pressentir un caractère ferme et un sens aigu de l'honneur. Sa tête était parfaitement proportionnée, avec des traits classiques, des
cheveux gris-acier et des yeux gris-bleu, clairs et perçants. Il se tenait très droit et mesurait presque l m 90. Il avait un fils de 18 ans et une fille de 16 ans, qui étaient juste de retour de leur école dans l'Est.
En arrivant à destination, nous trouvâmes les enfants de notre ami qui étaient venus à notre rencontre. Après avoir échangé quelques mots nous prîmes place dans l'auto de Rayborn qui nous conduisit au ranch distant d'environs 30 kilomètres. Le fils, Rex, était un splendide jeune homme, grand et de belle apparence, avec les mêmes traits classiques que son père, à qui il ressemblait d'ailleurs très fort. Il mesurait au moins 1m 85, avait des cheveux ondulés chatain clair et des yeux perçants d'un bleu violet. La fille, Nada, était d'une beauté frappante, avec une grâce pleine de dignité et un maintien d'une noblesse devenu rare chez les jeunes filles modernes de notre nouveau monde. Sa taille était d'environ l m 70, svelte et élancée, sa chevelure abondante était de la même nuance que celle de son frère, et ses yeux bleus avaient la profondeur de l'océan. De ces trois membres de la famille Rayborn émanaient un charme certain et nettement perceptible.
La merveilleuse situation et la beauté de la maison et de ses environs immédiats nous enchantèrent, car cette demeure se trouvait à l'entrée d'une étroite vallée s'étendant à l'ouest vers les Grandes Montagnes Rocheuses. Au nord, se dressait un Pic dépassant 2600 m La maison tournée vers le sud, était bâtie en granit d'un gris bleuté et faisait penser aux châteaux à tourelles du Moyen age en Europe, et aux anciennes demeures d'Orient ; les dépendances qui l'entouraient étaient parfaitement appropriées et bien entretenues. Le bâtiment principal était grand et de forme rectangulaire avec une tourelle à chaque angle; celle située au sud- ouest et faisant face aux montagnes, abritait une vaste pièce circulaire au troisième étage. Le reste de la bâtisse ne comportait que deux étages, et était de construction très ancienne. Daniel Rayborn, à l'âge de vingt ans, avait hérité cette propriété d'un oncle qui avait beaucoup voyagé et vécu pendant de longues années aux Indes et en Arabie, où il s'était intéressé à des recherches sur les anciennes traditions de ces pays.
Nous entrâmes dans la maison. Rex me conduisit à un appartement au deuxième étage à l'angle sud-est de la bâtisse. Le dîner fût bientôt annoncé, et, réunis autour d'une table mise avec goût, nous pûmes apprécier un délicieux- repas. Pendant le dîner, nous commençâmes à discuter de nos projets.
Monsieur Rayborn nous dit attendre la venue du surintendant de ses mines, Monsieur John Grey, qui devait arrivait dans la soirée. A peine avait-il prononcé son nom que l'arrivée du surintendant fût annoncée. Celui-ci entra dans la pièce, salua aimablement la famille et je lui fus présenté. Comme je lui serrais la main, mon corps fût parcouru d'un frison froid accompagné d'un sentiment de répulsion. C'était un homme de belle prestance, sur la quarantaine, mesurant environ l m 80, avec des yeux noirs perçants et fureteurs. Je vis que son regard suivait très souvent la jeune fille avec une expression très particulière, que les autres ne semblaient pas remarquer.
M Rayborn s'excusa et passa dans la bibliothèque avec le surintendant. Les jeunes gens, M Gaylord et moi, nous entrâmes dans une pièce réservée à la musique et nous réjouîmes pendant deux heures avec un délicieux concert car les deux enfants avaient des voix remarquables. Ce fut pendant la conversation sur leurs études musicales qu'une ombre de tristesse assombrit le visage de Nada. Elle dit :
« C'est de notre mère que nous avons tous les deux hérité nos voix; elle chantait à l'opéra lorsque père la rencontra pour la première fois. En parlant de cette rencontre, notre mère disait souvent : 'Nous éprouvâmes l'un pour l'autre, dès le début, un sentiment très profond, et il ne fit, que croître avec le temps, comme si nous nous étions cherchés à travers des siècles sans fin. Nous apprîmes plus tard que nous étions Rayons jumeaux, ce qui explique toutes les choses merveilleuses qui nous sont arrivées depuis. Naturellement, il y a toujours eu entre nous un très grand amour et une parfaite compréhension'. Le père de notre mère était anglais, et sa mère, qui fût éduquée en Angleterre, était la fille d'un Cheik Arabe. Il y a deux ans, mère tomba malade et décéda quelques semaines plus tard, malgré que tout le possible ait été fait, pour sauver sa vie. Le dernier mois, elle reçut des révélations transcendantes qui nous ont fait comprendre bien des choses.
« Peu de temps après ma naissance, notre Bien-aimé Maître Saint Germain se manifesta à elle. Il lui expliqua qu'elle avait un travail à faire sur les plus hauts plans de la vie et qu'il nous garderait toujours, Rex et moi, sous sa protection aimante et prendrait soin de nous. Il est si merveilleux et si plein d'Amour pour nous que nous voudrions partager cette joie avec le monde entier. L’Orient et l’Extrême-orient, c'est à dire l'Inde, la Chine, l’Arabie, l’Egypte et la Perse savent mieux reconnaître et comprendre ce que ces grands Maîtres Ascensionnés ont fait pour l'humanité et tout ce que le genre humain doit à leur Amour Transcendant et à leurs soins prévoyants.
« Il nous a expliqué très clairement de quelle façon les Grands Etres ont pu élever et illuminer le corps physique en le purifiant par l'emploi de la flamme consumante de leur propre Divinité, qu'il appelle la « Puissante Présence I AM ». Il nous a dit que cela peut être accompli uniquement par l'adoration donnée à cette Présence et la complète obéissance du moi extérieur à toutes ses directives. Il dit que le secret est de garder la conscience extérieure dans une communion profonde et constante avec la Présence, de façon que la perfection qui émane d'elle continuellement puisse nous parvenir sans être déformée par notre propre inharmonie et celle du monde physique autour de nous.
« C'est, de cette façon, nous a expliqué Saint Germain, que les Maîtres Ascensionnés ont atteint la complète souveraineté sur toute la manifestation, et ont achevé dans un corps humain le travail qu'un jour ou l'autre tout être humain doit accomplir à son tour, ainsi que Jésus l'a affirmé. Ils manifestent toujours la pleine Maîtrise sur toutes les conditions de ce monde physique; toute substance et toute énergie, y compris les Pouvoirs de la Nature et les Etres des éléments obéissent à leur Commandement, car ils sont devenus l'expression parfaite de la plénitude de l'Amour Divin. Tout leur service pour l'humanité est de conduire tous ceux qui s'y prêtent à cette même Maîtrise; mais chacun ne peut y parvenir que par son effort personnel et son aptitude à émettre assez d'Amour.
« Mère a eu d'étranges expériences dans son enfance, et ma grand-mère lui a parlé d'autres expériences encore plus étranges car son grand-père a vu plusieurs des choses remarquables que les Grands Etres peuvent faire. Un de ceux-ci, qu'il connaissait très bien, car il était du même pays que ma grand’mère en Arabie, était adoré par tous ceux qui le fréquentaient, car sa vie entière était dédiée au service de l'humanité et était une constante bénédiction pour tous.
« Saint Germain se manifesta la première fois à ma mère au début de sa carrière dans le grand opéra. Elle n'avait commencé à chanter que depuis quelques mois, lorsqu'un soir, elle fût prise d'un tel trac qu'elle en devînt presque aphone. Elle se trouvait dans sa loge, juste avant la représentation, lorsqu'une peur panique la saisit, lui faisant oublier toute sa partition. Saint Germain apparût dans son corps tangible, se présenta et toucha son front avec les doigts de sa main droite. A l'instant même, toute nervosité la quitta, sa mémoire revînt et elle se retrouva calme et à l'aise. Ce soir-là, son succès fût mémorable et il continua à croître, devenant brillant au-delà de tout ce qu'elle avait pu rêver.
« Il lui dit qu'elle avait gagné le droit à la Présence Protectrice des Maîtres Ascensionnés, qui, à partir de ce moment, serait permanente. Il lui décrivît l'homme qu'elle allait épouser, ainsi que le fils et la fille qui allaient être les siens. Après cela, il revînt à intervalles réguliers et lui enseigna les Lois Intérieures de la vie qu'elle fût capable de comprendre et d'appliquer avec des résultats étonnants; étonnants tout au moins pour ceux qui ne savent pas mettre en action ces Lois Supérieures, mais toujours parfaitement naturels pour ceux qui comprennent et savent se servir de ces Lois par Amour.
« Père, dit Saint Germain, n'était pas suffisamment éveillé pour qu'on puisse lui parler de ces activités, jusqu'à il y a environs un an, lorsque, à cause d'un danger qui le menaçait, Saint Germain vînt à lui dans son corps visible et tangible et lui expliqua qu'il frôlerait la mort de près par la main d'un homme qu'il considérait comme un ami; mais il pouvait garder confiance, car les Maîtres Ascensionnés lui donneraient la protection requise ».
Nous étions tous si profondément captivés par l'intérêt de cette conversation, que je fus presque désappointé lorsque M. Rayborn et le surintendant nous rejoignirent. Après avoir écouté Nada et Rex chanter un chant d'Amour arabe pour leur père, nous nous quittâmes pour la nuit et nous dirigeâmes vers nos chambres.
J'étais si surexcité par tout ce que Nada m'avait raconté que je n'avais aucune envie de dormir. Je commençais à pressentir qu'il y avait une raison profonde à ma venue dans cette maison, dont je n'étais pas encore extérieurement conscient. Je m'assis dans une chaise confortable et m'adonnai à la contemplation des Maîtres Ascensionnés, leur exprimant une profonde gratitude pour l'aimable accueil que cette famille bénie m'avait réservé.
J'avais dû m'endormir, car je me réveillai en sursaut, avec l'impression qu'on m'avait appelé. J’éprouvais un tel besoin de me lever et de sortir au grand air que je ne pus y résister. J'étais tout à fait éveillé et j'éprouvais une sensation d'attente. Quelque chose allait se passer. Mais quoi ? Je l'ignorais.
Je descendis les escaliers, sortis de la maison et suivis un petit sentier près d'une grange. Tout à coup, quelque chose bougea dans l'ombre, et, obéissant à une impulsion soudaine, je me cachai derrière un arbre. Au même moment, un homme sortit de la grange. Je remarquai un autre mouvement, au milieu des arbres et, en regardant plus attentivement, je discernai, à peine visible dans l'obscurité, un homme debout qui épaulait un fusil. Comme il visait l'homme sortant de la grange, je voulus appeler, crier un avertissement. Pas un son ne sortit de ma bouche. Plus rapide que la pensée, un éclair aveuglant frappa l'homme au fusil en plein visage, révélant ses traits pendant qu'il tombait face contre terre, comme frappé par la foudre. Le ciel, cependant, était clair comme du cristal.
J'étais encore incapable de bouger de ma position quand l'homme qui sortait de la grange passa tranquillement devant moi, totalement ignorant du péril auquel il venait d'échapper. Je reconnus M. Rayborn, mais il ne me vît pas; aussi, je restai à ma place jusqu'à ce qu'il fût entré dans la maison. Je m'élançai alors vers l'endroit où j'avais vu l'agresseur, mais il avait disparu. Je cherchai tout autour jusqu'à une certaine distance; n'en trouvant aucune trace, je me décidai à retourner à mon appartement. Il était presque une heure du matin. Je me mis rapidement au lit, et, par un effort de volonté, je pus m'endormir.
Lorsque, le lendemain matin, je descendis pour le petit déjeuner, tout le monde avait l'air radieux, excepté Grey, le surintendant, qui paraissait nerveux et pâle. Les Rayborn, Gaylord et moi, nous nous réjouîmes en prévision d'une agréable journée, et nous échangeâmes des projets pour l'emploi du temps. Finalement, je me ralliai au projet des enfants pour une excursion au Mont de la Table, qui était un de leurs endroits préférés dans les Montagnes Rocheuses du Wyoming.
Pendant ce temps, Grey se tenait silencieux, avec un air morose, évitant de rencontrer notre regard. Il finit de déjeuner, prit congé et s'en alla vers la gare. Quand il fût parti, ma première impulsion fût de raconter à Rayborn ce qui s'était passé la nuit précédente, mais, à la réflexion, je préférai attendre de le trouver seul.
Je m'excusai et allai me préparer pour notre excursion. Lorsque je redescendis, le groom amenait nos chevaux. Un de ceux-ci était un magnifique pur sang arabe beige clair, avec la crinière et la queue blanches; le plus bel animal que j'aie jamais vu. Il vint tout droit vers Nada à qui il appartenait, et, avec une regard presque humain s'arrêta fièrement devant elle attendant les morceaux de sucre qu'elle avait l'habitude de lui offrir. Elle l'aimait et il le savait. « Voici Pégase », dit-elle, lui donnant une tape affectueuse. Il avança plaça son museau contre ma figure, se tourna vers Rex et revînt à Nada comme pour exprimer sont consentement à ce que je sois de la partie.
« II vous accepte et vous admet comme un ami à qui l'on peut se confier, confirma Nada, après avoir surveillé un moment son expression. C'est tout à fait exceptionnel de sa part, car il n'a jamais donné sa confiance à personne excepté à Rex, au groom et à moi même ». Comment est-il venu en votre possession ? demandai-je.
« Il fût offert à ma mère, répondit-elle par un chef arabe, en témoignage d'admiration, lorsqu'elle donna un concert au Caire. De retour de sa dernière tournée, elle eût la surprise de le trouver ici, au Ranch, où il avait été envoyé. Ce fût réellement le dernier concert de sa carrière, et son succès fût sans précédent. Le vieux cheik aimait la musique et apprécia tout particulièrement ce concert. »
« N'est-ce pas qu'il est beau ? » continua-t-elle en caressant l'encolure de la bête. On ne pouvait se méprendre à l'accent plein d'affectueuse fierté de Nada : elle aimait beaucoup ce magnifique animal, et c'était tout à fait justifié.
Nous montâmes en selle, saluâmes de la main Rayborn, traversâmes au petit galop la vallée, et primes un chemin de montagne qui coupait résolument à travers de magnifiques forêts. Arrivés à une clairière, nous arrêtâmes nos montures pour contempler le splendide paysage. Nous suivîmes un petit cours d'eau sur une longue distance. Le chant des oiseaux, le parfum des fleurs, le murmure des ruisseaux et l'air pur des hauteurs, nous donnaient une impression de force exaltante qui nous faisait goûter pleinement la joie de vivre.
Nous arrivâmes au sommet de la montagne vers midi, et là, nous découvrîmes un plateau d'au moins 8 hectares, suspendu au milieu de cimes gigantesques. Une agréable petite cabane en pierres et un abreuvoir pour les chevaux y avaient été construits. Nous goûtâmes un long moment la beauté du paysage, et, ensuite, nous nous assîmes pour déjeuner sur l'herbe.
« Savez-vous me dit Rex, que j'ai l'impression que nous nous connaissons depuis des siècles ? » Nada et moi étions du même avis et partagions ce sentiment. « Si nous allions à la caverne des symboles par l'autre chemin dès que nous aurons fini de déjeuner ? » proposa Rex. Nous acceptâmes. Sur l'autre versant de la montagne, nous trouvâmes un bon sentier qui descendait au milieu d'un paysage plus âpre et plus sauvage. A certains endroits, les rochers paraissaient teints en vert, bleu ou noir, changeant selon les jeux des ombres et des lumières et produisant un effet de paysage fantastique. Après avoir descendu pendant environs 1300 mètres, le sentier faisait un brusque tournant et débouchait sur le versant est de la montagne. Il y a des milliers d'années, un côté de la montagne avait dû être emporté, et nous nous trouvons en face d'un véritable à pic d'environ 300 mètres.
Le sentier que nous suivions contournait le côté sud, tournait vers la paroi est et courait le long d'une espèce de corniche qui nous fit déboucher juste à l'entrée de la caverne. Le sentier était coupé par de gros rochers qui le rendaient rude et d'accès difficile. Un pan de roche masquait l'entrée, comme si la nature jalouse voulait cacher ses secrets au regard des curieux. Nous laissâmes les chevaux en sécurité attachés tout près de là, et Rex sortit de sa sacoche trois puissantes torches électriques.
« Préparez-vous à une surprise » s'exclama-t-il tourné vers moi et il nous précéda vers la caverne. A environs 15 mètres de l'ouverture, nous entrâmes dans une grotte de taille moyenne. Aussitôt que mes yeux furent habitués au changement d'éclairage, je vis que tout le plafond était couvert d'une substance cristalline blanche et rose. Nous traversâmes cette grotte, et après environ 10 mètres, nous passâmes sous une arcade conduisant dans une immense caverne voûtée d'environ 65 m de largeur.
Le plafond était couvert de stalactites aux couleurs d'arc-en-ciel et aux formes les plus étonnantes que j'ai jamais vues. Il y avait des croix, des cercles, des croix inscrites dans des cercles, des triangles, et beaucoup d'autres symboles occultes employés sur cette terre depuis le commencement des temps. On aurait dit que ces symboles avaient été suspendus au plafond depuis les âges révolus et que la nature les avait recouverts d'une formation de
carbonate de chaux très colorée, les décorant artistement de ses pigments. La beauté de ce spectacle vous laissait sans souffle, muets d'étonnement et d'émerveillement. On avait l'impression que des yeux vous surveillaient de tous les côtés.
Rex nous appela vers l'extrémité de la caverne où il se trouvait. Nous traversâmes l'espace qui nous séparait et nous nous trouvâmes devant une paroi sur laquelle se trouvaient trois arcades éloignées d'environ 6,5 mètres. A l'intérieur de chacune se trouvait une surface polie. La première, à ma gauche, était d'un rouge de Chine, la seconde d'un blanc étincelant et la troisième d'un bleu de cobalt. Immédiatement, je sentis que cela avait une signification concernant l'Amérique. La sensation devînt si puissante que je pouvait difficilement la supporter.
« Cela est le travail d'une puissante intelligence des âges révolus, dis-je, et je pressens que ces arcades ferment l'entrée à d'autres grottes ou passages se trouvant de l'autre côté ». Nada et Rex me regardaient fixement, et leurs figures étaient devenues très pâles sous l'intensité de l'émotion produite par ce qu'ils voyaient.
« Qu'y a-t-il ? » demandai-je.
« Ne le voyez-vous pas ? - Ne le sentez- vous pas ? » me demandèrent-ils à leur tour.
« Quoi donc ? » répondis-je étonné. Alors, ils se rendirent compte que j'ignorais absolument ce qu'il voyaient, et m'expliquèrent
« Vous êtes, de toute évidence, adombré, dit Nada, par une forme éthérique qui a probablement été la vôtre il y a des siècles, car les vêtements ne ressemblent à rien de connu actuellement. Le corps mesure au moins deux mètres, la chevelure d'or descend presque sur les épaules et le teint est clair et lumineux. Je suis sûre que la mémoire de choses que vous avez connues essaye de passer dans votre conscience extérieure. Racontons-lui ce qui nous advint la dernière fois que nous sommes venus ici », suggéra-t-elle à Rex.
« Il y a juste un an, expliqua Rex, nous sommes venus dans cette caverne et, en me trouvant devant l'arcade bleue, j'étais tellement fasciné que je j'allongeai la main pour en toucher la surface, lorsqu'une Voix sortant directement de l'atmosphère cria : « STOP! ».
« La Voix n'avait pas l'accent de la colère, mais plutôt celui d'une suprême autorité. Nous quittâmes la caverne immédiatement et nous ne sommes jamais revenus jusqu'à aujourd'hui. » « Chers amis, je sens qu'avant mon départ, des explications étonnantes de tout cela seront données », répliquai-je.
Nous retournâmes à nos chevaux et trouvâmes le beau pur sang Pégase dans un état d'extrême excitation, car il était très sensible à l'influence spirituelle concentrée dans ces montagnes, et l'intensité de l'énergie le rendait très agité. Nada ne pût le tranquilliser et l'empêcher de se ruer follement vers la maison que par beaucoup de gentillesses et maintes caresses. Elle nous dit qu'il ne semblait pas y avoir de limites à sa vitesse lorsqu'il était excité.
Nous prîmes le chemin du retour, tournant autour du pied de la montagne et, arrivés au bas de la descente, nous laissâmes les rênes libres à nos chevaux; en une demi-heure, nous arrivâmes au ranch, juste avant le coucher du soleil.
Daniel Rayborn vînt à notre rencontre, et nous annonça que le dîner serait bientôt servi. Pendant le repas, nous racontâmes nos aventures de la journée et Rex parla à son père de la forme qui m'adombrait dans la caverne. Quand il eût fini de parler, son père, sans autre explication, nous dit qu'il voulait parler avec nous trois après le dîner et nous demanda de nous retrouver dans la bibliothèque à huit heures.
Entre temps, nous passâmes dans le salon réservé à la musique, et Nada alla dans la chambre de sa mère chercher un instrument de musique arabe, qui ressemblait à une guitare hawaïenne. Il lui avait été donné par Saint Germain, qui lui avait aussi appris à jouer une certaine mélodie avant son heure de méditation.
Nada et Rex chantèrent; chacun à son tour accompagna l'autre sur l'instrument de musique. Il formait le plus merveilleux accompagnement pour leurs voix, car il y avait une qualité dans sa tonalité qui le faisait ressembler à une chose vivante et qui pénétrait jusqu'au centre de l'existence.
CHAPITRE II
RÉVÉLATIONS
A huit heures précises, nous entrâmes dans la bibliothèque et trouvâmes que Daniel Rayborn nous y avait précédés. Il vînt tout droit au fait.
« Aujourd'hui, à deux heures, commença-t-il, on m'a averti que les hommes ont trouvé un riche filon à la mine du Colorado, et j'ai envoyé Grey pour me devancer. Après demain, je dois le rejoindre. J'aimerais bien que vous veniez tous avec moi. Nada resterait au camp dans le bungalow qui est assez confortable, et vous deux viendriez avec moi dans la mine.
« J'ai aussi autre chose à vous dire, quelque chose de grave et d'étrange. Ce matin, à quatre heures, j'ai été réveillé par une Présence dans ma chambre, et, au bout d'un moment, étant complètement éveillé, j'ai pu me rendre compte que c'était notre Bien-aimé Saint Germain. Il a parlé avec moi pendant au moins deux heures, et, entre autres choses, m'a dit que Grey a attenté à ma vie la nuit dernière. Saint Germain vit l'intention, et, au moment même où Grey allait tirer, Il le frappa avec un éclair de force électronique qui le laissa évanoui pour un moment. Le surintendant a été averti que, s'il renouvelait son attentat, on permettrait à une réaction immédiate de suivre son action, ce qui engendrerait sa propre destruction . » Alors, je leur parlai de ce qui m'était arrivé cette nuit là, et comment j'avais été le témoin de toute l'affaire. Rayborn fût profondément ému. Se levant et me tendant la main, il dit : « Vous êtes certainement un des nôtres, et j'en suis très profondément reconnaissant. Saint Germain a dit que vous avez été amené à nous parce qu'on a grand besoin de vous et que, dorénavant, vous agirez en qualité de frère aîné envers Nada et Rex. Il paraît que nous nous sommes connus dans beaucoup de précédentes incorporations. Il m'a dit également qu'aucun de nous n'avait rien à craindre, quel que soit le danger car nous avons vécu des vies pures et toujours tendues vers de hauts idéals. Cela, du point de vue des Maîtres Ascensionnés, semble rendre possible de diriger une puissante force pour la protection de tous.
« Saint Germain m'a aussi instruit sur d'autres choses importantes. Il m'a expliqué ce que devient l'individu après avoir fait l'Ascension. Jésus en a donné l'exemple public et cherché à expliquer sa signification à l'humanité, montrant que c'est le but que tout être individuel doit atteindre. Avant longtemps, je dois entrer dans cet état de grande Liberté. Notre Bien-aimé Maître m'a fait clairement comprendre que l'on peut atteindre cette réalisation dans les instants qui précèdent ou qui suivent immédiatement le changement appelé mort, mais que chacun doit l'accomplir du côté physique de la vie. Si le cordon d'argent, qui relie le corps à sa Source, a été rompu, il devient impossible d'illuminer et élever ce corps, et l'aspirant est obligé de se ré-incorporer encore une fois pour atteindre la Liberté finale en partant du côté physique de l'expérience humaine.
L'Ascension doit être faite en pleine conscience, car cet accomplissement est la complète Victoire sur toutes les expériences extérieures par la conscience personnelle. Je vais vous lire ses propres mots, que j'ai notés sous sa direction. Prenant un carnet qui se trouvait sur son bureau, il l'ouvrit et lut
« La soi-disant mort n'est qu'une opportunité octroyée pour le repos et le réajustement des facultés de la conscience personnelle. Elle les libère du trouble et de la discorde de la terre assez longtemps pour recevoir un influx de lumière et de force, qui rend l'activité du mental extérieur capable d'assumer à nouveau le travail de l'expérience physique. Le but de l'incorporation physique est de préparer, perfectionner et illuminer un corps dont l'action vibratoire puisse être élevée jusqu'à fusionner avec le corps de la « Puissante Présence I AM » nous l'appelons la PRESENCE MAGIQUE. C'est à elle que se référait Jésus lorsqu'il parlait de la Robe sans Couture.
« Dans ce Corps de pure Substance Electronique, l'individualité jouit d'une liberté complète de toute limitation. Par une intense dévotion à la « Puissante Présence I AM », tout être humain peut libérer son pouvoir jusqu'au point où il peut voir ce Corps resplendissant de Substance flamboyante, d'une lumière si intense qu'on ne peut le contempler plus d'un instant sans être ébloui. Par une telle dévotion, l'être commence à manifester de plus en plus sa propre souveraineté consciente sur toute la manifestation. C'est l'Eternel Droit de Naissance de chaque être humain et la raison pour laquelle il a décidé d'affronter l'expérience de l'incorporation.
« Lorsque celui qui lutte pour cette liberté est arrivé au point où il peut, par son commandement conscient, libérer instantanément toute la lumière qu'il désire de son Corps Electronique, alors, il peut contrôler toute manifestation, quelle que soit la sphère dans laquelle il choisit de s'exprimer.
« On n'a qu'à regarder tout autour de soi pour voir ce que la discorde dans la pensée et les sentiments a fait de ces beaux corps que la nature a pourvu pour notre expérience dans le monde physique. Dans l'enfance et la jeunesse, la structure physique est belle , forte et efficiente, mais, au fur et à mesure que, à travers les vicissitudes de la vie, l'on permet aux pensées et sentiments discordants de s'exprimer par le soi personnel, le corps devient caduc et le temple tombe en ruine, car la conscience extérieure n'obéit pas à « l'Unique Loi de la Vie » - Amour, Harmonie, Paix.
« Appelez-le comme vous voulez, l'Eternelle Vérité reste que la discorde est synonyme de désintégration et de mort. Quand l'être humain apprendra à appliquer dans sa vie l'Unique Eternelle Loi d'Amour, il se trouvera libéré par cette obéissance de la roue des naissances et de renaissances, et ainsi, tous les problèmes de l'existence humaine auront disparu. A leur place, viendra la joie de répandre la Perfection qui, toujours, découle de l'Amour. La vie se manifestera par des créations toujours nouvelles, car elle est le mouvement perpétuel; jamais, elle ne dort, ni ne sommeille, mais est un courant de joie, d'extase et de Perfection toujours croissante qui se nourrit de soi-même. Cette Parfaite Activité et Joie de la Vie coulent de l'obéissance à la « Loi d'Amour ».
« La mort - dernier ennemi - disparaîtra alors de la Terre, car ce n'est qu'un moyen de libérer l'individualité d'un véhicule qui n'a plus rien de valable à offrir comme moyen de manifestation de la perfection de la Vie. Lorsque le corps physique est devenu si invalide que la personnalité qui l'occupe ne peut plus faire d'efforts conscients pour manifester la Perfection, alors, la nature même intervient pour dissoudre la limitation, afin que l'individu puisse avoir une nouvelle chance de faire un effort fructueux.
« La douleur pour la mort d'un être aimé est de l'égoïsme, et ne fait que retarder le moment où celui que nous pleurons pourrait se réjouir d'une plus grande Félicité. Le chagrin qui provient du sentiment de la perte d'un être cher est, en réalité, une rébellion contre l'action d'une Loi qui saisit le moment opportun pour donner à cet être une nouvelle chance de croissance, car, quelles que soient les apparences, on ne peut reculer, et tout dans l'univers est continuellement en marche vers une Félicité et une Perfection toujours croissantes. La Conscience Divine en nous ne peut pas avoir de la peine, et la conscience humaine doit savoir que, puisque personne ne peut sortir de cet Univers, celui qui a disparu doit être à une place qui ne peut être que meilleure que celle qu'il a quittée. Un sentiment véritable d'Amour divin ne peut cesser d'exister, et doit, un jour ou l'autre, dans ce monde ou dans un autre, nous attirer vers ceux que nous aimons. Dans le véritable Amour Divin, il n'y a pas de séparation, et ce qui nous fait ressentir un sens de séparation n'est pas de l'Amour. Le sentiment de la séparation n'est qu'une erreur du soi personnel due au manque de compréhension de la nature de la conscience. Là où est centrée sa conscience, là l'individu réside, car l'individu est conscience.
« Lorsque nous pensons à un être aimé qui a passé de l'autre côté du voile, au moment même où notre conscience est près de lui, nous sommes réellement avec lui dans notre Corps Mental Supérieur. Si l'Occident pouvait comprendre cette Vérité, il briserait les chaînes qui lui causent tant d'inutiles souffrances. Tout ce chagrin est dû au fait que la personnalité - spécialement dans son corps émotionnel - prend le corps pour l'être réel, alors qu'elle devrait savoir que le corps n'est qu'un vêtement que l'individualité revêt. Sur lui, elle doit avoir la plus complète et éternelle souveraineté, et de lui, elle doit exiger la plus parfaite et continuelle obéissance.
« Si réellement, nous aimons quelqu'un, nous désirons que cet être soit heureux et en paix. Si par la soi-disant mort, il accepte une meilleure chance d'expression future - s'il y a la moindre parcelle d'Amour en nous - nous ne devons pas avoir de chagrin ni de désir de le garder dans un état d'impuissance, lorsqu'il pourrait poursuivre sa voie vers une plus grande liberté.
« C'est l'ignorance de cette Vérité qui permet qu'un tel égoïsme garde l'humanité dans les chaînes qu'elle s'est elle-même forgées. Cette espèce d'ignorance entrave l'expression de la Vie du genre humain tout entier, et est un refus opiniâtre de comprendre la Vie. Elle entraîne chaque année des milliers d'êtres humains dans des abîmes de désespoir entièrement inutile et évitable; tandis qu'ils pourraient et devraient vivre heureux - en accomplissant ainsi le désir de la « Puissante Présence I AM ».
« Cette attitude envers la Vie, non seulement empêche l'accomplissement de tout ce qui est constructif, mais rend l'individu sans ressort et rempli d'apitoiement sur lui même, ce qui est un des moyens les plus subtils et insidieux par lequel la force sinistre brise sa résistance et le rend négatif. L'individu doit rester positif s'il veut atteindre la Victoire et manifester la Maîtrise. La force sinistre, que l'humanité terrestre a engendrée, emploie cette méthode pour
empêcher les êtres merveilleusement doués de conquérir leur liberté et de jouir du Plein Pouvoir de la Divinité qui a été le leur depuis le commencement, le Don du Père à ses Enfants.
« De toutes les erreurs engendrées par l'humanité, l'apitoiement sur soi est la plus inexcusable, car c'est le comble de l'égoïsme humain. Par l'apitoiement sur soi, l'attention de la conscience personnelle, ou moi extérieur, est entièrement absorbée par les misérables, insignifiants, inutiles désirs humains du corps physique et la Grande, Glorieuse, Adorable, Sage et toute Puissante Lumière de la Présence - qui, toujours, demeure au dessus du corps physique - est entièrement ignorée, quoique son énergie soit employée dans ce but destructif.
« L'humanité ne peut expérimenter rien de mieux que ce qui est son lot à présent, jusqu'à ce qu'elle se détourne du pauvre petit moi humain et tourne son regard vers Dieu, cherchant, à connaître et sentir sa Présence, « La Puissante Présence I AM », la Source de toute Vie individuelle et de toute manifestation parfaite.
« Le chagrin est de l'égoïsme, non de l'Amour ; la discorde est de l'égoïsme, non de l'Amour. La léthargie est de l'égoïsme, non de l'Amour ni de la vie. Ces sentiments gardent la race humaine en esclavage, car ils brisent la résistance de l'individu en gaspillant l'énergie de la vie qui devrait être employée pour manifester la Beauté, l'Amour et la Perfection. Cet esclavage continue parce que l'activité extérieure de la conscience personnelle ne fait pas l'effort nécessaire et déterminé pour se libérer de la domination du monde psychique.
« Le plan psychique ne contient que ces créations humaines engendrées par les pensées, paroles et sentiments discordants de l'activité extérieure ou conscience personnelle - ce qui signifie les activités quotidiennes du mental et du corps par lesquelles la personnalité continue de mésuser du pouvoir créateur de la Vie. La race tout entière se trouve si enchaînée par sa propre discorde que de grands, Glorieux, Transcendants Maîtres Ascensionnés par pure compassion devant la lenteur de la croissance de l'humanité et l'horreur de sa dégradation, ont offert d'annihiler les leurres du plan psychique et de donner à l'humanité la possibilité d'un nouveau départ.
« Les individus sont amusés, fascinés et hypnotisés par les différentes conditions du monde physique, mais je vous dis - et je connais aussi bien les activités extérieures que les activités intérieures de la vie du point de vue des Maîtres Ascensionnés - qu'il n'y a rien de bon ni de permanent dans le plan psychique. C'est aussi dangereux que le sable mouvant et aussi peu sûr. Le plan psychique et l'activité extérieure du monde émotionnel et mental tant qu'il ne vous apporte pas la Perfection - sont tout à fait la même chose. Ce n'est que la création de la conscience sensorielle et l'accumulation des formes-pensées humaines énergisées par les sentiments humains. Il ne contient rien du Christ - rien de la Lumière cosmique.
« Le désir et la fascination des phénomènes psychiques sont des sentiments - des sentiments très subtils - qui empêchent l'attention de la personnalité de se tourner vers la reconnaissance, l'adoration constante, la communion continuelle et l'acceptation permanente de la « Puissante Présence I AM » individualisée. Par l'attention tournée vers les activités du
plan psychique, le moi personnel est vidé de l'énergie et du pouvoir nécessaires pour atteindre la Source divine et y prendre son ancrage permanent.
« Je vous dis une Vérité Eternelle lorsque je vous répète que rien du Christ ne vient du domaine psychique, malgré toute apparence, même évidente, du contraire, car le monde psychique, ou l'activité extérieure du mental, change continuellement ses qualités, tandis que le Christ - qui est la Lumière Eternelle - est la Qualité Impérissable, Unique, Suprême et sans changement de la Perfection toujours croissante.
« C'est à cause de la fascination du plan psychique et de l'attention que l'humanité lui prête, que les êtres humains sont aujourd'hui comme des enfants qui ont besoin de secours et de la Sagesse des Maîtres Ascensionnés pour les élever à nouveau vers la compréhension de la Lumière qui est le seul moyen de libérer l'humanité des ténèbres du chaos où la terre se trouve à présent plongée.
« Des Sauveurs sont venus à intervalles réguliers dans les siècles passés, apporter ce secours sur la terre, depuis la fin du Second Age d'Or. Après cette période, l'Humanité a été fascinée par le monde de la forme et la création des choses matérielles. L'attention individuelle fût tournée la plupart du temps vers les activités extérieures et la reconnaissance consciente de son propre Soi divin fût oubliée. Par suite, la « Puissante Présence I AM », résidant dans son Corps Electronique, fût complètement ignorée. Ce qui fait qu'elle n'a pu manifester qu'une partie de son Plan de Vie.
Rayborn se tourna ensuite vers moi et dit « Saint Germain demande que vous, mon frère, surveilliez vos impressions et sentiments de très près lorsque vous serez à la mine, car c'est le moment ou jamais qu'un travail d'un genre particulier soit fait là-bas. Il souhaite utiliser une certaine Activité Cosmique qui va se manifester sous peu, pour des raisons qu'il ne m'a pas communiquées. Il a dit qu'il reviendra bientôt pour parler avec nous tous. Ensuite, Il tâchera de nous donner de plus amples explications sur la Caverne des symboles que vous avez visitée récemment, et à laquelle nous irons tous avec Lui à sa prochaine visite. Grey quittera le monde physique d'ici peu par une cause naturelle, et je ne dois pas lui laisser soupçonner que je sais quelque chose sur son attentat à ma vie. »
Les « Contes des mille et une nuits » ne sont pas plus étranges que les merveilleuses aventures qui nous arrivaient et les Vérités qui nous étaient enseignées. On aurait cru que nous étions entrés dans un autre monde où l'activité mentale se manifestait immédiatement dans une forme physique. Saint Germain nous avait montré de la façon la plus évidente qu'il connaissait chaque incident et chaque activité de nos vies, quand il le voulait, et pouvait même lire nos pensées les plus intimes et nos intentions cachées. J'en éprouvais une exaltation et une félicité indicibles.
D'abord, Nada et Rex eurent tendance à s'attrister lorsqu'ils se rendirent compte que la séparation d'avec leur père allait avoir lieu bientôt, mais j'étais sûr que, le moment venu, ils seraient soutenus par l'Unique Présence I AM. Je leur demandai, en sortant de la biblio- thèque, s'ils voulaient chanter une chanson ou deux pour leur nouveau frère, et ils acquiescèrent en riant. Ils chantèrent « Eternelle Lumière d'Amour », que Nada avait composé sur un poème de Rex. La mélodie et le pouvoir de ce chant semblaient plonger au fond de notre conscience et l'élever vers le Grand Créateur de toute chose – « La Puissante Présence I AM ». Quand ils eurent fini de chanter, je passai mes bras autour des épaules de mes jeunes amis, les ramenai vers leur père, et nous formâmes un cercle autour de lui.
« Bien-aimé Frère, lui dis-je, nous vous entourons de notre Amour, et puisse notre chemin être celui du bonheur suprême par le pouvoir irradiant de l'Amour divin en nous ». Je leur dis à quel point je me sentais incapable d'exprimer ma joie et ma gratitude pour leur amour, leur amitié et leur hospitalité.
« Mon frère, répliqua Daniel Rayborn, c'est moi qui désire exprimer ma gratitude à Saint Germain et à vous pour votre amitié et pour le privilège de vous avoir comme compagnon pour mes enfants, lorsque mon Service m'appellera ailleurs. Réjouissons-nous du bonheur que nous pouvons nous donner les uns aux autres. Et maintenant, je pense que nous ferions bien de prendre tout le repos possible, cette nuit et demain, car nous devons partir de très bonne heure après-demain matin pour la mine du Colorado. »
Le matin suivant, au petit déjeuner, après une excellente nuit de repos, Daniel Rayborn nous accueillît en nous annonçant qu'il avait trouvé un message de Saint Germain sur la table, à son réveil, nous demandant de le rencontrer tous les quatre, le soir même, à huit heures dans la chambre de la tour. Inutile de dire que cette communication nous intéressa immédiatement au plus haut point, et que nous étions tous joyeux à la pensée de cette rencontre.
Le soir, à huit heures moins vingt, Daniel Rayborn annonça qu'il était temps d'aller à notre rendez-vous à la chambre de la tour, mais, d'une façon inexplicable, je me sentis temporairement empêché de le faire. Lorsque nous arrivâmes à la porte, il s'arrêta devant elle, quelques instants, comme en méditation. Puis, la porte s'ouvrît doucement sans que personne ne l'eût touchée, et nous entrâmes. L'ameublement de la pièce, richement tapissée, était beau. Au centre d'un somptueux tapis bleu avaient été tissé les Symboles Sacrés et Secrets de la Vie sur lesquels notre Bien Aimé Saint Germain produisit la Flamme de Vie et la Flamme Consumante.
Les murs étaient recouverts d'une tapisserie blanche étincelante, qui ressemblait à de la soie givrée. Les chaises différaient de tout modèle connu. Elles étaient faites en une espèce de métal blanc ressemblant à de l'argent givré, et recouvertes d'un velours de soie du même bleu somptueux que le tapis; leur forme était si parfaitement étudiée que le corps de la personne assise devait se trouver à l'aise et dans un équilibre parfait. Il y avait une chaise à chacun des quatre points cardinaux, formant un carré dans la pièce circulaire. Les deux fenêtres et la porte se fermaient de l'intérieur.
Lorsque tout le monde fût prêt, Daniel Rayborn nous demanda de fermer les yeux et de rester parfaitement calmes et silencieux jusqu'à ce que Saint Germain apparaisse et nous parle. Après quelques instants de recueillement, nous entendîmes une voix chaude et profonde nous dire
« Bien-aimés Etudiants, je vous salue. » J'ouvris les yeux et me trouvai en face de la Merveilleuse, Bénie, présence de notre Bien-aimé Maître. Il se tenait debout au milieu de la pièce, grand (l m 85), mince, élancé, royal et bien réel. Sa chevelure, d'une nuance brun foncé, était ondulée abondante. Ses traits manifestaient la beauté et l'éternelle jeunesse, et de lui émanaient une majesté et un pouvoir impossibles à décrire. Ses yeux, du plus profond violet que l'on puisse imaginer, exprimaient l'Amour et la Maîtrise et déversaient sur le monde la Sagesse des âges.
Il traversa la pièce se dirigeant vers l'endroit où Nada était assise, s'inclina et toucha son front avec le pouce de la main droite, les doigts étendus sur le sommet de la tête. Il fît la même chose pour Rex, moi-même et Daniel Rayborn. C'est de cette façon qu'un Maître Ascensionné donne une radiation qui, seule, peut produire certains effets particuliers sur l'individu. C'est un secours sans pareil, car cela clarifie l'intellect en libérant les plus hautes Activités des corps subtils de l'étudiant, pendant qu'il est dans l'aura du Maître.
« Chers étudiants, dit-il, je suis venu ce soir pour vous expliquer certaines Lois qui vous permettrons de manifester votre souveraineté sur les limitations humaines. Lorsque vous connaîtrez et comprendrez entièrement le Principe de Vie qui est en vous, alors vous saurez et sentirez véritablement qu'il est Toute Sagesse et Toute Puissance. Quand réellement vous comprendrez cela, vous verrez que ce n'est pas seulement naturel et possible, mais que c'est inévitable que vous transcendiez toutes activités extérieures, leur lois et leurs limitations. Celle-ci ont leur origine dans l'ignorance et se manifestent dans les activités extérieures parce que l'intellect agit sous l'illumination venant de la Lumière du Cœur. La discorde et les limitations sont imposées sur les activités du monde par l'homme et, l'homme seul, car un Créateur Suprême, qui est toute Sagesse, Toute Puissance et Toute Perfection, ne crée pas, ne peut pas créer la discorde et les limitations.
« Le concept selon lequel il est possible pour la Perfection Suprême de créer l'imperfection, ou quoi que ce soit de dissemblable à elle-même, est absurde, maléfique et tout à fait contraire à la Vérité. Le Créateur Suprême donne à l'être individualisé, qui jouit du libre arbitre, la prérogative d'user des mêmes Attributs Divins avec lesquels il peut faire oeuvre créatrice au point particulier de l'Univers où il est placé. L'individu est doué de la capacité de se former des opinions par l'emploi de l'intellect seul. Celles-ci ne sont que le résultat d'informations fragmentaires, car l'individu ne fait usage que d'une partie des pouvoirs créateurs desquels il est doué. Des conclusions tirées d'une information partielle et l'incomplète ne peuvent donner de résultats satisfaisants.
« Le libre arbitre est nécessaire à l'être individualisé, car sans cela il ne peut être un Créateur. S'il choisit de faire son expérience avec une partie, au lieu de la totalité de ses facultés, personne ne peut l'empêcher d'en affronter les résultats. Sa roue de manifestation ne peut être, et n'est pas complète, jusqu'à ce qu'il reconnaisse sa Puissance Présence I AM, car c'est la seule Source qui connaît tout ce qui est nécessaire pour réaliser les archétypes de manifestation qui constituent sa Perfection individuelle.
« Tous les archétypes de Perfection sont enclos dans l'Omnisciente, Insondable, Incommensurable et Eblouissante Intelligence de la « Puissante Présence I AM », et ne
peuvent se manifester dans le monde physique humain que lorsque l'activité extérieure du mental, qui est la conscience intellectuelle, est illuminée par le rayon de lumière dorée du Cœur. Ce Rayon provient toujours et seulement du Corps Electronique de l'Etre individualisé. C'est la « Présence Magique - I AM ».
« Cette « Puissante Présence I AM » des êtres humains ne connaît pas et ne peut jamais créer le dédale de confusion, le chaos et la destruction qui existent dans le monde extérieur de l'humanité, pas plus que le Soleil ne crée une nuage. C'est le Droit de Naissance et le Privilège de chaque individu d'exprimer la Plénitude de cette Glorieuse Présence Intérieure et Son Pouvoir de Perfection. Mais si le moi personnel ne veut pas appeler, par son Corps Mental Supérieur, le Pouvoir de la Présence en action, à chaque instant dans les activités extérieures, alors toute expérience extérieure reste entièrement le champ d'action toujours changeant et l'amas résiduel des pensées et sentiments des autres êtres humains qui l'entourent.
« La Présence du Puissant I AM réside dans le Corps Electronique de chaque Etre individualisé, de 4 à 5 m au-dessus du corps physique, et est occupée uniquement à créer, répandre et déverser toujours Sa Perfection. Elle vit dans Son propre Royaume, créant à des niveaux Cosmiques.
« Seulement dans l'activité extérieure de la personnalité humaine, qui n'est qu'une part fragmentaire de chaque individualité, peut être engendrée et expérimentée l'imperfection. C'est à travers le Corps Mental Supérieur qu'agit l'Intelligence sélective et discriminative. Dans ce corps, l'intelligence individualisée peut regarder la discorde de création humaine et observer les conditions par lesquelles la personnalité est entourée, mais elle ne les admet pas dans sa conscience ni dans le monde. Elle voit ce qui est nécessaire pour produire la Perfection dans l'expérience physique, et peut atteindre le Corps Electronique - la Puissante Présence I AM individualisée - et en tirer ce qui produit la Perfection dans l'activité extérieure.
« En transcendant toutes les lois terrestres, nous ne faisons que proclamer notre Autorité divine d'Enfants de Dieu ayant le Droit de vivre et d'agir en parfait accord avec la « Puissante Présence I AM » dans l'homme et dans l'univers. Cette Présence est la Perfection Eternelle et Immuable, et cependant toujours en expansion croissante à travers l'individu. Comme vous voyez, je viens à vous dans une chambre fermée avec de solides murs de pierres. Ces murs impénétrables ne sont pas des barrières pour la « Puissante Présence I AM », pas plus qu'ils ne le seraient pour un courant électrique. Cette Présence est le grand Maître intérieur, le Soi Divin de chaque individu. Lorsque l'être humain reconnaît, accepte, comprend et sent cette « Puissante Présence I AM », ses Pouvoirs illimités sont mis à sa disposition.
« Cette maison, et tout spécialement cette chambre, ont été dédiées aux Maîtres Ascensionnés de Sagesse, d'Amour et de Lumière lors de la construction de cette tour, et demeureront le foyer de concentration de leurs activités aussi longtemps qu'ils désireront s'en servir.
« Lorsque la coquille créée par la discorde humaine du moi personnel est dissoute, non par le changement appelé mort, mais par l'Elévation Consciente de l'Illumination du corps et de ses activités par la lumière de la « Puissante Présence I AM », alors son pouvoir est déversé dans le monde extérieur par l'individu, et il manifeste la complète Maîtrise et la Souveraineté qui lui ont été données au commencement par le Père.
« Chaque être humain peut déverser par sa conscience le Pouvoir Illimité de la « Puissante Présence I AM ». Lorsque l'individu discipline ses facultés extérieures et les rend obéissantes à son commandement conscient de Perfection, il est alors à même de laisser ce Pouvoir inouï passer à travers lui sans obstruction et d'en faire un usage constructif.
« Ce Tout-puissant Pouvoir que j'emploie est aussi dans chacun de vous. Vous pouvez l'employer comme moi lorsque vous reconnaissez, acceptez et admettez sans défaillance que la « Puissante Présence I AM » est toujours en action car c'est le Christ Cosmique et la seule Conscience dans l'univers qui puisse dire « I AM - JE SUIS ».
« La Flamme Pensante de Dieu est la seule Activité de la Vie dans toute la manifestation qui puisse reconnaître sa propre individualisation, faire usage du Verbe Créateur et le projeter dans l'Univers pour produire la Manifestation. Seul, le fils de Dieu, c'est-à-dire l'individu doué du libre arbitre, peut décréter comme Dieu décrète, et dire . « I AM - JE SUIS ». Toute qualité qui suit cette affirmation devient manifestée dans le monde de la substance, et, par suite, prend une forme.
« En prononçant « I AM - JE SUIS », l'individu emploie le Verbe Créateur de la Divinité, proclamant la création dans le point particulier de l'Univers où ce son vibre. L'action vibratoire de ce mot « I AM », en paroles comme en pensée, est la décharge du Pouvoir de Création, et toute qualité qui suit cette Affirmation est instantanément imposée sur la Substance Electronique dans les Ethers. Celle-ci étant la seule Substance et Energie qui existent et dont la nature est d'être qualifiée, elles doivent manifester les desseins exprimés par les Décrets et Affirmations. Si les Affirmations sont toujours émises en vue de manifester la Perfection, alors les expériences dans la sphère d'action de l'individu expriment la Plénitude du plan divin de la Vie; mais si l'être incarné ne prononce pas ces Décrets, il est impossible pour cette Perfection de se manifester dans son expérience, jusqu'à ce que l'Affirmation soit émise dans les Ethers dans lesquelles il vit.
« Chaque individu peut concevoir la Perfection et y penser continuellement; il suffit de le vouloir et cela ne demande pas plus de substance et d'énergie d'imaginer des formes et des évènements beaux et parfaits que des imparfaits. Mais si l'individu veut que cette Perfection soit manifestée dans sa sphère d'action propre, il doit employer sa propre énergie pour proclamer les Décrets qui amèneront cette Perfection à ce manifester par lui. Elle est la Loi de son Etre et rien ne peut la changer.
« La Vie est l'Unique Présence, Intelligence et Pouvoir qui peuvent agir et qui ont jamais agi. Ces trois Activités de la Vie sont coexistantes partout. La pure Lumière Electronique qui remplit l'Univers infini est la Substance Lumineuse et Intelligente de la « Puissante Présence I AM » qui existe dans tous les points de l'Univers, et dont toutes les formes sont composées.
La discorde et les limitations peuvent créer une espèce de pellicule, pour ainsi dire, autour de cette substance, interceptant jusqu'à un certain point le Rayonnement de sa lumière, mais aucune sorte d'imperfection ne peut jamais pénétrer dans la Substance Electronique elle- même.
« La discorde et les limitations dont l'humanité fait l'expérience sont dues au fait que le mental et les émotions gouvernent les activités de l'individu qui n'a pas été entraîné à contempler le Plan Divin de Perfection individuelle de sa propre Présence, d'après lequel chacun doit gouverner sa vie. Ce plan parfait n'existe nulle part ailleurs que dans la « Puissante Présence I AM ». Lorsque le mental et les émotions sont purifiés et illuminés par la lumière de cette grande Présence, alors les Idées et les Activités Parfaites qui sont en elle, peuvent passer dans la personnalité sans être déformées par les informations fragmentaires dues à l'activité extérieure de la conscience. Les rapports de la conscience sensorielle sont simplement des activités non éclairées, car, lorsque la lumière est dirigée sur eux par la « Puissante Présence I AM », ils se dissolvent immédiatement devant sa Glorieuse Perfection.
« Amour, Paix, Equilibre, Ordre et Activité Parfaite„ c'est-à-dire la coordination de toutes les activités extérieures avec les modèles de Perfection de la Présence ne peuvent être amenés en manifestations que par la Grande Lumière de l'Unique Présence I AM. Là, et là seulement, existent à jamais les Archétypes de Perfection. Si l'étudiant ou l'individu veut fixer son attention avec détermination et persévérance sur la « Puissante Présence I AM », il peut provoquer l'expansion d'un tel Amour Divin, d'une telle Lumière, d'une telle Sagesse, d'un tel Pouvoir et d'un telle Activité qu'il ne peut en avoir aucune idée à présent.
« L'Amour Divin contient l'Activité Parfaite de chaque Attribut de la Divinité. Lorsque l'individu entre dans le Sentier de la Maîtrise consciente, il doit pleinement comprendre et réaliser que dorénavant, il est obligé d'accomplir chaque chose qu'il entreprend par le Pouvoir de l'Amour Divin de sa propre Présence I AM. Il doit savoir, sans possibilité d'erreur, et se souvenir continuellement que l'Amour Divin contient en lui la complète Sagesse et le Pouvoir tout-puissant de la « Puissante Présence I AM ».
« Lorsqu'un être engendre assez d'Amour Divin et le déverse dans tout ce qu'il accomplit, il peut commander tout ce qu'il veut; au Nom de sa « Puissante Présence I AM », et tout ce qu'il décrète se manifeste dans sa sphère d'action. Il peut aller parmi les bêtes sauvages de la jungle sans qu'aucun mal puisse lui arriver. L'Amour Divin, consciemment engendré par l'individu, est une Armure de protection invisible, invincible et invulnérable contre tout ce qui peut causer du mal, de la discorde, de la perturbation. Seulement assez d'Amour Divin peut amener la Perfection à se manifester dans l'Univers. Par conséquent, aimez votre propre « Puissante Présence I AM » intensément - et rien d'autre ne peut pénétrer votre Etre ou votre sphère d'action.
« Pour ce qui est de vous tous, mes chers enfants, vous êtes arrivés au point où la Présence I AM commande l'Assistance des Maîtres Ascensionnés, et ce sera mon grand plaisir de vous donner toute l'aide nécessaire. Avant de poursuivre, je désire vous transmettre tout l'Amour et les Bénédictions de votre Bien-aimée mère et compagne. Bientôt, vous aurez la joie de la voir face à face et de l'embrasser, et jamais plus, vous ne serez troublés par la pensée du changement appelé mort. C'est une joie pour moi de voir la merveilleuse harmonie qui règne dans votre mental et dans votre corps émotionnel.
« Cher Frère, dit-il se tournant vers moi, je vous souhaite la bienvenue, et je vous bénis pour votre Noblesse d'âme, votre Pureté de Cœur et un si grand Amour. Bientôt, vous prendrez conscience d'un grand travail qui vous attend en plus de votre travail d'écrivain. »
Et se tournant vers Nada et Rex, Il Il leur dit
« Mes très chers enfants, j'ai l'impression que je suis à la fois votre Père et votre Mère - quoique je ne veuille pas prendre la place de votre père terrestre qui est si noble, si bon, et dont le pèlerinage terrestre touche à sa fin. Toutefois, il peut rester avec vous encore plusieurs mois. Je vous en prie, oubliez complètement ce que vous considérez comme une séparation et entrez sans hésiter dans la nouvelle vie qui s'ouvre devant vous.
« Je suis plus que satisfait, continua-t-il, se tournant vers moi, de voir que, de tout cœur, vous êtes prêt à servir là où c'est le plus nécessaire. Cette disposition vous attirera beaucoup de Lumière. »
Puis, s'adressant à tous, il dit
« A votre retour de la mine, je donnerai à chacun de vous certaines Directives privées qui vous aideront beaucoup et qui hâteront l'éveil de certaines facultés dont l'usage deviendra bientôt nécessaire et qui me permettront de communiquer plus facilement avec vous. Cela vous donnera une clarté qui écartera tout doute.
« Le surintendant de la mine gardera l'usage de son corps physique jusqu'à ce qu'il vous ait adressé quelques paroles d'adieu, dit-il à Rayborn. Au nord du tunnel, où la dernière découverte, considérée comme très bonne, a été faite, il y a un dépôt qui est immensément plus riche. J'en indiquerai la place lorsque vous serez à l'endroit exact dans la galerie. Vous prendrez note de la chose, dit-il en me regardant. Il n'est pas sage d'ouvrir une galerie vers ce départ, à cause de ceux qui sont en rapport avec Grey tant que celui-ci ne sera pas hors de leur portée. A l'avenir, il ne faut pas que des nouvelles soient données concernant les découvertes faites dans la mine. Le dépôt d'or qui vous sera indiqué contient plus de vingt millions de dollars or, net de tous frais d'exploitation .
« Les humains dans le besoin, ne réalisent pas combien facilement et rapidement ils obtiendraient leur liberté financière s'ils voulaient tourner vers et garder sur la « Puissante Présence I AM » leur attention avec une ténacité déterminée. Leur récompense pour cet effort serait très grande.
« Je serai présent pendant que vous serez dans la mine, mais non visible à vos sens extérieurs. Voici que nous avons repris la merveilleuse association de jadis, mais vous ne réaliserez toute sa beauté que lorsque vous deviendrez conscients de la formidable Puissance de la « Puissante Présence I AM » qui est au-dedans et au-dessus de vous. Vous manipulerez et emploierez sans limites ce Pouvoir Tout-Puissant. »
Il donna une cordiale poignée de main chacun, et nous demanda de reprendre les mêmes places qu'avant son arrivée, nous promettant de nous retrouver bientôt. Lorsque nous rouvrîmes les yeux après quelques instants, il avait disparu, aussi vite qu'il était arrivé.
Nada et Rex déclarèrent que c'était l'expérience la plus glorieuse de leur vie, et qu'ils n'avaient jamais passé deux heures aussi heureuses.
Il n'est possible de communiquer qu'une très petite partie de ce genre d'activités transcendantes à ceux qui n'ont pas la moindre expérience de ces choses, mais tous ceux qui sont suffisamment sérieux, sincères, humbles et désintéressés dans leur désir de la Lumière, et qui aiment réellement leur « Puissante Présence I AM », ont l'occasion de faire pareilles expériences.
Ce fût remarquable, et cela nous donna un sentiment d'élévation de voir la chambre brillamment éclairée par la radieuse Présence de Saint Germain, et nous eûmes la preuve que cette Présence était illuminée par elle-même.
Chacun éprouva une Paix et un Amour dont nous n'avions jamais soupçonné l'existence. Il nous fût impossible de ne pas nous embrasser, et des larmes de joie perlaient dans tous les yeux tant notre gratitude pour ce divin privilège était grande. Nous nous souhaitâmes le bonsoir et regagnâmes nos chambres, car il nous fallait partir très tôt le lendemain pour la mine. Nous roulâmes environ 500 miles sur une excellente grand-route. La journée était calme, ensoleillée, délicieuse, le paysage splendide. Nous nous relayâmes au volant, et personne ne ressentît la moindre fatigue. A 7 heures du soir précises, nous arrivâmes au camp. Nous constatâmes qu'il y régnait une grande activité et une certaine agitation.
Dès qu'on nous aperçût, un des hommes accourût vers l'auto, et nous raconta avec excitation : « Grey a été sérieusement blessé dans la mine. La chose est arrivée au moment du changement d'équipe. »
Daniel Rayborn partît rapidement tandis que Rex et moi-même conduisîmes Nada vers le bungalow. Les hommes s'occupèrent des bagages, et nous nous rendîmes vers le quartier du surintendant où Grey avait été transporté.
A notre arrivée, tous quittèrent la chambre, car Grey désirait parler en privé avec Rayborn. Nous entrâmes, le saluâmes et, après quelques paroles d'encouragement, nous les laissâmes en tête-à-tête.
Au bout d'une demi-heure, Rayborn sortit. Il était profondément ému, car, ainsi qu'il nous le relata plus tard, l'homme avait tout avoué, demandé pardon et rendu le dernier soupir immédiatement.
Plus tard, parlant de la chose, Saint Germain nous dit :
« L'âme a quitté son temple de chair lorsqu'elle réalisa que le moi humain ne pût résister à la tentation. » Rayborn expliqua : « L'équipe de jour, en forant le tunnel, a provoqué le détachement d'un quartier de roche qui tomba sur la tête de Grey au moment où il inspectait les travaux. Il s'affaissa, inconscient, et un deuxième bloc tomba sur sa poitrine, L'écrasant si totalement que tout espoir de sauver, l'homme était vain. Il est resté évanoui jusqu'au moment où je fus près de lui. Alors, il reprît conscience, et, sachant qu'il allait mourir, il avoua qu'il avait essayé de me tuer. Volontairement et sans regret, je lui pardonnai afin qu'il puisse partir librement. Son âme a, ainsi, la plus grande possibilité de développement. Il fut extrêmement reconnaissant d'avoir pu libérer sa conscience et d'être pardonné. Il trépassa dans une grande paix. »
Nous étions tous abasourdis par la soudaineté et la précision avec lesquelles les dires de Saint Germain étaient accomplis.
A 11 heures, le lendemain, il y eût un Service de funérailles dans le camp. Le corps fût ensuite transporté à la gare du chemin de fer, et Bob Singleton l'accompagna à San Francisco où la mère et le père de Grey habitaient. M. Rayborn leur adressa un chèque de 25,000 dollars et paya toutes les dépenses.
Durant toutes mes expériences minières, je n'ai jamais vu un camp aussi bien organisé que celui de Rayborn. Tout le possible avait été fait pour procurer du confort et des facilités aux hommes. Les boissons alcooliques étaient rigoureusement proscrites. Le camp était situé dans une vallée profonde entre des montagnes sauvages, mais tout était mis en oeuvre pour y faire régner une parfaite harmonie.
Avec Nada et Rex, je fis connaissance avec le camp, et je pus constater que tous les hommes aimaient beaucoup Rayborn. Il y avait une atmosphère d'harmonieuse coopération et une absence totale d'éléments grossiers ou indésirables.
Rayborn avait l'habitude de donner à chaque ouvrier une gratification de un dollar par jour aussi longtemps qu'on travaillait sur une veine riche. Il confia le poste de surintendant à Bob Singleton, car c'était un garçon raffiné, noble, droit, honnête et extrêmement capable. Le soir au dîner, Daniel Rayborn, en parlant de Bob Singleton, dit : « Il y a longtemps que je désire confier le poste de surintendant à Singleton, car je sens que c'est un homme de toute confiance. Je pense qu'il est préférable d'attendre son retour de San Francisco avant de nous rendre dans la mine. Il sera probablement ici dans trois jours. Entre temps, nous pouvons parcourir les installations et l'exploitation de surface.
« Je désire que tous deux, vous vous familiarisez avec les frontières et tous les départements de la mine. Quoique nous possédions cette mine depuis 12 ans, vous constaterez que nous n'en avons exploité qu'une petite partie, qui nous a déjà fourni des millions de dollars. »
Tard dans l'après midi du quatrième jour, Singleton revînt, et le plan d'une exploration soigneuse des galeries souterraines fût étudié. Pendant cette soirée, j'eus l'impression d'être comme chargé par un formidable courant électrique.
Nada avait apporté son instrument de musique arabe. Rex et elle nous donnèrent une séance musicale extraordinaire.
A neuf heures, le lendemain matin, nous nous rendîmes à l'ascenseur et y rencontrâmes Singleton, prêt à nous faire descendre dans la mine.
Nous descendîmes jusqu'à 130 mètres de profondeur. Nous parcourûmes diverses galeries. Au moment de passer dans un tunnel orienté vers le sud-ouest, je ressentis comme une décharge électrique. Je m'arrêtai et dis à Singleton; « Que contient le gisement vers le nord à ce point ? » « Il n'y a que des rochers entre ces deux veines, répondit-il. Elles sont approximativement distantes de 130 m à la surface. »
Nous continuâmes notre chemin, mais, à l'insu des autres, je fis un signe à la craie à cet endroit. Nous descendîmes alors jusqu'à 200 m examinant certains travaux. Nous arrivâmes dans une galerie se dirigeant vers le sud-ouest et presque sous l'endroit où j'avais ressenti le courant, 67 m plus haut. De nouveau, je le sentis, mais plus fort qu'avant. Je regardai vers ma droite, et je vis une lumière bleue intense avec un centre d'or liquide. C'était nettement visible et brillant sur la paroi de la galerie. Je traçai un signe et je constatai que ma vue intérieure était considérablement intensifiée. Au travers des rochers, je vis comme une grande cavité entre les deux veines principales; elles étaient au moins distantes de 67 m. L'ouverture avait une hauteur et une circonférence à peu près pareilles. Une fissure dans la formation aboutissait au sommet, juste vers le niveau de 125 m.
Pendant une ancienne période d'activité volcanique, le minerai or avait été refoulé vers ces points, y formant de très riches veines, et cette crevasse lui avait permis de s'écouler et de remplir la cavité. C'est un de ces étranges phénomènes qui se produisent, quoique rarement, dans la nature.
Tout cela avait été instantanément projeté dans ma conscience, comme toute projection cosmique se produit toujours. Je fis une marque à l'endroit, et suivis les autres pour examiner la nouvelle découverte. Elle était prodigieusement intéressante. Les deux parois de la veine s'étaient brusquement écartées, et c'est à ce point que la grande accumulation de l'or s'était produite, mais elle ne représentait qu'un dixième de l'épaisseur de ce que j'avais remarqué. A ce moment, Bob Singleton fût appelé par un de ses ouvriers, et j'eus ainsi l'occasion d'expliquer à Rex et à son père ce que Saint Germain m'avait montré. J'étais certain que c'était lui, qui, par Son Pouvoir, m'avait permis de voir au travers des roches et de marquer la formation.
Rayborn décida immédiatement de forer une galerie transversale à partir de l'endroit où j'avais fait une marque. Au retour de Singleton, Rayborn lui donna l'ordre de faire commencer le travail. Le surintendant le regarda, très étonné, mais comme ni lui, ni aucun des ouvriers ne mettaient en doute les suggestions du patron, les dispositions furent prises aussitôt pour l'exécution de cet ordre. Rayborn lui donna une petite explication.
« Bob ! je sais que vous ne comprenez pas pourquoi je fais faire cela, mais je vous le dirai dès que le travail sera fini. »
« Monsieur Rayborn., dit Singleton, avec une dignité humble et parfaite, j'exécuterai toujours avec plaisir vos ordres sans discuter. »
« J'aimerais, dit Rayborn, que vous confiez ce travail aux ouvriers les plus expéditifs et les plus sûrs. Employez trois équipes et travaillez aussi vite que possible. »
Je demandai au surintendant combien de mètres pouvaient être forés en 24 heures. « Approximativement 3,5 m ou davantage, me dit-il, suivant la dureté de la roche. » Il me semblait qu'à ce rythme, ils pouvaient atteindre le gisement en une dizaine de jours. J'aurais aimé donné libre cours à ma joie, car je n'avais aucun doute concernant la trouvaille qu'ils feraient lorsqu'ils l'atteindraient.
Rex et moi-même aimions énormément Bob Singleton, car il semblait être un homme au caractère ferme, quoique très jeune pour occuper le poste qu'il avait. Dès la sortie de la mine, il nous quitta, car une importante cargaison d'or allait être expédiée l'après-midi.
« J'ai télégraphié à l'intendant du ranch, expliqua Rayborn, qu'à moins d'une nécessité vitale, nous ne rentrerons pas avant deux semaines. Je veux être présent ici et suivre l'avancement des nouveaux travaux. »
Les jours passaient rapidement, les travaux avançaient régulièrement, et nos loisirs étaient occupés à écrire, à excursionner et à écouter la musique que Nada et Rex produisaient sur l'instrument arabe. Bob Singleton se joignit plusieurs fois à nous à l'heure du dîner.
En cinq jours, le percement du tunnel avait progressé de 16 m. Chaque ouvrier recevait par jour une prime et un dollar par tiers de mètre, et Singleton cinquante dollars pour le bon travail accompli. Bob demanda à Nada et à Rex s'ils accepteraient de donner une soirée musicale au camp. Ils furent d'accord et, pour faire une surprise à tous, Nada télégraphia à Denvers pour faire envoyer des costumes arabes.
Les ouvriers furent extrêmement réjouis par leur performance. A la fin du programme, un des hommes demanda s'ils pourraient serrer la main aux enfants en signe de gratitude pour cette merveilleuse soirée.
Les enfants acceptèrent, et nous déclarèrent qu'ils n'avaient jamais eu autant d'inspi- ration et de puissance dans leur voix. Ils avaient senti la Présence du Maître Saint Germain qui avait saisi cette occasion de répandre Sa Radiation sur les ouvriers, haussant ainsi leur entendement et leur loyauté. C'était sa façon de neutraliser la mauvaise influence qui avait essayé de s'infiltrer au travers de Grey, mais qui avait échoué dans son dessein néfaste.
A midi, le onzième jour, je me trouvais au bureau de la mine avec Bob Singleton, lorsqu'un des ouvriers accourût, très excité, disant qu'ils avaient trouvé un très riche gisement dans la nouvelle traverse.
Le surintendant me regarda muet de surprise. Cela me fît comprendre qu'il n'avait jamais escompté trouver de l'or dans la nouvelle galerie. La simple observation géologique n'aurait
jamais permis la découverte de ce gisement, car les géologues ne prennent pas, en général, en considération, les caprices de la nature; ils ne croient pas qu'elle fait parfois des choses extraordinaires. Sans le Pouvoir surhumain de notre Bien-aimé Maître, le gisement n'eût jamais été découvert.
Singleton me demanda de chercher Rex et son Père, et de leur communiquer la nouvelle.
Je me dirigeai rapidement vers le quartier général du camp, et les trouvai prêts pour le lunch (déjeuner). Dès que je leur eus appris ce qui se passait, tous nous rendîmes silencieu- sement Grâce à la Puissante Présence I AM et à notre Maître béni pour ce riche gisement. Rayborn avertît Bob que nous serions prêts à l'accompagner pour examiner la nouvelle découverte à une heure et demie. Nada décida d'attendre notre retour.
Arrivés sur les lieux, je vis que la dernière explosion avait fait pénétrer le tunnel en plein gisement, car toutes les parois étaient d'or.
« Bob, dit Daniel Rayborn, prenez un échantillon du minerai et faites avancer les travaux aussi vite que possible afin que nous puissions nous rendre compte de l'importance du gisement. »
« Je le ferai, dit Bob, il est beaucoup plus facile de forer dans le minerai d'or que dans la roche. »
Lorsque nous fûmes remontés à la surface, il n'y tînt pas plus longtemps, et s'exclama. « Monsieur Rayborn, c'est la chose la plus remarquable que j'aie jamais lue ou entendue de ma vie. Comment avez-vous pu savoir qu'il se trouvait de l'or là ? Il n'y avait pas de signe extérieur pour l'indiquer. »
« Bob, mon garçon, dit Rayborn, soyez patient. Vous saurez tout bientôt. Nous prolongerons notre séjour d'une nouvelle dizaine de jours et si je ne fais pas d'erreur, les ouvriers avanceront deux fois plus vite dans le gisement que pour y arriver. Gardez cet or totalement séparé du reste de la mine. Je m'expliquerai plus tard. »
Ce soir-là, M. Rayborn demanda à Nada, Rex et moi-même de le rencontrer à 20 heures.
Dès que nous fûmes tous réunis, il dit : « Je propose de prendre Bob Singleton comme notre associé; de lui donner la fonction de directeur général de toute la mine y compris ce qui, à l'avenir, s'appellera « la Découverte du Maître ». Il me semble qu'il doit choisir un assistant que tous nous puissions accepter. J'ai le sentiment qu'on peut avoir confiance en lui comme dans l'un des nôtres. Nous avons la preuve que tout ce que notre Bien-aimé Maître a dit concernant le gisement est physiquement vrai. Néanmoins, ne parlons pas de cela à Bob avant que la percée complète ne soit terminée. »
Il y eut une grande activité les jours suivants, et l'intérêt croissait en proportion avec l'avancement des travaux. Presque chaque soir, Bob était invité à dîner avec nous afin de faire plus ample connaissance. Vingt jours après la découverte du gisement, la percée du tunnel jusqu'à l'extrémité opposée était terminée, soit une distance totale de 67 mètres. Rayborn était enchanté d'avoir attendu la fin de la percée pour connaître l'étendue de la découverte.
Lorsque la galerie fût terminée, Rayborn annonça à Bob qu'il serait pris comme un associé, et puisque la « découverte du Maître » appartenant, en fait, à Rex et à Nada, ils désiraient lui faire jouir, en plus de son salaire, d'une certaine part dans le rapport de la mine. On lui expliqua comment le gisement avait été découvert. Rayborn raconta brièvement comment lui et sa famille avaient été protégés par notre Bien-aimé Maître Saint Germain; qu'un attentat avait eu lieu contre sa vie et comment il y avait échappé.
Des larmes de joie et de gratitude ruisselaient sur le visage de Bob pendant qu'il s'efforçait d'exprimer combien il appréciait tout ce qu'on lui offrait. « La profondeur de vos sentiments me donne la preuve indéniable de votre sincérité, dit Rayborn. Bob, nous vous aimons tous beaucoup, et je suis sûr que nous pouvons avoir confiance en vous comme en nous-mêmes. »
« Je remercie chacun de vous, dit Bob avec sincérité, et je ferai tout mon possible pour être à la hauteur de la confiance que vous me témoignez et pour votre grande bonté. »
Ce fût alors que nous apprîmes que Bob avait une sœur Perle, qu'il aimait beaucoup, et qui était son unique parent vivante, à l'exception de la tante chez laquelle elle vivait.
« J'attends l'arrivée de Perle ici demain car elle vient en visite pour un certain temps. »
Il parla d'elle avec beaucoup d'enthousiasme, et nous montra sa photographie qu'il portait sur lui. Elle avait environ 18 ans, était remarquablement jolie, dégageait une grande force de caractère et semblait naturellement très équilibrée et capable d'autorité. Il expliqua à Rayborn qu'il avait toujours eu le désir de lui payer des études universitaires, et qu'avec la bonne fortune que représentait sa participation dans la mine, la chose devenait réalisable.
Le jour suivant, Nada, Rex, Bob et moi-même nous rendîmes en auto à la gare pour accueillir Perle. A l'arrêt du train et comme les voyageurs sortaient, nous vîmes quelqu'un se jeter dans les bras de Bob. Cela nous fît comprendre combien ils s'aimaient.
Pendant la soirée, Bob lui expliqua sa nouvelle position à la mine et la chance qu'il venait d'avoir. Plus tard, lorsqu'elle rencontra Daniel Rayborn, elle l'entoura de ses bras et lui donna un baiser de gratitude pour sa bonté envers Bob. Elle essaya de le remercier, mais il dit : « Mon enfant, c'est pour moi un plus grand bonheur encore de savoir que vous allez partager la joie de votre frère que nous avons tous appris à aimer. »
Nous passâmes la soirée à écouter les chants de Nada et de Rex, et je pense que Perle fût, sans contredit, la personne la plus reconnaissante que j'aie jamais vue.
Le lendemain, arriva un message du ranch disant que la présence de Rayborn était nécessaire. Nous fîmes donc nos préparatifs pour partir le surlendemain.
L'assistant choisi par Bob devait arriver au camp une dizaine de jours plus tard. Nada persuada Bob de la laisser emmener Perle au ranch jusqu'au jour où il aurait le temps de s'occuper d'elle.
Rayborn avait l'intention de ne rester au ranch que deux ou trois semaines puis de revenir à la mine. Le jour du départ, à six heures du matin, tous les ouvriers qui étaient libres à ce moment vinrent nous dire au revoir, et, tandis que Bob embrassait Perle, il lui dit sa gratitude de ce qu'elle avait trouvé une amie aussi merveilleuse que Nada. Rex et moi-même prirent alternativement place au volant afin de permettre à Daniel Rayborn de faire plus ample connaissance avec la nouvelle amie de Nada.
Nous remarquâmes que Perle avait un sens aigu de l'observation et qu'elle appréciait grandement la beauté du paysage que nous traversions.
Le temps passe vite lorsque tout est Joie et Harmonie c'est une des Grandes Lois de la Vie.
Si l'humanité en comprenait la nécessité impérieuse dans sa vie, et qu'il est vital de l'établir consciemment dans l'expérience humaine, nous pourrions vivre dans un monde merveilleux plus rapidement que l'on ne peut se l'imaginer.
Sur la route du retour, nous fîmes un grand détour, mais nous arrivâmes, néanmoins, à 20 heures le soir, en appétit pour le splendide dîner qui nous attendait.
Tous, excepté Perle, semblaient un peu fatigués par la longue randonnée. La nouveauté du paysage tenait son intérêt en éveil, et elle semblait ne ressentir que le grand bonheur de la nouvelle expérience.
Nous nous séparâmes très tôt, profondément reconnaissants envers la « Puissante Présence I AM » pour les merveilleuses Bénédictions dont elle nous avait comblés.
CHAPITRE III
MERVEILLES SOUTERRAINES
Le jour suivant, Nada, Perle, Rex et moi partîmes en excursion vers notre montagne favorite et son lac. Perle nous avait quittés pour faire une petite promenade, nous laissant assis paisiblement sur le talus gazonné. Nous étions là depuis près d'une heure, quand le plus étrange des sentiments s'empara de moi, comme si Perle courait un danger. J'appelai Rex, nous discutâmes mon pressentiment et nous précipitâmes en hâte sur la piste. Nous vîmes Perle debout, immobile. Fort heureusement, nous ne l'appelâmes pas, et nous nous dirigeâmes rapidement vers elle. Au fur et à mesure que nous approchions, nous distinguâmes un énorme serpent à sonnettes enroulé sur lui-même et attendant l'opportunité de s'élancer.
Rex portait toujours une corde autour de sa taille. Sans un mot et plus rapidement qu'il ne faut pour le dire, il fit un lasso et, d'un mouvement rapide d'une étonnante adresse, l'envoya en avant prenant ainsi le serpent juste au-dessous de la tête. Il le tua net, se tournant ensuite vers Perle, croyant la trouver éperdument effrayée. Imaginez notre surprise quand elle se tourna vers nous, calme et sereine, nous souriant curieusement.
« Je suis arrivée sur ce serpent à l'improviste, dit-elle, mais je savais qu'il ne me ferait aucun mal aussi longtemps que je le fixerais dans les yeux. De toute façon, je savais aussi que vous viendriez. » Entre temps, Nada nous rejoignit, et nous lui expliquâmes l'incident.
« Ma chère sœur, dit-elle en s'adressant à Perle, vous avez certainement un équilibre et un courage étonnants. » Perle la regarda avec une expression particulière que nous ne lui connaissions pas.
« Nada, ma chérie, répliqua-t-elle, vous savez parfaitement que le Grand Maître ne permettrait pas que moindre mal soit fait à aucun de nous. » Finalement, je retrouvai ma voix pour lui demander
« Quel Maître ? » Elle me regarda fixement pendant un moment et dit :
« Quelle question ridicule ! Le même Maître que chacun de nous connaît. » Nada entoura de ses bras le cou de Perle et s'exclama :
« Que Dieu vous bénisse, ma chérie, comment donc l'avez-vous connu ? »
« Vers l'âge de dix ans, très peu de temps après la mort de maman, continua-t-elle, un Grand Etre m'apparût, qui plus tard, se révéla être le Maître Saint Germain. Après cette première visite, il continua de me visiter et de m'instruire, mais je ne devais le révéler à personne, pas même à mon frère, jusqu'à ce qu'il me soit permis de le faire.
« Il m'a dit de venir ici en visite vers Bob, et j'ai remarqué un inhabituel clignement d’œil au moment même où il me le disait. Je n'en compris pas le sens, ni pourquoi il paraissait si amusé. Maintenant, tout est clair. J'étais loin de me douter que j'allais rencontrer des êtres qui connaissaient Mon ANGE et Maître Bien-aimé, comme je l'ai toujours appelé. »
Dès ce moment-là, il nous sembla que Perle était une sœur perdue depuis longtemps, que nous avions retrouvée. Ce soir-là, nous révélâmes notre grande surprise à Daniel Rayborn qui fût tout heureux d'apprendre que Perle était, elle aussi, une élève de notre Bien-aimé Saint Germain.
Le matin suivant, une réelle surprise nous attendait tous au petit déjeuner, car, au réveil, Daniel Rayborn reçût un Message de notre Maître, nous demandant de nous rendre tous à la « Grotte des Symboles dans la montagne, à 8 heures, le matin du troisième jour suivant (qui était un jeudi). Perle était très anxieuse de savoir ce qu'était cette « Grotte des Symboles », et déclara, après avoir entendu la description qui lui fût faite
« Vous découvrirez qu'une Grande Révélation concernant ce lieu est sur le point de se produire. »
A six heures, le matin du jour indiqué, nous apparûmes au petit déjeuner en tenue d'excursionniste, bouillonnants de la joie anticipée de revoir Notre Maître Bien-aimé Saint Germain, car nous pressentions tous que des choses extraordinaires allaient se produire pour nous. Nous allâmes en voiture aussi loin qu'il y avait une route tracée, ce qui nous laissa environ une distance de deux milles à faire à pied.
La journée était splendide, et l'air était chargé de senteurs suaves et magiques, d'une puissante et, cependant, très mesurée Energie Spirituelle. La randonnée en auto fût merveilleuse. Nous trouvâmes un endroit retiré et sûr pour garer la voiture, nous prîmes projecteurs- lampes de poche avec batteries de rechange, et nous atteignîmes l'entrée de la « Grotte » à huit heures moins dix précises.
Nous entrâmes dans la première salle, et nous fûmes immédiatement conscients d'une Puissante Vibration, comparable à celle du vrombissement d'une puissante machine. Comme nous approchions de l'entrée voûtée de la Grande Salle Intérieure, notre Maître Bien-aimé Saint Germain nous attendait. Il était vêtu d'un blanc très pur qui contrastait singulièrement avec nos tenues d'excursionnistes.
Prenant chacun de nous dans Sa Divine Étreinte, il dit :
« Mes Bien-aimés, je vous salue au Nom de la Puissante Présence I AM ! Cette Grande Présence qui est en vous deviendra aussi familière, d'ici peu, aussi réelle, tangible et vitale que vous l'êtes déjà l'un pour l'autre. Je vois qu'il est parfaitement superflu de vous présenter ma fidèle élève, Perle, dont le nom symbolise la grande Pureté de Son Âme.
« Je me réjouis beaucoup qu'il m'ait été possible de réunir dans l'expression physique des âmes aussi belles que les vôtres. C'est une chose très rare, je vous l'assure, vous vous en rendrez compte plus tard. Si vous voulez bien me suivre, nous allons commencer notre visite. »
Il se dirigea vers la voûte blanche, déjà décrite dans le premier chapitre, et s'arrêta à un mètre environ de l'entrée. Il étendit Sa Main droite, tandis qu'une Etincelante Lumière Blanche, comparable à une vapeur dense enveloppa tout le lieu. L'entrée s'ouvrit vers un tunnel qui s'emplît, à son tour, d'une douce lumière blanche.
Nous entrâmes, suivant Saint Germain sur une distance de plusieurs centaines de pieds, et arrivâmes à une autre porte sur laquelle figuraient, en relief, les dessins des Anciens Symboles de Vie. Un instant plus tard, la porte s'ouvrit, et nous fûmes introduits dans une pièce d'une forme et d'une beauté remarquables. Elle avait douze côtés d'égale dimension, et un splendide dôme formait son plafond. Chaque côté était fait d'une substance de qualité différente, quatre de ces panneaux étaient d'un blanc éblouissant, et cependant chacun était différent, projetant à distance une douce Lumière Etincelante, et faisant un carré dans les douze dessins en relief. Les autres étaient de différentes couleurs, variant en des tons très délicats et en de fort belles nuances. La pièce avait environ deux cents pieds de diamètre, et, en sa partie est, se trouvait un instrument dans un écrin transparent, qui paraissait être une radio, autant que je pus en juger. De chaque côté de cet écrin, et formant un cercle autour de la pièce entière, à environ un mètre du mur, étaient disposées douze chaises faites du même métal transparent que l'écrin, une devant chaque panneau. Saint Germain nous pria de nous asseoir et se dirigea vers l'instrument.
« Bien-aimés étudiants, commença-t-il, vos conjonctures sont exactes. Dans cet écrin, est le plus remarquable appareil de radio produit jusqu'à présent sur cette terre. Le coffret, ainsi que vous le voyez, est parfaitement transparent, et cependant, le matériau, la substance avec laquelle il est fait est aussi dure et résistante que l'acier, si dure que vous ne pouvez y laisser d'empreinte même au marteau. L'inventeur de cette Super-Radio sera ici ce soir et vous la rencontrerez.
« Je désire que vous soyez Mes invités ici pendant trois jours. Je vais faire le nécessaire afin qu'un message écrit soit délivré chez vous par un messager visible, dès ce soir, et aussi que votre voiture soit gardée. Maintenant, si vous voulez bien me suivre, nous continuerons notre visite, car nous avons beaucoup à faire avant ce soir. » Il se dirigea vers le côté opposé de la pièce et fît une pression de la main sur le mur. Un panneau glissa et laissa voir une ouverture dans une grande pièce oblongue.
« Cela est un laboratoire de chimie, expliqua-t-il , dans lequel les Grands Maîtres Chimistes ont travaillé pendant les cinquante dernières années, perfectionnant leurs formules, pour la protection de l'Amérique dans la prochaine et dernière crise de son expérience. Après cette crise, il sera enseigné à son peuple l'usage de l'Energie Universelle concernant la Lumière, la Chaleur, le Pouvoir. Cela s'accomplira dans une Perfection plus grande que jamais avant dans aucun des Ages précédents. »
Nous nous dirigeâmes à l'extrémité du laboratoire et atteignîmes une autre pièce, trois fois plus grande encore que celle-ci, où des expériences électriques étaient en cours. La pièce entière était tendue du même tissu transparent que le coffret de la Radio.
« Beaucoup de découvertes et inventions, continua Saint Germain, sont produites ici, par le réveil de la mémoire du passé en ceux qui font le travail expérimental. En appelant dans l'activité extérieure du mental ce qui a été obtenu dans les vies précédentes, et en ajoutant à cet acquis la plus grande et la plus simple Perfection du futur, ceux qui font ce travail préparent des Merveilles et des bénédictions inimaginables à l'Amérique et à son peuple et, par elle, au monde entier. L'Amérique et son peuple pourront difficilement se reconnaître eux-mêmes quand ils feront un retour dans le passé, dans les soixante-dix prochaines années, tant ils trouveront limitées les activités de nos jours.
« Ces êtres Merveilleux, qui sont devenus si clairement conscients de leur « Puissante Présence I AM », sont en train de perfectionner et de préparer, pour l'usage actuel, beaucoup de choses merveilleuses, pour la plus grande bénédiction et illumination de l'humanité, pendant que les êtres s'élèvent dans une consciente compréhension, jusqu'au point où de telles choses peuvent être acceptées et employées par eux. Beaucoup de ces formules et inventions ont été, et sont en train d'être enlevées des cités hermétiquement scellées, englouties au fond de l'océan Atlantique, quand eût lieu le dernier cataclysme qui détruisît et submergea Atlantis.
« Ces Grands Etres ont attiré à eux et mis au jour certaines de ces formules venant des cités scellés et les éprouvent, les expérimentant en leur ajoutant de nouveaux apports. C'est ainsi que la Grande Perfection se manifeste pour l'usage de l'élévation de la race dans l'Age d'Or qui vient. Les Grands Maîtres Ascensionnés montent la garde, surveillent et dirigent ce travail. Leurs étudiants, qui ont été entraînés à quitter et à rentrer consciemment et à volonté dans leur corps physique, sont ceux qui, dans le laboratoire, mènent à bonne fin de telles expériences.
« Les Maîtres Ascensionnés sont les Gardiens de l'humanité. Ils ont travaillé, à travers les siècles, dans l'invisible aussi bien que dans le physique, pour éveiller, bénir, illuminer et élever l'humanité hors de sa dégradation autocréée et de son égoïsme. Nous avons conquis, vaincu la mort par Souveraineté Eternelle et complète sur la substance atomique du corps physique et du monde. Toutes choses obéissent à nos Ordres et à nos Commandements. Les « Lois de la nature et de l'univers » sont nos complaisantes et obéissantes servantes. Dans ces merveilleuses chambres secrètes de la Nature, le travail se poursuit tranquillement, inconnu du monde extérieur, et en quelque lieu que ce soit, où l'individu cherche la Lumière Elle- même; alors, vraiment, toute choses sont données par surcroît. »
Saint Germain appela notre attention sur différentes choses qui, déjà, avaient été perfec- tionnées, et sur certaines autres en cours d'élaboration. Je ne pourrai jamais exprimer le sentiment de Joie et de plaisir que cela donna à chacun de nous. Une chose, en particulier, attira notre attention à tous, et nous lui demandâmes à quelles fins elle servait.
« C'est un procédé mécanique pour activer la vibration atomique du corps humain, répondit-il, et permettre de l'élever dans le Pur Corps Electronique dont parla Jésus comme 'la robe sans couture' ou le 'vêtement de Noce de l'Esprit'. Il est composé de Lumière Electronique Pure, et sur lui et en lui, aucune imperfection ne peut jamais être enregistrée.
« La Lumière, voyez-vous, déclara-t-il avec emphase, est Substance, Energie et Luminosité, les trois en un. Cette Pure Lumière Electronique de laquelle le Corps Eternel Spirituel est composé, est condensée comme elle l'était, par votre « Puissante Présence I AM » en une Substance autolumineuse qui est votre propre soutien, votre Forme et Réservoir Immortels, toujours plus expansifs, toujours plus parfaits de l'Amour Divin, de la Lumière Divine, de la Sagesse et du Pouvoir Divins, venant du plus profond du Cœur de Dieu. C'est votre Temple de Vie Eternellement individualisé, et c'est le Centre du Cœur de votre forme manifestés en ce monde. Elle est quelquefois mentionnée comme le Corps de Feu Blanc, à cause de l'Eblouissante Lumière Blanche qu'il projette et qui est si intense et si toute-Puissante que, pour l’œil humain, elle paraît être du Feu Blanc. Une personne ordinaire ne peut la fixer que pour une fraction de seconde.
« C'est dans ce Corps que Jésus fit Son Ascension, et tandis que la Lumière progressait en lui jusqu'à la plus Haute Octave de Vie, manifestant une action vibratoire toujours plus rapide, il devint invisible à la multitude venue pour l'Adorer et être témoin de son Ascension. L’œil humain n'enregistre que dans certaines octaves de vibration, mais, en tant qu'humain, par l'auto purification, le taux vibratoire est augmenté, la Lumière dans chaque électron du corps physique s'intensifie et répand Sa Radiation, à un degré tel que la forme physique devient tout d'abord autolumineuse et, ensuite, transcende le pouvoir d'attraction de la terre, permettant ainsi d'exprimer consciemment et à volonté, les désirs humains dans n'importe quelle octave de vibration. Il peut ainsi aller et venir librement partout dans l'infini parce que la pure Lumière Electronique existe partout dans la création. Dès que la structure atomique de n'importe quel corps physique devient tout Lumière, il est entré dans l'Elément Eternelle- ment UN – « dans la Grande Mer Universelle d'étincelante Lumière Blanche » de laquelle DIEU à créé toutes les formes. Là, seulement, dans cette condition de Vie résident la Complète Liberté, la Maîtrise et le Pouvoir d'atteindre toute chose. Cela est la Réalité Ultime de l'existence humaine. Alors l'humain se trouve haussé, élevé jusqu'à ce qu'il soit toute Divinité, c'est-à-dire toujours plus libre, Omniprésent, Omnipotent, Omniscient, allant partout et faisant tout ce qu'il désire bien que se reconnaissant toujours Lui-même, comme un individu autoconscient et le Foyer de la « Puissante Présence I AM ».
« Dans presque toute société qui se dit constructive, ou qui, en d'autres termes, reconnaît la 'Lumière' comme la Source de tout Bien, il est toujours employé dans ses Initiations le terme 'Elevé'. Cette 'Elévation' est littéralement, figurativement, éternellement et physique- ment vraie, car l'action vibratoire de l'atome physique est de hausser, 'Elever', jusqu'à ce qu'il devienne la Pure Electronique Essence ou Esprit autoexpansive - la Pure Substance de
DIEU. 'LUMIERE' - 'LUMIERE' - 'LUMIERE'.
« Nous appelons cette invention un ACCELERATEUR ATOMIQUE, et il sera employé fréquemment dans le futur, pour assister, aider, activer l'élévation de l'atome de chair dans sa Divinité, Pureté et Structure - qui est le Corps Electronique.
« Ce Corps Parfait demeure pour toujours Eternellement Jeune, Beau, Fort Parfait et Libre de toute limitation concevable. Dans ce Corps, les individus peuvent et doivent fonctionner n'importe où, et où qu'ils choisissent dans l'univers, car en LUI, n'existent ni les barrières du temps, de lieu, d'espace ou de conditions.
« Le désir de cette Parfaite Condition d'existence est une Idée Innée et un Idéal Inné dans la race humaine, et cela fût dans tous les temps depuis le Commencement. Dans les légendes, les mythes, les contes de Fée de chaque race et nation, cela a toujours existé sur cette terre. Ce sont, en définitive, des histoires d'Etres Perfectionnés Immortels, toute Sagesse, Eternellement Jeunes, Beaux, d'une manière Transcendante. Ces Histoires ont une cause, une Idée Originelle de laquelle elles sont protégées, et c’est cette Eternelle Vérité de l'Etre qu'elles transmettent d'âge en âge afin que cet idéal puisse toujours être maintenu devant le mental de l'humanité. CELA EST L'ENREGISTREMENT PRINCIPAL SUR LEQUEL L'HUMANITE FUT MODELEE AU COMMENCEMENT, A L'IMAGE ET A LA RESSEMBLANCE DE DIEU, LA « PUISSANTE PRESENCE I AM ».
« Si quelqu'un veut être un véritable étudiant de la Lumière et de la Vie, il approfondira les pensées et sentiments de CES ETRES qui expriment les Conditions Supra-Humaines, les qualités et les Idéaux transcendants, conditions que la personnalité ordinaire considère comme impossibles, à cause de l'immense Pouvoir requis pour les amener en manifestations extérieures. L'effort obligatoire pour atteindre et exprimer ces DIVINES QUALITES dépasse de beaucoup ce qu'une personne ordinaire serait disposée à faire dans cet ordre d'idée. L'effort que nécessite ce genre d'accomplissement est une discipline stricte et sincère au sens de la conscience humaine, jusqu'à ce qu'elle apprenne l'obéissance envers le Patron, le modèle, l'archétype de 'PERFECTION', aux lieu et place de ses propres fantaisies et appétits temporaires de nature absolument égoïste.
« Le véritable étudiant de la Vie sait et connaît en lui-même que, quelle que soit la Qualité de Dieu sur laquelle sa conscience individuelle concentre sa pensée, il peut lui donner vie, l'amener à l'existence par son propre pouvoir créateur et son sentiment d'Amour Divin.
« PENSEES DIVINES, SENTIMENTS DIVINS, DIVINES QUALITES, DIVINS IDEAUX, ne peuvent être trouvés que par la pensée fixée sur la DIVINITE, car ils n'existent ni ne demeurent ailleurs que dans la DIVINITE. Souvenez-vous toujours qu'une chose produit cette même chose à travers l'Infini; le même produit le même, indéfiniment. La DIVINITE est LA LUMIERE et la Perfection de la Vie.
« Vous verrez cet Accélérateur Atomique fonctionner pendant votre séjour ici, pour votre Instruction et Illumination. Les Maîtres Ascensionnés ont permis qu'il sorte du 'secret' afin que l'humanité puisse connaître cette possibilité et faire, de son côté, l'effort nécessaire pour son avancement et son accomplissement, actuellement.
« Les Maîtres Ascensionnés sont des Maîtres d'Amour, de Lumière et de Sagesse. C'est seulement par EUX que l'humanité comprend la Vie, avance et atteint tout ce qui est 'élevé'. Ils connaissent tout. Ils ont parcouru chaque pas sur le sentier que, maintenant, chaque être humain est en train de parcourir, et ils connaissent chaque pas du chemin à faire. C'est précisément pour cela qu'ils peuvent montrer, et montrent, chaque piège à l'étudiant attentif, si ce dernier désire les écouter et être protégé par EUX. Mais, en aucun cas, ils n'interfèrent avec le libre arbitre individuel, car ce libre arbitre est son Droit Divin de naissance, et ils le respectent. »
Saint Germain se dirigea ensuite vers l'entrée d'un puits, dans lequel se trouvait une cage en métal ou ascenseur. Nous entrâmes et la descente commença. Nous descendîmes environ cent pieds, et la cage stoppa au centre d'une pièce circulaire. Elle avait quatre cents mètres de diamètre environ, et, en face de nous, se trouvait une porte de pierre. Il déclencha un levier à droite de l'entrée. La porte massive bascula et s'ouvrît toute grande, découvrant à nos yeux une pièce immense contenant un équipement merveilleux et complet destiné à la fabrication de chaque genre ou qualité de matériau employé dans la construction des diverses inventions en cours dans les laboratoires, - aussi bien en chimie qu'en électricité. Dans cette vaste pièce, se trouvaient également de grands fours électriques et d'immenses cylindres et laminoirs pour transformer les divers métaux en lames et en feuilles, fonctionnant électriquement.
« Voici l'endroit, fit remarquer Saint Germain, duquel vous avez perçu le vrombissement vibratoire à l'intérieur de la montagne, lors de votre entrée dans la Grotte.
« Il est rare que les machines opèrent pendant le jour. Aujourd'hui, exceptionnellement, il était nécessaire qu'elles marchent afin que nous soyons prêts pour le travail que nous devons accomplir ce soir, et pour lequel vous avez été invités ici.
« Chaque sorte ou qualité de matériau ou de substance que nous désirons employer est produite ici, dans cette salle. Naturellement, nous n'avons pas besoin d'en produire de grandes quantités pour le travail expérimental que nous faisons, mais ce travail apportera, dans le futur, une utilisation plus pratique par le génie et les idéaux merveilleux d'êtres hautement illuminés qui sont actuellement éveillés à la Consciente Reconnaissance de la « Puissante Présence I AM » et à l'usage de sa Sagesse et son Pouvoir illimités.
« Je désire expliquer toute chose dans un langage aussi simple que possible afin que l'Essence et le Principe des mots employés puissent être plus facilement compris et assimilés d'une façon permanente. Il est nécessaire, dans l'âge actuel, de simplifier la terminologie technique de façon que l'individu moyen soit à même de comprendre ces Vérités facilement et rapidement.
« Le temps est venu où une grande partie de l'humanité s'éveillera à la Vérité et réalisera que chaque être possède en lui un DIVIN MAITRE : « La Présence Magique du PUISSANT I AM ». Beaucoup d'entre eux, du point de vue intérieur, sont avancés sur le sentier de l'Illumination et cela est le résultat des efforts qu'ils ont accomplis pour leur réalisation dans leurs vies antérieures. Et, cependant, dans cette présente incorporation, ils sont extérieurement inconscients de cet acquis. De plus, ils n'ont pas eu l'entraînement académique nécessaire. Quelque chose doit être fait pour donner à de telles âmes la liberté dont elles ont un impérieux besoin et qu'elles sont prêts à recevoir. Ces êtres doivent être aidés, et NOUS TRAVAILLONS ICI POUR CELA. » Saint Germain se tourna vers Nada et Perle, et dit : « Etes-vous fatiguées, Mes Enfants ? Ce genre d'observation est généralement supposé être du domaine d'un homme, et il dure pour vous depuis des heures. » Elles le rassurèrent rapidement. Elles étaient parfaitement en forme à en juger par l'intense éclat et la vivacité de leurs yeux. Personne ne pouvait en douter.
« Je n'ai jamais été aussi vivement intéressée en quoi que ce soit dans ma vie entière » répondit Perle.
« Vous me faites un Grand Honneur, répliqua Saint Germain, par l'intérêt soutenu que vous portez à ces choses, et cela me procure une réelle joie de savoir que c'est réciproque. Maintenant, si vous voulez bien honorer mon humble domaine de votre présence, nous irons nous rafraîchir. Retournons au Laboratoire électrique. »
Nous reprîmes l'ascenseur, et, traversant la pièce, Saint Germain s'arrêta devant la porte conduisant vers le cœur de la montagne. Elle s'ouvrît à son contact, et nous pénétrâmes dans un genre de hall de réception, oblong, au plafond en forme de dôme. Les murs et le plafond étaient de la plus délicate et splendide couleur laiteuse. Le sol était recouvert d'un doux et moelleux tissu crème d'apparence haute-laine, épais de quatre centimètres environ. Cinq chaises se trouvaient là, d'une substance semi-opaque, également de teinte crème, recouvertes du même tissu pelucheux bleu pâle, identiques aux chaises qui se trouvaient dans la chambre de la Tour chez les Rayborn. Quatre de ces chaises étaient semblables, mais la cinquième avait un dossier très haut et arrondi. Chacune d'elles était placée près d'une porte, la plus grande au centre de la pièce.
Saint Germain dirigea Nada et Perle vers la première porte gauche. Il leur demanda de prendre possession des lieux, de se baigner et de revêtir les vêtements qu'elles trouveraient préparés pour elles. Ensuite, de regagner cette pièce et d'attendre d'être appelées pour le dîner.
Se tournant ensuite vers Rex et moi, il nous conduisît à la porte la plus éloignée, à droite, avec les mêmes recommandations d'avoir à nous préparer pour le dîner. Nous entrâmes dans la pièce que Saint Germain nous avait indiquée, et nous fûmes tous deux sans paroles, tant notre surprise était grande. L'ensemble était vraiment somptueux et digne d'un prince ou d'un palais royal. La pièce était de forme circulaire, le plafond en dôme orné de blanc et d'Or, meublée de deux splendides couches, séparées par une chaise. Un long miroir biseauté était fixé dans le mur entre les deux. Il y avait aussi une curieuse commode à tiroirs, intégrée dans le mur même, de telle façon quelle ne pouvait se distinguer du mur que par les poignées. Les chaises et les cadres sur lesquels reposaient les couches étaient également de cette même substance semi-opaque ayant l'apparence du métal.
Rex se dirigea vers une petite ouverture à notre gauche et me demanda de regarder. Je le suivis et vis le plus exquis des bains Romains, de forme également circulaire. Il était rempli d'eau qui étincelait et se mouvait incessamment, comme si elle était chargée avec l'Essence de Vie. Nous ne pûmes trouver trace d'aucun procédé ou moyen de ventilation, et cependant, dans chaque pièce que nous visitâmes, l'air était léger, propre, frais, pur, fortifiant et chargé de parfum de roses.
Nous nous baignâmes et nos corps ressentirent soudain une chaleur et un resplendissement de santé jamais expérimenté auparavant. Sur nos lits, se trouvaient les Robes que nous devions revêtir. Elles étaient sans couture et d'une fabrication dont je n'avais jamais entendu parler. C'était une sorte de soie épaisse, riche, somptueuse, et cependant, très
souple et extrêmement légère. Celle de Rex était d'un merveilleux bleu saphir, bordée d'or. La broderie formait une ceinture autour de la taille, et de large bandes autour du cou, autour des manches amples et au bas de la Robe. La mienne était blanche, brodée d'or. De magnifiques sandales assorties, exactement à nos pointures, nous attendaient.
Quand nous fûmes prêts, nous retournâmes dans le hall de Réception. Quelques instants après, les jeunes filles entrèrent, habillées, elles aussi, avec des Robes semblables aux nôtres. Elles étaient vraiment une vision de Jeunesse et de beauté. Les Robes de Perle et de Rex étaient semblables, et celle de Nada était comme la mienne. Leur chambre était évidemment la réplique de la nôtre, sauf qu'elle était décorée de nuances rose pâle. Nous étions très occupés à comparer nos remarques lorsque le plus céleste des carillons se fit entendre. Instantanément, la porte du milieu s'ouvrit d'elle-même. Nous entrâmes et fûmes saisis d'un tressaillement devant la Beauté qui nous était offerte.
Là encore, la pièce était une combinaison douce de blanc laiteux, et d'Or. Le dôme du plafond était coloré du bleu du ciel, et il y avait des nuages qui donnaient vraiment l'impression de contempler le ciel. Un drapé du plus somptueux des lamés recouvrait les murs, qui donnait l'impression d'une poussière de diamant, comme s'il émanait de cette fabrication une indescriptible Radiation. Cette chambre d'audience devait bien avoir seize mètres sur huit. Au milieu, se trouvait une grande table d'or avec un dessus de cristal.
A l'autre extrémité de la pièce, une table semblable mais dont les dimensions faisaient le tiers de la table précédente, et autour de laquelle étaient placées des chaises pour six personnes. Dans un angle, il y avait un orgue superbe; lui faisait vis-à-vis, dans l'angle opposé, un piano dont la caisse était faite de la même substance d'apparence métallique que le reste de l'ameublement. Nous étions tous si absorbés dans notre admiration des lieux, et notre joie devant toute cette beauté était si grande que nous ne remarquâmes pas l'entrée de Saint Germain et de Daniel Rayborn, jusqu'au moment où nous les sentîmes derrière nous.
Notre Maître Bien-aimé ouvrît la marche et nous conduisit vers la petite table où il plaça Rayborn à une extrémité, lui-même, présidant, à l'autre, Perle à sa droite et Rex à la suite, Nada à sa gauche et moi ensuite. Quand nous fûmes tous installés, il dit :
« Puis-je avoir le plaisir de commander le menu pour chacun de vous ? Vous savez que mon installation culinaire est dans l'invisible pour vous, bien qu'elle soit très réelle et tangible pour moi. » Nous acquiesçâmes avec joie et il continua :
« Inclinons nos têtes en adoration et louange à la « Puissante Présence I AM » à l'intérieur de chacun de nous. »
Tout juste après, et sans qu'un autre mot ait été prononcé, un gobelet de cristal rempli d'un liquide d'or étincelant apparût à la droite de chacun de nous.
« A l'Illumination et au Bonheur de chacun de vous ici, et de toute l'humanité » dit-il en levant son verre. Tandis que nous buvions ce merveilleux nectar, chacun de nous sentît le Pouvoir Accélérateur de Son Essence de Vie interpénétrer nos corps. Ensuite, apparût un plat, dressé comme un 'pain de légumes' avec un morceau de gâteau de miel, légèrement sucré. Ces mets étaient vraiment délicieux et tous furent unanimes à déclarer que c'était la chose la plus délectable que nous ayons jamais mangée. Une salade de fruits suivit, ou tout au moins, ce qui lui ressemblait le plus, et Saint Germain dit que c'était très nutritif.
Pour le dessert, nous mangeâmes quelque chose qui ressemblait à une crème glacée, rafraîchie à point, n'ayant rien du froid de la glace. Pour accompagner cela, il nous fût servi une sorte de gâteau appelé 'nourriture des anges', mais bien plus savoureux que tout ce que nous avions pu goûter de meilleur dans le monde extérieur. A la fin du repas, apparurent encore les gobelets de cristal, remplis, cette fois, d'un liquide crémeux. Tandis que nous buvions, une Force se répandît dans nos corps, semblable à la Lumière Vivante.
Au fur et à mesure que chaque plat était terminé, le service disparaissait tout simplement. Aucun de nous n'avait participé à quoi que ce soit de comparable, de si délicieux, nutritif et satisfaisant que ce merveilleux dîner que Notre Maître Bien-aimé Saint Germain avait pré- cipité pour notre joie, directement de la Substance Omniprésente Universelle. Quand nous eûmes terminé, Rayborn, s'adressant à lui, dit :
« Cette expérience, qui est pour nous si surprenante, si merveilleuse, est, pour Vous, tout à fait naturelle et normale. Nous ressentons que nous n'avons jamais été aussi honorés et aussi heureux dans nos Vies que ce soir. »
« Mes Bien-aimés Enfants, répondit Saint Germain, chacun de vous possède cette même 'Puissante Présence I AM' en lui, ce Soi Divin et ce Pouvoir de Dieu Tout-puissant pour accomplir toutes ces choses. Vous pouvez produire, précipiter, tout ce que vous désirez, directement de l'universel. J'ai acquis la compréhension pour me servir de ce Puissant Pouvoir, et diriger son Energie Illimitée pour commander et ordonner ce que je désire. Si vous le désirez aussi, vous pourrez, à votre tour et bientôt, diriger cette Puissante Energie - qui EST l'Energie de DIEU - pour accomplir ce que Vous appelez actuellement de grands miracles. Toute l'humanité pourrait apprendre à faire cela, si seulement elle le voulait bien.
ENFANT DE DIEU
« Quand vous serez conscient de cela, vous verrez qu'il est infiniment plus facile de produire tout ce que vous désirez pour votre usage, directement de la Pure Substance Universelle que de l'obtenir par le processus de la Nature, beaucoup plus lent, qui consiste à faire pousser, croître et produire ce que vous désirez.
« Voulez-vous, dit-il se tournant vers Nada et Rex, me faire l'honneur de chanter deux des romances de votre composition, cela nous fera un grand plaisir ? »
« Avec joie » répondirent-ils. Nada s'assît au piano, et ses doigts ébauchèrent une des phrases de la mélodie qu'ils allaient chanter. Elle s'arrêta, surprise par le timbre exceptionnel de l'instrument, lequel n'avait rien de commun avec tout ce qui a été produit sur terre. Ils chantèrent 'Le chant d'Amour Arabe'. Leurs voix et la résonance de ce merveilleux piano
produisirent un effet d'indescriptible beauté. Quand ils eurent fini, Saint Germain, avec toute la grâce et la courtoisie d'un homme de Cour, s'inclina profondément devant eux, en reconnaissance à la « Puissante Présence I AM » qui avait permis d'être extériorisée en action si parfaite.
« Je m'incline devant ton trône Gracieux du Chant » dit-il. Il complimenta ensuite Nada et Rex, disant qu'il n'avait jamais entendu chose plus divine. « Maintenant, continua-t-il, allons à la Salle de Radio, des amis nous y attendent. »
Quand nous arrivâmes, nous fûmes présentés à trois dames et à trois messieurs. Ils étaient revêtus de Robes analogues aux nôtres, mais de couleur différente. Parmi eux, se trouvait un monsieur plus âgé, aux cheveux et à la barbe blanche, qui paraissait très affaibli. L'une des trois dames, que nous appellerons Léonore, se dirigea vers la Radio et dit :
« Ce parfait appareil de Radio est le résultat de mon travail pendant sept différentes incorporations. Dans quatre d'entre elles, j'avais un corps masculin. J'ai rapporté avec moi la mémoire de ce travail dans chaque incorporation, et, à la fin, il a atteint l a Perfection désirée.
« Cet appareil de Radio possède trois champs d'action, que je qualifie de : HAUT - MEDIUM - et BAS.
« Dans l'appellation et le fonctionnement de 'HAUT', il atteint d'autres planètes de notre Système Solaire. Dans le 'MEDIUM', il atteint n'importe quel point de votre planète Terre, y compris ses Ceintures Ethériques, et, dans le 'BAS', il pénètre jusqu'au centre de la Terre. Branchons-nous, tout d'abord, avec quelques-unes de nos grandes cités. »
En quelques instants, nous entendîmes clairement et distinctement un reportage, une conférence radiodiffusée par l'une des plus importantes stations de radiodiffusion de New York. Nous primes ensuite un orchestre radiodiffusé d'une autre station de New York. Puis, elle se brancha sur Londres, Paris, Vienne, Le Caire, Calcutta, Hong-Kong, Melbourne et Tokyo.
La distance n'avait aucune importance et n'altérait en rien la réception claire des émissions, pas plus qu'à aucun moment il n'y eût la plus légère indication de perturbation ou de coupure.
« Atteignons maintenant la première Ceinture Ethérique autour de la Terre », dit-elle. Nous entendîmes alors, immédiatement, la plus Majestueuse et Vibrante Musique de L'Ame et, aussitôt, une Voix merveilleuse qui disait :
« Cela vous est transmis depuis la Cité d'Or Ethérique, au-dessus du Désert du Sahara. Nous savons toujours quand une connexion avec la terre est faite, mais nous possédons encore de plus grands moyens de communication. C'est par l'opération du Rayon du Son que la parole est diffusée, et c'est par le Rayon de la Lumière qu'il est possible de capter la Lumière et de voir dans l'espace. Quand ces deux opérations sont combinées, il se produit la forme la plus haute de télévision. Dans quelques années (cela est écrit en 1934), cependant, la télévision mécanique atteindra un très haut stade de perfection; elle deviendra aussi pré- pondérente et vulgarisée dans le monde extérieur que votre téléphone d'aujourd'hui. Oh ! que la majorité de l'humanité puisse s'élever dans sa conscience et que davantage d'êtres humains soient accordés assez haut pour avoir l'usage de ces Merveilleux Rayons !
« Vous voyez bien que la « Puissante Présence I AM », présente en chacun de nous, ne reconnaît ni le temps, ni le lieu, ni l'espace, pas plus que les conditions. C'est seulement dans l'activité extérieure ou conscience humaine que de telles conceptions de limitations peuvent se produire. » Léonora ajusta la Radio sur le 'HAUT' et, instantanément, nous entendîmes une Voix disant :
« Léonora, ici VENUS. Nous vous connaissons, car votre appareil est le seul instrument mécanique qui nous atteigne, que nous captons depuis la Terre. Votre communication habituelle avec nous est généralement faite sur les RAYONS LUMIERE et SON. Nous pensons donc que cela est pour d'autres que vous-même. Nos instruments ici, sur Vénus, indiquent la planète avec laquelle nous sommes branchés, par le Son et la Couleur de la Vibration. Il arrive rapidement le jour où la télévision mécanique nous atteindra aussi. Vos savants n'obtiendront pas ce succès tant qu'ils ne comprendront pas qu'il existe des Rayons Ethériques. Ils doivent devenir conscients de l'existence de ces rayons et apprendre à s'en servir. Cela fera de toutes les communications interplanétaires dans l'Espace Cosmique, une chose simple et facile à exécuter, et ce sera aussi une constante opportunité de rester en communication avec NOUS.
« Dans les dix prochaines années (donc de 1934 à 1944) et peut-être même, dirons-nous, vingt, tout cela dépendra entièrement de l'harmonie maintenue parmi les habitants de la Terre, un certain nombre de Nos Grandes Inventions seront données, transmises à ceux qui, parmi vous, seront accordés pour les recevoir. Cela sera d'un très grand profit à votre humanité, ainsi que le Merveilleux Accélérateur Atomique qui est près de vous. Cet instrument sera la Bénédiction immense de votre peuple, un jour. Appelez-nous à tous moments, car nous pouvons vous aider. Notre Amour, Notre Lumière et Notre Pouvoir vous enveloppent ainsi que toute la Terre. » Léonora changea alors le champ d'opération du 'HAUT' vers le 'BAS', et trois minutes après environ, une voix profonde s'éleva disant :
« Je reconnais votre appel et j'y réponds en personne. Ici PELLEUR. Il est intéressant et encourageant de savoir que ceux qui vivent à la surface de la Terre pensent, enfin, qu'il peut exister et qu'il existe des Etres Divins à l'intérieur de la Terre même. Nous pensons que nous avons beaucoup moins à lutter que vous, car nous n'avons pas des températures extrêmes, pas de saisons de chaleur ou de froid. Nous jouissons d'une Eternelle Lumière Blanche, qui est douce et apaisante. Notre climat est délicieux, comparable au climat semi-tropical de la Terre. Votre Amérique connaîtra un jour ce climat analogue, avec de faibles changements de saisons.
Il sera infiniment plus tempéré que celui que vous avez à présent. Quant à nous, nous avons ce qui pourrait être appelé l'Eternel Soleil d'Egale Pression. Cela produit et maintient une atmosphère dont la pression est toujours égale et harmonieuse pour tout ce qui vit en elle.
« La Puissante Présence I AM pourvoit chaque phase de son expression de conditions parfaite. Si seulement le monde pouvait réaliser et comprendre cela, la terrible agonie que crée la peur s'évanouirait et disparaîtrait complètement de la Surface de la Terre et de l'Humanité. Je connais voyez-vous, beaucoup des conditions de la Terre, en dehors de ma propre Activité ici, car lorsque, comme vous, du reste, nous atteignons l'Esprit de Dieu, toute CONNAISSANCE peut nous être donnée, parce que notre mobile est pur et altruiste. »
« Nous ne pouvons pas continuer ces observations plus longtemps, expliqua Léonora, car, en ce moment, d'autres choses urgentes demandent Notre Attention et Notre Service. » Saint Germain vit et sentît dans notre mental les questions que nous n'avions pas posées, telles que pourquoi y avait-il des habitants dans le Centre de la Terre, et quelle sorte d'individus ils étaient. Cette idée nous choqua, tout comme elle choque nos lecteurs. Il nous considéra tous pendant un moment, et dit : « Oui, je vais vous dire les faits dès maintenant, car en chacun de vous le désir de connaître la Vérité est grand. Vous, en tant qu'étudiants sur le sentier, qui, sincèrement et vraiment désirez comprendre la VIE partout dans l'Univers, devez vous rappeler et garder présent en mémoire qu'il n'existe pas d'endroit dans l'Univers où les individus conscients - et par là je veux dire ceux qui savent et sont conscients d'eux- mêmes comme créateurs dotés du libre arbitre - ne puissent aller et explorer pour comprendre toute l'Activité Cosmique. Il existe, dis-je, ni lieu où ils ne puissent aller, ni conditions qu'ils ne puissent confronter, dans le but d'explorer et de comprendre le processus de tout ce qui se poursuit dans n'importe quelle partie de l'Univers - s'ils le désirent.
L'idée que le centre de la Terre est une masse de feu est complètement erronée. A l'intérieur de la croûte terrestre et jusqu'à une certaine profondeur, il existe des conditions de l'Elément Feu en action, mais dans le centre de la Terre elle-même, au cœur, il y a des êtres individualisés, Hautement Conscients d'eux-mêmes, qui, au travers de nombreux cycles de travail et d'efforts personnels, ont contrôlé et maîtrisé certaines forces avec lesquelles ils travaillent encore pour l'Accomplissement du Plan Divin, en ce qui concerne cette partie de la Terre.
« Il y a aussi des Etres qui s'efforcent d'atteindre ce même idéal à la surface de la Terre, mais qui travaillent seulement dans et avec les conditions données par la Nature.
« Vous devez comprendre et toujours vous souvenir que les Maîtres Ascensionnés assistent les étudiants partout et à tous les degrés des expériences de la vie extérieure, dans toutes les conditions qui se manifestent dans et à la surface de la Terre, aussi bien que dans d'autres planètes de ce système de Mondes. Pourquoi ne serait-ce pas une condition parfaitement naturelle et normale que certains de ces Etres soient les Instructeurs de ceux qui travaillent avec acharnement dans le centre aussi bien qu'à la surface des planètes ?
« Cette Révélation n'est ni contraire, ni anormale, ni inconsistante avec le Grand Plan Infini. L'inconsistance et anormale condition de l'humanité est l'ignorance, l'étroitesse d'esprit, la mesquinerie, la noirceur enfin du concept humain qui ferme la porte sur la Grandeur Prodigieuse des merveilles sublimes de ce glorieux Univers, et dit : « Je ne le crois pas, c'est impossible ! »
« Seules l'ignorance et la noirceur de ce concept font que l'humanité est incrédule, et que toutes choses sont impossibles. Les étudiants de la Lumière, qui connaissent La source Toute- Puissante de la création et l'acceptent - et quel est, je vous prie, le mental raisonnant qui puisse en douter quand on voit que partout on étudie les merveilles de l'atome aussi bien que celles des soleils Cosmiques - ils savent, ces étudiants de la Lumière, les Merveilles de la création qui nous confrontent partout, dans tous les domaines, sur notre planète, et qu'elles sont illimitées et prodigieuses. Ces faits sont exacts. Il existe beaucoup de sorte d'Etres répandant Leur Lumière sur les planètes de ce système, et le fait qu'un certain type d'êtres n'est pas encore conscient de l'existence et de la Connaissance des autres ne prouve pas qu'ils n'existent pas.
« Les hommes doivent apprendre, un jour ou l'autre, un peu plus de ce qui concerne cet univers qui les entoure et dont ils font partie, et cette Instruction que je vous donne contient une partie de cette Nouvelle Connaissance. ELLE EST VRAIE. Chaque mot est juste et l'ignorance humaine, pas plus que le doute, ne peuvent changer cette Vérité de ce qui est, sa manifestation dans l'univers. Les nuages peuvent obscurcir les Rayons du Soleil pour un temps, mais ils ne pourront jamais supprimer l'existence même du soleil. Ainsi en est-il avec les opinions humaines et l'ignorance du passé et du présent. Un jour viendra où la Lumière se frayera un passage au travers de tous ces nuages. Et CE JOUR EST LA ! C'EST MAINTENANT.
« Laissez la Lumière de Vérité briller et resplendir clairement au travers des idées et des opinions préconçues des humains. Des faits se révèleront qui obligeront toute ignorance à disparaître dans la Grande Mer de l'Oubli; et elle sera remplacée par la Grande Lumière de la Puissante Présence I AM. Nous allons maintenant poursuivre notre autre travail.
« L'heure a sonné pour l'Ascension de ce Bon Frère, dit-il faisant allusion au vieux Monsieur à cheveux blancs que nous appellerons David. A cause de ses connaissances acquises dans ses précédentes incorporations, il a tellement accordé Son Courant de Vie qu'il pourrait, dès maintenant, entrer dans une vague plus large d'expression Cosmique. Dans cette Grande Activité, il pourra exprimer des phases beaucoup plus transcendantes de la Vie Individuelle que dans cette existence actuelle. Par son acquis passé, son évolution et son effort personnel conscient dans cette Vie, il est possible que nous puissions lui donner Assistance nécessaire. Rendons-nous maintenant au Laboratoire Electrique. »
Pendant que la porte s'ouvrait, nous vîmes que la pièce était inondée de Lumière Blanche Etincelante. Nous nous dirigeâmes vers l'Accélérateur Atomique, qui cette fois, était chargé avec la Pure Essence de Vie. Il ne nous a pas été permis de donner actuellement une description détaillée de cet instrument. La chaise sur laquelle s'assit l'être qui devait ascensionner paraissait être faite d'Or pur, mais Saint Germain nous dit aussitôt que c'était une combinaison d'Or et de différentes autres substances encore inconnues du monde extérieur.
Saint Germain demanda à David de prendre place sur la chaise, et certains Courants de Lumière commencèrent à briller à l'intérieur même de la chaise. David s'assit, le corps parfaitement à l'aise, complètement relaxé, ses bras reposant confortablement sur les bras du fauteuil. Nul mécanisme apparent n'entourait ou ne cernait la chaise, pas plus que la trace d'un mécanisme intérieur, et elle donnait une merveilleuse impression de confort. Cela donnait positivement à chacun de nous la plus Divine Sensation Extatique concernant l'ensemble du dispositif de cet arrangement.
Quand tout fût prêt et que nous fûmes tous silencieux, un des Maîtres Ascensionnés, d'une extraordinaire Gloire et Puissance, apparût soudain directement de l'Atmosphère. Il plaça ceux qui étaient présents dans la position et la place en rapport avec leur radiation, et leur demanda de joindre les mains pour faire un cercle complet autour de la chaise, le Puissant Maître faisant face à David. Les personnes placées de chaque côté du Maître firent leur connexion avec lui en plaçant leurs mains derrière son dos, à l'opposé du plexus solaire, et Saint Germain se tînt face à lui, derrière la chaise où David était assis. Le puissant Maître donna alors les indications nécessaires.
« Que chacun de vous, dit-il, ferme les yeux, concentre l'attention avec toute sa force sur le Tout-Puissant Pouvoir de la 'Puissante Présence I AM' en vous. Donnons joyeusement louange et gratitude de ce que le corps de David est maintenant élevé dans sa Divine Perfection, et qu'il accepte et reçoit la plénitude des Dons Divins, Liberté, Souveraineté et Maîtrise. » Il adressa ensuite directement à moi et me demanda d'observer attentivement le processus.
J'ouvris les yeux et, tout d'abord, je pus à peine voir la forme de David, tant l'intensité de la Lumière progressait. A un moment donné, elle devînt si claire qu'il me sembla que je m'élevais avec elle jusqu'à un certain degré. Je vis alors une chose qui me surprît au plus haut point : les cheveux de David avaient repris leur couleur originale châtain foncé, les rides de son visage avaient disparu, sa chair avait repris le ton rosé de la parfaite santé et sa barbe avait également disparu.
Je ne pus suivre plus longtemps le processus, tant la Lumière devînt intense, et je n'étais plus conscient de quoi que ce soit.
La partie la plus concentrée de cette Lumière était autour de son corps, mais elle nous enveloppa tous dans la plus Etincelante Radiation. Les contours de son corps disparurent complètement, et, involontairement, je fermai les yeux. Combien cela dura-t-il ? Je ne l'ai jamais su. Alors, Notre Bien-aimé Saint Germain s'adressa à nous tous et dit :
« Le corps de David a été élevé dans son Electronique Perfection et le Puissant Maître, Mon frère, l'a pris pour un certain temps dans un plan de Lumière pour lequel il avait été préparé par la Perfection de Son Corps de Lumière Eternel. Plus tard, il reviendra dans la forme d'un Maître Ascensionné pour aider l'humanité dans la Divine Direction.
« Venez, mes enfants, nous allons regagner mon domaine privé. »
Il nous conduisit et nous entrâmes dans la Magnifique 'Chambre de Cristal' ainsi que j'aimais la dénommer, où nous avions pris notre merveilleux repas précipité. Nous trouvâmes là le nombre de chaises nécessaires, placées autour de la Grande Table d'or, avec dessus de cristal. Cela était vraiment la Salle d'Audience, bien qu'en certaines occasions il l'employât comme salle à manger privée pour des invités spéciaux. Il prit la chaise du haut de la table et demanda à Daniel Rayborn de se placer à l'autre extrémité; il commença alors l'un de ses Étonnants et Eblouissants Discours :
« Demain soir, vous, Mon frère, dit-il, s'adressant à Rayborn personnellement, vous aurez le privilège analogue à celui qu'à eu David aujourd'hui. Dans votre cas, cependant, le procédé ne sera pas complété, mais il commencera de hausser la structure atomique, de façon que, lorsque le moment sera venu, quelles que soient les circonstances par lesquelles s'opèrera votre passage dans le changement appelé 'mort', vous puissiez avoir l'Assistance nécessaire et élever votre forme extérieure dans la Parfaite Structure Electronique au lieu de la dissoudre.
« Je promets, déclara-t-il, se tournant vers Nada et Rex qu'il n'y aura aucun chagrin au départ de votre Père. Vous pouvez maintenant comprendre pourquoi. Cela est la Voie que nous employons nous-même pour nous soustraire aux griffes de la faucheuse appelée 'mort'. Ainsi, nous entrons consciemment dans cette Vie Parfaite qui est la Divine Lumière et L'Eternel Héritage de chacun des enfants de Dieu. Nombreux sont ceux qui ont choisi de prendre le chemin le plus long pour arriver à ce point, mais tous doivent commencer, à un certain moment, et, en définitive, tous doivent le faire.
« Cette partie de l'expérience, l'humanité n'y a, pour ainsi dire, pas répondu, pas plus qu'elle n'a compris ou considéré un accomplissement possible jusqu'à ces tout derniers temps; cependant, le Puissant Maître Jésus donna le plus parfait et absolu Exemple de cela, ainsi que l'explication, il y aura bientôt deux mille ans. Il donna à l'humanité la Preuve Eclatante, Merveilleuse et Concluante en disant :
« Les oeuvres que je fais, vous les ferez aussi, et de plus Grandes encore ».
« Cette Affirmation reste comme une obligation perpétuelle sur l'humanité jusqu'à ce qu'elle ait accompli ces oeuvres. L'humanité a passé avec légèreté sur sa signification réelle et a pris la position que cela était impossible. Bien que tous ne sentent pas la nécessité de l'accomplir de la même façon qu'il le fît, chaque êtres humain doit, cependant, à un moment donné, élever sa structure atomique dans l'Impérissable Corps Electronique où n'existe aucune imperfection.
« Un grand nombre d'individus, actuellement en incarnation dans un corps physique, sont, ou seront capables de le faire dans cette Vie même, avec une petite Assistance nécessaire de Notre part, mais c'est Notre Privilège, Notre Grand Privilège, de le faire. L'Accélérateur Atomique fût perfectionné pour aider à donner cette Assistance, et il n'existe pas d'inventions ou découvertes qui soit ou sera d'une plus grande bénédiction pour l'humanité. Les Résultats dont vous avez été témoins sur le corps de David sont permanents, Réels et tangibles. Cette étonnante et réelle machine physique est, en même temps, un
puissant agent de guérison par le même moyen qui élève le corps physique. Elle établit aussitôt et rapidement un parfait équilibre dans la structure cérébrale et, par l'équilibre du mental et des activités émotionnelles ou affectives d'un être humain, la malhonnêteté, le crime de toute espèce peuvent être évités. Elle était en usage chez les Atlantes, à Atlantis, quoique bien moins perfectionnée. »
CHAPITRE IV
(Première Partie)
« Je vais maintenant vous parler de choses sacrées et personnelles, dit Saint Germain, s'adressant directement à Nada, Perle, Rex et Bob Singleton. Je ne voudrais pas que vous ayez l'impression que je m'immisce dans vos affaires privées et sacrées, non plus que je prends avantage sur vous du fait du Pouvoir que je possède et que j'emploie. Cependant, il est certaines questions sur lesquelles je dois clairement m'expliquer avec vous. Rex et Perle sont « Rayons-Jumeaux », issus de la même Flamme divine. La flamme vient du cœur de Dieu, la Grande Conscience de Vie de l'Univers - le Grand soleil Central.
Quand vous, la Puissante Présence I AM, voulez venir dans un foyer Individualisé de Souveraineté Consciente et employer le Verbe Créateur « I AM », votre première activité individuelle est la formation d'une Flamme. Alors vous, le foyer individualisé de la Puissante Présence I AM, commencez votre Expression dynamique de la Vie. Cette Activité, que nous appelons Autoconscience ou conscience Individuelle, signifie que l'individu est conscient de sa Source et de la Perfection de la Vie s'exprimant par lui-même. Seul, l'individu autoconscient possède tous les Attributs et le Pouvoir Créateur de la Puissante Présence I AM. Seul, il peut savoir qui et ce qu'il est et exprimer la plénitude du Pouvoir Créateur de Dieu chaque fois qu'il emploie les mots « I AM ».
« La partie humaine extérieure de cette Activité est ce que nous appelons le « moi ». Il est seulement le véhicule par lequel la Perfection devrait être exprimée et manifestée dans la substance extérieure de l'Univers.
« A l'intérieur de la pure Flamme de Dieu est un Souffle animé d'une pulsation constante. Ce Grand Souffle de Feu est un déversement rythmique d'Amour divin. Ses trois Attributs sont l'Amour, la Sagesse et le Pouvoir en Action. Ces attributs se déversent constamment dans l'Océan Infini de Pure Lumière Electronique. Cette Lumière est la Substance Universelle ou Esprit dont toutes les formes de Vie sont composées. Cette Substance Universelle est intelligente - notez bien cela - car elle obéit à la Loi sous le Commandement de l'individu qui dit ou est conscient de « I AM ». Ces deux mots sont l'Acceptation, la Reconnaissance, et la Libération du Pouvoir de créer et d'amener en manifestation dans le monde extérieur chaque qualité qui suit cette Reconnaissance. Pour que l'intelligence agisse, il doit y avoir une intelligence sur laquelle elle puisse agir. La Substance Universelle est comparable à un film photographique : elle enregistre toutes qualités, quelles qu'elles soient, que l'individu impose sur elle par sa pensée, son sentiment et par le verbe ou la parole. Les Mots « I AM », qu'ils soient pensés, sentis ou parlés, libèrent, instantanément, le Pouvoir de Création. Ne vous y trompez pas. L'Intelligence est Omniprésente; elle se trouve dans la Lumière Electronique.
« Le premier Fiat de création qui fût prononcé dans l'infini est : « Que la Lumière soit ! » et, alors, la création eût lieu, car c'est de cette Lumière primordiale que viennent toutes les formes manifestées.
« La Lumière est le point central de Vie ou énergie dans chaque Atome qui constitue la Substance dont provient toute manifestation physique. Je parle de l'Atome parce que le taux le plus bas de vibration formant la manifestation physique est la structure atomique que nous prenons en considération.
« Lorsque vous enveloppez ou maintenez consciemment une personne, un endroit, une condition ou une chose dans la Lumière Blanche Etincelante, vous interpénétrez et traversez la structure atomique jusque dans l'Electronique où il n'existe aucune imperfection. Par l'emploi de cette Lumière, on traverse la structure de l'imperfection, et ce sur quoi l'attention est centrée est alors amené à l'état parfait, non seulement comme le Père le voit, mais parce que c'est la perfection même du Père exprimée. Vous, en tant que Fils, avez la faculté de diriger l'Énergie, qui est l'activité de la Lumière, vers un but. Il est impératif de garder la pensée consciente - l'attention concentrée - sur ce qui doit être accompli afin de donner la direction voulue à l'Activité de cette Puissante Force que vous avez le droit et le privilège d'utiliser.
« QUAND VOUS EMPLOYEZ LA LUMIERE BLANCHE ETINCELANTE, VOUS ACCEPTEZ, A CE MOMENT, LA STRUCTURE ELECTRONIQUE QUI EST ALORS PRESENTE EN MANIFESTATION, CAR VOUS AGISSEZ DU PLAN DE L'ACTION, OU MANIFESTATION PARFAITE.
« Quand votre désir est fixé et fermement maintenu, il devient la pensée consciente dirigeante, car vous ne pouvez avoir un désir sans la pensée consciente de ce désir. De grands pas ont été faits, pendant les quinze dernières années, dans l'emploi le plus élevé de la Lumière sur les plans Intérieurs. Votre grande et consciente adhésion à la Lumière indique que vous êtes prêts pour son usage le plus élevé. Si, au moment de mettre la Lumière en Action dynamique, vous avez la conviction que la Perfection de ce que vous désirez est déjà manifestée, votre mental sera débarrassé de toute incertitude; vous aurez l'assurance que la chose désirée se manifestera pour votre usage physique. En revêtant ou en visualisant une personne, un endroit, une chose ou un ensemble de circonstances dans la Présence Lumineuse de Jésus Christ ou d'un autre Maître Ascensionné, vous les débarrassez réellement du revêtement atomique au travers duquel vous avez pénétré, pour ne voir, ne re- connaître et n'accepter que la Perfection que vous voulez maintenant, avoir dans la forme. En fait, vous avez balayé toute imperfection hors d'action.
« L'étudiant devrait se représenter et sentir son propre corps comme s'il était composé de Pure Flamme Blanche, émettant de long Rayons de Lumière. La Flamme est votre Etre Réel - la Puissante Présence I AM - la plénitude de la Perfection du Christ. Les Rayons projetés sont l'intelligence divine ou l'Amour en Action. Ces Rayons suivent vos directives conscientes, transmettant votre pensée et produisant des résultats magiques lorsqu'ils sont consciemment dirigés, fermement, inébranlablement maintenus par votre attention consciente. Cette Lumière que vous visualisez ainsi est la Substance Electronique que les Hindous appellent « Prana ».
« Cette Lumière est toujours dirigée par la pensée, mais il est impératif que tous apprennent à la contrôler et à la diriger consciemment. C'est par ce procédé de Contrôle et de Direction conscients que les Maîtres Ascensionnés accomplissent de soi-disant Miracles. L'Amour divin est une Présence, une Intelligence, un Principe, une Activité, une Lumière et une Substance. Lorsque nous ordonnons à L'Amour divin de surgir et d'accomplir n'importe quoi, nous mettons en Action la plus haute forme d'Action - la Force la plus Puissante.
« Cependant, cela ne demande pas un effort extraordinaire; en fait, c'est juste l'inverse qui est nécessaire. Il faut une connaissance calme, ferme, déterminée et consciente. Lorsque cela est bien ancré dans la conscience comme une certitude absolue, les réponses aux commandements deviennent de plus en plus rapides, presque instantanées.
« Ordonnez sans crainte n'importe quoi, d'Ordre Universel - Principiel.
« Soyez absolument sûr que la Lumière, la Substance Electronique Universelle est là pour votre usage; elle est à vos ordres. Votre Puissante Présence I AM est un Etre Autoconscient dont votre conscience extérieure n'est qu'une partie. Donc, vous pouvez parler à votre Puissant Maître Intérieur comme à un père aimant, possédant une Lumière, un Amour, des richesses, du Pouvoir, de la Santé, du Bonheur illimités ou n'importe quoi que vous désiriez. Plus vous aurez recours à cette Puissante Présence I AM, plus vite elle vous répondra.
« L'Amour divin peut contrôler toute manifestation. Si, dans l'emploi que vous faites de l'Amour Divin, vous êtes conscients que cet Amour est tout l'Amour, toute la Sagesse et tout le Pouvoir de cette Puissante Présence I AM, vous qualifiez alors ce Principe auquel vous donnez vos ordres, comme ayant toutes les qualités. La souveraineté sur toutes choses dans l'air, dans la terre, dans le feu et dans l'eau vous est donnée par le commandement de ce Puissant Principe Universel, qui se trouve toujours à votre service, étant là pour votre usage conscient.
« L'AMOUR, L'INTELLIGENCE DIVINE ET LE PRANA SONT « UN » DANS L'ETAT STATIQUE OU LE SILENCE. PAR L'ACTION CONSCIENTE DE L'INDIVIDU, L'AMOUR DIVIN, CONSCIEMMENT DIRIGE, DEVIENT AMOUR, SAGESSE ET POUVOIR EN ACTION. C'EST POURQUOI L'AMOUR DIVIN, CONSCIEMMENT DIRIGE POUR ACCOMPLIR UNE CHOSE, PRODUIT DES RESULTATS SI MERVEILLEUX. IL DEVIENT INSTANTANE ET TOUT-PUISSANT DES QUE LA CONSCIENCE EXTERIEURE CESSE DE LE LIMITER.
« Maintenant, revenons à l'explication des Rayons-Jumeaux. La toute-Puissante Flamme de Dieu, respirant en elle-même, projette deux Rayons dans la Mer de Pure Lumière Electrique. Cette Substance-Lumière Intelligente devient comme le revêtement de ces Rayons de la Puissante Présence I AM. Chaque Rayon possède tous les Attributs de la Divinité, et jamais aucune imperfection ne peut y pénétrer ou s'y enregistrer. La Flamme divine Individualisée projette dans chaque Rayon un Foyer ou Etincelle formant le Centre ou Cœur sur lequel se condense la Substance-Lumière Electronique, créant le Corps Electronique. Autour de celui-ci, la Flamme projette des Rayons de moindre intensité qui forment une Aura ou Champ de Force. Ce Champ de Force est parfois appelé Corps Causal et contient les résultats de tout effort constructif qui a été fait pendant et entre les incorporations. Toute la Substance Electronique employée constructivement par l'expérience physique du moi extérieur est également déposée dans ce Réservoir (Corps Causal). Cela permet à la Flamme divine de projeter une plus grande quantité de sa propre Vague de Vie. Par les incorporations du moi extérieur et ses expériences physiques, le Corps Causal devient un Soleil toujours croissant, et un déversement permanent et illimité d'Idées, d'Amour, de Sagesse et de Pouvoir, au moyen de Rayons d'Amour dirigés vers le reste de l'Univers.
« Ce Soleil est, en réalité, un réservoir d'Energie et de Substance employées constructivement par expérience humaine et élevées de façon à devenir la Gloire de la Flamme divine qui – remarquez-le bien - ne perd jamais son Identité Individuelle dans l'Univers. C'est ainsi que la belle, joyeuse, parfaite et illimitée Activité de la Vie et de la Création déploie sa Perfection toujours croissante. La Substance et l'Energie Universelles que le moi extérieur emploie de façon discordante s'accumulent dans l'atmosphère autour du corps physique du moi extérieur, et, simultanément, dans l'atmosphère de la terre. Périodiquement, des vortex se créent, qui ne peuvent être purifiés, et dont l'Energie ne peut être retournée à la Grande Mer de Lumière Universelle que par l'Activité de l'Elément Feu.
« Le processus de purification par l'élément Feu surgissant dans la chair du corps humain pour y consumer les mauvaises qualités, s'il est mal compris par le moi extérieur, produit une sensation de douleur. Mais si l'élément Feu agit dans la chair du corps humain pour le vivifier et l'énergiser, alors il produit la sensation de Paix, de joie exubérante et d'extase.
« S'il agit dans l'atmosphère de la Terre et dans la Nature pour les purifier, il produit des éruptions volcaniques et des cataclysmes. Lorsqu'il agit pour vivifier et énergiser la nature, il produit une croissance exubérante et un air pur et raréfié qui vitalise tout.
« Le moi extérieur de chaque individu possède le pouvoir de choisir concernant ce qu'il veut penser, sentir, créer et expérimenter. Si l'on use de façon constructive toute la Substance et l'Energie de son Etre, alors la Paix, l'expansion, la Joie, l'Opulence et la Gloire, s'établis- sent dans notre Vie par un courant de retour du déversement de ses Dons. Si l'on préfère créer autrement, la misère et la destruction autocréées reviennent sur l'individu et le détruisent, ainsi que son corps. Le moi extérieur n'est qu'un gardien de Vie, d'Idées et de Substance-Lumière - de la Pure Substance Electronique. Le simple fait d'exister comme un être humain est une preuve, pour tous ceux qui sont capables de lire le livre de la Vie, qu'ils ont décrété de venir en Existence Individuelle et qu'ils ont accepté, librement, de prendre la responsabilité d'être un créateur. Chacun doit porter la responsabilité de son monde. Si l'on a créé, sous l'influence des appétits des sens du corps physique, des choses et des circonstan- ces indésirables, on a tout le pouvoir de les purifier et de les dissoudre par l'emploi correct de l'élément Feu, dont l'Amour divin est l'Activité éternelle la plus Haute et la plus Puissante.
« Si l'on désire mettre son moi personnel et son monde en ordre et jouir de la Paix en créant un monde de joie, de perfection et de Gloire, on doit s'adresser à son Corps Electronique .afin de connaître son Plan de Perfection divine, qui ne peut jamais être trouvé ailleurs. Ce n'est que là - et là seulement - que le moi extérieur trouvera la sécurité, le repos,
la satisfaction, la joie et l'accomplissement de tout désir constructif, car, dans la plénitude de la Présence se trouve toute chose désirable.
« Ce Parfait, Eternel Corps Electronique se trouve de quatre à seize mètres au-dessus du corps physique de tout individu - sauf s'il s'agit d'individus très vils ou destructeurs; dans ce cas, il se retire encore plus loin.
« C'est le Fils ou le Soleil de Dieu, car le Corps Electronique de toute Flamme divine Individualisée est une Lumière Etincelante, Flamboyante d'une telle intensité que les yeux humains ne peuvent le regarder que pendant une fraction de seconde. En adorant la Flamme divine et en purifiant son instrument - le moi extérieur - l'activité extérieure du mental et le corps physique sont élevés dans un accord vibratoire qui permet de voir clairement le Corps Electronique dans l'Etincelante Lumière du Champ de Force qui l'entoure. Le corps physique, ou structure atomique actuelle de chair, est, à la fois, la forme la plus dense et l'enregistrement ou l'extériorisation de l'activité extérieure du mental inférieur.
« Dans certaines explications religieuses concernant le Corps Electronique, celui-ci a été souvent désigné comme l'Ange Gardien. Il est Cela, et même davantage lorsqu'il est correctement compris. C'est à ce Corps que doit s'adresser le moi extérieur pour l'obtention de toute bonne chose, comme un enfant s'adresse à sa mère. Tout ce que la Flamme divine contient se répand dans le Corps Electronique, où le Pouvoir Transcendant et l'intensité de la Lumière de la Puissante Présence I AM sont abaissés au degré où ils peuvent agir dans l'octave vibratoire du monde physique.
« Du Centre ou Cœur du Corps Electronique, un Courant d'Essence de Vie, ou Lumière Liquide, pénètre dans le corps physique au travers de la glande pinéale, et emplit les canaux des nerfs. Ce Feu Blanc Liquide coule le long des nerfs comme le sang dans les veines. Il fait battre le cœur, se mouvoir les muscles, permettant tout mouvement. C'est également la Lumière énergisante dans les cellules cérébrales.
« Le courant de Vie du corps est souvent désigné comme la « Corde d'Argent ». Cela est juste, car le Courant de Lumière Blanche Liquide agit par pulsation continuelle au travers du corps de chair dans tout le système nerveux. A la soi-disant mort, la Présence Divine retire le Courant de Lumière et la chair se désintègre. C'est par le gaspillage de cette Lumière Electronique dans des excès émotionnels, au lieu qu'elle soit gardée dans le cerveau et le corps physique pour reconstruire la structure cellulaire et fournir le Pouvoir Moteur à tout le corps, que la race continue de faire l'expérience de la soi-disant mort.
« Les humains n'aiment pas entendre cette vérité, mais le gaspillage de l'Energie Vitale dans des sentiments incontrôlés est la cause de la désintégration de tous les corps physiques - exception faite pour la violence. Si, par la Vue Intérieure, on observe le courant de Vie d'un enfant robuste et sain, on verra que les nerfs du corps sont pleins de Lumière Liquide Blanche Etincelante. Si, ensuite, on observe le corps du même enfant lorsqu'il est malade ou fatigué, on verra que la Lumière est bien moindre. Dans un corps âgé, il y a encore moins de Lumière, et si l'on peut observer l'âme sortant du corps au moment de la soi-disant mort, on verra que ce courant de Vie est entièrement retiré au sommet de la tête jusqu'à ce qu'il devienne un fil de Lumière ténu qui se brise finalement; à ce moment, le cœur cesse de battre.
« Retournons de nouveau à l'explication des Rayons. Nada et Bob Singleton sont deux autres rayons d'une flamme divine individualisée. Il vous appartient exclusivement d'accepter ce fait merveilleux. Je ne fais aucune suggestion, mais je dévoile la chose, connaissant les sentiments secrets de vos Cœurs. Cela vous donne l'explication de certains sentiments que vous n'aviez pas compris.
« Sincèrement, j'espère que tous les quatre, vous serez capable de faire l'Ascension de vos corps dans cette Vie; en gardant l'attention extérieure consciemment dirigée sur ce point. Avec l'Assistance que nous pouvons donner au moment voulu, vous serez capables d'atteindre l'accomplissement final. Je sens votre gratitude et je vous en remercie. En réponse à votre question : pourquoi ce Glorieux Privilège vous est-il donné ? Je désire que vous sachiez que c'est à cause d'une certaine croissance antérieure. C'est votre propre Puissante Présence I AM Intérieure qui le commande pour votre Protection et votre Illumination.
« Je vais maintenant vous donner l'explication de la Loi qui vous permettra d'illuminer, d'ascensionner le corps physique, et d'exprimer la complète Souveraineté, la Victoire et la Liberté des Maîtres Ascensionnés.
« La semence dans l'homme et la femme n'est destinée qu'à la fonction sacrée de créer un corps qui permettra à une autre âme de venir dans une incorporation physique. En dehors de l'acte de procréation, la Glorieuse Lumière dans le corps doit être élevée vers le sommet de la tête et employée à exprimer l'adoration envers la Puissante Présence I AM. Dans ce cas, par l'élévation des pensées et des sentiments, on est capable de faire oeuvre créatrice au niveau mental par des idées glorieuses, un idéal artistique, de la musique, des découvertes, de la recherche, de la création de beauté et d'harmonie de toute sorte, en rendant un service qui bénit toute l'humanité, et, par voie de conséquence, l'individu qui le rend.
« Au lieu d'être gaspillée dans des sensations sexuelles et d'autres excès qui rendent le corps décrépit, avachi, infirme, la face ridée, les yeux ternes, le cerveau inactif, la vue et l'ouïe défectueuses et la mémoire défaillante, la merveilleuse Essence de Vie donnée par Dieu, l'admirable Lumière Liquide, devrait être correctement employée dans une Activité créatrice idéaliste admirable. Par de tels accomplissements et dans un tel état de conscience constructif, le corps physique resterait éternellement jeune et beau, le cerveau et les facultés vifs, alertes et actifs, et toute l'expression physique deviendrait l'Image et la Ressemblance du Dieu Vivant - le véritable Temple du Très-Haut.
« Vos corps demandent maintenant le repos habituel. Les chambres sont prêtes. Dormez jusqu'à ce que vous vous réveilliez. Je vous confie aux Bras de votre Glorieuse Puissante Présence I AM - Soyez en Paix. »
Nous retournâmes à nos belles chambres à coucher où tout était prêt. Le plus délicieux parfum de roses imprégnait tout et nous ne dormîmes certes jamais dans des lits plus confortables, ni ne jouîmes d'un repos plus divin. Rex était heureux de savoir que Perle était le Rayon-jumeau de sa propre Flamme divine, et, parlant d'elle après ce discours, il dit : « Dès notre première rencontre, j'ai éprouvé une étrange attirance pour Perle et, dans sa présence, je ressens toujours un paisible contentement. Notre Saint Germain béni a tout expliqué le plus admirablement possible, et je suis profondément reconnaissant. » Je répondis : « Lorsqu'il me donna cette explication il y a quelques mois, il m'a déclaré : « L'admirable Amour d'un Rayon pour son Rayon-jumeau est infiniment plus exaltant, plus joyeux et plus noble que la passion produite par l'écoulement vers le bas du Courant de Feu Liquide, le courant de Vie de l'Univers. Cette Force Electronique ou Essence de Vie puissamment concentrée est une lumière liquide qui coule là où l'attention la dirige. L'attention mentale est tirée de gauche et de droite par les pensées, les sentiments, la vue et l’ouie - en fait, par le tiraillements de tous les sens physiques. Il est possible de surestimer la vraie compréhension du puissant Pouvoir qui est sous votre commandement lorsque vous avez le contrôle complet de votre attention. L'Essence Liquide Electronique est cette puissante Energie, et elle énergise tout ce sur quoi l'attention est fixée.
« Lorsqu'on exécute un travail mental intense, la Lumière Liquide reste dans le cerveau et se répand par le Centre du front, entre les yeux, comme un rayon de Lumière, et si la Vue interne est ouverte, on peut toujours facilement le voir. Lorsque l'on parle, la Puissante, Pure Energie se répand par le centre de la gorge et donne le son. Si l'on exprime de l'Amour divin, cette Lumière Liquide se répand comme une radiation par le Centre du Cœur.
« Si l'on émet des sentiments intenses, elle se répand au travers du plexus solaire. A cet endroit, sa fonction est la digestion des aliments. Par la Vue intérieure, on peut voir un courant de Lumière se déverser par tout centre où l'énergie est employée. Cette Pure Lumière liquide est colorée par la qualité que lui impose le moi extérieur par la pensée, le sentiment et la parole. C'est ici qu'intervient la responsabilité de chacun en tant que créateur, et que se trouve le moyen par lequel on peut corriger ou purifier les erreurs qui ont été créées.
« Si cette Essence de Vie est dirigée au Centre créateur pour la jouissance sexuelle au lieu d'être employée pour créer une possibilité d'incorporation pour une autre âme, le processus de désintégration du corps physique est commencé, et l'on est entré dans la voie d'autodissolution du corps. Les opinions humaines qui contredisent cela sont sans valeur; il s'agit de l'inévitable, inexorable Loi qui réagit l'incorporation physique, et personne dans l'Univers ne peut la changer. C'est le motif principal de ce qui est appelé « mort », pour la race en général. Que celui qui n'est pas d'accord avec cette Vérité compare l'état d'un corps dans lequel cette Lumière Liquide a été conservé pendant quelques années, et celui d'un corps où elle a été gaspillée pendant le même laps de temps; il n'aura pas besoin d'une autre preuve. La conservation de cette Lumière Liquide Electronique et son élévation consciente, par l'adoration de la Puissante Présence I AM et par le pouvoir mental contrôlant l'attention, est la Voie de la Perfection. Elle est sûre, saine et raisonnable. Il ne peut en résulter que l'harmonie et des effets constructifs pour le mental, le corps et le monde de l'individu.
« Il ne s'agit pas ici d'un système de répression par le pouvoir de la volonté humaine. Cela est et sera toujours désastreux. En créant un barrage pour cette énergie hautement concentrée, tout en la refoulant vers un point sur lequel les pensées, le sentiment et la suggestion se reportent en secret, il se produit nécessairement une explosion quelconque. Cette méthode n'a jamais été l'application de l'enseignement originel spirituel de quiconque connaît et comprend réelle la Vérité et la Loi dont il est question.
« Les humains n'ont pas - ou seulement très partiellement - compris cette vérité, sinon des milliers seraient devenus des Maîtres Ascensionnés depuis très longtemps. Afin d'élever la masse hors de la dégradation, de la misère, de la pauvreté et du désastre dans lesquels elle patauge actuellement, l'individu doit acquérir la claire compréhension de cette loi dans l'activité de son mental extérieur. Par cette compréhension consciente et le contrôle des émotions, il ferme la porte devant les plus dangereuses et les plus subtiles suggestions du plan psychique, celui-ci étant l'ennemi le moins reconnu et l'activité la plus vicieuse de la force sinistre de ce monde. La nature émotionnelle des humains est un réservoir d'énergie, et il est impossible que des pensées se concrétisent si elles ne sont pas projetées, par le sentiment, dans la « Mer de Substance Electronique. »
Lorsque nous nous couchâmes, la Glorieuse Illumination de notre chambre disparût, et, rapidement, nous nous endormîmes profondément. Jamais notre repos ne fût aussi céleste. Nous avions bien dû dormir douze heures lorsque le son harmonieux d'une cloche résonna dans la chambre, tandis que l'éclairage étincelant se rétablissait graduellement. Après nous être baignés et avoir revêtu nos Robes, nous prîmes le délicieux déjeuner qui nous attendait sur une exquise table au dessus de cristal, que nous n'avions pas encore remarquée. Les aliments, complètement inconnus, étaient plus délicats et plus délicieux qu'aucun mets préparé par un artiste culinaire de ce monde. Les assiettes semblaient être de nacre avec de larges bords dorés, et les couverts étaient en métal semi transparent avec des poignées de nacre. Le déjeuner terminé, pendant que nous parlions de toutes les merveilles que nous avions vécues, la table et son joli service disparurent de devant nous. De nouveau, un beau son de cloche retentît dans la chambre. Nous nous rendîmes à la salle de réception, où nous trouvâmes Nada et Perle qui nous attendaient. Elles étaient radieusement belles. Les jeunes répondent toujours merveilleusement à l'Action de la Puissante Présence Magique, mais, dans le cas présent, pour toutes deux, une transformation inhabituelle s'était produite; elles émettaient une Radiation comme jamais elles n'en avaient eue. En toutes deux, l'éveil d'un grand Amour se révélait ; elles avaient joui d'un repos aussi merveilleux que le nôtre, mais le changement qu'elles avaient subi était plus remarquable. Nous n'avions échangés que quelques paroles lorsque les grandes portes de la salle de cristal s'ouvrirent. Nous entrâmes et trouvâmes douze autres Maîtres Ascensionnés présents, leur nombre étant porté à vingt- quatre avec ceux que nous avions déjà contactés pendant notre séjour dans cette retraite. Saint Germain fît les présentations, et je remarquai une Dame et un Monsieur qui étaient entourés par une radiation de lumière plus étincelante que celle des autres. Ils se dirigèrent vers Nada et Rex et les saluèrent avec une grâce indescriptible.
« Bien-aimés Frère et Sœur, dit la Dame, nous venons directement de la sphère dans laquelle votre Bien-aimée Mère séjourne. Ce n'est pas sa demeure, mais elle suit là un certain entraînement. Vous l'ignoriez à l'époque, mais si vous aviez ouvert le cercueil avant que votre Mère ne fût, en apparence, mise dans le tombeau, vous n'auriez pas trouvé son corps physique. Nous sommes deux des douze qui étaient présents avec le Puissant Maître Saint Germain lorsque l'aide fût donnée qui permît à votre Mère de faire l'Ascension dans son Corps Electronique. Elle désire que vous sachiez cela maintenant que vous êtes devenus conscients et avez accepté la Voie de Vie des Grands Maîtres Ascensionnés.
« Nos frères Ascensionnés bénis ont constaté qu'il était possible de vous donner l'Assistance nécessaire pour faire l'Ascension de vos corps - comme elle le fit - lorsque le temps humain pour terminer votre pèlerinage terrestre sera arrivé. Dans trois nuits, elle viendra ici comme nous le faisons maintenant. Cette nuit, Nada et son père auront une très heureuse surprise. »
De nouveau, la cloche sonna, et Saint Germain annonça que tous devaient entrer dans le laboratoire électrique. Dans cette pièce, nous trouvâmes l'Accélérateur Atomique irradié par de Grands Courants de Lumière. Il pria Daniel Rayborn de prendre place dans le fauteuil. Vingt et un Maîtres, parmi lesquels Saint Germain, firent cercle autour du fauteuil. Les deux Maîtres Radieux se placèrent dans le cercle l'un devant, l'autre derrière Rayborn. Saint Germain me demanda de nouveau d'observer soigneusement le processus. Au bout d'un instant, la Lumière dans le corps de Rayborn commença de croître et son visage exprima une grande joie. Dans la Lumière qui l'environnait, des particules de substance s'élevaient continuellement lorsque les impuretés de son corps physique étaient rejetées et consumées. Cela dura environ dix minutes. Alors, je vis ses cheveux reprendre leur couleur naturelle : brun foncé, et son visage devint radieux et jeune. La Lumière dans le fauteuil disparût graduellement et le laboratoire fût, de nouveau, comme d'habitude.
Saint Germain tendit la main vers Rayborn, et celui-ci en descendit avec légèreté comme n'ayant plus conscience d'un poids quelconque. Pendant plus d'une heure, la Radiation autour de son visage et la Lumière brillante dans ses yeux furent extrêmement remarquables.
« Je ne pourrai jamais exprimer avec des mots les Merveilles que j'ai expérimentées, dit- il en s'adressant à nous. Pour la première fois de ma vie, JE SUIS (I AM) en mesure de comprendre la vraie signification de la Vie. Dans l'état non-Ascensionné, nous ne nous rendons pas compte que nous ne nous approprions et n'employons qu'une infime partie du Puissant Principe de Vie, dans notre expérience du monde ordinaire. »
« Chacun de vous, ajouta Saint Germain, a été élevé d'une manière extraordinaire par la Puissante Radiation de ce merveilleux Accélérateur Atomique. »
Nous retournâmes à la Salle de Cristal, et remarquâmes que vingt quatre chaises entouraient la grande table au dessus de cristal. Les deux Maîtres Radieux prirent place à chaque extrémité, notre Maître au milieu et Nada en face de lui.
« Concentrez votre attention sur Bob Singleton, demanda-t-il à Nada, et commandez-lui de venir à nous. » Presque instantanément, une douce Lumière rosée, accompagnée d'un délicieux parfum de roses, enveloppa tout. Quelques instants après, un bleu très beau se forma autour du cercle rose. Cela fût suivi par une Radiation dorée entourant le bleu. Ensuite, nous entendîmes comme un bruissement d'ailes, et Bob Singleton, dans un corps visible tangible, nous apparût sur la table, devant nous, accompagné par les deux Maîtres Radieux qui se trouvaient précédemment aux extrémités de la table. Je ne m'étais pas aperçu de leur départ jusqu'au moment où ils revinrent avec Bob. Comme il était là, debout, je vis sa forme devenir de plus en plus dense jusqu'à ce que son corps fût aussi tangible que le mien. Saint Germain se leva et lui tendit la main au moment où il descendait de la table avec légèreté.
Tous se levèrent et Nada le fixa pendant quelques instants tandis que tous l'entouraient pour le saluer. Bob prît Nada dans ses bras et la serra sur son cœur. “Mon précieux Amour, dit-il, je t'ai toujours vue dans mes rêves. Lorsque tu vins à la mine, je te connaissais mais tu semblait si loin de moi que je n'osais même pas espérer et, maintenant, te tenir dans mes bras est la chose la plus divine qui soit. Etant dans la Liberté glorieuse de ce Corps subtil, je vois la Lumière de l'Amour divin qui existe entre ton frère béni et ma chère sœur. Ma gratitude ne connaît pas de borne ! »
Daniel Rayborn s'avança les mains tendus et donna sa bénédiction à ce grand Amour divin, puis, se tournant vers Perle et Rex, il les bénit également, disant que, dans cet état de haute vibration où il se trouvait, il réalisait tout plus clairement.
« Me sera-t-il possible de me souvenir de cela, demanda Bob en s'adressant à Saint Germain, lorsque je retournerai dans mon corps physique ? »
Saint Germain répondît . « Vous le pourrez si vous le désirez. Le privilège qui vous est accordé en ce moment est une chose rare, car vous êtes revêtu d'un corps temporaire. Cependant, il est aussi tangible que votre corps physique et que les corps physiques de ceux ici présents. »
Tous s'avancèrent pour féliciter les heureux fiancés. Les Maîtres Ascensionnés formèrent une chaîne d'union, au travers de laquelle de l'aide peut être donnée plus tard, si cela est nécessaire. A ce moment, nous apprîmes que les deux Maîtres Radieux étaient aussi des Rayons-Jumeaux. Les Maîtres Ascensionnés connaissent Bob par leurs contacts avec lui dans les Sphères supérieures, mais Bob ne conservait pas le souvenir de ces contacts.
Lorsque Saint Germain s'avança, Bob eût la tentation de s'agenouiller devant lui, mais le Maître éleva la main en signe de protestation et dit : « Non, Bob, votre propre Présence I AM Intérieure est aussi grande que les Maîtres Ascensionnés qui ont trouvé le chemin avant nous vers la complète Maîtrise et la Liberté. C'est à cette Présence que reviennent avant tout votre Amour, votre Reconnaissance et votre Adoration, toujours - ne l'oubliez pas. JE SUIS (I AM) votre Frère Aîné, c'est tout, et c'est Mon Privilège de vous aider vers la même Liberté. C'est par l'ordre de votre propre Puissante Présence I AM que vous êtes capable d'être ici ce soir, de cette façon. C'est toujours une Joie de vous donner l'Aide que la Grande Loi de votre Etre permet. Je désire que vous reveniez demain de la même manière afin de rencontrer la Mère de votre fiancée, car elle sera alors ici. Bien des choses sont accomplies que vous ne comprenez pas maintenant, mais votre grand Amour et votre confiance ouvrent grandes les Portes pour des Bénédictions qui dépassent tous vos rêves. Néanmoins, la complète compréhension viendra à mesure de vos progrès. Arrangez votre travail à la mine de manière à vous retirer à vingt-et-une heure. Maintenant, vous devez retourner à votre corps physique. » Il nous demanda de former le Cercle autour de Bob. En peu d'instants, le Cercle radieux de Lumière rose, bleue et or nous enveloppa de nouveau. Les deux Maîtres Radieux reprirent place à côté de Bob, et en peu de temps tous trois disparurent.
Nous fîmes quelques allées et venues dans la Salle de Cristal, et, une vingtaine de minutes plus tard, les Deux Maîtres Radieux se trouvèrent de nouveau parmi nous.
Jamais je n'ai éprouvé une joie si merveilleuse et un Amour divin si inexprimable que tous ceux présents radiaient. Pour ce soir-là, notre travail était terminé. Les douze Maîtres Ascensionnés qui étaient arrivés les derniers formèrent un Cercle et disparurent rapidement. Les six restant, après nous avoir bénis, disparurent également.
Nous nous groupâmes autour de notre Bien-aimé Saint Germain, débordant de Gratitude pour toutes les merveilles que nous avions vues et l'immense Bénédiction que nous avions reçue.
« Mes chers Etudiants, expliqua Saint Germain, ne voyez-vous pas combien il est plus facile, plus joyeux de s'élever au-dessus de toutes les limitations humaines terrestres, et de produire ce dont vous avez besoin directement de la Substance Universelle, qui est la Réserve éternelle partout présente, de tout ce que vous pouvez désirer ! Chacun de vous, invité ici, peut apprendre à faire cela plus vite qu'il n'ose se l'imaginer dans le mental exté- rieur. Le temps nécessaire pour atteindre cette Maîtrise est énormément raccourci lorsque l'individu comprend que son corps physique est le Temple de la Puissante Présence I AM, le Dieu de l'Univers, et que la même Energie Vitale qui permet à son corps de se mouvoir est le plus Haut Dieu Vivant. C'est le Christ, l'Unique Fils de Dieu – Dieu-en-Action. Il y a beaucoup d'Etudiants qui atteignent de grands résultats en acceptant que c'est le Maître Ascensionné Intérieur, ou la Puissante Présence I AM avec laquelle ils peuvent parler. Cette Présence est une Glorieuse, Etincelante Lumière. Vous pouvez voir Sa Lumière dans le mental de votre corps extérieur, Sa Présence visible et tangible demeurant à une petite distance au-dessus de votre corps physique. Vous pouvez Lui parler et recevoir Ses réponses directes, Ses directives parfaites et Ses merveilleuses Révélations. Vous pouvez, ainsi, être toujours dirigés divinement si vous voulez garder un contact assez étroit et fréquent avec la Puissante Présence I AM. Son admirable Sagesse, Son Intelligence et Sa Lumière Liquide se répandront sans arrêt dans tout ce que vous voulez accomplir, si vous voulez garder votre attention fermement, d'abord sur la Puissante Présence I AM, ensuite sur ce que vous voulez atteindre. Il faut persister en cela avec une insistance déterminée et persévérante. Ce Pouvoir Tout-Puissant et Intelligent est absolument invincible et ne faillit jamais. Le doute et la peur humains, qui sont des sentiments subtils, peuvent vous empêcher d'accepter cette Puissante Présence I AM et sa Perfection, si vous le leur permettez, mais la Présence n'a jamais et ne peut jamais faillir. C'est une formule simple, qui donne des résultats rapides et certains. Vous ne pouvez vous faire une idée de l'énorme progrès qui est possible en un temps très court si vous voulez - car vous le pouvez - accepter consciemment, continuellement et complètement l'admirable Amour, l'Intelligence et le Pouvoir de la Puissante Présence I AM, dont l'Energie coule et agit au travers de votre âme et de votre corps à chaque instant des vingt-quatre heures. Il y a un point que les vrais étudiants et ceux qui aspirent à la Réalisation devraient comprendre sans erreur : il s'agit du désir. Personne n'atteindra jamais la Maîtrise sur la création humaine et l'Ascension par une attitude sans désir; car, sans le désir de la Réalisation, celle-ci n'est pas possible. Souvenez-vous toujours que tout désir constructif est « Dieu en Action » en vous, car si le désir n'était pas dans le Principe divin, la Manifestation n'aurait jamais eu lieu. Ce n'est qu'au moment où la Divinité désira la Manifestation que cette dernière se produisit.
« L'activité de désirer est le mouvement propulseur de la Vie Elle-même, et nul ne peut s'en passer. La Vie est le Mouvement Perpétuel et l'Activité qui maintient tout désir constructif.
« Cependant, soyez prudents et faites la différence entre le désir et l'appétit humain, car ils sont aussi différents que la Lumière l'est des ténèbres.
« L'appétit n'est qu'une accumulation d'énergie qualifiée par le sentiment humain et formant une habitude dans l'organisme sensoriel; cela n'a absolument rien à faire avec le désir inhérent à la Vie divine pour tout ce que la Vie contient de Pur, de Parfait et de constructif. Le désir constructif est éternellement inhérent à la Vie. Il est impossible de progresser ou d'exprimer la Vie sans une quelconque forme du désir. C'est le devoir de l'étudiant d'être alerte et sur ses gardes, de discriminer toujours quel est le motif de son action. Il doit être ici scrupuleusement honnête avec lui-même et observer ses sentiments concernant la nature de son motif d'action; car, très souvent, l'activité extérieure du mental essaie de faire croire que l'on agit de manière raisonnable, alors qu'en fait, on n'agit que pour satisfaire un sentiment.
« Jusqu'à présent, la majorité de la race n'est composée que de créatures de sentimentalité; celle-ci les contrôle dans quatre-vingt-dix pour cent au moins des cas - à l'exclusion de la raison. Ce sont des créatures principalement gouvernées par les appétits physiques au lieu d'être des Maîtres des circonstances, possédant la Souveraineté parce que divinement dirigés.
« Tant qu'un étudiant ne prend pas son corps émotionnel en main pour le contrôler définitivement par l'Amour, la Sagesse et le Pouvoir de la Puissante Présence I AM, il n'est pas et ne sera jamais digne de confiance, et il ne pourra pas faire de progrès permanent vers la Liberté.
« C'est dans le corps émotionnel que la Puissante Présence I AM met sa Force en réserve, et elle dépend de cette énergie pour accomplir le parfait Plan divin de la Vie.
« Tout le monde connaît la différence entre une idée constructive ou destructive, et la différence entre le sentiment d'Amour, de Paix, de Calme et celui de discorde. Donc le mental le plus simple, même celui d'un enfant, connaît de façon innée la différence entre la divine Voie de Vie, le désir divin et les appétits humains qui cherchent les satisfactions égoïstes. Nous sommes obligés de choisir la Voie de la Vie divine, et si nous ne forçons pas les appétits des sens d'obéir à ce commandement, nous sommes obligés de souffrir et de vivre dans le chaos et l a destruction jusqu'à ce que nous mettions notre monde en ordre afin qu'il s'accorde avec l'Ordre et l'Harmonie du Mouvement Universel.
« Lorsqu'on désire céder à son propre sentiment de résistance plutôt que d'imposer silence à ce sentiment et de le remplacer par la Paix, on se détruit soi-même ainsi que son mental, son corps et son monde, parce que la Loi fait que toute pensée et tout sentiment discordants émis par un être humain doivent d'abord vibrer dans le cerveau et le corps de celui qui les émet avant d'atteindre le reste de l'Univers. Après avoir atteint les limites de son expansion, l'énergie revient vers celui qui l'a émise et s'agglomère avec tout ce qui lui est semblable, formant ainsi l'accumulation qui constitue le monde de cet individu. C'est la Loi; Elle est immuable.
« Lorsque la Grande Energie Vitale du corps physique est employée constructivement, elle produit toujours davantage de Joie, de Bonheur et de Succès, non seulement pour nous- mêmes, mais pour toute personne, lieu, condition et chose que nous contrôlons. C'est alors que la Puissante Présence I AM manifeste, par le véhicule du moi extérieur, l'Amour divin en Action. Plus l'attention est ferme et concentrée, plus l'Action sera puissante et les résultats merveilleux. Allez tous, maintenant, vers votre repos bien mérité. Que la Toute-puissante illumination et la Paix Infinie du Plus Haut Dieu soient avec vous, car j'aurai beaucoup de choses à vous dire lorsque notre travail, demain soir, sera terminé. Restez au moins quinze minutes dans votre bain. Il sera spécialement préparé. Ensuite, une collation vous attendra. Je vous enveloppe de Ma Paix, Ma Force et Mon Amour, et je vous confie à votre Puissante Présence I AM. Bonne nuit. »
CHAPITRE IV
(Deuxième Partie)
IDYLLE DIVINE
Nous regagnâmes nos chambres respectives. Tout y resplendissait de la Vie vivifiante de la Puissante Présence I AM. Toute l'atmosphère était chargée avec la Pure Lumière Electronique. Je fût enchanté de trouver mon bain vivifié par la Présence vivante de l'Eau. C'était comme une caresse magique de la Mère de toute Vie. Chaque atome de mon corps était activé et ressentait cette Paix qui transcende tout concept humain. Lorsque, prêts pour le repas, nous nous regardâmes dans la glace, nous eûmes de la peine à nous reconnaître; nous avions l'air, et nous nous sentions radieux. Le repas fût céleste, et, aussitôt terminé, nous nous retirâmes.
A dix sept heures, le lendemain après midi, nous fûmes réveillés par les beaux sons d'une cloche électrique résonnant dans nos chambres, et nous constatâmes que la Radiation de Lumière autour de nous était beaucoup plus scintillante que d'habitude. Elle avait été tellement intensifiée dans nos corps que la Radiation émanait visiblement de nos doigts. Les aliments servis étaient de la plus rare qualité : c'était comme de l'Essence concentrée. Il y eût un liquide doré crémeux, comme de la Lumière Liquide. Tandis que nous l'absorbions, je dis à Rex : « Je crois qu'une puissante, exceptionnelle expérience doit être en vue, et nous recevons ce Liquide afin que nos corps ne soient pas encombrés avec de la substance inutile. Dès que nous eûmes terminé le repas, un petit gobelet de cristal, de la dimension d'un verre de vin, apparût sur la table devant chacun, ainsi qu'un morceau de papier portant les mots : « Buvez sans crainte ». La Substance dans ces gobelets ressemblait à de la Pure Energie Electronique. Je vidai mon verre d'un seul trait. Au premier moment, j'eus l'impression que mon être ne cesserait jamais d'expandre, puis, vînt la sensation d'être soulevé à de grandes hauteurs. Je pensai que j'allais perdre conscience. Il n'en fût rien. Rapidement, il se fît un accordage. Je regardai alors Rex, et je vis qu'il était environné par la Lumière étincelante d'une flamme. Ses yeux étaient clos et son corps se balançait prêt à tomber. Je m'avançai vers lui. A ce moment, les mots « ne craignez rien » furent projetés devant moi. Alors, ses yeux s'ouvrirent et, lorsqu'il me regarda, deux Rayons de Lumière en sortaient. Ce fût une expérience étonnante, et ce fût heureux, effectivement, que nous n'eûmes pas peur.
Peu après, la cloche sonna, nous appelant à la Salle de Cristal. A notre approche, les grandes portes s'ouvrirent doucement et nous fûmes salués par la plus ravissante musique. A l'orgue, se trouvait une Maître Présence, la plus belle que je vis jamais; une autre, son Rayon-Jumeau, était au piano. Impossible d'exprimer l'effet produit par ces harmonies; elles pénétraient dans les profondeurs de l'âme !
Nous n'eûmes pas l'impression d'autre Présences dans la Salle avant que la musique ne cessât. Nous constatâmes alors qu'il s'y trouvait dix Maîtres Ascensionnés. Derrière eux, Nada et Perle enveloppées d'une brillante Lumière qui s'étendait à un mètre de distance.
De nouveau, la musique se fît entendre, et, soudain, nous nous tournâmes tous vers la porte. Notre Bien-aimé Saint Germain et Daniel Rayborn entrèrent, accompagnés d'une Dame.
En même temps, la musique cessa. Nada et Rex s'exclamèrent : « Maman ! » L'instant d'après, ils se trouvaient tous deux dans ses bras. Rex vînt ensuite vers moi, et, m'entourant de son bras, m'attira vers sa mère en disant « Voici notre grand ami dont nous avons fait la connaissance il y a quelques semaines. Nous l'aimons infiniment. » « Mon cher fils, dit la mère, j'ai eu connaissance d'une grande partie des choses qui se sont passées, et je suis tout aussi reconnaissante que vous de savoir que mes Bien-aimés ont un ami véritable. Je vous aime autant que mes enfants. Je vois que ces sentiments sont réciproques. Que les plus excellentes Bénédictions de Dieu, Son Amour et Son Illumination vous enveloppent toujours. » Tous s'avancèrent et échangèrent des salutations comme une belle et heureuse famille.
Tout à coup, nous sentîmes une intense Vibration. Nous aperçûmes, flottant près du plafond, le Maître qui avait joué de l'orgue. Cela nous donnait l'impression d'être dans les Sphères Ethériques, plutôt que dans le Cœur des Montagnes de la Terre. Maintenant, cette présence se trouvait sur le sol, près de nous. On nous la présenta sous le nom de Daphné : l'Enfant de la Lumière. Nous trouvâmes au piano son compagnon, Arion, et Saint Germain nous apprît qu'ils appartenaient à la septième sphère, ayant réalisé l'Ascension depuis très longtemps, et complétant leur voyage par l'expérience humaine.
Daphné et Arion s'approchèrent directement de Nada et de Rex auxquels ils étaient liés intérieurement. Ils demandèrent si les Enfants voudraient chanter, accompagnés par l'orgue et le piano. Sur leur réponse affirmative, Daphné demanda à Nada quel morceau ils chanteraient. « La Lumière éternelle de l'Amour » répondit-elle, Rex et moi l'avons écrit. » Daphné toucha le front de Nada pendant un moment. « Je l'ai » dit-elle. Se dirigeant vers l'instrument, Elle préluda. Les voix des Enfants avaient toujours été merveilleuses, mais à présent elles avaient acquis une puissance et une beauté admirables. Même les Maîtres Ascensionnés exprimèrent Leur appréciation. Certains prièrent la Mère de Nada de chanter. Dès les premières notes, la joie fît tressaillir chaque cœur tandis qu'Elle répandait son grand Amour pour bénir tout le monde par ce chant. C'était comme la Gloire des Cieux répandue sur la Terre dans une averse de bonheur.
C'est à ce moment que Saint Germain nous demanda de nous rendre au Laboratoire électrique. Lorsque nous fûmes rassemblés autour de l'Accélérateur Atomique, il demanda à tous ceux qui n'avaient pas ascensionné le corps de prendre place à tour de rôle dans le fauteuil, dans l'ordre suivant : Daniel Rayborn, Perle, Rex, Nada, et moi-même.
« La Puissante Présence I AM en chacun de vous vous fera quitter le fauteuil au moment voulu, nous expliqua-t-il, car aucune parole ne doit être prononcée durant le processus d'Ascension. »
Daphné se plaça face au fauteuil, et Saint Germain juste derrière. Rayborn s'assît et une Lumière étincelante fusa, d'un bleu-blanc clair comme du cristal. Au bout d'une dizaine de minutes, sa chair était parfaitement transparente. Lentement, un Courant d'un bleu vif monta dans la colonne vertébrale et rencontra les Courants combinés de la glande pinéale, du corps pituitaire et de la base du cerveau, fusionnant en une Lumière d'Or étincelante, encerclée par le bleu le plus vif que je vis jamais. Alors par le Pouvoir inhérent de sa propre Lumière, Rayborn se leva et quitta le fauteuil; il semblait plutôt flotter que marcher. Perle prît place à son tour. En moins de cinq minutes, sa forme disparue complètement tant la Lumière blanche était étincelante. Cela dura une dizaine de minutes avant qu'elle n'en sortît. Lorsqu'elle quitta le fauteuil, la Lumière la suivît comme pour la caresser.
Ensuite, ce fût le tour de Rex. Au début, il y eût une Gloire de Lumière rose pâle se changeant graduellement en or, bleu, et puis blanc intense, pendant qu'une Glorieuse teinte bleue demeurait. Sa forme ne disparût pas entièrement de la vue. Après une dizaine de minutes, il quitta le fauteuil les yeux étincelants de la Lumière de la Puissante Présence I AM. Nada lui succéda. Instantanément, la Lumière fût comme un Soleil étincelant, et sa forme disparût complètement dans une Gloire merveilleuse. Elle semblait flotter, telle fût la légèreté avec laquelle elle quitta le fauteuil, et des Rayons de Lumière intense continuèrent, pendant un certain, temps de jaillir de la partie supérieur de son corps.
En dernier lieu, je pris place. Je sentis un million de Points de Lumière percer ma chair, lorsque la grande force des électrons fût libérée au travers de la structure atomique. Au début, j'eus envie de bondir directement hors du corps que j'employais, et de revendiquer la complète Liberté de ma Puissante Présence I AM. Bientôt, je m'accordai à la situation, et alors, un sentiment de la plus joyeuse exaltation me remplît complètement - une sensation qu'il est impossible de décrire.
J'inondai toute l'humanité d'un Amour puissant, demandant que tous puisse recevoir une semblable Glorieuse Illumination, car personne ne peut quitter la Lumière lorsqu'il y a pénétré d'une manière analogue. Dans cet état d'exaltation formidable, je projetai le Pouvoir Puissant de l'Amour divin avec une Force bien plus puissante que je n'avais pu le concevoir, pour bénir et illuminer toute l'humanité. Si soixante-quinze pour cent de l'humanité pouvait comprendre, être élevé dans cet état merveilleux et projeter consciemment le Grand Pouvoir de l'Amour divin pendant sept jours, la Terre et tous ses habitants seraient transformés. Il n'y aurait plus d'égoïsme, et donc plus de luttes. Plaise à Dieu que ce jour arrive ! Notre Bien- aimé Maître nous invita à retourner à la Salle de Cristal. Nous y trouvâmes un nombre exact de chaises pour ceux présents, placées face à la paroi est de cette merveilleuse Salle. Saint Germain se dirigea vers une corde qui pendait au mur, et lui donna un coup. Le revêtement du mur s'écarta et découvrit une surface polie d'environ 4 m sur 6,5 m. « Cela, expliqua-t-Il , est un Miroir Cosmique, qui permet à toute personne ayant atteint un certain degré de réalisation, de voir la suite complète de ses incorporations, la cause et l'effet de son activité consciente, et le processus graduel par lequel on réalise la Maîtrise. Ayant eu la Vision du plan divin pour sa vie future, cet être comprend comment il doit collaborer avec une Grande Impulsion Ascensionnelle, et il peut ainsi augmenter grandement ses capacités de Service et d'utilité en faisant l'expansion consciente de l'Amour, de la Lumière, de la Sagesse et du Pouvoir de la Puissante Présence I AM au travers de lui. »
Cinq des chaises avaient été placées directement devant le centre du Miroir. Saint Germain invita Rayborn, Perle, Rex, Nada et moi-même à y prendre place dans l'ordre mentionné.
« Je vous demande à tous de garder les yeux fermés, dit-Il, sauf celui à qui je demanderai de faire l'observation, et qu'à aucun moment personne ne se permette de parler. Je dirai vos noms à tour de rôle. Je vous prie, dit-Il en s'adressant à moi, de suivre tout ce qui apparaîtra sur le Miroir, car vous êtes ici pour observer et comprendre tout ce qui se passe de manière à donner ces Connaissances au monde. Les autres sont ici pour leur croissance individuelle. » Je n'ai l'autorisation de relater que les fragments d'information impersonnels qui ont été révélés.
Le Maître donna l'explication suivante : « Celui dont le nom sera prononcé doit projeter sur le Miroir la Lumière de son Âme propre, L'y maintenir et observer calmement les résultats. Peu importe ce qui apparaîtra. » « Daniel Rayborn ». Immédiatement, un point de Lumière bleu saphir apparût sur la surface blanc laiteux du Miroir. Il grandît rapidement, puis devînt clair comme du cristal. Saint Germain expliqua : « Vie après vie, certaines apparaissent jusque dans le moindre détail; d'autres montrent la lutte terrifiante du moi extérieur contre le progrès et l'expansion de la « Grande Lumière Intérieure ». Il peut y avoir un délai, mais la Lumière arrive toujours à la Victoire finale et à la Domination éternelle. Dans certains cas, siècle après siècle et vie après vie, peu de progrès est réalisé à cause du stupide entêtement du moi extérieur. Lorsque, las des malheurs de l'existence, de l'irréalité des choses, le moi extérieur se tourne sérieusement et joyeusement vers la Puissante Présence I AM, alors toutes les barrières disparaissent et la Grande Lumière Intérieure parvient à exprimer toujours davantage Sa Perfection. Finalement, la pleine Maîtrise est atteinte. »
Le Miroir révéla les expériences de Rayborn, mêmes celles de sa présente vie et nos récents contacts. « Comme vous le voyez, dit Saint Germain, une prolongation de vie a été accordée à ce bon Frère pour lui permettre d'achever certains travaux, et jusqu'à ce que les Enfants aient terminé leurs études. Ces extensions ne sont accordées que lorsqu'il est possible d'ascensionner la structure du corps physique dans le Corps Electronique. Lorsque cela se produira, il sera réuni avec son beau Rayon-Jumeau, la Mère de Rex et de Nada. Alors, leur vrai Service sera dévoilé par la Puissante Présence Magique du I AM dans une Radiation croissant toujours en éclat. A un moment donné, ils reviendront avec leur Autorité de Maître Ascensionné, et serviront dans le corps visible et tangible du Maître Ascensionné. Ils seront de Grands Instructeurs de la Lumière, occupant de hautes fonctions gouvernementales, étant des Envoyés directs du plus Haut Dieu Vivant. » La surface du Miroir redevînt blanche, et Saint Germain dit « Perle ».
Un point de Lumière Violette apparût, grandît et couvrît tout le Miroir d'une Merveilleuse Radiation. Toute l'activité était très différente. Parmi les nombreuses vies qui furent montrées, il n'y en eût que trois pendant lesquelles le moi extérieur se rebella contre la Lumière. Des incorporations masculines et féminines furent dévoilées. Souvent, elle fût un Instructeur de la Vérité parmi les humains. Elle assista à la Crucifixion de Jésus et fût présente lorsque Jeanne d'Arc fût brûlée. Vînt ensuite sa rencontre avec Rex et l'Illumination
finale, l'Ascension de leur corps et leur futur Ministère sur la Terre. On pût les voir toujours en contact avec leurs parents comme avec des amis bien-aimés, et non plus dans les rapports familiaux. De nouveau, la Lumière faiblît, le Miroir devînt blanc, et Saint Germain dît : « Rex. »
Un disque d'une Lumière rose intense couvrît rapidement le Miroir, et fût suivi par une longue série de vies. Les incorporations étaient tantôt masculines, tantôt féminines. Dans trois d'entre elles, il fût un Grand Instructeur de l a Vérité. Il fût souvent un officier supérieur dans de grandes armées. Il était alors très actif, surtout à l'époque où la civilisation grecque atteignît son apogée. Il vécût en France et en Angleterre durant la révolution américaine.
Ici, le Maître attira notre attention sur un fait inhabituel. « La croissance de Rex a été si rapide qu'il n'a jamais eu de grandes luttes dans n'importe quelle incorporation. C'est une chose rare si l'on tient compte de ce qu'une âme passe par des centaines et, parfois, des milliers d'incorporations pour atteindre la Victoire et la Souveraineté éternelles. Dans trois vies consécutives, il fût un savant de grand renom, et fît des découvertes remarquables qui furent une bénédiction pour toute l'humanité. Voici sa vie actuelle qui vient de prendre un bon départ. Ses études sont terminées, et il a rencontré Perle - ils sont appelés à se rendre chez les Maîtres de l'Himalaya et de l'Extrême-Orient. Cela prendra deux années. Remarquez la description vivante de certains travaux futurs et la part importante qu'il prendra dans le Gouvernement de l'Amérique. » Brusquement, tout disparût du Miroir, et Saint Germain dit : « Nada ».
Presque instantanément, une Lumière comme un soleil couvrît le Miroir, et comme Elle s'éclaircissait, Saint Germain poursuivit : « Voici le dévoilement remarquable de plusieurs centaines de vies; des incorporations d'une activité intense, montrant toujours un désir dominant pour la Lumière. Dans la vie qui est maintenant projetée, se situe la rencontre de Nada et de Bob Singleton lorsqu'ils étaient ensemble sur l'Atlantide. Bob était le neveu d'un des grands Maîtres gouvernants. Plus tard, Nada fût une prêtresse en Egypte. La voici comme la fille d'un Cheik arabe, et, pendant beaucoup de vies, elle a été sous ma direction personnelle. Dans sa vie présente, nous voyons notre rencontre et son contact avec Bob. Elle va s'occuper d'un certain Service Cosmique que Bob n'est pas encore capable d'accomplir. Observez l'intense Lumière qui éclate lorsqu'il sera complètement instruit. Alors, ensemble, ils seront de Grands Instructeurs de la Sagesse divine. Comme vous le voyez, Bob fera l'Ascension du corps physique avec l'Aide des Maîtres Ascensionnés. Leur Service futur, étant dans l'état ascensionné, est vraiment très beau. »
Ensuite, Saint Germain prononça mon nom. Immédiatement, je projetai la Lumière de mon âme sur le Miroir, et une Lumière tourbillonnante avec une sorte de grand diamant au Centre, couvrît rapidement la surface du Miroir.
Dans un passé très lointain, je vis mon Etre Réel, la Puissante Présence I AM, employant corps après corps, dans une longue série de vies. Deux se passèrent sur l'Atlantide, une comme ingénieur des mines, l'autre dans la navigation aérienne. Lorsque la seconde apparût, Saint Germain expliqua : « Dans cette dernière incorporation sur l'Atlantide, vous avez rencontré pour la première fois votre Rayon-Jumeau. En Egypte, vous étiez un Instructeur
secret du « Dieu Unique ». A Rome, vous étiez un centurion à l'époque de la Vie et du Ministère de Jésus, terminant cette incorporation dans ce qui est maintenant la Grande Bretagne. De nouveau en Angleterre au 12e siècle, et l'incorporation suivante, féminine, en France. Voici la vie actuelle, de nouveau en union parfaite avec votre Rayon-Jumeau. Cela se prolongera jusque dans un futur lointain. Dans la Grande Famille des Maîtres Ascensionnés, vous continuerez le Ministère de l'Amour divin aux habitants de la Terre, les assistants dans leur progrès vers les hauteurs. La Bénédiction du Service divin est un Grand Privilège, mais souvenez-vous toujours que le Service primordial, le plus Grand Service qui puisse exister est la complète Connaissance et l'Acceptation totale de votre Puissante Présence I AM - la Puissante Lumière au-dedans et au-dessus de vous. Je désire que vous vous souveniez, vous, spécialement, de ce que je vais dire concernant le Service, car c'est un des sujets les plus mal compris. Beaucoup de gens considèrent comme étant du Service des choses qui, en réalité, n'en sont pas du tout, mais simplement l'esclavage imposé par leur propre création ou par la création humaine d'autrui. L'accomplissement d'actes physiques pour flatter ou satisfaire les limitations du moi extérieur n'est pas, ne sera jamais, du Service. C'est l'esclavage des besognes ingrates journalières imposées par les limitations humaines. Je vous en prie, débarrassez complètement, une fois pour toutes, votre mental de cette idée, comme un concept de Service, car je vous dis franchement et vraiment que ce n'est pas du Service.
Une des Dames-Maîtres Ascensionnés a dit : « Le premier Service pour tout être humain est la Louange et l'Adoration du Soi divin - la Présence de Dieu dans le cœur de chaque individu. C'est en gardant constamment l'attention du mental extérieur sur la Présence I AM que celle-ci parvient à hausser l'entendement humain dans la pleine acceptation du Suprême Pouvoir Conquérant ancré dans la forme humaine, laquelle, après tout, est divine.
« Si, dans les services que nous voulons rendre à notre prochain, nous oublions de garder notre attention fixée sur notre Présence I AM, Source de l'Amour divin, alors nous avons, en grande partie, perdu notre énergie. Si tout notre temps est pris par le travail pour satisfaire les besoins des sens et qu'aucune attention n'est donnée à la Source, à la Présence I AM, qui produit tout ce dont nous avons besoin, alors, nous avons manqué le but de l'existence.
« L'unique Service réel est de garder l'attention sur la Présence I AM et de l'accepter si fermement que le mental extérieur vibre à l'unisson avec la Présence I AM. A ce moment, les actes de la vie journalière deviennent tout naturellement le Service divin parfait du moment présent.
« Ainsi, le Guru intérieur - la Présence I AM - dirige l'activité extérieure et le Plan Divin s'accomplit. Avant d'avoir reçu l'Illumination, le moi extérieur désire faire montre de ces capacités. Mais tous ces vouloirs humains sont voués à l'échec, et sous le choc produit par l'effondrement de ses vaines tentatives, le pauvre moi humain se réveille et finit par regarder en haut vers la Source du Pouvoir qu'il avait oubliée ou volontairement repoussée.
« Notre libre-arbitre nous oblige à choisir entre les tâtonnements de l'intellect ou les Directives divines de notre Grande Présence I AM. Jamais la Présence ne s'impose; Elle attend que nous L'invitions à prendre possession de son Temple. Plus nous mettons de Joie dans l'acceptation de notre Présence I AM, plus rapides seront les manifestations de son Pouvoir. L'acceptation de la Présence doit être ferme. L'attention doit être fixée sur la Pré- sence assez longtemps et avec suffisamment d'intensité pour dépouiller le moi extérieur de toutes ses prétentions au pouvoir. Le moi extérieur ne peut nier le fait que toute l'Energie qu'il emploie - en général, pour créer ses propres malheurs - lui est donnée par la Présence I AM. Ne permettez jamais que vos occupations profanes vous privent du temps nécessaire pour communier avec votre Divinité, sans partage et assez longtemps pour réaliser que votre Présence vous guidera vers le vrai Service et vous fera faire ce qui se doit. Voilà la Vérité concernant la Loi de Service . « Tu n'auras pas d'autres dieux que Moi, ta Présence I AM. » C'est le premier Commandement et l'accomplissement de la Loi.
« Le moi extérieur ne possède rien par lui-même, car il vient même en incorporation sans vêtements et, sauf si le corps physique est illuminé et ascensionné, il passe par la soi-disant mort et abandonne le corps. Donc, le moi extérieur ne possède vraiment rien. Il ne peut nier le fait que tout ce qu'il possède lui est prêté par la Grande Maître Présence, sans lui tenir rigueur du mauvais usage qu'il fait des merveilleux Dons de la Vie.
NOTE : Cette Instruction concernant le Service, a été donnée, à l'origine, par une Dame Maître Ascensionné comme Nada. Elle a ascensionné le corps il y a 2700 ans, et Elle accomplit un Service transcendant pour l'humanité terrestre ainsi qu'un Service très grand dans des Sphères beaucoup plus élevées. C'est à la demande de Saint Germain que cette Instruction est reproduite ici, dans la Présence Magique, car Il veut que tous Ses Etudiants La connaissent, et qu'ils aient, ainsi que tout lecteur, le bénéfice de la Radiation de Nada et Celle du Maître Saint Germain.
« Maintenez votre attention sur les Hauteurs, la Lumière, et la résistance du moi extérieur cessera rapidement. Vous constaterez que vous vous élevez progressivement dans cet Etat Ascensionné Glorieux où la Joie du Service divin transcende la compréhension terrestre au point qu'il n'y a pas de mots pour le décrire.
« La croissance individuelle au moyen de centaines d'incorporations et d'expériences terrestres vient de vous être dévoilée. C'est un privilège rarement accordé à des Etudiants de pouvoir prendre connaissance de ces expériences passées. Cela n'est permis que lorsqu'un être individualisé atteint un degré de réalisation spirituelle et la force intérieure qui lui permettent d'observer le passé sans subir des suggestions ou sans être influencé, même si ces expériences ont été terribles. »
Ce qui est raconté ici n'est qu'une infime partie de ce qui fût montré sur le Miroir, car la relation des expériences d'un seul être, au travers de centaines d'incorporations, demanderait plusieurs volumes. Saint Germain replaça le voile sur le Miroir, et, prenant place devant ses invités, Il nous tint un merveilleux Discours. Comme la plus grande part était de l'instruction et de l'information privées destinées au futur Service de ceux qui étaient présents, je n'en transcrirai ici qu'une partie.
« Je désire, dit-il en adressant à Perle, Nada et Rex, que Perle retourne avec Nada à son école et y étudie certaines matières que J'indiquerai. Lorsque les examens seront passés, Je serais très heureux de vous accompagner en Orient où vous passerez deux années, et où vous aurez des contacts qui vous sont indispensables. Bob sera alors prêt à se joindre à vous. Je veillerai à ce que des hommes de confiance prennent en charge la mine et le ranch. D'ici à un an, le 28 juillet 1931, nous nous retrouverons tous dans la Grotte aux Symboles. Daniel Rayborn achèvera l'Ascension dans le Corps Electronique, et entrera dans l'Etat de Liberté parfaite avec son Bien-aimé Rayon-Jumeau, Nada, l'Enfant du Chant. Tous, vous recevrez périodiquement de l'Instruction et de l'entraînement suivant vos besoins, sur le Sentier de la Libération. Tous, vous savez qu'il y a qu'une seule Source dont vous pouvez recevoir toutes choses : c'est votre Puissante Présence I AM en vous et autour de vous, à laquelle vous pouvez recourir, et qui jamais ne faillira à vous répondre. Elle vous donnera Courage, Force, Pouvoir, Protection et Directives sans limite, vous permettant de traverser toutes les difficultés que vous pourriez rencontrer. Je n'ai pas remarqué de faiblesses en vous, sinon vous ne seriez pas ici. Vous serez confrontés avec des épreuves inattendues. Vous vous souviendrez naturellement qu'un Etudiant sincère est toujours sur ses gardes. La Lumière Intérieure ne fera jamais défaut, à moins que vous ne vous en détourniez délibérément - chose qu'aucun de vous ne fera jamais, j'en suis persuadé.
« Voulez-vous, maintenant, Me rejoindre autour de la Table de Cristal ? Nous avons encore à rendre un service à notre bien-aimé Frère Bob. »
Lorsque nous eûmes pris place, Il demanda à Nada d'appeler Bob avec la Lumière Intérieure. Au bout d'une dizaine de minutes, ce dernier se trouva devant nous, sur la table. Rex lui tendit la main et Bob, en descendant avec légèreté, prit Nada dans ses bras. Celle-ci conduisit et présenta Bob à sa Mère, qui était retournée avec Daniel Rayborn à la Salle d'Audience. La Mère de Nada examina Bob pendant un moment, puis, avec le plus doux sourire, lui tendit les bras et le serra sur son cœur. Sa Lumière devint si intense que leurs corps furent presque invisibles.
« Mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis ma complaisance, dit-Elle en relâchant son étreinte, Je vous félicite tous deux pour votre rencontre et pour l'Amour qui enveloppe votre divine Union. Je vous bénis tous deux avec tout le Pouvoir dont je dispose dans l'Etat Ascensionné. Souvenez-vous toujours qu'un Amour pur, désintéressé, ainsi que la Dévotion, forment le chemin ouvert vers l'Etat Ascensionné. »
Nada demanda à Daphné et à Arion de jouer encore. Lorsqu'ils prirent leur place à l'orgue et au piano, une Lumière étincelante flotta au-dessus d'eux près du plafond. Au moment où ils frappèrent les premiers accords d'une belle mélodie, une Glorieuse Voix de Ténor se fît entendre dans la Lumière. Le contrôle de la Voix était parfait, et son étendue semblait presque sans limite. Nous entendions un Etre qui nous était invisible, dont la Présence et les Dons à l'humanité étaient magnifiquement prouvés par cette Voix. Lorsque le premier chant fût terminé, l'orgue, le piano et la Voix entonnèrent le morceau « America ». Immédiatement, tous se mirent debout, non seulement en hommage à l'Amérique, mais aussi pour le Grand Maître dont la Voix merveilleuse nous émût tous.
« L'Amérique, dit Saint Germain, représente tellement plus que la plupart de ses habitants n'osent rêver. Elle est le Cœur du progrès spirituel de la planète. C'est en Amérique que la Connaissance du Christ Cosmique - la Puissante Présence I AM - parviendra à s'ancrer dans les cœurs des humains. Cette Grande, Toute-Puissante Lumière va croître et être intensifiée jusqu'à ce que toute trace d'égoïsme ou d'intrigue politique soit disparue et oubliée. Des choses étonnantes vont se produire dans les années à venir, et feront vraiment réaliser aux humains que le temps des miracles n'est pas passé, mais que nous le vivons actuellement. On comprendra alors qu'ils sont la conséquence de l'Obéissance au Grand Plan divin de la Vie. Nous pénétrons à peine dans un Age de soi-disant miracles qui dévoileront les Gloires que la Présence Magique tient en réserve pour ses Enfants. L'Amérique est la Coupe (le Graal) pour cette Terre et porte la Lumière du Christ Cosmique qui illuminera la planète et y fera régner l'Ordre divin par le Pouvoir de la Puissante Présence I AM. »
Bob était infiniment heureux. Il demanda s'il ne pourrait pas rencontrer notre Bien-aimé Maître dans le corps visible et tangible avant l'ouverture de l'année scolaire.
Saint Germain répondît : « Votre désir sera peut-être réalisé plus vite que vous ne l'espérez, car vos précieux Amis retourneront bientôt à la mine, et Je vous y rencontrerai tous, mettons le 10 août. Maintenant, Bob vous devez retourner à votre corps physique. »
Immédiatement, les deux Maîtres Radieux furent auprès de lui. Bob souhaita la bonne nuit à sa bien-aimée et à tous ceux présents, et ils disparurent aussitôt. Nous nous groupâmes près de la Mère de Nada, qui embrassa chacun de ses Bien-aimés. « Il est l'heure de partir, dit-Elle, mais cette fois, nous nous quittons dans une extase joyeuse et non dans le chagrin comme notre précédente séparation. »
« Je désire que vous rentriez dans vos chambres, dit Saint Germain, et que vous soyez au repos jusqu'à deux heures de l'après-midi. Vous retournerez alors à la maison. Vous recevrez la nourriture appropriée lorsque vous serez prêts. Ce sera Mon Privilège d'escorter le Bien- aimé Enfant du Chant (indiquant la Mère de Rex et de Nada) jusqu'à la Sphère où elle demeure. »
Nous les observâmes attentivement, et vîmes les deux formes devenir de moins en moins distinctes, et, en trois minutes environ, disparaître complètement. Tel est le Pouvoir du Maître Ascensionné Lui permettant d'aller et de venir dans un corps tangible et de la rendre visible ou invisible à volonté.
En observant avec un intense intérêt la disparition de la Mère de Nada et de notre Bien- aimé Maître, nous n'avions pas remarqué que tous les autres Maîtres Ascensionnés étaient partis. Seul, Daniel Rayborn, Perle, Nada Rex et moi-même restaient. En nous regardant, tous les yeux étaient plein de larmes de gratitude et de joie dont nos cœurs débordaient.
Nous retournâmes vers nos chambres où un dîner appétissant nous attendait. Il y avait une sorte de roulade aux noix, un liquide couleur d'ambre, très rafraîchissant et une salade russe composée d'ingrédients que nous n'avions jamais mangés. Dès que nous fûmes couchés, le brillant éclairage de nos chambres diminua doucement, ne laissant qu'une douce Lumière Bleu-Blanc comme un clair de lune. Celui qui n'a pas expérimenté l'effet de cette Lumière ne peut se faire une idée du repos et de la tranquillité qu'Elle produit.
Le lendemain, à une heure de l'après-midi, la clochette éthérique nous réveilla. Nous nous habillâmes et prîmes place devant une petite table de cristal chargée de fruits de qualité : des pêches et des framboises comme je n'en ai jamais vues dans le monde extérieur. Il y avait aussi une substance comme une épaisse crème fouettée, dont chaque cuillerée faisait passer dans le corps comme une charge électrique procurant un sentiment de force, de courage, de pouvoir et de confiance qu'il est impossible de décrire. A la fin du repas, une feuille de papier, sur laquelle était formulée la demande de nous rendre directement dans la Salle de Cristal, vînt se poser sur la table. Comme nous approchions, les grandes portes de la Salle s'ouvrirent. Nous fûmes salués par Saint Germain et les Autres, qui nous y attendaient déjà.
« Notre Oeuvre ici est terminée pour le moment, dit Saint Germain. Vous avez tous fait de très grands et rapides progrès grâce à des réalisations de vos vies antérieures dont vous n'étiez pas du tout conscients. Maintenant vous allez retourner à la routine et à l'activité du monde extérieur, mais vous n'appartenez plus à ce monde. Les vibrations de votre âme et de votre corps ne descendront plus jamais au point où elles étaient avant votre entrée dans la Grotte des Symboles, il y a trois jours. Vos amis constateront le changement, mais n'en connaîtront pas la Cause. Ils seront toujours empêchés de vous poser des questions trop personnelles. Vous pouvez reprendre les vêtements du monde extérieur, mais gardez toujours précieusement Vos Robes pour vos moments de méditation et de communion avec les Maîtres Ascensionnés.
« Je possède des moyens personnels pour rester en contact avec vous.
« Si vous voulez Me rejoindre dès que vous serez prêts, Je vous accompagnerai jusqu'à la sortie de la Grotte, car Je dois être en Extrême-Orient à dix sept heures: Dorénavant, nous ne sommes plus jamais séparés. »
Nous revînmes dans nos vêtements d'excursion, et Saint Germain nous conduisit vers la sortie. Nous nous efforçâmes de Lui exprimer notre Gratitude, mais, en levant la Main, Il nous imposa silence et dit : « A l'avenir, n'essayons plus d'exprimer ce qui est déjà connu de chacun. Nous sommes, Je l'espère, au-delà des conventions humaines. Je connais le grand Amour et la Gratitude de vos cœurs. Mon Amour et Ma gratitude sont aussi grands que les vôtres parce que vous avez trouvé le Chemin vers l'Eternelle Lumière, la liberté et la Perfection. Le fait d'avoir eu le privilège de vous assister est, pour Moi une récompense suffisante. Tout est aux Ordres de la Présence Magique en tous - la Puissante Présence I AM de l'Univers. »
Comme Il cessait de parler, Son corps devint progressivement moins dense, plus flou, et, finalement, disparût complètement à nos yeux.
CHAPITRE V
LE GRAND COMMANDEMENT
En reprenant notre contact avec le monde extérieur, nous eûmes l'impression de revenir d'une autre planète. Nous suivîmes la piste jusqu'à l'endroit où l'automobile avait été garée, avec une joie inexprimable chantant dans nos cœurs. A 15 h 30, nous atteignîmes le Ranch des Rayborn. A plusieurs reprises, je ne pus m'empêcher de me demander comment il était possible pour Rayborn de s'occuper de ce genre de choses (l'élevage) et d'avoir, néanmoins, le privilège d'assister aux merveilleuses expériences dont nous avions été témoins à la Grotte des Symboles. En réponse à cette question mentale, Saint Germain a donné l'explication suivante. « Bien qu'il soit exceptionnel de trouver une personne si proche de son Ascension engagée dans des occupations si grossières du monde extérieur, il peut arriver, assez rarement en fait, qu'un être ayant des réalisations élevées par ses incorporations antérieures, se trouve englué dans de telles occupations à cause des nécessités des affaires. Dans ces cas exceptionnels, les Maîtres Ascensionnés donnent de l'aide en expliquant l'emploi de la Flamme Consumante qui permet à la personne de consumer une grande partie de la création humaine engendrée antérieurement. L'être doit faire l'emploi de cette Flamme par sa propre détermination. Ainsi, du secours peut être donné, et le plan d'un grand nombre de vies peut être accompli. Nous ne donnons évidemment pas notre sanction à ce genre d'affaires. Il ne faudrait pas que des malentendus se créent concernant des conditions qui sont produites par le côté humain des gens. L'élevage des animaux en vue de l'abattage pour la consommation de la viande est une erreur du début jusqu'à la fin. Il se peut que, exceptionnellement, une âme de grande croissance soit comme capturée dans de telles activités sous l'empire de suggestions et de conditions générales du monde extérieur. Lorsque cela arrive, la Grande Loi Divine, au travers de la Sagesse des Maîtres Ascensionnés, fournit un moyen d'aider celui qui cherche à se réaliser et qui veut se libérer. »
A sept heures du matin, le neuf, nous devions retourner à la mine. La journée était exceptionnellement belle, et le père de Nada suggéra de prendre la route des hautes passes d'où nous aurions une des belles vues sur les Montagnes de l'Ouest. Dans le Grand Nord- Ouest, le Royal Titon s'élevait dans une ceinture de beauté scénique sauvage incomparable. Au sud, se trouvait Paikes Pic, au sud-est Long Pic et une chaîne de pics s'élançant vers le ciel. Je n'oublierai jamais ce paysage. Toute la traversée des montagnes nous permit de contempler un panorama d'une exquise beauté.
A sept heures, nous pénétrâmes dans le camp de la mine, mais personne ne se sentait fatigué. Nous klaxonnâmes, et Bob arriva immédiatement vers nous en courant. Cette fois, il sembla avoir oublié Perle, et se précipita directement vers Nada. Au premier moment, elle resta immobile, comme si elle ne le reconnaissait pas. Il s'arrêta et devînt blême. Alors, Nada lui tendît les bras avec son plus doux sourire. Mais il resta muet pendant quelques instants.
« Chérie, dit-il, vous m'avez donné un choc terrible; durant quelques minutes, j'ai cru que mon expérience dans la Grotte des Symboles était un rêve. Maintenant, je sais qu'il n'en est rien. » « Non, mon Amour, répondit Nada, c'était, grâce à Dieu, très réel, et j'en suis très reconnaissante. Tous deux, nous en serons reconnaissants à jamais. » Comme Bob regardait à l'entour, il sembla réaliser qu'ils n'étaient pas seuls.
« Ma chère, Pardonne-moi, dit-il à Perle en la prenant dans ses bras, tu sais que je ne te négligerai jamais. »
« Frère bien-aimé, répondit-elle, je comprends parfaitement. Tout est très bien. » Bob nous donna à tous une bourrade, même à Daniel Rayborn.
« Bob, dit Rayborn, cela réjouit mon cœur de te voir aussi aimant et naturel. Viens dîner avec nous ce soir. Vous appartenez maintenant à la famille. Vous dînerez toujours avec nous plutôt qu'au camp. »
Le soir, au repas, Bob raconta ses expériences à la Grotte des Symboles, car il avait retenu tous les détails et il était parfaitement fasciné par la Mère de Nada. Il était clair qu'un grand accordage avait été accompli.
Nous discutâmes alors du travail fait dans la mine, à « La Découverte du Maître ».
« Elle est extraordinairement riche, remarqua-t-il, nous avons certainement déjà extrait pour plus de trois cent mille dollars. »
Nous étions sur le point de sortir de table, lorsqu'une feuille de papier descendît en face de Daniel Rayborn. Elle portait les mots suivants : « Puis-Je avoir le privilège de dîner avec vous demain soir et de fournir les mets directement de la Substance Universelle ? Je vous suggère de donner une soirée libre à vos serviteurs. Signé : Saint Germain. »
Cette idée était totalement nouvelle pour Bob, et le rendît perplexe pendant un certain temps.
« Voulez-vous me faire croire que le Maître va faire venir le dîner de l'Invisible ? demanda-t-il.
« Précisément cela, répondit Rayborn. Vous allez avoir l'occasion d'observer tout ce qui va se passer, car un monde nouveau s'ouvre devant vous. »
Le couvert enlevé, nous tînmes une véritable réunion d'affaires. « M. Rayborn, de toute ma vie, commença Bob, je n'ai vu une harmonie aussi merveilleuse régner parmi les ouvriers d'une mine, ni tant d'amour et de respect donnés par chacun à son propriétaire. Je sais que cela doit être dû au Maître. Dave Southerland, le nouvel assistant, est arrivé, et je voudrais vous le présenter demain matin. C'est un de mes condisciples de l'Ecole des Mines du Colorado où il a obtenu son diplôme avec une grande distinction une année après moi. » « Faites-le plutôt venir maintenant » dit Rayborn.
Bob l'appela au téléphone. Une demi-heure plus tard, un homme jeune, distingué, bien bâti, mesurant environ deux mètres, dont le caractère ouvert avait conquis le cœur de tous, se présenta. Il était certainement un homme d'honneur et d'idéal élevé, qui méritait pleine confiance.
Le lendemain, Rex et moi-même nous rendîmes avec Bob au bureau où Dave était déjà. Il semblait très reconnaissant et appréciait grandement l'opportunité de se trouver avec Bob et Rayborn.
« Jamais je n'ai rêvé d'être si près du Ciel, dit-il avec un franc enthousiasme. « Dave, répondit Bob, vous ne savez pas à quel point vous êtes déjà réellement près du Ciel ! »
A six heures moins le quart, nous nous réunîmes dans la salle de séjour. Au bout d'un quart d'heure environ, on frappa doucement à la porte. Lorsque Rex l'ouvrît, il se trouva face à face avec Saint Germain, vêtu d'un costume de flanelle blanche comme un parfait homme du monde. « J'avais l'idée de vous surprendre, dit-il en nous saluant tous avec son gracieux sourire aimant. « Eh bien, Bob, demanda-t-Il en le regardant fixement, pourquoi ne le faites- vous pas ? » Bob sembla confus un moment, puis, s'avançant, il prît le Maître dans ses bras et lui donna un grand baiser.
« Mon cher Frère, dit Saint Germain, le premier pas vers la Perfection est d'être naturel, car toutes choses sont bonnes si le motif est divin. » Bob vît immédiatement que Saint Germain lisait ses plus intimes pensées.
« Maintenant si vous voulez bien prendre place à table nous allons dîner. Le linge de table et tout le service employés ce soir seront permanents et offerts à Perle et à Rex comme cadeau de quelqu'un qui les aime beaucoup. » Daniel Rayborn plaça notre Bien-aimé Saint Germain au haut de la table, et prit place en face du Maître, Nada et Rex à sa droite, Perle, Bob et moi à sa gauche. Nous inclinâmes la tête en silence pendant que le Maître rendit Grâces et Louanges pour l'Abondance de tout ce qui était nécessaire.
Lorsque nous relevâmes la tête, la table était recouverte avec une exquise nappe blanche aux serviettes assorties. Au centre, se trouvait un beau vase de jade sculpté rempli de boutons de roses à peine éclos, dont le merveilleux parfum emplissait la salle. Un gobelet de cristal, contenant un liquide doré, apparût devant chacun. Saint Germain leva le sien et prononça un toast auquel tous se joignirent : « A l'Illumination, la Gloire, la Perfection de chacun et de toute l'humanité. »
Bob vida son verre d'un trait, et, quand l'Essence parcourût son corps avec la rapidité de l'éclair, l'expression de son visage révéla sa surprise.
Vinrent ensuite les assiettes, les tasses, sous-tasses et autres plats, d'une porcelaine rare comme nous n'en avions jamais vue. On eût dit une substance comme de la Perle, décorée de feuillez dorées au dessin merveilleux. Les couteaux, les fourchettes et les cuillères étaient d'un métal blanc rare, avec des manches en cristal taillé.
Sur l'assiette de chacun, apparût comme un pain à la viande, mais au goût, nous constatâmes qu'il n'en contenait pas.
« Ce pain, expliqua Saint Germain, contient un mélange de substances encore inconnues sur Terre. Voyez-vous, il y a une raison très précise pour laquelle nous ne mangeons jamais de viande et pour laquelle les êtres humains ne devraient pas en manger non plus. Les atomes de la viande sont la condensation dans la substance de ce monde des pensées et de sentiments vicieux appartenant au passé des humains.
« Il n'existait pas d'animaux sur cette planète pendant les deux premiers Ages d'Or. Ils ne firent leur apparition que lorsque les humains eurent engendré la discorde postérieure à ces deux périodes. La Création originelle, décrite dans la Genèse, se réfère à ces deux Age d'Or, et est qualifiée de « très bonne ». Alors, il s'éleva un brouillard, et la soi-disant « chute de l'homme » se produisît parce que l'attention du mental se fixa sur les appétits des sens et la recherche des sensations physiques. Ainsi, l'entendement extérieur s'enlisa-t-il de plus en plus dans le monde des choses, et oublia-t-il la Source, le Centre des Pouvoirs de son être, qui est la Puissante Présence I AM. La vision complète du Plan de Vie divine dût être per- due, et toujours de plus en plus de discorde pénétra dans les sentiments des humains depuis lors.
« Tant que les humains persisteront à tuer des animaux pour la consommation, ils ne parviendront jamais à rompre les habitudes vicieuses de leurs propres sentiments, car ils détruisent constamment leur propre corps et empêchent les intuitions du mental supérieur de se faire sentir. L'amour de l'humanité pour les animaux domestiques élève et purifie une partie de cette substance discordante de cette création humaine passée, en libérant ce courant de vie et en lui donnant la possibilité de fonctionner dans une phase d'existence plus harmonieuse. Lorsque l'humanité deviendra plus harmonieuse et plus pure, les animaux dis- paraîtront de la terre. Les mauvaises herbes et les parasites de la Vie végétale disparaîtront et la Terre reviendra à cet état de pureté originelle désigné comme « le jardin paradisiaque ou l'Éden » signifiant : l'Obéissance à la Sagesse divine ».
« Le grand mal produit par la consommation de la viande provient de ce que la chair de l'animal enregistre la peur que la bête ressent au moment d'être tuée. L'animal a un corps émotionnel et la vibration de peur ressentie avant et au moment de la mort s'imprime sur la chair et est absorbée par le corps émotionnel de la personne qui mange cette viande. Il y a également une certaine substance qui se condense dans le cerveau et engourdit l'intellect, l'empêchant de capter les impulsions supérieures venant de la Puissante Présence I AM. Même un Maître Ascensionné n'intervient pas pour l'enlèvement de cette substance, car les gens absorbent cela volontairement. De nos jours, c'est la peur, dans ses nombreux et subtils aspects, qui est le sentiment prédominant des humains. C'est la porte ouverte qui permet à la force sinistre de contrôler la personnalité et de faire son travail destructif. C'est un mal d'enseigner qu'il est nécessaire de manger de la viande pour être fort, et c'est complètement faux, car l'éléphant, un des êtres les plus forts sur terre, ne mange pas de viande.
« L'idée que des sérum pris sur les animaux peuvent donner la santé et la perfection ou la protection contre des maladies au corps pur d'un enfant ou d'un adulte est une autre mauvaise activité, consciemment dirigée par la force sinistre dans ce monde afin de détruire la santé et la résistance de la race, et de permettre ainsi aux sentiments destructifs de dominer et de détruire les idéaux de l'humanité. Sous le couvert de la science, la profession médicale est devenue un instrument inconscient de cette manœuvre de destruction.
« C'est à cause de l'entêtement persistant des appétits des sens, qui créent des sentiments dans le corps humain, que la race continue d'employer ses capacités mentales ainsi que la Merveilleuse, Pure Energie de la Puissante Présence AY - AM pour créer toujours davantage de destruction.
« Lorsque les humains emploieront autant de temps et d'énergie pour étudier la Perfection et les admirables Miracles de la Création qui s'offrent partout à notre regard, qu'ils en gaspillent pour la satisfaction des appétits physiques et des caprices du moi extérieur, eux aussi produiront les mêmes Miracles que les Maîtres Ascensionnés. Néanmoins, d'ici à une cinquantaine d'années, les humains considéreront le fait de manger de la viande avec la même horreur qu'ils regardent le cannibalisme actuellement. Il y a plusieurs produits qui laissent une substance dans le cerveau laquelle doit être enlevée avant que la complète Perfection de la Puissante Présence I AM ne puisse être libérée au travers de la conscience extérieures. Dans l'ordre de leur importance, ce sont : les stupéfiants, l'alcool, la viande, le tabac, l'excès de sucre et de sel et le café fort. Maintenant, nous allons en venir au remède à appliquer, car Je ne tournerai jamais votre attention vers l'examen d'une imperfection sans vous montrer le moyen de la transcender et de la remplacer harmonieusement par la Perfection.
« Je veux que vous compreniez que n'importe quoi de ce qui doit être changé dans l'expérience physique, sera toujours fait sans souffrance ou sans discorde quelconque si vous voulez appeler votre Puissante Présence I AM en Action dans votre mental et votre corps.
« La Voie de la Perfection, qui est l'Activité de la Présence I AM, ne demande jamais autre chose au moi extérieur que d'abandonner ses chaînes, ses discordes, ses limitations et ses souffrances, et ce changement est toujours accompli harmonieusement et par l'Amour divin.
« Si l'on a introduit des substances nocives dans le cerveau de la structure du corps, le moyen pour s'en débarrasser consiste à demander à votre Puissante Présence I AM de déverser au travers de votre âme et de votre corps Sa Flamme Violette Consumante en employant l'Affirmation suivante : « Puissante Présence I AM, fais surgir Ta Flamme Consumante d'Amour divin, Débarrasse-moi du désir, annihile sa cause et son effet, passé, présent et futur et remplace cela par Ta Plénitude, Ta Parfaite Satisfaction et garde Ta complète Souveraineté ici, à jamais. »
« Cette Affirmation peut être employée pour autrui avec le même miraculeux et permanent effet. Prenez, au moins trois fois par jour, le temps de vous visualiser, debout dans un pilier de Flamme Violette surgissant à partir des pieds jusqu'au dessus de la tête et s'étendant au moins à un mètre tout autour du corps. Maintenez cette visualisation aussi longtemps que possible sans inconvénient et sentez la Flamme, qui est le Pouvoir Purifiant de l'Amour divin, pénétrant dans chaque cellule de votre corps - cela dissout toutes substances impures et inutiles dans les cellules du corps, purifiant et illuminant ainsi la conscience. Cela est une partie de la Science du Feu Sacré qui n'a été enseignée que dans les Centres secrets (initiatiques) de la Grande Fraternité Blanche, au cours des siècles. C'est de cette façon que les Maîtres Ascensionnés purifient, guérissent et harmonisent l'humanité et la Terre elle-même. C'est le Pouvoir par lequel les soi-disant miracles sont accomplis. Il ne peut jamais y avoir d'autre effet dans le cerveau, le corps ou les affaires qu'une grande détente, du confort, de la paix et un bien permanent.
« En ce qui concerne la création animale en ce monde, Je dois vous faire observer que les Oiseaux, à l'origine, furent créés par les Maîtres Ascensionnés pour servir de messagers à l'humanité. Les qualités destructives qu'ils ont parfois sont dues à la radiation des humains. Dans le Nouvel Age, ces caractères disparaîtront. La Nature, c'est-à-dire la végétation et le règne minéral de la Vie ont été créés et maintenus par les Grands Maîtres Cosmiques qui font le Plan et dirigent une Planète à partir des Niveaux Cosmiques. La Nature elle-même est Pure à jamais, et si les humains n'imposaient pas leur propre discorde sur l'atmosphère dans laquelle les plantes grandissent, il n'y aurait pas de plantes vénéneuses. Il fût un temps où tout dans la Nature ne produisait que des effets harmonieux sur l'âme et le corps des êtres humains. La Nature possède une Activité intrinsèque d'autopurification et d'autoprotection qui ne tolère le génie destructeur des humains que pendant un certain temps. Par des désastres et des cataclysmes, la Nature rejette sur les humains ce qui lui a été imposé au cours des siècles passés. Ainsi, Vie après vie, l'homme, continuellement, retrouve sa propre création négative se retournant contre lui jusqu'à ce qu'il construise son univers en accord avec le Plan divin de Perfection, qui est la vraie expression de sa propre Divinité.
« La Nature étant la Création et l'Expression directes des Maîtres Ascensionnés est plus forte que tout opposant et rejette continuellement, âge après âge, sur l'homme, par des cataclysmes sa propre iniquité. Ainsi, la discorde des humains les détruit et les ensevelit, tandis que la Nature, dans sa primitive Pureté, continue d'exprimer son Immortalité. La preuve en est donnée par les innombrables civilisations qui ont été créées sur la Terre, et que la Nature a si complètement oblitérées que les traces de l'effort humain n'est plus que vaguement relaté dans la Tradition et les Mythes.
« L'homme qui a atteint la Sagesse - l'emploi constructif de toute Science - peut avoir la coopération des gigantesques Forces de la Nature et faire ainsi oeuvre immortelle.
« Le formidable abattage des animaux pour l'alimentation doit cesser, ainsi que le commerce et l'élevage pour l'abattage. »
Peu après le début de notre dîner, un très petit pain apparût devant chacun, ceux de Nada, de Bob et de Perle arrivant ensemble. Ensuite, il y eût une salade, complètement différente de tout ce que nous avions jamais goûté. Comme dessert, une délicieuse salade de fruits composée de pêches, de prunes et autres fruits inconnus de nous. Mélangée à cela, un genre de crème fouettée, scintillante comme du givre, délicieusement fraîche, une vraie délicatesse inconnue.
« Maintenant, dit Saint Germain, vous allez goûter quelque chose que vous préférerez sûrement au café. » Comme Il parlait, une jarre exquise apparût devant lui, remplie d'un liquide ambré, fumant. L'une après l'autre, les tasses s'élevèrent de la table, dirigées vers Lui. Remplies, elles revinrent comme tenues par des mains invisibles. Lorsque nous fûmes tous servis, Il dit : « Cela n'a pas besoin de crème, et surtout ne soyez pas alarmés par la sensation produite à la première gorgée. Cela ne contient pas d'alcool et c'est la plus nutritive de toutes les boissons. »
Nous la dégustâmes très lentement, et nous eûmes l'impression qu'un courant électrique comme de la Lumière vivante surgissait au travers de nos corps. C'était on ne peut plus délicieux. Aussitôt qu'un plat était terminé, les couverts et les assiettes disparaissaient et étaient remplacés par d'autres.
A la fin du repas, Bob n'y tint plus, et s'exclama « Je n'ai jamais été aussi stupéfait et heureux de toute ma vie. C'est presque incroyable de constater que nous vivons continuellement au milieu de pareilles merveilles et que nous n'en savons rien ! Qu'il soit possible d'atteindre une telle Compréhension et d'avoir l'usage illimité de l'Energie et de la Substance divines permettant de produire tout ce dont nous avons besoin, comme je viens de le voir faire ce soir m'électrise complètement. Je veux comprendre l'usage de cette Loi plus que tout au monde. Je suis prêt à essayer de faire tout ce qui est nécessaire pour y arriver. Voulez-vous, Maître Bien-aimé, m'aider ? » demanda-t-il à Saint Germain en se tournant vers Lui. « Mon cher Frère, répondit Celui-ci, c'est le Grand Soi intérieur qui a inspiré vos paroles. Vous apprendrez à employer le I AM qui est en vous, Sa Grande Sagesse et Son Pouvoir, si vous acceptez totalement cette « Présence Magique ». Vous ferez, alors, facilement, ce que vous M'avez vu faire ce soir. Remarquez, en passant, que les Maîtres As- censionnés n'agissent jamais dans des pièces obscures pour produire ce qu'Ils créent directement à partir de la Substance Universelle. Ce qui ne supporte pas la Lumière ne vient pas du Christ, et devrait être renvoyé immédiatement. Ceux qui servent la Lumière ne doivent jamais essayer de produire des phénomènes dans des pièces non éclairées. Ce qui est de la Lumière travaille toujours dans la Lumière, et ce qui ne la supporte pas ne sert certainement pas la Voie constructive ou le Chemin de la Perfection. Tous les phénomènes qui se pratiquent dans des pièces obscures appartiennent au plan psychique, et arriveront, tôt ou tard, à capturer ceux qui entrent en contact avec cela dans le filet de misère et de destruction qui existent dans ce plan.
« Si vous suivez les Instructions qui seront périodiquement données, vous vous en réjouirez pendant toute l'éternité.
« Je vais maintenant tenir la promesse que Je vous ai faite, » dit-il se tournant vers Rex et Perle. Instantanément, tout le service utilisé pendant le dîner réapparût sur la table, comme y étant placé par des mains invisibles. « Nous mettons tout, dit Saint Germain, par l'emploi de Courants d'Energie; c'est un moyen qui sera employé par un grand nombre dans l'Age Nouveau où nous venons d'entrer. Cette porcelaine si fragile et ces cristaux dont je vous fais cadeau, sont incassables. » A ce moment, un verre et une assiette tombèrent à terre sans se briser. « La nappe et les serviettes ne se saliront, ni ne s'useront jamais, continua Saint Germain, mais ne permettez à quiconque d'en assurer l'entretien qui ne doit être fait que par vous-même. Ecoutez-Moi encore avec attention.
Seulement parce qu'il s'agit de l'union de deux paires de Rayons Jumeaux divins, j'ai l'autorisation de produire pour votre Instruction, ce qui va suivre. » Il étendît les mains. Après un court instant, un disque en or de la grandeur d'une pièce de vingt dollars apparût dans chacune.
« L'Or répondra toujours à votre appel, remarqua-t-il, si vous comprenez la Grande Loi gouvernant Sa production. Je désire que vous examiniez ceci attentivement, » recommanda- t-il en faisant circuler les pièces autour de la table pour être examinées. Nous les lui rendîmes. Il continua « Regardez-encore ». Immédiatement, un parfait diamant, blanc-bleu, se forma dans chaque paume; et Il nous les donna à examiner. Ensuite, prenant une pièce d'or et un diamant dans chaque main, Il les ferma quelques instants. Lorsqu'il les ouvrît, une belle bague avec diamant s'y trouvait. Il remît l'une à Bob et l'autre à Rex en leur disant « Un signe de Mon Amour pour vous. Portez-les toujours.
Observez encore, Je vous prie. » Il étendît les mains. Comme suspendus en l'air, un collier de perles apparût au-dessus de Sa main gauche et un de diamant au-dessus de la droite. Ils se déposèrent doucement dans Ses paumes, et Il poursuivît : « Il sont d'égale valeur, et, commercialement, valent une fortune. J'en fais cadeau à mes chères Etudiantes, Perle et Nada, dans un but plus élevé que pour leur valeur marchande. » Il donna le collier de perles à Perle et celui de diamant à Nada, avec sa Bénédiction. « Un don de Mon Amour. Portez-Les toujours. Maintenant, votre conscience est ancrée. Cela me permettra de vous donner le « Grand Commandement ». Avec Lui, vous pouvez ordonner au corps de manifester la Perfection, avoir la Souveraineté et l'usage de certains éléments, courants de Force Electronique et Rayons de Lumière. Vous pouvez donc gouverner votre vie et vos affaires en parfait Ordre divin. Cela est de l'Instruction strictement privée, communiquée ici, dans le Centre de Lumière, et n'est jamais donnée à quiconque - sauf par Moi. »
Il commença par expliquer le formidable emploi du « Grand Commandement » dont la simplicité est si admirable et le Pouvoir si extraordinaire. Il prit alors chacun séparément, et nous demanda de donner le Commandement et de constater qu'il est absolument impossible qu'il résulte de son emploi autre chose que la plus grande Harmonie et des Bénédictions pour tous.
Chacun eût des résultats instantanés, et nous étions muets de stupeur devant l'énormité de Son Pouvoir. Nous fîmes vœu devant le Puissant Soi Divin en chacun de ne l'employer qu'au Service de L'Amour divin.
« Tous, vous avez entendu dire . « Avec Dieu, toutes choses sont possibles. » Je vous dis que vous pouvez tellement vous perfectionner, tellement élever votre conscience dans la Pure Essence de Dieu, qu'avec Vous toutes choses sont possibles aussitôt que vous apprenez à diriger ce Gigantesque Pouvoir, par l'Amour et la Sagesse de votre propre Puissante Présence I AM. La Puissante Présence Magique I AM en vous est Suprême et Victorieuse sur tout au Ciel et sur la Terre. Donnez-lui toujours la première Place, et contemplez cette Puissante Vérité, chaque fois que vous avez un moment de tranquillité. »
Il était maintenant neuf heures du soir. Dehors, il faisait très sombre, mais personne ne s'était aperçu qu'à l'intérieur la Lumière avait crû dans la mesure où elle diminuait à l'extérieur. Personne n'avait pensé à allumer, car Saint Germain avait éclairé la pièce par son contrôle de la Force Electronique. « Je désire, dit-il, que chacun de vous s'entraîne à ne jamais être surpris lorsque j'apparais. Je puis venir n'importe quand et n'importe où, s'il est nécessaire de vous donner de l'Assistance. » A cet instant, il regarda Bob. « Non, Bob, dit-Il , Nous ne donnons jamais rien à un étudiant qu'il ne soit prêt à accepter. Les Maîtres Ascen- sionnés ne commettent pas d'erreur, je puis vous l'assurer. En ce qui concerne ceux qui, parfois, sont appelés « Maîtres », je veux vous donner une explication qui a une grave importance pour les étudiants de la Lumière et de la Vérité. En premier lieu, il y a ceux appelés « Maîtres », dont certains ont atteint un très haut degré de Sagesse et qui ont maintenu la vie dans le corps physique environ deux siècles, mais sans avoir ascensionné le corps comme le fît Jésus. Il y a aussi ceux qui s'appellent eux-mêmes « Maîtres », mais qui n'ont pas la moindre idée de ce qu'est un vrai Maître.
« Il y a une chose dont vous pouvez être absolument et éternellement certain, c'est qu'un vrai Maître ne dira jamais cela de Lui-même, et qu'un Maître Ascensionné n'accepte jamais un paiement quelconque pour l'Aide qu'Il donne, car le premier signe d'une véritable Maîtrise est de faire tout comme un Joyeux et libre Don du Service d'Amour envers le monde.
« Le Maître Ascensionné est toujours absolument infaillible, parce qu'Il est sorti de l'octave d'action vibratoire où des fautes peuvent être commises, car Il est devenu entièrement divin. Par l'Ascension de Son corps, toute la structure atomique a été transformée en Electronique. Sa Vision est illimitée, et Il connaît tout parce qu'Il emploie exclusivement l'Omniscience divine.
« Ces Maîtres, qui ont même atteint un très haut degré de Sagesse, mais qui n'ont pas encore ascensionné le corps atomique, peuvent, et parfois colorent leur enseignement par leur propres concepts personnels; car personne n'est infaillible tant qu'il ne fonctionne pas dans son Corps Electronique ou Corps de Pure Lumière, dans lequel aucune contamination ou concept personnel ne peut exister. Vous êtes tout à fait digne, Bob, de tout ce que vous avez le privilège d'expérimenter. Efforcez-vous toujours de devenir plus digne de la Puissante Présence I AM qui fait battre votre cœur et vous donne l'usage de toute bonne chose. Je suggère que Nada, Perle et Rex retournent à l'école, et que ce bon Frère (me désignant) demeure à la ferme avec leur père, jusqu'au jour où ils auront passé les examens et où il aura fait l'Ascension. Après cela, vous cinq, pourrez toujours considérer la Ferme du K. Diamant comme votre demeure (maison de famille). Dans trois ans, votre activité sera telle que vous pourrez considérer le monde entier comme votre demeure, car vous serez appelés à servir partout où de l'aide est nécessaire. Dans un an à partir du dix septembre prochain, Je désire que Nada, Perle, Rex et Bob m'accompagnent vers l'Extrême-Orient, l'Inde et l'Arabie, et y séjournent pendant deux ans. Bob, vous ferez bien, entre temps, de préparer Dave Southerland à prendre complètement la charge de la mine pendant votre absence. Ne dites mot à personne concernant nos plans. Je vous retrouverai encore une fois à la ferme, juste avant que les jeunes ne la quittent pour l'Université, et je vous prie, Bob, de prendre les dispositions pour être également là. Je vous ferai connaître la date exacte plus tard. Votre Grand Amour et votre sincérité naturelle ont ouvert largement la Porte de l'Illumination. Soyez très fidèle à la Grande Lumière Intérieure, la Glorieuse Présence I AM. Demandez conseil à, et écoutez toujours votre Guide Intérieur. Les Directives doivent venir clairement, définitivement, correctement. C'est une Joie pour Moi d'avoir été l'Invité d'amis si nobles et si sincères. Mon Amour et Mes Bénédictions vous sont acquis pour toujours. Bonne nuit. »
Comme Il prononçait ces paroles, l'éclairage du bungalow s'éteignît. Rex traversa la pièce et alluma l'électricité. Saint Germain était parti. Nous retournâmes vers la salle à manger et devant nous, sur la table, se trouvaient tous les merveilleux cristaux, porcelaine, linge de table et couverts d'argent. Ces gens, mes amis, sont toujours en possession de ces beaux Dons.
« Ô, la Gloire de cette nuit ! s'exclama Bob avec son enthousiasme naturel. Cela dépasse tout ce que j'ai jamais entendu ou rêvé, et tout est réel, vrai, chacun de nous peut en faire autant. Je suis profondément reconnaissant que ces deux fleuves de bonheur soient venus en même temps dans ma vie : Nada et cette Grande Révélation de Perfection et de Pouvoir. C'est un miracle d'avoir trouvé ce Don de l'Amour le plus élevé et la Gloire de mon Rayon- Jumeau dans un être qui a cette merveilleuse et véritable compréhension, et c'est une chose que j'ai toujours ardemment désirée.
« Le bonheur de connaître la Puissante Présence I AM en mon for intérieur, ne peut s'exprimer en paroles, et, lorsque je pense à l'Aide donnée par notre Bien-aimé Saint Germain, et à mon indépendance financière venue au travers de vous, mes Amis bénis, ma gratitude est sans bornes. Il n'y a pas de doute, ma Coupe de Bonheur est pleine à déborder. Il semble que je pourrais inonder le monde avec ce Puissant Amour Intérieur qui est, comme je le vois très clairement, la Grande Solution pour toutes choses. »
Le lendemain, les premiers mots que nous entendîmes de Bob furent . « Ô, Joie, je l'ai ! » Je demandai . « Quoi ? » « Ma bague ! » répondit-il, et, ainsi, la journée commença joyeuse- ment pour tous. Rex emballa les magnifiques cadeaux de Saint Germain, et, au matin du quinze, lorsque nous fûmes prêts à partir pour la ferme, il les plaça dans l'automobile.
De grosses larmes remplissaient les yeux de Bob lorsqu'il nous serra sur son cœur avec une admirable gratitude pour tout son bonheur. Au moment de s'approcher de Nada les forces lui manquèrent presque, mais il éleva les yeux et vît l'image de notre Bien-aimé Maître. Immédiatement, il se sentît fortifié. Avec un ravissant sourire, il aida chacun de nous à nous installer dans la voiture, et de la main, nous envoya un « au revoir ». Le lendemain, nous atteignîmes la ferme.
Le samedi matin, au réveil, Rayborn trouva un message de Saint Germain, nous priant tous de le rejoindre à huit heures du soir, dans la Chambre de la tour, nous informant qu'Il avait également invité Bob.
A huit heures moins vingt, nous nous dirigeâmes vers le lieu convenu dont la porte s'ouvrît d'elle-même. Notre Bien-aimé Maître s'y trouvait, dans sa blanche Robe-sans-couture, tout Son Etre exprimant la Majesté et la Souveraineté de l'Amour. Nous étions vêtus des Robes qui nous avaient été données à la Grotte des Symboles, excepté Bob, qui n'avait pas encore reçu la sienne. Au moment de nous saluer, la Radiation de Saint Germain nous enveloppa tous.
« Je vois que vous êtes prompts et fidèles en toutes choses, dit-Il, se dirigeant vers Bob pour lui remettre sa Robe, ajoutant . « acceptez cela avec Mes Bénédictions. » Bob revînt quelques instants après; il semblait un être d'un autre monde tant il radiait de Grâce et de Pouvoir. Nous nous installâmes à nos places habituelles.
« Que chacun de vous concentre sa Conscience sur la Lumière du Cœur venant de la Puissante Présence I AM. » Lorsque nous ouvrîmes les yeux, nous pouvions, simultanément, voir et entendre dans le Monde des Maîtres Ascensionnés, notre Conscience ayant été élevée durant la méditation. Chacun pût voir clairement sa propre Puissante Présence I AM lui souriant sereinement. Cela nous fît profondément réaliser ce qu'il nous était possible de de- venir si nous persistions à reconnaître et accepter la « Présence Magique » et l'emploi de Sa Sagesse et de son Pouvoir illimité. C'est l'Unique Présence dans l'Univers qui peut hausser notre côté humain et l'absorber en Soi-même. Ainsi, par Son Amour, Sa Lumière et Son Pouvoir, nous devenons totalement parfaits. Que nous puissions être élevés au-dessus de toutes les limitations est sûrement le plus puissant des stimulants qui incitera l'humanité à as- pirer de toutes ses forces, sa détermination et sa dévotion vers cette Puissante Présence I AM.
Alors, nous vivrons suivant le Plan originel et rendrons un Service vraiment divin.
L'opportunité d'avoir pu voir, ne fusse que quelques instants, notre propre Corps Electronique, est une Bénédiction et un Privilège qui ne peuvent être surestimés. Cela donne de la force et du courage, et agit comme un aimant jusqu'à ce qu'enfin nous pénétrions dans le saint des Saints et devenions « Un » avec la Source dont nous venons. Après quelques instants de contemplation de cette Puissante Présence I AM, Saint Germain abaissa l'Action vibratoire jusqu'au point où la plus grande partie de cette Conscience plus élevée disparût de notre vue.
« Ne voyez-vous pas, Mes très Chers, expliqua-t-Il, combien il est facile d'élever consciemment votre conscience jusqu'à ce qu'elle grandisse et embrasse tout ce qu'il vous est possible de vouloir connaître. C'est la méthode que Je désire vous voir employer pour devenir vraiment conscients et avoir la compréhension effective de la Grande Loi, de Son emploi et de son opération. Voyez-vous comment vous pouvez utiliser et diriger cette Puissante Energie, sans limites ? Il est vrai que, cette fois, Je vous ai aidés, mais vous arriverez à le faire très facilement par vous-mêmes.
« J'ai montré à chacun de vous sa Puissante Présence I AM individualisée, afin que vous compreniez quel infini fragment de votre propre Souveraineté divine vous employez dans votre expérience physique. Cette Glorieuse Présence vous incite constamment à vous élever, à recevoir votre Couronne de Gloire et à exercer votre complète Souveraineté sur Ses vaste domaines, et à être libres - à jamais - de toutes limitations.
« Cette Transcendante Présence I AM que vous venez de voir est votre véritable Maître, Le Pur Soi Christique. Elle est toute Majesté et Maîtrise ayant complète et éternelle Souveraineté sur tous les mondes et sur toutes choses créées.
« J'ai quelques Directives à vous donner avant de vous quitter ce soir. Je désire que Nada, Perle, Bob et Rex nous retrouvent à Washington D.C. pour les vacances entre Noël et le Nouvel An. Votre Père et ce bon Frère (me désignant) seront là quelques semaines avant vous, pour un travail que nous avons à faire là-bas. Alexandre Gaylord, l'ami de votre Père, vous rendra visite demain. Souvenez-vous que, dans votre contact avec le monde extérieur, l'Unique vrai Service est de comprendre et d'employer, en parfait Ordre divin, la Puissante Energie de Dieu en vous et autour de vous. La direction consciente et parfaite de cette Energie est la seule activité importante de vos vies. Tout le reste est secondaire. A nouveau Je vous enveloppe dans l'Eternelle Lumière de l'Amour, la Paix et la complète Illumination avec Mes sincères Bénédictions. »
Avec ces mots d'adieu, le Corps de Notre Bien-aimé Saint Germain s'éleva progressivement dans la Vibration de l'Octave Supérieure et disparût.
CHAPITRE VI
LE MESSAGER
DE LA GRANDE FRATERNITÉ BLANCHE
La perspective de revoir notre vieil ami Gaylord nous enchanta, car notre amitié avec lui remontait loin et formait comme un lien intérieur. Rayborn et moi-même eûmes l'impression que sa visite aurait une grande importance. Le lendemain, Gaylord arriva à huit heures et j'étais sur le point de le remercier pour m'avoir mis en contact avec les Rayborn, lorsqu'en me fixant intensément, il dit :
« C'est notre Bien-aimé Maître qu'il faut remercier. »
« Alors, vous connaissez Saint Germain ? demandai-je.» « Oui, répondit-il, je le connais et, pour certaines choses, j'ai été sous sa direction depuis une dizaine d'années. Il met certains étudiants en rapport en vue d'un important Service qui commence cette année. Il s'agit d'une crise très sérieuse qui concerne le monde entier, et, spécialement, l'Amérique du Nord. Cependant, il est possible que certaines choses pourront être évitées, et, si tel est le cas, le monde ne saura jamais quel épouvantable danger le menaçait et à quel formidable désastre il a échappé. Il y a une certaine force sinistre qui travaille dans l'atmosphère de la terre et qui cherche à détruire la belle Lumière Christique qui est en développement comme une fleur dans le cœur de plus de soixante pour cent des humains. La plus grande part est en Amérique, mais il y en a aussi pas mal dans toutes les nations. »
Nous pénétrâmes dans la maison où Gaylord salua Rex et Nada comme s'ils étaient ses propres enfants. Il fût ensuite présenté à Perle.
« Voulez-vous m'excuser, demanda-t-il immédiatement, j'ai des affaires d'ordre privé à discuter avec votre père et voulez-vous me dit-il, rester dans les parages ? »
Au bout d'une heure, je les rejoignis et, alors, je réalisai combien sa visite, en fait, était importante.
Lorsque nous fûmes assis, Gaylord déclina sa qualité de messager secret de la Grande Fraternité Blanche, et montra ses lettres de créance. Depuis plus de sept ans, il avait été actif dans cette branche. Il avait des contacts personnels avec quelques-uns des membres des plus hauts cercles officiels et diplomatiques, tant à Washington que dans plusieurs endroits importants. C'était à cause de son influence personnelle dans ces milieux qu'il lui était possible d'être une aide si grande pour la Fraternité, le cas échéant.
« Saint Germain, commença Gaylord, s'occupe en ce moment de certaines activités à Washington. Sur sa demande, nous devons, nous trois, nous y rendre le deux octobre; il sera là à notre arrivée. Il dit qu'il est possible de vous employer (se tournant vers moi) dans certains cas où Ses autres étudiants ne peuvent servir. Vous avez eu un petit exemple de cela tous les deux lors de l'attentat à la vie de Rayborn.
Souvenez-vous toujours, continua-t-il en s'adressant particulièrement à moi, que notre éternelle devise et règle de conduite est : « Savoir, oser, agir, et se taire ! ». Votre confiance en votre Puissante Présence I AM peut-être mise sérieusement à l'épreuve dans les mois à venir, et vous devez comprendre que les messagers des Grands Maîtres Ascensionnés ne peuvent se faire connaître qu'au moment utile, fixé par Ceux qui dirigent l'activité. »
Après m'avoir donné encore quelques directives personnelles, la réunion fût levée. Après le dîner, Rayborn et Gaylord se rendirent à la Chambre de la tour. Nous nous retrouvâmes au déjeuner, et j'appris que tous deux avaient assisté à un important Conseil des Maîtres Ascensionnés en Arabie. Avec l'aide de Gaylord, Rayborn était capable de circuler dans le corps subtil pendant que leur corps physique restait à l'abri sans être troublé dans la protection de la Chambre secrète. Au moment de nous quitter, Gaylord remarqua . « Je suis heureux que vous êtes tous entrés dans le sentier de la Lumière, car ce n'est que là que vous trouverez le Bonheur permanent. Dorénavant, nous nous rencontrerons souvent dans des circonstances et des endroits les plus inattendus, car les distances ne sont plus des barrières pour nous. » Il nous dit au revoir, monta dans sa voiture et disparût. « Depuis quand savez- vous que M. Gaylord connaît et est sous la direction de Saint Germain ? demandai-je à Rayborn. » « Depuis environ quatre ans, répondit-il. Quoique je connusse Gaylord depuis longtemps, ce n'est que maintenant que la vraie grandeur de la nature intérieure de l'homme s'imposa à moi. Lorsque je mentionnai plus tard la chose à Saint Germain, Il dit : « Les gens en général, ne se rendent pas compte qu'ils sont souvent en contact étroit avec de grandes âmes illuminées, qui sont des messagers des Maîtres Ascensionnés; il faut un évènement exceptionnel pour ouvrir la porte et révéler la Grande Lumière Intérieure. Il est possible de vivre sous le même toit pendant des mois ou des années avec un messager sans s'en douter si un évènement ne le force pas à faire montre de son Pouvoir. »
Les jeunes gens nous quittèrent le lendemain pour l'école, et Bob revînt au ranch avec nous afin de recevoir les directives de Rayborn concernant le travail à la mine et les ordres pour son départ, très tôt, le lendemain matin. Pendant la soirée, nous eûmes tous trois une paisible conversation - confidentielle, qui révéla encore davantage la noblesse de caractère de Bob. Nous primes des mesures pour sa venue à Washington D.C. à la Noël, quand Saint Germain y viendrait.
Rayborn et moi passâmes plusieurs agréables soirées en discutant les instructions que Saint Germain nous avait données. Un soir, environ une semaine après le départ de Bob, nous étions très absorbés par l'étude de la réincorporation, lorsque Rayborn me fît la lecture du texte que Saint Germain lui avait donné sur ce sujet. Je le reproduis exactement . « Si seulement l'humanité pouvait comprendre que l'incorporation humaine est une opportunité donnée au moi extérieur par la Grande Loi d'Equilibre pour corriger les erreurs des vies antérieures, chaque expérience servirait comme une leçon, et les humains ne se révolteraient plus contre les circonstances.
« Ce perpétuel retour dans un corps physique, ou vêtement de chair, ne serait qu'un cercle vicieux de cause et d'effet si l'être humain n'avait pas la Présence divine en lui.
« Cette partie de vous qui dit : « I AM – JE SUIS » est la Vie, l'Intelligence et le Pouvoir qui s'expriment au travers de votre corps physique. Lorsque les habitudes discordantes de la conscience atomique de votre corps physique s'accumulent au point que la Lumière de la Puissante Présence I AM ne parvient plus à grandir et, de cette manière, à maintenir l'accomplissement d'un plan de vie constructif, la Maître Présence du Soi diminue la quantité de l'Energie qu'Elle fournit et se retire éventuellement. Il n'y a qu'une cause à ce que le monde appelle : « mort » c'est l'insuffisance de Lumière-Liquide dans les canaux nerveux. Ce liquide irradie le pouvoir de cohésion qui tient ensemble les atomes constituant le corps de chair. Il n'y a que la Puissante Présence I AM dans l'Univers qui possède et distribue cette Lumière Liquide. Le revêtement extérieur est le réceptacle dans lequel cette Présence dé- verse Sa Lumière, exclusivement pour un usage et un but constructifs. S'il y a continuellement des interférences avec ce but, la Lumière est retirée et le corps de chair, qui devait être le Temple du très Haut Dieu Vivant, se désintègre. L'expérience de la mort est un constant reproche et un rappel destiné à faire comprendre au moi extérieur qu'il désobéit au Plan Divin originel, à la manière divine de vivre.
« Si un étudiant veut vraiment connaître la Vérité concernant la réincorporation et la Vie, il doit s'adresser à la Puissante Présence I AM, et étudier ce qui lui vient de cette Source. Ce n'est que par la Sagesse venant de l'Intelligence Omnisciente qu'il deviendra à jamais Sa Lumière.
« Nous pouvons avoir des concepts mentaux, des idées par milliers, mais tant que nous ne nous sommes pas identifiés avec une chose, nous ne la connaissons pas vraiment. Ras- sembler des faits basés sur le témoignage des sens et du monde formel ou de l'activité du mental extérieur, n'est que de l'addition. La Vérité éternelle, la connaissance de la Loi, l'Intelligence, ne viennent que de la Puissante Présence I AM, la Lumière de l'Univers.
« Si quelqu'un désire se donner la preuve de la Vérité de la réincorporation, elle ne peut venir que de ses expériences vraies qui lui sont données par son propre Soi divin. A ceux qui désirent avoir cette preuve, Je donne l'explication suivante qui est infaillible, car les Maîtres Ascensionnés ont atteint leur Perfection de l'état ascensionné par cette pratique, et d'autres peuvent le faire également s'ils le désirent.
« Si un étudiant veut, avec une détermination inébranlable, reconnaître et accepter sa Puissante Présence I AM, faire constamment appel à Elle, aspirer sincèrement à Elle, L'aimer et lui être reconnaissant pour sa merveilleuse Vie qu'il emploie à chaque moment de veille et de sommeil, il arrivera à hausser sa conscience extérieure au point où il connaîtra, verra et fera l'expérience personnelle des réponses à toutes questions ou à tout problème qui le confronte.
« La plus grande et la plus importante Activité de la Vie est d'exprimer de l'Amour, de la Dévotion et de la Gratitude pour tout ce que la Vie nous donne. Lorsque notre conscience est élevée en adoration constante de la Puissante Présence I AM, en acceptation continuelle et exclusive de la Perfection de la Vie, toutes les habitudes et les erreurs humaines disparaissent, et nous n'exprimons que la Lumière. Cela est la Conscience du Maître Ascen- sionné.
« L'activité du mental et du corps physique deviennent la forme visible et tangible de tout ce que l'on pense et ressent. On devient ce sur quoi on fixe son attention. Si l'on médite sur la Puissante Présence I AM. On devient la complète expression de cette Perfection, tandis que si l'on passe son temps et que par son attention, on donne son énergie aux appétits du corps physique, tâchant de satisfaire ses exigences insatiables, on détruit son Temple. Personne ne peut empêcher l'humain de choisir librement. La responsabilité de son choix lui incombe et ne peut être évitée, car elle est inhérente au libre arbitre.
« Le suprême Commandement de l'Eternel est : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » car la Vie vous renverra, vous, la Conscience individuelle, encore, encore et encore en incorporation humaine jusqu'à ce que ce suprême Edit de la Vie soit accompli. Lorsque nous avons obéi à ce Décret, nous constatons que la Voie de Vie constructive est immortelle. Actuellement, l'Activité Cosmique et la Lumière de votre Terre sont en expansion. Certains sentent cette Energie accrue, et si Elle n'est pas employée constructivement, l'individu la disqualifie par ses sentiments d'irritation et de ressentiment envers les personnes, les lieux et les circonstances. Mais cela crée de plus grands remous dans son propre mental et son corps, et provoque des troubles pour lui-même et les autres. Pendant la présente Expansion de la Lumière au travers de la Terre, il est absolument nécessaire que l'individu garde le contrôle sur ses propres sentiments, ses pensées et ses paroles, les forçant à être constructifs, ne s'occupant que de ce qui est constructif, s'il veut éviter pour lui-même et pour son monde de la détresse et des pertes continuelles. A aucun moment de l'histoire de la planète, cela n'a été aussi important qu'actuellement. La Terre passe par les angoisses d'une nouvelle naissance et dans les années du proche avenir, elle sera dans une période de transition, car elle passe, maintenant, sur le plan cosmique, d'une attitude de guerre dans un état de paix, de la haine à l'Amour, de l'égoïsme à l'altruisme, et dans la complète compréhension qu'à l'avenir le peuple doit avoir assez de force pour vivre en accord avec la Loi d'Amour.
« L'heure sonne dans le développement de chaque planète et de son humanité où elles doivent exprimer totalement la Paix, l'Harmonie, la Perfection et le Plan divin du système auquel elles appartiennent. Lorsque cette heure sonne, l'humanité progresse et accomplit ce Plan, ou la partie qui ne veut pas s'aligner avec la nouvelle activité se force elle-même à continuer son apprentissage dans un autre Plan de l'Univers, jusqu'à ce que ces personnes aient appris à obéir à la Vie. La Loi de la Vie est Perfection, Paix, Harmonie et Amour envers toute créature. Les éthers de l'espace infini expriment partout cette Harmonie. Les êtres humains, seuls, sont les créateurs de l'enfer. Ils peuvent accepter et obéir à la Loi de la Vie et jouir de toute bonne chose dans le Royaume, ou ils peuvent désobéir à cette Loi et être brisés comme des roseaux par la tempête, par leur discorde autocréée. Chaque individu porte son propre ciel ou son enfer à chaque instant avec lui, car il ne sont que le produit d'état mentaux et émotionnels que l'individu a créés par sa propre attitude. Il n'existe pas d'autre cause à cela. Les Maîtres Ascensionnés et les Grands Messagers Cosmiques déversent d'énormes fleuves d'Amour et d'Harmonie dont dépend la Paix, sur le chaos engendré par l'humanité.
« Les humains ayant agi pendant si longtemps à l'encontre du Grand Courant Cosmique de l'Amour sont maintenant obligés de faire demi-tour et de chercher la Lumière afin de survivre au milieu des émanations destructives du passé. Le commandement continuel des Maîtres Ascensionnés est : « Que la Grande Lumière de la Puissante Présence I AM enveloppe l'humanité terrestre - rapidement - afin que cessent ses souffrances ». La misère, l'obscurité et l'ignorance n'existent que parce que l'Amour fait défaut. »
Pendant les deux semaines suivantes, Rayborn fût seul avec moi au ranch. Nous reçûmes de très belles lettres de Nada et de Rex, et, occasionnellement, une de Perle. Ils étaient profondément reconnaissants à Saint Germain pour le bel appartement que Son Amour leur avait préparé, et pour le fait que, parmi les Bénédictions dont il les comblait, il y avait deux de Ses autres étudiants qui leur servaient de cuisinier et de femme de chambre. Ces derniers étaient venus d'Arabie et, dans leur service, ils manifestaient l'Essence de l'Amour.
Le 24 septembre, Rayborn et moi fîmes une dernière visite à la mine avant de partir pour Washington. L'excursion fût belle, et nous sentîmes tangiblement le Pouvoir de la Puissante Présence I AM au-dessus de nous, qui nous inondait avec une joie et un bonheur inexprima- bles. Bob nous attendait, car Saint Germain lui avait laissé un message annonçant notre arrivée pour le soir.
Le but de Rayborn, en venant à ce moment, était de produire un contact plus étroit avec les ouvriers et de donner une Radiation qui les bénirait tous. A leur remontée en surface, il s'adressa aux trois équipes et leur parla du nouvel intendant, Dave Southerland. Ils appréciè- rent profondément la bonté et la générosité de Rayborn à leur égard, et, lorsque celui-ci les remercia et les encouragea dans leur travail, il semblait plus être un frère qu'un maître.
Je ne cessai jamais d'être émerveillé par le Pouvoir de l'Amour pour bénir les hommes et leurs affaires, lorsqu'ils l'acceptent et le vivent vraiment. Rayborn était la preuve vivante de Son efficacité et sa sagesse dans l'expérience pratique, journalière, du monde des affaires.
Ce soir-là, Rayborn passa beaucoup de temps à raconter à Bob ce que Saint Germain lui avait révélé pendant leurs heures d'instruction. Bob était heureux comme un écolier, et profondément reconnaissant pour tout ce qu'il reçût. Le lendemain, nous nous dîmes au revoir le cœur plein d'Amour. Après un voyage sans histoire, Rayborn et moi atteignîmes le ranch, et nous nous retirâmes tôt. Le lendemain, Rayborn suggéra de faire une sortie avec le beau cheval arabe afin que je puisse visiter la partie du ranch qui s'étendait dans les collines. Il me demanda de monter Pégase, et comme le valet sortait le cheval, celui-ci s'échappa et courut vers moi; il semblait exprimer sa joie de ne pas être oublié en frottant sa tête contre moi. Rayborn monta le cheval noir de Rex et nous partîmes. Nous suivions la lisière des collines lorsque, brusquement, Pégase s'immobilisa. « Donnez-lui les rênes, expliqua Rayborn, et observez-le. » Lentement, le cheval, avança un peu et s'arrêta de nouveau. Nous entendîmes distinctement les sonnettes, et à faible distance, nous vîmes un crotale (serpent à sonnettes). « Ne touchez pas les brides, avertît Rayborn, vous verrez une chose inhabituel- le. » Levant son pied droit, Pégase commença à frapper lentement en direction du serpent, en l'observant étroitement. Soudain, le serpent attaqua. Comme l'éclair, le pied de Pégase s'abat- tît sur sa tête, la coupant complètement du corps. Je ne pus m'empêcher de l'entourer de mes bras, mais il était tout à fait calme. Je descendis pour prendre les sonnettes : il y en avait douze.
« Donnez-moi plutôt ces sonnettes, dit Rayborn, car Pégase ne supportera jamais que vous les portiez sur lui; il a une violente antipathie pour cela. »
Le lendemain, nous partîmes pour Denvers. Nous nous rendîmes directement au Brown Palace Hôtel où Gaylord avait déposé un mot, nous demandant de le rejoindre dans ses appartements. Nous y allâmes et il nous salua gracieusement. Il demanda à un porteur de faire enregistrer nos bagages, et, lorsque l'homme arriva, il savait qu'une de nos malles était oubliée. « Mon brave homme, vous avez oublié une des malles, dit-il. » Le porteur vît son erreur et revînt avec le bulletin d'enregistrement complet. Nous prîmes le train à neuf heures, et constatâmes qu'il avait retenu trois compartiments voisins. Gaylord s'excusa immé- diatement en disant : « Je désire me retirer tout de suite car je dois quitter mon corps pour aller en Arabie prendre des nouvelles directives, mais je serai présent au déjeuner. »
Le lendemain, au premier appel, Gaylord, Rayborn et moi-même nous rendîmes au wagon-restaurant. Au cours du déjeuner, un homme de bonne apparence, sec et nerveux, ac- compagné d'une belle femme, passa près de notre table. Involontairement, notre attention fût attirée. Le repas terminé, Gaylord nous demanda de venir directement dans son compartiment.
« Cette femme et cet homme, expliqua-t-il, sont deux des représentants communistes avec lesquels nous avons à faire. Nous sommes en complète sécurité, car ils ne savent pas comment se protéger ainsi que leur secrets, par le Pouvoir de la Lumière. Ils ne servent pas la Lumière, et sont donc incapables de l'utiliser comme nous le faisons et de libérer Son Pouvoir. Néanmoins, nous devons, dès maintenant, être sur nos gardes pour prévenir qu'ils ne se doutent, en quoi que ce soit, de nos activités. La compagne de l'homme est l'une des personnes les plus habiles, les plus dangereuses, les plus notoirement connue en Europe. Mettez votre armure, me dit-il, car, pour traiter avec cette femme, le moment venu, vous devrez employer tous les moyens de votre diplomatie. Vous avez un rôle à jouer plus important que vous ne le pensez, mais je connais votre courage, votre aplomb et votre certitude concernant la Puissante Présence en vous. Cela vous fera victorieusement traverser l'épreuve. D'après ma visite, la nuit passée, en Orient, il est clair que nous allons avoir à agir rapidement. Les agents de la force sinistre ont commencé partout ou cela est possible, par leurs tromperies et leur traîtrise, leur oeuvre de pollution et de corruption. Vous pouvez constater combien est grande la Sagesse de Saint Germain de nous avoir donné trois jours de préparation et d'accordage dans la Grotte des Symboles. Vous êtes étonné que je connaisse l'endroit ? J'y ai été plusieurs fois. » Je demandai : « Voulez-vous nous raconter ce qu'il vous est permis de dire de vos expériences ? »
« Je serais heureux, répondit-il gracieusement, de relater ce qu'il est permis de révéler pour votre instruction et votre illumination, mais non pour faire simplement plaisir. Nous changeons de train à chicago. Lorsque nous en repartirons, vers neuf heures du soir environ, je vous rendrai visite avec plaisir. A l'arrivée à Chicago, prenez tous les bagages dans votre compartiment, et attendez-moi car je pense avoir d'importantes communications à vous faire. » Lorsque le train entra en gare, Gaylord descendit et disparût immédiatement dans la foule. « Il doit s'être enveloppé dans le Manteau d'Invisibilité, dis-je à Rayborn; il a disparu si rapidement ! » Nous changeâmes de train et gagnâmes immédiatement notre compartiment. Nous entendîmes Gaylord entrer dans le sien, comme le train démarrait. Après une dizaine de minutes, il frappa à notre porte et nous demanda de le rejoindre. « La chose est exactement comme je le pensais, expliqua-t-il. Notre adversaire possède un instrument important dans cette ville ; l'un des politiciens occupant un poste officiel très im- portant, qui reçoit des sommes non moins importantes pour son aide à ses activités destructives. Mais il est surveillé et sera arrêté ce matin. Personne n'osera annoncer la chose publiquement, à cause de ceux avec lesquels il est en rapport; ils sont trop en vue et ce serait dangereux pour eux de faire connaître son nom. C'est toujours la même vieille histoire lorsque la bataille devient trop chaude dans le camp des malfaiteurs, chacun essaye de se sauver lui-même et chacun est attrapé dans le filet de ses propres actions. L'homme et sa compagne, que nous avons vus au déjeuner, occupent le compartiment contigu au vôtre, me dit-il. Vous saurez exactement ce qu'il faudra faire au moment voulu, et je sais que vous le ferez.
Maintenant, pour votre instruction, je vous relaterai une de mes expériences, qui commença aux Indes, atteignît son point le plus intéressant en Arabie et finît en Amérique. Il y a quelques années, lorsque les conséquences de la guerre jetaient leurs derniers feux, je fus choisi par le Conseil de la Grande Fraternité Blanche aux Indes pour être leur messager. Ce service m'obligeait à circuler dans mon corps physique, car à l'époque, je n'étais pas capable de léviter et de le transporter au travers de l'atmosphère comme le font les Maîtres Ascensionnés. Maintenant, je peux quitter mon corps consciemment, en tout temps, comme vous le savez, et comme ce bon Frère (désignant Rayborn) l'a observé physiquement. Obéissant à l'appel du Conseil de l'Inde, je m'embarquai pour la France, première étape de mon voyage. Je n'étais pas, alors, aussi sensible à l'action vibratoire supérieure, et j'avais à être dirigé plus ou moins intuitivement. J'ignorais qu'à ce moment, j'obéissais aussi strictement que je le fais maintenant.
« Le premier matin, en mer, se trouvait, assis à ma table pour le déjeuner, un monsieur d'apparence très distinguée. II se leva à mon approche et se présenta en ces mots . « Je me permet de me présenter et j'espère ne pas être importun. » Je me sentis très en sympathie avec lui lorsque nous échangeâmes une poignée de mains. Nous avions parlé de généralités pendant quelques instants, lorsqu'il dit : » Je suppose que vous voyagez pour votre plaisir, ou peut-être pour une mission ? » Au moment de prononcer le mot « mission », il m'observa avec insistance. Instantanément, je fus en garde, quelque chose se serrant en moi.
« J'aime beaucoup les voyages en mer, dis-je, surtout en mai ». Il sourît légèrement et eût un regard amusé. Mais je ne pus m'empêcher de l'aimer davantage, sans en connaître la cause. Il changea brusquement la conversation et se mît à parler d'un jeune prince, me demandant si je l'avais rencontré.
« Seulement comme un enfant, répliquai-je, mais j'ai toujours senti que c'était une grande Ame. » « Qu'entendez-vous exactement par-là ? » demanda-t-il. « Je pense qu'il a vécu beaucoup de vies et que, par expérience, il a acquis un savoir secret. » « Alors, vous croyez à la réincorporation, questionna-t-il de nouveau ? « Non seulement j'y crois, mais je sais que cela est vrai et que c'est une certaine phase d'une des activités de la Grande Loi Cosmique » répondis-je. « Vous parlez avec beaucoup d'assurance » continua-t-il. « En ce domaine, je parle d'expérience personnelle » rétorquai-je. « Oh ! Vraiment ? Alors, par exemple, pensez- vous que je vous ai déjà connu avant, dit-il avec, dans la voix, une note de plaisante taquine- rie, qui excluait toute opposition véritable à mes idées ?. « Oui, continuai-je, nous nous sommes connus avant le dernier cataclysme sur l'Atlantide et, également, en Egypte. Maintenant, nous nous sommes de nouveau rencontrés, et nous travaillerons ensemble pour notre bien mutuel. » J'étais comme forcé par un pouvoir intérieur de dire cela, avec un sentiment d'autorité qui me surprît.
Il tendît la main, me regarda avec un sourire qui aurait conquis tout cœur, et me donna un signe qui, je le savais, ne pouvait être connu que d'une Haute Autorité dans la Grande Fraternité Blanche. J'étais très heureux et profondément reconnaissant. « Vous avez brillamment passé l'examen, mon frère, expliqua-t-il, et il est bon que vous soyez si naturel- lement en garde. Cela permet à la Présence Intérieure d'agir en tout temps. Souvenez-vous que c'est la Puissante Présence I AM qui est le seul Pouvoir qui peut vous protéger dans l'activité extérieure, car le moi extérieur est impuissant. N'abandonnez jamais cette prudence, elle est indispensable dans ce que vous avez à faire. Le grand Courant de Vie et le plan de notre Service nous a réunis pour les prochains mois. Votre Présence I AM a dit la vérité concernant nos rencontres dans les vies antérieures. Je me réjouis, et je vois que vous le faites aussi, parce que notre activité extérieure nous réunit de nouveau actuellement. Allons à ma cabine et je vous donnerai une idée concernant notre Service. Vous recevrez des instructions plus détaillées du Conseil des Indes. » En entrant dans sa cabine, je sentis une atmosphère d'exquise beauté dans tout ce qui l'entourait. Je ne savais pas alors, comme maintenant, que cela ne venait pas de l'ameublement, mais de la merveilleuse Radiation qu'il répandait sur tout. Son aura scintillante pénétrait, chargeait et illuminait toute la pièce.
« La première chose importante que j'ai à vous dire, expliqua-t-il, est, qu'avec votre aide, je suis chargé d'empêcher l'assassinat du jeune prince dont nous avons parlé, et que, tous deux, nous aimons à cause de Sa Lumière Intérieure. Le deuxième devoir est d'empêcher qu'une grande indignité ne soit imposée à l'Arabie par certaines puissances européennes. La troisième chose est l'activité de la force sinistre dont nous nous occupons maintenant. A notre passage en France, nous nous arrêterons deux jours à Paris, où nous aurons d'importants contacts qui nous aideront dans notre travail. »
Les jours ne passèrent que trop rapidement en la compagnie de cet homme remarquable. La seule promesse qu'il exigea fût de ne jamais dévoiler son nom à qui que ce soit. Jusqu'à présent, je ne l'ai jamais fait, et ne le ferai sans sa permission.
A l'époque, lorsque je le vis faire ce que le monde appelle des miracles, je pensai qu'il était la personne la plus extraordinaire qui soit, bien qu'alors, il ne dévoilât qu'une partie de ses connaissances et de son pouvoir. Lorsque je lui en fis la remarque, il répondit : « Ce genre d'activité est le travail le moins important que les membres de la Grande Fraternité Blanche soient capables de faire. En fait, il n'y a rien qu'ils ne puissent faire quand la nécessité s'en fait sentir et que la Loi divine le permet. »
Notre bateau arriva à Cherbourg. Comme nous débarquions, je vis qu'un homme ressemblant à un Arabe faisait un signe de la Fraternité Blanche auquel mon compagnon répondît. L'Arabe nous conduisît à une magnifique automobile dans laquelle nous prîmes place tandis qu'il se mettait au volant. Dans la voiture, se trouvait une femme entièrement voilée, à laquelle je fus présenté, non par mon nom, mais comme le Frère du Far West américain, et elle-même, simplement comme la Sœur de la Fraternité Blanche. Pour autant que je pus voir et deviner, elle semblait très jeune, à peine dix-sept ans. Nous étions à peine assis lorsqu'elle dit . « Nous pouvons arriver à Paris bien plus rapidement par cette route » en indiquant un itinéraire que nous prîmes immédiatement. « Nous sommes suivis » avertit-elle un peu plus tard. En nous retournant nous vîmes une automobile qui nous suivait à toute vitesse. Brusquement, un mur de vapeur s'éleva du sol entre les deux voitures. « Ils ne traverseront pas cette barrière avant que nous ne soyons hors de leur atteinte » nous assura-t- elle. En quelques heures, nous fûmes à Paris. Nous nous arrêtâmes devant une résidence, genre château, d'où l'on pouvait vaguement distinguer la Tour Eiffel. La maison se trouvait sur une hauteur, et de ses nombreuses fenêtres, on pouvait presque entièrement voir la ville. On aurait dit qu'elle avait été construite dans ce but.
La dame voilée nous fît entrer et nous précéda dans l'escalier. Nous pénétrâmes alors dans une sorte de salle d'audience, et, par une porte latérale, dans une bibliothèque. Un homme grand et beau, quittant les rayons de livres, s'avança et nous salua avec une grâce quelque peu surannée. Plus tard, je compris pourquoi. C'était l'un des Grands Maîtres Ascensionnés qui avait fait l'Ascension il y a plus de cinq cent ans. Ses yeux pétillaient d'une bonté et d'une sagesse qui semblaient vieilles comme l'éternité. « La dame voilée qui vous a accompagnés, dit-il, est ma fille d'une incorporation passée, et une de mes élèves maintenant. Elle a fait l'Ascension il y a plus de trois cents ans. Cependant elle ne parait pas plus de dix-sept ans ».
Je ne pourrai jamais vous dire l'effet que ces expériences produisirent sur moi. Chaque nouvelle révélation réveillait des sentiments intérieurs que j'ignorais.
« Mes chers Amis, dit notre hôte aussitôt les présentations et salutations terminées, veuillez prendre place. Le déjeuner sera servi immédiatement, et, ensuite, je vous donnerai l'instruction qui se doit. » Quelques instants plus tard, deux jeunes gens en costume blanc- crème servirent le repas. Il était délicieux et composé du même genre de mets précipités que nous avions eu le privilège de manger dans le Centre secret de Saint Germain à la Grotte des Symboles.
« Ce soir, vous serez mes invités avec huit des Frères qui seront ici pour rencontrer notre Frère américain. Ils le connaissent mais il ne se souvient plus d'eux. »
A huit heures, notre hôte nous conduisit rapidement à l'étage supérieur, dans une pièce ronde où tout était décoré dans une douce nuance d'un blanc laiteux. Au centre, se trouvait une table d'onyx blanc, et, autour, douze chaises. Nous restâmes debout, à chaque angle de la table tête inclinée. Lorsque nous levâmes les yeux, les huit Frères étaient là, dans leur corps visible et tangible. Je fus présenté à chacun et le groupe s'assit.
Tous connaissaient très bien mon ami rencontré sur le bateau. Beaucoup de problèmes, d'importance tant nationale qu'internationale, furent examinés en vue d'une solution et, dans chaque cas, un remède, à la mesure de notre temps, fût trouvé.
J'appris alors que notre hôte, quoique n'étant pas un français, était le chef du Conseil de France. Chaque Frère reçût des directives correspondant à la mission qu'il avait à remplir. Lorsque le Conseil prit fin, tous se dirent au revoir avec la Bénédiction : « Nous vous enveloppons dans le Grand Pouvoir de la Présence Magique I AM à laquelle tous les Frères de la Grande Fraternité Blanche ont recours et dont ils reçoivent sans limites. » Nous inclinâmes la tête et les Frères disparurent aussi silencieusement qu'ils étaient arrivés. Nous souhaitâmes la bonne nuit à notre hôte et l'on nous conduisît à nos chambres.
Le lendemain, nous prîmes le déjeuner très tôt et fûmes prêts à neuf heures, accompagnés, dans notre départ, comme précédemment, par la dame voilée. Nous arrivâmes aux quais, à Marseille, juste à temps pour appeler la Bénédiction divine sur notre belle Sœur et nous embarquer.
A ce moment, je demandai à mon ami pourquoi je me sentais tellement attiré par la dame voilée et ce que cela pouvait signifier. Depuis que nous étions montés dans l'automobile, elle semblait être toujours près de moi et son image était toujours devant mes yeux. « Ayez de la patience, dit-il, vous ne tarderez pas à comprendre. »
Nos cabines étaient voisines, et nous nous installâmes de façon à jouir pleinement de notre traversée en Méditerranée. Nous devions gagner Bombay par le canal de Suez et la Mer Rouge, en visitant Alexandrie et le Caire.
Ce fût un voyage dont le souvenir ne s'effacerait pas dans un millier d’années. Rien ne vint entacher la joie et la beauté du trajet, et comme je suis très amateur de voyages par mer, je me délectai dans mon nouveau bonheur. J'étais extrêmement intéressé à notre arrivée à Bombay, car c'était ma première visite à cette partie du monde. Depuis lors, l'Orient m'est devenu très familier. J'avais espéré que nous ferions la dernière partie du voyage en chemin de fer, mais, à ma surprise, nous avions à peine traversé la passerelle qu'un bel et jeune Hindou, habillé de blanc, s'approcha. Il fît le signe que nous connaissions bien et nous conduisît vers une grande belle automobile. Il ouvrît la portière et attendît avec une tranquil- le dignité que nous y montions. Nouvelle surprise : une autre dame voilée, qui ressemblait beaucoup à celle que nous avions laissée en France, était dans la voiture. Comme pour mon mental, il ne semblait pas possible que ce fût la même, je ne m'occupai plus de la question. Je lui fus présenté de la même manière qu'à l'autre dame. Il se passa peu de temps avant que ma belle compagne répondît à mes pensées par la question : « Pourquoi, mon bon Frère, penser que quelque chose est impossible lorsque la compréhension de l'individu est complète ? ». « Ma bonne Sœur, dis-je, vous êtes si semblable à une aimable dame que je rencontrai à Paris, qu'il m'est difficile de ne pas vous prendre pour la même personne. Mais comme nous l'avons quittée, elle ne peut être ici. » « Vous pensez que non ? » demanda-t-elle. Mon ami suggéra . « Nous ferions mieux d'admirer la beauté du paysage, car il est possible que nous revenions par un autre chemin. »
Il était dix heures du matin lorsque nous quittâmes Bombay. Nous roulâmes jusqu'à six heures du soir, et atteignîmes une petite ville tranquille où nous nous dirigeâmes vers une résidence indigène. L'homme en blanc partît immédiatement avec l'automobile dès que nous en fûmes descendus.
De nouveau, notre Sœur voilée nous précéda vers la demeure. Une imposante dame anglaise, aux cheveux gris, mais jeune de corps et de visage, ouvrit la porte.
« Soyez les bienvenus, Sœur et Frères, nous dit-elle cordialement. J'attendais votre arrivée. Vos chambres sont prêtes et le domestique vous y conduira si vous désirez vous rafraîchir après ce long trajet. Le dîner sera servi dans dix minutes. » Bientôt, les doux sons d'une cloche annoncèrent le dîner et nous nous rendîmes à la salle à manger. Représen- tez-vous mes sentiments lorsque je constatai que la Sœur voilée avec laquelle nous avions fait route depuis Bombay était la même que nous avions rencontrée à Paris. Dès que je la reconnus, je la saluai en ces termes : « Ma bien-aimée ! » Je n'avais pas la moindre intention de dire une chose pareille, et je fus extrêmement chagriné et confus. Je m'excusai à profusion et j'eus beaucoup de peine à refreiner un irrésistible besoin de parler. Elle ne semblait pas le moins du monde offusquée par la familiarité et dit. « J'apprécie de tout cœur votre salut si sincère. » Je parvint à rassembler assez mes esprits pour demander « Je vous en prie, dites- moi comment il vous fût possible d'arriver aux Indes avant nous ? »
« Je possède un moyen de transport, expliqua-t-elle, avec lequel vous n'êtes pas familiarisé. Mais on vous apprendra à voyager comme je le fais. Nous sommes capables de transporter nos corps à n'importe quelle distance à volonté sans employer de moyens physiques. »
Le lendemain, nous partîmes au lever du soleil. Dehors il faisait très chaud, mais dans la voiture confortablement frais. De délicieuses boissons fraîches nous furent offertes. Nous avions roulé dans les montagnes un certain temps, et la route grimpait rapidement, lorsque nous tournâmes dans une gorge profonde dont les parois s'élevaient au moins à mille huit cent mètres de chaque côté. Il semblait qu'une fissure gigantesque avait été faite dans les montagnes sur environ mille six cents mètres.
A la sortie de la crevasse, nous débouchâmes dans une sorte de cirque d'environ deux mille cinq cents mètres de circonférence, entouré par des pics gigantesques. Jamais avant, ni après, je n'ai vu un plus bel endroit sur terre. C'était un parfait paradis.
Sur le côté ouest de ce cirque, faisant face à l'est, se trouvait un magnifique palais de marbre blanc, ne ressemblant à rien de ce que j'ai vu dans le monde extérieur. Saint Germain ne me l'a pas dit, mais j'ai toujours pensé qu'il était une substance précipitée. Un grand dôme d'or couvrait la partie centrale du toit, et quatre plus petits occupaient les angles. Lorsque le soleil levant projetait ses rayons sur ces dômes, tout devenait un embrasement de gloire; c'était chaque jour, un silencieux symbole et une confirmation par la nature de la Grande Lu- mière et de la Sagesse que ce Temple de Beauté déversait constamment sur la terre.
Nous roulâmes vers l'entrée est de ce magnifique palais, et deux jeunes gens, habillés de blanc de neige, sortirent pour nous saluer. Ils étaient l'image de la parfaite santé, jeunesse et beauté. Leur chevelure était particulièrement belle : l'une d'un brun coré, ondulée, l'autre du plus merveilleux ton or. Le dernier nous accueillit . « Chers Sœur et Frères, vous êtes attendus et les bienvenus. Voulez-vous me suivre ? » Nous entrâmes et furent de nouveau salués par un des Maîtres Ascensionnés qui est très aimé dans le monde extérieur, et qui a travaillé sans arrêt depuis de nombreux siècles pour apporter l'illumination à la race humaine. Son visage est plein de bonté, son sourire ferait fondre un cœur de pierre, toute en faisant pressentir qu'il manie un pouvoir dissolvant tous les problèmes.
D'autres serviteurs s'avancèrent avec grâce, et nous conduisirent à nos chambres. Le plan et la décoration intérieure de ce palais étaient d'une beauté exquise. Depuis ma première visite à cet endroit merveilleux, ce fût mon devoir autant que mon plaisir d'aller dans des endroits importants à travers le monde, à cause de mon Service pour la Grande Fraternité Blanche. Mais les plus remarquables n'ont jamais approché l'exquise Perfection de ce palais de marbre blanc des Maîtres Ascensionnés. Tout l'intérieur de ce bâtiment merveilleux était fait de matériaux impérissables, d'un blanc laiteux, avec, de-ci, de-là, des touches d'un or très délicat, de violet, de vert et de bleu électrique intense. Cela produisait un effet artistique inimaginable. Tout restait d'une propreté immaculée, et les alentours du palais étaient puissamment chargés par la Force Electronique, le Taux vibratoire étant si haut que le Pouvoir de la Lumière repoussait toute imperfection et gardait tout dans un état permanent de Beauté et de Perfection.
« Le dîner sera servi dans vos chambres, expliqua le jeune homme aux cheveux d'or, et vous êtes priés de mettre les robes de soie et les sandales qui vous seront données. »
Le dîner était composé de plusieurs espèces de fruits frais, parmi lesquels des baies servies avec une substance comme de la crème fouettée que nous avions mangée à la Grotte des Symboles. Comme boisson, un liquide doré un peu moins épais que du miel.
Aussitôt le repas terminé, nous fûmes appelés à la Chambre du Conseil, sous le dôme central. Une très grande table attira, en premier lieu, notre attention. Elle était de jade massif, largement veinée d'or, d'un dessin exquis dans ses moindre détails. Autour, se trouvaient soixante chaises d'or massif garnies de tissu d'un ton violet doux qui faisait l'effet d'être du velours de soie. Nous nous arrêtâmes un moment pour admirer la Beauté et la Perfection de tout, et, comme nous regardions autour de nous, nous vîmes Saint Germain. Tous les Membres du Conseil entrèrent par groupes de trois à douze. Lorsqu'il ne manqua plus qu'un Membre, et que tous eurent pris place autour de la table, notre Bien-aimé Maître prît la parole. « Inclinons la tête en louange et gratitude silencieuses envers la Puissante Présence I AM qui élève les Cœurs et illumine l'entendement de l'humanité. » Lorsque nous levâmes la tête, le plus merveilleux des Etres se trouvait à la place restée vide. C'est un des Grands Maîtres Ascensionnés, dont la Grande Majesté et l'Autorité surpassent toute description humaine. Ses vêtements étaient comme une masse de joyaux étincelants, mais, lorsque je m'habituai au scintillement de Sa Lumière, je vis que ce qui semblait être des bijoux étaient des points d'étincelante Radiation sortant de Son Corps et de ses vêtements. L'Amour qu'Il répandait était si grand qu'Il semblait inonder tout l'Univers.
« Bien-aimés Sœurs et Frères de la Grande Fraternité Blanche, Je vous salue, dit-il en faisant le signe de l'Ordre qui ne reconnaît que l'Omniscience de la Puissante Présence I AM, l'Omniprésence de l'Inextinguible Flamme de Vie et l'Omnipotence de la Lumière sans ombres.
« Mon Frère d'Amérique, Je vous souhaite la bienvenue, Je vous prie d'accepter Mon Amour et ma Gratitude pour le Service que vous avez rendu. Je M'entretiendrai plus longuement avec vous à la fin de la réunion. »
Ce Puissant Frère de la Lumière commença de donner des instructions spéciales concernant les plus importantes activités de la Terre, spécialement les changements Inté- rieurs et autres nécessités pour l'avancement de l'humanité. Un grand nombre des Conseils de toutes les parties de la Terre étaient présents. Le Chef de chaque Conseil reçût des ordres directement du Maître-Président, qu'il transmît ensuite à ceux qui travaillaient avec lui. Lors- que tous eurent le programme de leurs activités, Il leur demanda de tourner leur chaise vers le mur ouest.
Dans l'atmosphère, passèrent devant nous les tableaux vivants des problèmes dont la Grande Fraternité Blanche s'occupait ou sur lesquels Elle agissait. Ils montraient quels étaient les Frères qui s'en occupaient personnellement, et ceux qui avaient des missions spéciales, ainsi que les détails et les moyens en vue des solutions. La protection du jeune Prince, déjà mentionné, et les Frères qui devaient l'assurer, était une des nombreuses scènes qui passèrent devant nos yeux. La manière de réajuster les conditions en Arabie fût également montrée et m'inspira une grande admiration.
Lorsque le vaste problème concernant la force sinistre qui essaye d'empêcher les humains de reconnaître et de manifester la Perfection et les Bénédictions de la Puissante Présence I AM fût dévoilé, nous vîmes la chose la plus stupéfiante que l'on puisse imaginer. On nous montra la Force illimitée de la Lumière du Christ Cosmique s'opposant à l'obscurité et il n'y a pas de mots pour exprimer la Majesté, la Puissance et la Victoire de la Présence I AM Infini.
Pour le moment, je ne puis donner plus de détails. Qu'il suffise de dire que la Gloire et l'Action de la Souveraineté de la Puissante Présence de l'I AM Infini transcendent toute imagination comme la Lumière transcende l'obscurité.
Les tableaux cessèrent et le Maître-Président - l'Etre à la Radiation Etincelante - se tourna vers la Sœur de France et moi-même en disant : « Venez Mes Enfants bien-aimés. » Nous avançâmes; Il étendît les mains vers nous, la gauche vers elle et la droite vers moi. « Mon Frère d'Amérique, continua-t-Il , Je vous bénis infiniment. Vous n'avez pas encore réalisé l'éternelle Perfection qui est maintenant vôtre dans l'activité extérieure. Notre chère Sœur est votre Rayon-Jumeau. Cela est un des plus grands mystère divins et explique votre mutuelle attirance qui s'est manifestée à votre première rencontre à Paris. Si l'humanité pouvait avoir la compréhension divine de cette partie du plan divin, cela ferait davantage pour la purification du chaos du monde extérieur que n'importe quoi d'autre. Le temps approche où la Vérité concernant les Rayons-Jumeaux doit être complètement comprise et Sa Puissante Sagesse et Son Pouvoir utilisés. Aucune individualisation divine n'accomplit Oeuvre créatrice sur le Plan Cosmique dans la Plénitude de la Puissante Présence I AM tant que son Rayon-Jumeau n'a pas fait l'Ascension. Le choix humain n'intervient pas ici. Chaque Rayon est obligé, par la compréhension consciente et par l'emploi du Grand Comman- dement, de purifier, perfectionner et illuminer toute la création humaine dont il s'est entouré. Il devient alors un Maître Ascensionné possédant à jamais la Souveraineté consciente sur la Terre et toute Vie sur Terre.
« Lorsque les deux Rayons ont fait l'Ascension, ils sont alors dans le même état de Pureté, de Liberté et de parfaite Souveraineté. Ils sont tous deux capables de Servir sur le Plan Cosmique. Là, ils peuvent projeter de Grands Rayons Cosmiques d'Amour, de Lumière et de Sagesse, les concentrant avec tant de Pouvoir qu'ils créent et contrôlent des Activités Cosmiques et révèlent la Grande Gloire de la Puissante Présence I AM.
« Notre chère Sœur a déjà vu et connaît ces choses depuis un certain temps, attendant patiemment le présent moment divin. Lorsque vous aurez ascensionné vos corps, vous rendrez un Service transcendant ensemble ». Il éleva Ses Mains pour nous bénir, et sa Voix, comme un beau son de cloche, prononça avec une Eternelle Autorité le suprême Décret d'Amour Eternel sur notre union : « Par l'Ordre de la Puissante Présence I AM, j'unis ces Rayons-Jumeaux de l'Eternelle Flamme de Vie dans l'Amour, la Lumière de la Perfection suprêmes. »
Au moment où le Maître prononça ces paroles, un étincelant Rayon de Lumière nous enveloppa, et la Puissante Flamme de nos Rayons-Jumeaux imprima son Eternel Sceau sur notre chemin de Vie Cosmique. A ce moment, nous fûmes complètement conscients de n'être que cette Présence Magique du I AM. La réunion du Conseil était terminée. Nous ren- contrâmes ensuite les Membres du Centre et reçûmes leurs félicitations. Ils nous affirmèrent que notre Service Cosmique illimité commencerait maintenant. Le jour suivant, le Maître qui était notre hôte nous donna des explications au sujet de certains de leurs Services, et nous dévoila la Perfection qui avait été maintenue là. Concernant le début de leur oeuvre, Il dit : « Le Conseil de la Grande Fraternité Blanche fût créé il y a des siècles par les Grands Frères de Lumière afin que soit établi et maintenu pour un temps déterminé un Puissant Foyer de Concentration, en vue de Leur aide à l'humanité et l'illumination de celle-ci. Ce merveilleux climat tropical qui règne ici persistera aussi longtemps que nous voulons maintenir cet endroit comme un Centre. »
Le soir, on nous montra, en fonctionnement, un récepteur parfait pour la télévision. « Quelles gloires et merveilles seraient accordées aux humains s'ils voulaient consciemment et sincèrement aspirer à la « Lumière Intérieure » et ouvrir leur cœur et leurs sentiments à la Puissante Présence de I AM » remarquai-je en moi-même.
Très tôt, le lendemain, nous retournâmes à Bombay, d'où nous embarquâmes pour l'Arabie. Le voyage en automobile fût charmant, la température y restant toujours aussi fraîche et confortable quelle que soit la chaleur extérieure. Je compris que cela n'était dû qu'à la profonde compréhension de ma compagne et de mon ami. Le retour vers Bombay se fit par un itinéraire entièrement différent. Le trajet par mer vers l'Egypte eût lieu sur un petit bateau, et nous nous arrêtâmes dans un port de notre choix sur la côte ouest de l'Arabie. Lorsque nous atteignîmes la Mer Rouge et commencèrent à voguer vers le nord sur ces eaux calmes, mon ami fût brusquement si chargé par la Force Electronique que tous nous le remarquâmes.
« Pour une certaine raison, dit-il, j'ai contacté la période pendant laquelle Moise conduisit les Enfants d'Israël au travers de cette Mer, car les tableaux vivants des enregistrements éthériques apparaissent tous devant moi. Ce fût un temps de miracles au milieu de la grande détresse. Moise fit un contact merveilleux avec les Maîtres Ascensionnés qui donnaient de l'aide et libérèrent, au travers de lui pour cet accomplissement, un Pouvoir formidable.
« Je vois, pour la première fois, le Grand Maître Ascensionné auquel Moise adressa consciemment son appel à l'aide. La Majesté et le Pouvoir de cet Etre Puissant peut à peine être compris par l'entendement humain, tellement ils transcendent l'expérience ordinaire des humains. Si peu, le monde moderne sait, réalise ou croit à ces merveilles qui furent réelle- ment accomplies par ces admirables Serviteurs de Dieu, pour l'illumination et l'élévation de l'humanité. Ces extraordinaires soi-disant « miracles » ne sont, après tout, que l'Activité d'une Loi que les humains n'ont pas encore essayé d'étudier ou de comprendre. Lorsqu'on pense en termes de Vérité Universelle, il n'y a, dans toute la création, rien qui puisse s'appe- ler un « miracle ». Ce que le monde appelle « miracle » est l'opération de la Loi divine dont la nature est Perfection et qui, de ce fait, rend nulles et non avenues toutes les lois de limitation humainement établies. C'est afin de faire comprendre complètement l'opération de la Loi divine, par l’entendement humain, que les Maîtres Ascensionnés travaillent depuis toujours et continueront de le faire sans arrêt, pour les habitants de cette planète. De nos jours, tout à fait ignorées par le monde extérieur, il y a encore bien plus de choses merveil- leuses accomplies que dans le passé. En regard de cette vaste, profonde compréhension, et de ce Pouvoir, la majorité des humains sont comme de petits enfants. Néanmoins, l'heure approche rapidement où l'humanité doit s'éveiller à cette Omniprésente Présence Intérieure de Dieu agissant au travers des individus. »
Finalement, le bateau s'arrêta à notre port dans la province d'Héjas, une sorte de péninsule s'avançant dans la partie nord-est de la Mer Rouge. Nous débarquâmes dans un curieux endroit. Un Arabe élancé, habillé de blanc immaculé, nous donna un signe secret et nous fit monter dans une puissante automobile. Sans un mot, nous roulâmes à grande vitesse sur une route de sable durci. De délicieux rafraîchissements furent servis. Tard dans l'après midi, nous pénétrâmes dans un petit village dans la montagne et roulâmes jusqu'à une maison très blanche et basse. Notre silencieux Arabe ouvrit la porte et nous fit entrer. Il frappa à une porte intérieure qui fût immédiatement ouverte par un gentleman âgé, aux cheveux blancs, à la peau basanée et aux yeux pleins de bonté.
« Sœur et Frères, nous salua-t-il, vous êtes attendus. Rafraîchissez-vous et le repas sera servi aussitôt que vous serez prêts. Dès qu'il fera nuit, un Frère viendra vous prendre et vous conduira à destination. J'ai confiance en ce que la Fraternité ne faillira pas dans Son Aide envers notre pays. »
J'étais sur le point de parler lorsque ma Bien-aimée me saisit fermement par le bras. Je compris son signal et demeurai silencieux. « La Lumière de Dieu ne faillit jamais », répondit mon ami à notre hôte, avec une voix qui fit trembler l'air tant étaient grands le Pouvoir et la Vérité avec lesquels Sa Parole était chargée, et telle était l'Autorité avec laquelle il avait donné ce Décret tout-puissant. L'effet produit fût magique. Le vieil homme tomba à genoux et inclina la tête jusqu'à terre devant mon ami. A neuf heures, un beau jeune homme, portant, comme un indigène Arabe, un vêtement blanc sur lequel était jeté un long manteau indigo, apparût à la porte. « Amis de l'ouest, dit-il, venez, la voie est libre. »
Nous le suivîmes immédiatement sans mot dire. Nous marchâmes peu de temps et trouvâmes des chameaux qui attendaient. Nous les montâmes silencieusement et partîmes à grande vitesse vers une haute montagne. Plus tard, j'appris que c'étaient les fameux chameaux de course; celui que montait ma Bien-aimée était blanc de neige. Nous voya- geâmes en silence, rapidement, pendant environ deux heures, et arrivâmes alors à une hutte faite de grosses pierres et adossée à la montagne. Comme nous descendions de nos montures, un homme sortît de l'obscurité pour prendre les chameaux en charge. Notre guide pénétra dans la hutte et nous le suivîmes. Arrivés au côté opposé de la pièce, il leva les mains et les plaça sur le mur. Elles devinrent instantanément d'une Lumière étincelante, tant le Pouvoir qu'il dirigeait était grand. Elles étaient aussi étincelantes qu'une ampoule électrique, mais beaucoup plus blanches. Il pressa sur une certaine partie du mur, et celui-ci tourna sur un pivot; découvrant l'ouverture d'un tunnel de Lumière blanche étincelante.
Nous y pénétrâmes et l'ouverture se ferma derrière nous. Nous parcourûmes quelques centaines de mètres et nous trouvâmes devant une porte métallique. Notre guide posa la main sur un certain symbole figurant sur la porte, laquelle s'ouvrît lentement. Elle devait peser plusieurs tonnes, étant épaisse d'au moins dix centimètres. Nous entrâmes dans une pièce longue et étroite dont les parois, le plafond et le sol étaient d'acier inoxydable. Quelques instants après, une porte invisible s'ouvrît dans une des parois, et un homme entra qui nous fît signe de le suivre. Avec notre guide toujours en tête, nous avançâmes à quelque distance, et, finalement, nous trouvâmes devant un autre mur solide. Il s'ouvrît à notre approche, et nous livra passage dans une salle merveilleuse d'au moins trente mètres de long sur douze de large, meublée d'une façon extraordinaire mais artistique, exquise et belle comme un rêve. Au centre, se trouvait un cercle entourant un merveilleux zodiaque, et, autour, des coussins moelleux et larges pour vingt huit personnes étaient disposés. Notre guide alla vers une pièce latérale de la grande salle et nous demanda de le suivre. Là se trouvait un bain, étincelant, à côté duquel étaient posés des vêtements et des sandales à notre intention. « Lorsque vous serez prêts, envoyez-moi votre pensée » dit notre guide en nous laissant seuls. Nous nous préparâmes et lui envoyâmes le message mental. Immédiatement, un serviteur nous apporta de délicieux rafraîchissements. Après quoi, nous retournâmes dans la grande salle du Conseil où se trouvaient déjà vingt-quatre Sœurs et Frères. Notre guide fît les présentations, et tous prirent place autour du cercle. A ma surprise, je découvris que le Frère qui nous servait de guide n'était autre que le Chef du Conseil d'Arabie, un Grand Maître Ascensionné dont j'avais souvent entendu parler. Il se leva, fît l'Invocation et s'adressa à l'Assemblée
« A cause d'une agitation inattendue dans les cercles politiques d'Arabie, il a été impérieux d'entourer la venue de membres étrangers à ce Conseil d'un grand secret. C'est pourquoi nous avons été constamment de garde pendant que les visiteurs étaient en route. » Des questions de très grande importance furent discutées, spécialement celle qui tenait le plus à cœur aux Arabes. Le Chef dirigea leur attention vers mon ami. « Ce Frère, dit-il, a une solution pour le problème concernant notre chère Arabie, » et il lui demanda de la présenter. Mon ami développa brièvement son plan. Lorsqu'il eût fini, tous, sauf le Chef, furent surpris par son caractère osé et ingénu. Le Chef eut un sourire rassurant et continua : « Ce plan, quoique remarquable, est pratique. Il faudra l'exécuter rapidement, et il réussira. L'entière Fraternité Blanche de la Terre surveillera la réunion qui est sur le point d'avoir lieu, et vous pouvez être assurés que ce plan sera immédiatement mis à exécution. La Sœur et le Frère qui sont arrivés sous garde spéciale resteront ici cette nuit et demain. Le troisième jour, J'irai avec eux au Consulat britannique où nos négociations auront lieu. »
Une vague de joie passa sur l'Assemblée lorsque le plan de travail fût terminé. D'autres questions en rapport avec différentes activités furent traitées, et, lorsque le Conseil prît fin, les Membres disparurent un à un. Le Chef, alors, se leva et vînt à nous. « Chers Sœur et Frè- re, dit-il, je ne me suis pas fait connaître à vous tout d'abord pour des raisons que vous comprendrez bientôt. Je vous souhaite la bienvenue dans ce Centre de la Grande Fraternité Blanche. Tout est à votre service. Frère de l'Ouest, retirez-vous dans votre chambre et dormez jusqu'à ce que vous soyez appelé. »
Au signal donné, je me réveillai douze heures plus tard. Je me sentais tout autre tellement j'étais chargé d'une Vie et d'une Lumière nouvelles.
« Je pense que cela vous intéressera d'apprendre quelque chose concernant l'histoire de ce Centre de Pouvoir et le rôle qu'il joue pour la Terre. C'est un des plus anciens Foyers de Pouvoir spirituel sur la planète. Jusqu'à présent, vous n'en avez vu qu'un fragment. Dans un an, un grand Conseil de la Fraternité Blanche se tiendra ici. Alors, tous les Membres pourront visiter cette vaste citadelle inconnue.
Il passa beaucoup de temps à nous montrer les formidables accumulations d'enregistrements qui ont été préservées pour l'illumination de l'humanité. Ce fût un grand Privilège de pouvoir visiter à loisir ces Trésors.
« Vous partirez d'ici à deux heures, expliqua-t-il. Allez maintenant, et remettez vos vêtements du monde extérieur, car, alors, il sera à peu près temps de remonter sur les chameaux qui attendent à l'entrée. » Nous obéîmes. Quand nous revînmes, le Chef était habillé d'un beau costume de flanelle bleue sur lequel il portait une longue cape indigo. Sauf la texture merveilleuse de la peau et la Lumière brillante, perçante et aimante de son regard, on pouvait, facilement, le prendre pour un homme d'affaires du monde extérieur.
« Pourquoi ne puis-Je pas vous ressembler, remarqua-t-il en lisant ma pensée ? Je suis une personne comme vous, je ne possède qu'une expérience et une sagesse plus grandes que j'ai appliquées plus longtemps, c'est tout. La Sagesse n'est d'aucun bénéfice pour quiconque si Elle n'est pas employée, et c'est par Son usage que l'individu manifeste la Perfection qui lui permet de vivre au-dessus de toute limitation. »
Nous arrivâmes à la porte où les chameaux attendaient. Dès que tous furent en selle, nous partîmes dans la nuit à grande vitesse avec le magnifique chameau blanc en tête. Nous allions encore plus rapidement qu'au précédent voyage, et nous arrivâmes à trois heures et demie à la hutte d'où nous étions partis. Là, l'automobile attendait, et, au moment où nous y montâmes, le chauffeur dit au Maître quelques mots que je ne pus comprendre. « Soyez sans crainte, répondit le Chef, nous nous envelopperons dans le manteau d'Invisibilité ainsi que la voiture, et nous passerons entre eux sans qu'ils nous voient. Partons. » « Des espions ont été placés le long de cette route pour saisir l'automobile et empêcher qu'on ne nous retrouve jamais. Le juste usage du savoir, qui est la vraie Sagesse, nous tient toujours libres comme vous le verrez bientôt. »
Nous arrivâmes sans tarder à l'endroit où les espions attendaient. Instantanément, une vapeur blanche, très dense, nous enveloppa comme d'un épais brouillard. Dans l'air, un bourdonnement, semblable à celui d'un avion, se fît entendre et, comme ces gens regardaient en l'air pour trouver d'où le bruit venait, nous passâmes silencieusement, comme une flèche.
C'était une expérience merveilleuse pour moi, car, de l'intérieur du Manteau d'Invisibilité, nous pouvions les voir tandis qu'eux ne nous voyaient pas.
« Comment se fait-il, demandai-je, qu'ils ne semblaient pas nous entendre ? » « Le Son ne passe pas au travers du Manteau d'Invisibilité, sinon il ne serait d'aucune utilité pour nous. Les Contes des Nuits Arabes, mon Frère, ne sont que trop vrais. Lorsqu'ils sont vraiment compris, ils sont des révélations de la Loi divine, et non les ridicules interprétations littérales que le monde extérieur en donne. Ils ne sont pas du folklore pour enfants, mais des indications pour l'intuition intérieure concernant des accomplissements parfaitement réalisables par un étudiant assez sincère, assez digne et assez humble pour que l'on puisse lui confier le Pouvoir et la Vérité qu'ils révèlent. Le grand monstre du doute et ses associés néfastes : l'ignorance, l'orgueil, le ridicule, le scepticisme, la peur et beaucoup d'autres entraves se sont fixés si fortement sur la mentalité et les sentiments de l'humanité, qu'ils sont comme des champignons vénéneux qui pendent des arbres et font pourrir le tronc. Si ce n'était à cause de ces vampires, les humains verraient et comprendraient que dans la Lumière Elle même, qui anime le corps physique, existent une Intelligence et un Pouvoir qui peuvent et veulent exécuter parfaitement tout ce que l'Entendement commande si l'harmonie est maintenue et le but constructif. L'Amour, la Sagesse et le Pouvoir sont les attributs primordiaux que la Vie emploie dans une Création permanente. Dès que les humains arrêteront leur discorde autocréée, toute Vie partout et dans la Nature exprimera une Perfection permanente. »
Nous roulâmes le long de la côte sur une route splendide, et arrivâmes à la ville qui était notre destination. Nous descendîmes dans le meilleur hôtel, et tôt, le lendemain, nous nous présentâmes au Consulat britannique. Mon ami déclara qu'il était un représentant du Gouvernement Arabe chargé de présenter une certaine solution qui pourrait éviter la crise imminente, qu'il espérait que cette solution donnerait satisfaction à tous, prévenant ainsi qu'une grande injustice et une indignité ne soient infligées à l'Arabie. Le Consul britannique lui demanda ses lettres de créance, et ce fût le Chef du Conseil d'Arabie qui s'avança et les présenta Lui-même. Un rendez-vous fût pris pour onze heures en vue d'une rencontre avec les représentants britanniques. A l'heure dite, nous étions présents. Après que la conférence eût traîné un certain temps, suivant la méthode habituelle, c'est-à-dire en écartant avec une persistance suave tout ce qui n'était pas totalement à l'avantage des britanniques, mon ami saisît un moment opportun, se leva et présenta la proposition du Gouvernement Arabe. Il était calme, plein de maîtrise et de bonté. Mais tous comprirent, indubitablement qu'il avait la situation en main, et que toute la dignité et le pouvoir de la conférence étaient centrés autour de lui. Ses adversaires ne se sentaient pas très à l'aise; il était trop honnête et trop pénétrant pour leur habituelle méthode de diplomatie cauteleuse. Cela ne leur réussit pas de présenter leurs idées devant sa franchise scrutatrice et son évidente bonté. Ils essayèrent de jouer avec différents moyens stratégiques, lorsque, soudainement, je fus conscient que toute la conférence était tenue dans un Grand Cercle de Lumière Etincelante, si intense, me sem- blait-il, que tout le monde dût le voir. Je compris alors quelle gigantesque concentration de Pouvoir la Grande Fraternité Blanche dirigeait dans la pièce. Moins d'une heure plus tard, la solution de mon ami était acceptée, les documents rédigés et signés par les deux parties. La réunion se termina dans la paix et le bonheur. La nouvelle se répandît avec la rapidité de l'éclair dans toute l'Arabie, et il y eût de grandes réjouissances. Comme nous rentrions à l'hôtel, ma Bien-aimée vînt au-devant de nous pour nous saluer. « Mon Frère, je vous félicite, dit-elle, pour votre dignité et ce splendide accomplissement. »
Le jour suivant, le Chef du Conseil de l'Arabie nous dit au revoir, à ma Bien-aimée et à moi-même, et nous nous embarquâmes sur un bateau à destination de la France. C'était un soir de pleine lune, et ce fût la nuit la plus paisible que j'expérimentai jamais. Nous débarquâmes à Marseille, et prîmes le train pour Paris. nous passâmes la nuit chez le merveilleux Maître qui est le Chef du Conseil de la Grande Fraternité Blanche en France. Le lendemain, Il nous accompagna en automobile jusqu'à Cherbourg. Ici, je dus me séparer de ma Bien-aimée, que je ne revis que quelques années plus tard, cette fois pour ne plus nous quitter. Nous embarquâmes, mon ami et moi, pour New York. Ce voyage reste un des plus remarquables de ma vie, car mon merveilleux ami m'enseigna l'emploi de l'ancienne Sagesse. Il m'instruisît et les résultats que j'obtins par le Grand Commandement furent tout simplement étonnants. De New York nous nous dépêchâmes vers Washington où mon ami rendît compte des résultats de l'affaire d'Arabie, au Président et à son Cabinet. Mais la nouvelle avait déjà précédé son arrivée.
Cela termina mon premier contact personnel et mes observations concernant la prodigieuse et merveilleuse Activité de la Grande Fraternité Blanche. »
Comme Gaylord terminait son récit, le jour se levait à l'Orient. « Allons vers notre cabine, me dit-Il, car l'un des Maîtres Ascensionnés doit intervenir dans ce que nous avons à faire bientôt. La femme et l'homme, qui ne sont que des instruments de la force sinistre, ont entre leurs mains des documents et des enregistrements qu'ils ont volés. Ces papiers contiennent des informations dont nous avons besoin, et qu'ils ont l'intention d'utiliser pour se livrer à du chantage sur des personnes innocentes. Nous devons avoir ces informations afin de protéger ceux qu'ils veulent faire souffrir et essayer d'amener dans leur griffes par le pouvoir de la peur. »
Nous retournâmes dans mon compartiment. Je me demandais ce que Gaylord comptait faire maintenant. Nous attendîmes quelques instants et, bientôt, l'homme et la femme se di- rigèrent vers le Wagon-restaurant.
« Maintenant, observez soigneusement, mais ne bougez ni ne parlez pendant que j'opère, dit-il. »
Nous nous assîmes, tandis qu'il concentrait son attention sur la porte de leur compartiment. Il dirigea un Rayon de Lumière Electronique dont il augmenta la puissance, et nous fûmes capables de voir dans la cabine. Un sac de voyage se trouvait sur la banquette. Gaylord maintînt fermement la Force, et il vît ce que ce sac contenait. L'expression de son visage montra qu'il avait trouvé ce qu'il cherchait; il diminua la Force et dit : « Dans trois jours, les autorités responsables pourront les arrêter et les rendre incapables de nuire pendant longtemps. Avec ces papiers en leur possession, ils ne peuvent se disculper. Dans le cas présent, les journaux ne pourront ébruiter l'affaire, car le Mur Secret et de l'Invisibilité des Maîtres Ascensionnés entoure l'affaire. Les Maîtres contrôlent toute loi humaine par l'Unique, Eternelle Loi de la Justice divine. »
Saint Germain avait indiqué dans quel hôtel nous devions descendre, et Il nous accueillît en personne. Il avait changé Son apparence, de manière à ne pas attirer l'attention. « Mon cher Frère, dit-Il en allant vers Gaylord, Je vous Félicite sincèrement et je rends Louange et Gratitude pour votre splendide succès. Vous avez brisé la colonne dorsale d'une très destructive activité, du moins en ce qui concerne ce groupe. » Se tournant vers Rayborn et moi-même, Il nous salua de cette aimante et gracieuse façon qui caractérise tous les Maîtres Ascensionnés et particulièrement Saint Germain. « Puis-je avoir le privilège de vous offrir le déjeuner ? demanda-t-il. J'espère qu'il vous conviendra et que vous le trouverez délicieux. Venez dans mes appartements. » Après le repas, Il nous suggéra de nous retirer et de prendre le repos dont nous avions besoin. Mais pendant que nous étions dans Sa merveilleuse Présence, nous ne sentions aucun besoin de repos. Le troisième jour après notre arrivée, nous nous rendîmes tous trois, accompagnés par Saint Germain et certains Membres du Service secret, au rendez-vous d'un important groupe d'agents de la force sinistre. Les sept principaux chefs d'Amérique étaient présents. Arrivés sur place, nous restâmes un moment devant leur chambre. Nous pûmes entendre qu'une discussion excitée avait lieu à voix basse. Brusquement, la porte s'ouvrit, et nous nous dirigeâmes vers eux tandis que Saint Germain chargeait l'atmosphère avec une Force Electronique qui les tint immobiles. Leurs revolvers tirés tombèrent à terre et leurs bras pendaient sans force à leur côté. Saint Germain leva la main droite, fit le Signe Cosmique de Protection et de Pouvoir, et, d'une voix qui pénétra dans chaque atome de l'immeuble, Il énonça l'Eternel Fiat de Vérité devant Lequel toutes les forces destructives s'inclinent et sont silencieuses à jamais : « Dites à tous ceux qui travaillent avec vous et ceux qui viendront après vous que ‘La Lumière de Dieu ne faillit jamais.’ »
Lorsque Sa Voix fit résonner ce Décret dans leur conscience, ils devinrent blêmes de peur devant leur propre création et leur corps tremblaient comme feuilles au vent. Les Membres du Service secret les firent prisonniers et les emmenèrent là où ils resteront jusqu'à ce qu'ils servent la Lumière.
CHAPITRE VII
LE MESSAGE MYSTÉRIEUX
« Je serai encore pendant deux semaine avec vous, dit Saint Germain, aussitôt que nous fûmes de retour à l'hôtel. Si vous le permettez, Je consacrerai chaque jour une partie du temps à votre Instruction individuelle, car avec la Vision Intérieure Illimitée, Je prévois que vous en aurez besoin. Notre intervention dans les plans de la force sinistre et l'emprisonnement de ses instruments qui a eu lieu récemment à Washington, a attiré l'at- tention de certaines forces sur vous, spécialement sur Gaylord et sur ce Frère - en me désignant. Vous avez, tous deux, certaines forces, développées dans des vies antérieures, qui peuvent être employées de façon très remarquable. C'est la raison pour laquelle la force sinistre essaiera de vous frapper. Néanmoins, vous serez protégés de toutes les manières, et parfaitement gardés aussi longtemps que vous resterez maîtres de vous et libres de colère, haine ou peur. Voilà pourquoi Je veux vous donner un entraînement particulier en matière d'autoprotection.
« La chose la plus importante et la plus impérieuse dont vous devez toujours vous souvenir est d'accepter complètement et de réaliser que la Puissante Présence I AM est la Présence Magique et qu'Elle est centrée, continuellement en, au travers et autour de vous. Vous avez vu votre Glorieuse Présence divine de Lumière étincelante, la véritable Vie de votre propre Etre, pendant que vous étiez au ranch (ferme). Donc, vous n'avez aucune excuse pour ne pas l'accepter complètement.
« L'activité extérieure de votre mental est comme un cheval rétif. Vous devez le dresser et le rendre parfaitement obéissant à votre Puissante Présence I AM, en toutes circonstances. Pour ceux qui n'ont pas eu le privilège de voir le Soi divin, il pourrait y avoir une excuse, quoique la Présence parle constamment au travers du cœur, à chaque être humain qui naquît jamais dans ce monde. Mais lorsqu'une personne a vu son Soi Parfait, la Radieuse Lumière divine, il n'y a pas de raison pour ignorer, plus tard, cette Présence.
« Lorsque Sa Forme et Sa Lumière ont été enregistrées dans l'activité extérieure du mental, la personne peut, à tout moment, par la vue, se rappeler consciemment et à volonté, cette Image, et, de nouveau, projeter ce Pouvoir dans tous les problèmes terrestres.
« L'étudiant sincère peut faire pénétrer le plein Pouvoir de la Puissante Présence I AM dans toutes les circonstances, et charger ainsi toutes choses avec la Perfection. De cette façon, peut-il, de nouveau, vivre dans la Maison du Père, dans la Glorieuse Liberté qui lui était destinée depuis l'origine. Il n'y a pas d'autre prédestination. Ayant une fois vu votre Puissante Présence I AM, votre propre vue devient l'une de vos plus puissantes facultés pour amener l'Activité invisible dans une forme physique visible. C'est ce que font constamment les architectes du monde des affaires. Ils ont une idée, qui est une activité invisible; ils en font alors une image, et, en peu de temps, la substance est accumulée qui fait de l'invisible idée un bâtiment visible et tangible.
« La capacité de l'individu d'employer cette Loi est absolument illimitée, mais ce n'est que lorsque l'Etudiant s'efforce, consciemment, de contrôler sa faculté visuelle, au point d'exclure la visualisation des conditions négatives, qu'il commence à se sentir libre et à mettre de l'ordre dans son monde.
« Les pensées et les sentiments de l'individu moyen ne sont qu'un amas chaotique d'images et de suggestions négatives, qu'il a acceptées du monde extérieur environnant, qu'il continue de répéter et de nourrir avec sa propre énergie en leur donnant son attention. L'ordre est la première Loi du Ciel - Harmonie et Paix sont le Pouvoir de cohésion de l'Univers. Ces qualités ne viennent que d'une seule Source, la Puissante Présence I AM de l'Univers, votre Soi divin.
« De la substance illimitée et un invincible Pouvoir vous environnent à jamais. Il vous appartient de hausser ou de ralentir l'action vibratoire atomique par le Pouvoir de l'I AM pour produire n'importe quoi que vous puissiez désirer. Vous seul décidez de ce qui viendra dans votre expérience et dans votre monde.
« La Substance Omniprésente, Illimitée, vous entoure toujours et attend d'être employée. Vous, l'individu, êtes le canal au travers duquel la Puissante Présence I AM désire augmenter Sa Perfection. Elle déverse sans arrêt la Lumière Illimitée ou l'Energie de Vie, mais vous devez gouverner Son emploi, la diriger vers Sa destination et décider du résultat qu'Elle doit produire pour vous.
« Elle peut et veut produire tout ce que vous désirez, instantanément, à condition que vous gardiez l'harmonie, de façon que des pensées, des sentiments ou des paroles de discorde ne viennent pas interrompre le flot de Sa Perfection. La Vie est Perfection, et Elle possède en elle-même toute manifestation parfaite. Le seul devoir du moi extérieur est d'être une Coupe qui porte et révèle la Perfection de la Vie. Tant que l'on n'obtient pas l'obéissance des sens et ne maintient pas un sentiment de paix intérieure, on contamine la Pureté et la Perfection de la Vie qui s'écoule. C'est votre devoir de demander que la Sagesse de La Puissante Présence I AM dirige toujours l'usage que vous faites de Son Pouvoir et de sa Vie. Elle seule et le Maître Ascensionné, savent ce qui est parfait pour vous. Le Maître Ascensionné étant en Union avec l'Omniscience divine est, de ce fait, en Union avec votre Présence I AM, et il est indifférent qu'Elle agisse par vous ou par Lui. Donc, ce n'est que votre propre Présence I AM ou un Maître Ascensionné qui sait toujours ce qui est bon pour vous. Ces deux sources, qui n'en sont qu'Une, peuvent contrôler tout votre Courant de Vie, connaître les forces qui jouent sur vos problèmes, et quelles sont les causes de vos expériences passées, présentes et futures.
« C'est l'absence de discrimination qui empêche les humains de distinguer le faux du vrai, cause de la faillite humaine partout dans le monde extérieur. Celui qui a décidé d'atteindre la Perfection doit entraîner son mental extérieur à n'écouter que la Voix de Sa Puissante Présence I AM. Il ne doit accepter que Sa Sagesse et n'obéir qu'à Ses Directives. Il doit : entendre la Lumière, voir la Lumière, sentir la Lumière, et être la Lumière de l'infinie Présence I AM. Bien qu'il y ait une individualisation, ou Flamme divine, qui gouverne chaque corps humain, ces Individualisations ne sont, n'ont et n'emploient que l'Unique, l’Universel : Entendement, Substance, Sagesse et Pouvoir. C'est ainsi qu'il n'y a qu'un seul Entendement, un seul Dieu, une seule substance et un seul Pouvoir, qui attendent toujours d'être employés et dirigés par la Puissante Présence I AM, au travers de la conscience mentale, l'activité extérieure de l'être individuel.
« Si le sentiment et la pensée de la personne sont gardés en harmonie, alors, la Puissante Présence I AM intensifie sa Perfection pour l'activité extérieure de la personne. Mais si elle est discordante, la personne devient comme une machine à vapeur sans mécanicien et se détruit elle-même. La plus grande partie des humains se trouvent dans cet état.
« Chacun emploie constamment cette admirable, illimitée Energie : la plus grande Force de l'Univers. La responsabilité de Son emploi incombe entièrement à l'être individuel, car il est un créateur. Si cette formidable Energie est employée avec la Compréhension consciente de l'Amour, de la Sagesse et du Pouvoir de la Puissante Présence I AM, l'individu ne peut qu'exprimer Perfection et Maîtrise.
« Tous, nous savons que des milliers de personnes désirent avoir cette Instruction. Cela est vrai, et celui dont le désir pour la Lumière est suffisamment intense, déterminé et assez fort pour tenir l'attention de l'intellect sur cette Lumière, ne peut manquer de la recevoir. C'est avec toute l'Energie de la Vie que l'on doit être concentré pour atteindre ce but. Pour celui qui possède cette grande détermination, des voies et des moyens inattendus se trouve- ront pour amener l'accomplissement de ce désir. Mais si les humains cherchent la Lumière d'un oeil et lorgnent les plaisirs des sens de l'autre, ils ne recevront pas beaucoup de Lumière. Les grands Maîtres Ascensionnés sont devenus Parfaits et Tout-puissants en pensant, en se concentrant toujours sur la Perfection et en obéissant à l'Unique Loi de la Vie : l'Amour. Ils sont devenus ce sur quoi Ils ont médité.
« De nos jours, les humains sont ce sur quoi ils ont médité ou concentré leur attention dans le passé. Un être humain ne dépasserait pas l'âge de douze ans si ces Grands Etres de Lumière, de Transcendant Accomplissement et d'Amour ne donnaient pas une Aide conti- nuelle. Ils donnent aux habitants de la Terre, la même protection et les soins que des parents aimant sans égoïsme donnent à leurs enfants, et Ils aident tous ceux qui ont le désir de mener une vie constructive. Pour ces derniers, il se présente toujours une occasion permettant le contact et l'accordage avec la Puissante Présence I AM Intérieure, permettant de s'ancrer dans la Perfection et d'atteindre à l'état d'Ascension si la détermination est suffisante. Les Maîtres Ascensionnés agissent toujours en parfaite co-opération avec la Loi Cosmique d'Amour. Souvent, des Etudiants demandent pourquoi, si ces Maîtres sont toute-Sagesse et tout-Puissants, Ils ne corrigent pas la discorde de la Terre et ne font pas cesser les souffrances de l'humanité. Les Maîtres Ascensionnés aident celui qui désire servir la Lumière, à harmoniser ses pensées et ses sentiments, et à rendre le corps obéissant à la Puissante Présence I AM. Ils le protègent des milliers de fois contre des courants de forces et des activités qu'il ignore complètement, mais Ils ne peuvent, ni ne veulent, accomplir, pour lui son plan de Vie.
« On ne connaît jamais une chose que lorsqu'on en acquiert la conscience par une expérience et l'emploi de sa propre Energie, car, alors, on en a le sentiment.
« Un Maître Ascensionné, jamais, jamais, ne s'ingère dans l'exercice du libre arbitre individuel qui est Sacré et Eternel.
« Lorsque des forces destructives de n'importe quelle nature acquièrent une certaine force-vive, la Grande Loi Cosmique permet que la pression accumulée par un individu, un groupe d'individus, une nation ou la nature, se dissipe afin de détruire le foyer, de rétablir l'équilibre dans la pression et de rendre l'énergie disqualifiée au Réservoir Universel. Là, elle est purifiée par la Grande Flamme de la Vie et peut être employée de nouveau.
« Le moi extérieur, s'il est obéissant, peut, par l'emploi conscient du Commandement de la Présence I AM, libérer la Flamme Consumante de l'Amour divin, et, volontairement, purifier ses propres créations imparfaites. Ainsi, évite-t-on la nécessité de passer par l'équili- brage et la purification imposée par la Loi Cosmique. La volonté de corriger un mal, une erreur, de compenser et purifier une création imparfaite, permettra toujours à un Maître Ascensionné de trouver le moyen de donner de l'Aide et d'arriver à un résultat permanent. Cette bonne volonté peut se faire jour dans un groupe, une nation ou une humanité entière, aussi bien que dans une personne, car l'Infini n'agit et ne contrôle l'Univers qu'au travers de Ses propres Individualisations, au travers de l'être qui dit « JE SUIS ». Il n'y aurait jamais de Création si l'Infini n'affirmait pas son propre Etre au travers du I AM - JE SUIS - individuel. Si un être individuel prend la détermination d'exprimer la Perfection de la Vie, il doit être suffisamment loyal envers sa propre Présence I AM, et exécuter son propre Décret en face de n'importe quelle expérience extérieure. Il peut alors prononcer le « Grand Commandement » et la Vie lui accordera la plénitude de toute bonne chose, aussi longtemps que la Puissante Présence I AM est reconnue comme étant le Possesseur et l'Auteur de toute bonne chose. Si des pensées et des sentiments de colère, de haine, d'égoïsme, de critique, de condamnation ou de doute concernant la Présence I AM sont tolérés dans la conscience d'un être humain, la porte de la Perfection se ferme et l'existence devient une succession de manger et de dormir jusqu'à ce que l'énergie accumulée par le moi extérieur soit épuisée et que le corps soit abandonné à la dissolution.
« Ensuite, l'être essaie d'exprimer, dans un autre corps, la Perfection de la Vie, et persiste dans cet effort pendant des Eons, si nécessaire, jusqu'à ce que cette Perfection soit entièrement exprimée. C'est afin d'éviter cette continuelle ré-incorporation dans la limitation qu'il est impérieux pour l'être d'acquérir la compréhension consciente du but de la Vie. Car, sachant comment on peut mettre en Action l'Amour, la Sagesse et le Pouvoir divins, il lui est possible d'atteindre parfaitement ce but.
« Je puis vous aider à y parvenir, car, par l'emploi de la Flamme Consumante de l'Amour divin pour purifier et bénir l'humanité, vous pouvez toujours vous libérer vous-même. Je suis ravi par les progrès de Bob. Il y a longtemps que Je n'ai plus contacté quelqu'un ayant tant de détermination et dont le désir de réussir est si intense. Ses progrès sont vraiment admirables.
« J'ai des places pour l'opéra Parsifal, ce soir, dit-Il, changeant brusquement de sujet. Voulez-vous être Mes invités ? »
Ce soir-là, dans Sa merveilleuse Présence, la représentation de Parsifal devînt plus qu'un opéra. C'était la lutte de l'être individuel au travers de l'incorporation humaine. L'Instruction qu'Il nous donna, tandis que le drame de l'âme et la victoire de la Présence I AM se développaient dans la musique et l'allégorie, sont l'une des plus merveilleuses expériences que j'eus.
Lorsque l'exécution commença, Il dit : « Remarquez ce qui peut être fait pour celui qui est loyal envers le haut idéal de son art. » Les deux acteurs qui jouaient Parsifal et Kundry furent les bénéficiaires de Sa remarquable Bénédiction. Ils avaient déjà chanté depuis un moment, lorsque Saint Germain dirigea un Grand Courant de Pouvoir Spirituel vers eux.
Instantanément, on pût détecter le changement dans leur voix. Elle devînt d'une qualité remarquable, et le timbre si puissant que les chanteurs eux-mêmes étaient visiblement enchantés et surpris. On pouvait sentir la charge de la Lumière Electronique interpénétrant tout. L'auditoire, également, se rendît compte du changement. Charmé et transporté d'enthousiasme, il les rappela encore et encore pour exprimer son appréciation. Dès que j'en eus l'occasion, je demandai : « Que va-t-il arriver lorsque, la prochaine fois qu'ils chanteront, ils constateront que leur voix a changé ? » « Le Pouvoir et cette Perfection qui leur ont été donnés seront permanents, répondit Saint Germain. Grâce à leurs réalisations spirituelles antérieures, il a été permis de leur donner cette expérience. S'ils n'avaient pas déjà fait des efforts, il n'eût pas été permis de les employer pour vous donner cette Instruction. Ces chers frère et sœur penseront que la divine Providence est venue à leur aide, ce qui est littéralement vrai. En fait, c'est Moi qui ai dirigé la Providence. »
Scène après scène, pendant l'exécution, ce soir-là, Saint Germain nous montra la vraie signification de ce qui était représenté. Ce fût quelque chose d'inoubliable. Vers la fin de la représentation, je me sentais élevé à de grandes hauteurs spirituelles, et mon exaltation était si grande qu'elle persista pendant des heures. Nous rentrâmes à l'hôtel pleins d'une joie et d'une gratitude inexprimables.
Les deux semaines suivantes passèrent rapidement, pendant que notre Instruction continuait. Un matin, notre Bien-aimé Maître nous annonça qu'Il nous quitterait pour un certain temps, et qu'Il avait retenu des appartements pour Nada, Perle, Rex et Bob pendant les vacances. En nous disant un aimable « Au revoir », Il disparût.
Le lendemain, Gaylord vînt à moi tenant à la main une lettre qu'il avait trouvée sur la table de sa chambre et qui lui demandait de se rendre immédiatement à une certaine adresse dans New York. Cela semblait l'inquiéter; il avait l'impression que quelque chose n'était pas en ordre, et cela le rendait incertain.
« Je ne comprends pas comment cette lettre est venue sur ma table sans passer par le courrier, m'expliqua-t-il. Je me suis informé et personne ne semble savoir qui l'a placée là. » Comme il continuait à réfléchir là-dessus, un sentiment de malaise croissant s'empara de moi. Je le lui dis franchement, mais il remarqua simplement : « Il faut que j'y aille pour me rendre compte de quoi il s'agit. Je partirai par le prochain train. » Je voulais l'accompagner mais il me dit que ce n'était pas nécessaire, et je me déterminai à ne suivre que mes propres
directives intérieures. Dès qu'il fût parti, Rayborn et moi discutâmes la question, et je décidai de le suivre. « Je pars immédiatement en avion, dis-je. Je sens qu'il va se trouver en danger, mais j'ignore pourquoi il ne l'a pas senti lui-même. De toute façon, je vais observer les évènements, et je vous appellerai peut-être au téléphone. » Heureusement, j'avais noté l'adresse de la lettre et je me dépêchai vers l'aéroport. Un avion était en partance, de sorte que j'arrivai longtemps avant Gaylord à New York. Je me rendis à l'adresse, examinai soigneusement l'endroit, mais je ne remarquai rien d'anormal. Finalement, je vis Gaylord sortir d'un taxi et entrer dans l'immeuble. C'était un hôtel meublé de première catégorie, et, comme il s'informait du numéro de l'appartement, j'entendis le portier répondre « Ils sont au dixième étage. »
Je suivis en me dissimulant. La porte de l'appartement s'ouvrît, et une belle femme le fît entrer. J'attendis longtemps, mais Gaylord ne revînt pas. Finalement, j'étais sur le point d'aller vers la porte lorsqu'elle s'ouvrît, et deux gentlemen et la femme sortirent avec Gaylord. Ils descendirent vers le hall, le traversèrent rapidement et montèrent dans une automobile qui attendait. Je vis que Gaylord était pâle mais maître de lui. L'automobile démarra rapidement. Je sautai dans un taxi en donnant l'ordre au chauffeur de les suivre. Leur voiture se rendît à un quai où un transatlantique était prêt à partir. Ils montèrent immédiatement à bord. Je m'informai et appris que le bateau partirait à dix heures pour Cherbourg.
J'étais certain que Gaylord était emmené de force. Je me rendis directement vers le Bureau de la Compagnie et, après beaucoup d'argumentation et de pourboires, j'obtînt finalement un ticket de passage. Je télégraphiai à Rayborn que je partais, et j'envoyai une lettre explicative. Je me procurai un sac et des vêtements, et montai à bord à neuf heures et demi. Je demandai à la Présence Magique I AM de veiller que ma cabine soit près de celle de Gaylord. Ne connaissant pas le nom sous lequel ces gens voyageaient, je me procurai la liste des passagers et demandai à la Présence I AM de me montrer dans quelle cabine ils étaient. Mon attention devint concentrée sur quatre noms, et la Vue Intérieure confirma mon sentiment. J'examinai l'endroit et découvris qu'une des cabines était contiguë à la mienne. Je me mis en surveillance et à l'écoute, et j'eus la chance, le surlendemain, d'entendre des voix; parmi elles, à intervalles, celle de Gaylord, comme étouffée et à peine perceptible. Je collai mon oreille à la paroi et employai tout le Pouvoir du I AM afin que rien ne m'échappât, et que je puisse l'aider, si nécessaire. Il y avait évidemment une discussion, et l'on exerçait une pression intense sur lui, car finalement, sa voix se haussa et il indiqua qu'il donnait un ultimatum qui ne leur était pas favorable. Enfin, il parla si fort que n'importe qui passant au dehors pouvait l'entendre : « Non, je n'intercéderai pas pour vos complices, même si vous me tuez ». « Nous verrons, répliqua la voix basse d'un homme, lorsque nous vous remettrons aux mains de nos collaborateurs à Paris. » Ces quelques paroles étaient suffisantes pour montrer qu'ils essayaient de forcer le relâchement de ceux qui avaient été arrêtés à Washington. J'envoyai un télégramme à Rayborn, l'enjoignant de garder le silence et d'attendre jusqu'à ce que je découvre les détails nécessaires.
Ensuite, dans le calme de ma cabine, j'envoyai un message à Saint Germain et à la Fraternité, demandant que l'un d'Eux vienne à ma rencontre à Cherbourg. Je n'eus pas conscience d'une réponse, mais je me sentis à l'aise et en paix après l'effort, et me reposai
dans ce sentiment d'accomplissement. Il était alors cinq heures du matin. Je me couchai pour prendre quelques heures de repos, car je savais que j'aurai besoin de toute la vigilance et la force possibles.
En dormant, je rêvai - du moins, je le pensais à l'époque - que je rencontrais le Maître dont Gaylord m'avait raconté beaucoup de choses merveilleuses - celui que la Fraternité avait envoyé pour l'accompagner lors de son premier voyage dans les Himalaya. Il me dit clairement « Soyez en Paix, mon Frère, je vous rencontrerai lorsque le bateau accostera à Cherbourg. Tout est prêt et le contrôle de cette situation est dans les mains de Ceux qui ne faillissent jamais. » Je le vis si clairement pendant cette expérience que j'étais sûr de le reconnaître n'importe où.
Le tout étais trop réel et trop tangible pour être un rêve, et je sus que j'étais allé à Lui dans mon Corps mental Supérieur pendant que l'autre corps dormait. Je me réveillai plus tard, merveilleusement dispos. Pendant toute la journée, je surveillai leur cabine, mais je n'appris rien. Je me levai à quatre heures, le lendemain matin, et à cinq heures, je fus récompensé en voyant sortir les deux hommes. Je les vis très distinctement, et j'étais certain de les reconnaître n'importe où. Ils se promenèrent sur le pont pendant un moment, et rentrèrent. Ensuite, la femme sortît et prît à son tour de l'exercice et de l'air frais.
J'espérais qu'ils sortiraient tous à la fois, mais ils étaient trop perspicaces, et surveillaient étroitement Gaylord. Le quatrième jour, la mer fût démontée, et je ne vis personne. Cette nuit-là, je passai le temps à écouter intensément, espérant quelque révélation. Finalement, à minuit, ils argumentèrent de nouveau avec Gaylord, mais celui-ci tînt ferme. Ils lui dirent où ils le mèneraient et je notai soigneusement l'adresse. C'était étrange qu'ils ne semblaient pas se douter que quelqu'un pût les suivre - leur seule précaution fût de rester strictement isolés pendant toute la traversée. Le cinquième matin, la femme vînt se promener sur le pont pendant quelques instants, et j'entendis les hommes parler d'elle. C'était, de toute évidence, une américaine qui jouissait d'une situation sociale très en vue à Paris. Pour autant que je pus en juger par leur conversation; elle était sous leur influence, et, grâce à elle, ils étaient à l'abri de tout soupçon. Je compris qu'il n'y avait pas moyen d'entrer en contact avec Gaylord sans compliquer toute la situation, et je fis confiance à mon Sentiment Intérieur, à la Fraternité et à Saint Germain pour être guidé par la suite, je pensais que le bal masqué pendant notre dernière nuit à bord les attirerait peut-être parmi les autres passagers, mais rien ne pût les déterminer à sortir de leur réclusion. Cette dernière nuit fût une brillante soirée mondaine.
Le lendemain, je fus debout à quatre heures, mais personne ne quitta les cabines avant notre accostage. Aussitôt, ils sortirent tous quatre. Je n'osai pas me montrer à Gaylord, de crainte de nous trahir, mais je sentis que l'Aide était proche et je le suivis d'aussi près que possible. Ils s'éloignaient en hâte du quai, et mon cœur commençait à faillir, lorsqu'une main toucha mon épaule.
En me retournant, je vis le maître de mon rêve, devant moi. « Venez tout de suite, dit-Il, Je vous expliquerai plus tard. » Nous suivîmes les autres rapidement, ne les quittant pas de vue jusqu'à ce qu'ils prennent place dans une automobile. A ce moment, une voiture se
rangea près de nous, et le Maître me fît signe de monter. Nous roulâmes à vive allure sans perdre de vue les autres.
« Je suis l'Ami dont Gaylord vous a parlé, continua-tIl. J'ai reçu votre message, et, peu après, il m'en a aussi envoyé un. » Le Maître se présenta et exigea que je ne révèle jamais son Nom. « Mon Fils, vous êtes un vrai Frère de la Grande Fraternité Blanche, et de cette expérience, résultera plus de bien que vous ne puissiez l'imaginer maintenant. »
Il n'y avait pas beaucoup de circulation sur la route, et ce fût un jeu de tenir les autres à l’œil sans attirer l'attention. Ils roulaient à une vitesse normale, et nous fûmes bientôt dans la banlieue de Paris. Après quelques minutes, une grande voiture vînt se ranger à côté de nous. Le Maître ouvrît la portière de la nôtre lorsque les deux voitures furent à l'arrêt. Un homme sortît de la première et monta dans la nôtre, tandis que son véhicule tournait au premier croisement et disparaissait. Dès que le nouveau passager fût assis, le Maître expliqua : « Voici un autre Frère de la Lumière qui montera la garde lorsque Gaylord sera arrivé à destination. »
Finalement, l'automobile des ravisseurs stoppa devant une grande villa entourée de jardins magnifiques, mais, qui, elle-même, tombait en ruines. Lorsque nous les vîmes se diriger vers l'entrée, nous nous arrêtâmes dans un endroit hors de vue. Tandis qu'ils pénétraient dans la maison, leur voiture s'éloigna rapidement. le Frère de la Lumière sortît de notre voiture pour observer. « Surveillez chaque mouvement, lui dît le Maître. Vous savez où et comment vous pouvez me toucher. Je vais conduire ce Frère là où il peut être en paix et se reposer. Il en a grand besoin. Je vous bénis. Puisse la Présence Magique vous sceller dans ses Rayons. » Ensuite, s'adressant à notre chauffeur dans une langue que je ne comprenais pas, nous partîmes à une vitesse qui me sembla interdite dans toutes les villes.
« Ces deux hommes qui gardent Gaylord prisonnier, expliqua le Maître, attendent ici cinq de leurs complices, dont deux qui sont en route venant de Russie. Ce groupe a télégraphié qu'ils arriveraient aujourd'hui, et ceux de Russie seront ici après-demain. » Notre automobile arriva bientôt à une belle villa, et, au moment de descendre, un délicieux parfum de roses se répandît dans l'air. Nous entrâmes dans la maison, et fûmes salués par une belle jeune dame, la Sœur du Maître qui m'avait amené. Comme je me disait qu'elle semblait tellement jeune, Il sourît : « Ma Sœur est beaucoup plus âgée qu'Elle ne le paraît, dit-Il. Mon Frère, ma Sœur et Moi avons dépassé de beaucoup les trois fois vingt et dix ans communément accordés aux humains. Par notre compréhension, Nous avons été amenés à utiliser certaines Lois, à diriger et maintenir certains Courants d'Energie dans le corps, à effacer les traces de l'âge et à rester éternellement jeunes et beaux. J'ai maintenu ce corps pendant trois cent dix ans, et Ma Sœur maintient le Sien depuis trois cents ans. Vous voyez que, du point de vue humain, nous aurions dû passer, depuis longtemps, par le changement appelé « mort », mais nous ne craignons pas la mort; elle ne peut plus nous toucher. Nous avons eu le bénéfice de l'Accélérateur Atomique, qui se trouve dans la Grotte des Symboles en Amérique. Vous semblez étonné que nous ayons été là. Pourquoi ? Nous vous avons vu ainsi que vos amis dans ce Merveilleux Centre, tout récemment. La joie et le merveilleux Amour émis par vos cœurs furent l'une des expériences les plus belles et les plus encourageantes que nous eûmes depuis beaucoup d'années. Prochainement, nous nous y rendrons de nouveau pour compléter l'Ascension de ces corps et entrer dans l'Eternel Parfait Etat des Maîtres Ascensionnés. Nous pourrons, alors, aller et venir librement, comme Eux et servir au-dessus de toute limitation. Naturellement, vous comprenez qu'un Etudiant qui a reçu le bénéfice de ce Merveilleux Accélérateur est tenu strictement à garder toujours un état de consciente harmonie, quelles que soient les circonstances en ou autour de lui. Lorsque le moi extérieur a reçu cette Aide, il doit veiller à ce que le Pouvoir de la Puissante Présence I AM circule toujours au travers du corps. Pour certains Etudiants, cela constitue une grande lutte, mais elle sera courte s'il a vraiment la détermination de demeurer dans la Grande Lumière. Venez, nous oublions les Lois de l'hospitalité, Je vais vous montrer votre chambre, et, dès que vous vous serez rafraîchi, nous dînerons. »
Il me conduisît vers une chambre adorable, avec bain, et je constatai, une fois de plus, que ces Grands Etres, Porteurs de Lumière, sont toujours entourés, dans toutes leurs activités, par la Beauté, l'Harmonie et la Perfection. J'en fis, un jour, la remarque à Saint Germain qui me répondît : « Lorsque la vie est vécue telle qu'elle doit l'être, tout est Paix, Harmonie, Beauté, Opulence et Bonheur. Lorsque le désir de sentir ou d'exprimer de la discorde est dominé, la porte est fermée à l'inharmonie. Elle ne peut plus agir dans le moi extérieur, ni dans son entourage. C'est une joie de savoir que l'humanité est capable de cela, et qu'elle peut donc recevoir les indicibles Bénédictions de la Vie. »
Après le dîner, le Maître me conseilla de me retirer dans ma chambre et de dormir jusqu'à ce qu'Il m'appelle. J'obéis, et me réveillai à sept heures du matin au son d'un doux carillon. Mon corps en fût chargé comme si un Courant d'Energie Electronique avait été apporté par le son. Je m'habillai rapidement et rejoignis le Maître et sa Sœur au salon. Je me sentis vigoureux comme si une chose telle que la fatigue n'existait pas. Il s'était passé beaucoup de choses pendant mon repos. On avait annoncé que les instruments de la force sinistre viendraient rejoindre leurs complices le lendemain.
« Tout doit être prêt pour une action rapide, expliqua le Maître. Les Frères de la Lumière qui sont Membres du Service secret français ont été avisés et seront prêts à agir sans que la moindre publicité soit donnée concernant la capture de ce groupe. »
Vous pouvez imaginer ma joie lorsque, deux jours plus tard, j'entrai au salon où Saint Germain me salua aussi sereinement et gracieusement que d'habitude. Peu après, le Maître et sa Sœur entrèrent, et une Lumière étincelante illumina la pièce.
« Venez, dit Saint Germain, tout est prêt. Partons. »
Nous approchâmes du rendez-vous sans qu'une parole fût échangée. Saint Germain se dirigea vers la porte, étendît la main; la serrure sauta et la porte s'ouvrît sans bruit. Il nous conduisît comme s'Il était familier des lieux. Il s'approcha d'une double porte massive - Il entendît encore la main. La Force qu'Il dirigeait était si grande que la porte s'ouvrît toute seule. Devant nous, se trouvaient les sept comparses, Gaylord et la femme.
A notre vue, les sept sortirent des armes et, pendant une fraction de seconde, il y eût une bataille de force mentales. Brusquement, un Cercle de Flamme Bleue entoura les sept. Leurs armes tombèrent de leurs mains et les Frères du Service secret entrèrent. En moins d'une minute, menottes aux mains, les sept furent embarqués dans des autos fermées et conduits vers une prison où aucun contact avec d'autres prisonniers n'est possible.
Gaylord était surpris et plein de joie de ce que sa libération et leur capture avaient été faits avec tant de calme et de rapidité. Ils avaient essayé de le forcer à jouer d'une certaine autorité légale dont il dispose, pour faire relâcher leurs comparses, en Amérique.
« Bien-aimés Frères, dit-il, je ne vous remercierai jamais assez - vous avez sauvé mon corps pour qu'il serve encore. Ils étaient fermement décidés, je vous assure, à me tuer si je refusais de les aider. Pendant leur conversation imprudente, j'ai appris beaucoup de choses qui auront de la valeur par la suite. » Il embrassa chacun de nous avec grande tendresse, Amour et Gratitude.
Saint Germain dit : « La femme reste sous notre sauvegarde. Il n'est pas nécessaire de punir cette enfant; elle n'a été que l'innocente victime de leur infâme traîtrise. Ma chère sœur, dit-Il, nous ne vous voulons pas de mal. Vous n'avez été que le jouet de cette force sinistre. Vous serez complètement débarrassée et libre à jamais de cette influence et de ce contrôle. »
Instantanément, une Flamme Spirale Bleue l'encercla de la tête aux pieds. Son corps oscilla comme s'il allait tomber, mais en était empêché parce qu'elle était tenue dans l'étreinte de Son merveilleux Pouvoir. Elle se tînt ainsi pendant au moins dix minutes. Alors, la Flamme s'éteignît lentement. Son corps trembla violemment pendant un moment, et ses yeux s'ouvrirent avec un regard suppliant.
« Où suis-je ? » demanda-t-elle. « Vous êtes avec des amis, répondît Saint Germain, en la prenant par la main. Vous êtes, pour toujours, libérée d'une situation plus terrible que la mort. Venez, nous allons vous reconduire à la maison. » « Non, non, répondit-elle frénétiquement. Il ne m'est pas possible de retourner à la maison après tout ce que j'ai fait et tout ce qui est arrivé. Je ne le puis, je ne le puis. » « Mais oui, vous le pouvez, affirma Saint Germain avec une conviction et un Pouvoir de Vérité, qui changea toute résistance en obéissance. Vous trouverez tout changé, car votre bon mari comprend et vous souhaitera la bienvenue. Votre fille, une infirme qui a tant souffert, sera guérie et votre maison sera, de nouveau, remplie de bonheur. » Nous sortîmes, prirent l'automobile de l'ami de Gaylord, et retournâmes vers une belle demeure dans le plus beau quartier résidentiel de Paris. Nous en- trâmes et fûmes reçus par un homme grand, mince, que je reconnus tout de suite comme étant un Américain. Il avait dû être beau dans sa jeunesse, mais maintenant, son visage était raviné par le souci et le chagrin. En pleurant, il tendît les bras à sa femme. Elle s'élança vers lui et sanglota à fendre le cœur.
Saint Germain attendît un moment, et, lorsque le calme revînt, Il fît les présentations.
« Mes chers amis, allons voir votre gentille fille, car nous avons encore à travailler. » Nous pénétrâmes dans une chambre adorable où une jeune fille, qui avait dû être belle gisait sur un lit, si complètement déformée qu'elle n'avait plus l'apparence humaine.
Saint Germain se dirigea vers le lit, prît la main de la jeune fille, et plaça le pouce de Sa main droite sur le front, entre les yeux. Il se tînt ainsi pendant environ cinq minutes, tandis que nous étions tous dans l'expectative. Soudain, la fille poussa un cri inhumain. Son corps se détendît complètement et elle resta immobile, comme morte.
« Soyez sans crainte, dit-Il, elle reprendra conscience. Je lui donnerai alors la Force de se lever et de marcher. » Bientôt, elle ouvrît les yeux avec le sourire le plus doux, plein d'Amour et de Gratitude, et la Lumière de sa Présence I AM se répandît en Bénédictions sur Saint Germain. Il lui tendît la main, l'aidant à se lever et à se tenir sur ses pieds, tandis que ses parents l'embrassaient tendrement. Saint Germain la prît dans ses bras, et la porta sur le divan au salon. Il donna des conseils pour les soins à lui prodiguer, et leur dit qu'Il reviendrai le lendemain.
Nous retournâmes vers la maison de notre cher Ami et nous racontâmes à Gaylord tout ce qui c'était passé depuis son départ de Washington. Sa Gratitude fût grande, et il expliqua quels furent ses sentiments et sa création pendant le voyage sur le bateau.
« L'unique sentiment que j'eus pendant toute l'expérience, dit-il, fût une confiance totale dans ma Puissante Présence I AM et la Grande Fraternité Blanche. » « Mes Bien-aimés Etudiants et frères, dit Saint Germain, ne voyez-vous pas que la Grande Loi divine agît infailliblement ? Dans le cas présent, la force sinistre a essayé de forcer un membre de la Grande Fraternité Blanche à la servir, donc à servir les ombres. Vous avez vu que notre bon Frère est devenu l'amorce et sa Lumière, le canal par lequel sept agents destructeurs de plus furent empêchés de continuer leur activité destructive, et, en même temps, que la joie et le bonheur furent rendus à une merveilleuse famille bénie. J'ai des nouvelles qui vous surprendront plus encore. L'homme à qui nous avons rendu aujourd'hui sa femme et sa fille est Arthur Livingstone, l'oncle de notre bien-aimé Frère Bob Singleton. Cet homme est l'ingénieur des mines le plus hautement qualifié que Je connaisse. Je veux dire par là qu'il est bien dirigé par la Puissante Présence I AM dans ses travaux dans les mines. C'est Mon désir de les voir, tous trois, retourner en Amérique avec vous, car vous constaterez qu'ils deviendront de bons Etudiants. Demain, Je M'occuperai de votre voyage de retour, mais, en attendant que votre bateau parte, vous resterez la semaine prochaine à Paris: » Durant ce temps, nous fûmes les invités du merveilleux Ami de Gaylord et de sa Sœur.
Le jour suivant, nous accompagnâmes Saint Germain chez les Livingstone. A notre entrée, nous trouvâmes leur transformation plus grande qu'il est humainement possible de la concevoir. M. Livingstone paraissait rajeuni de dix ans; la fille était radieusement belle et heureuse, retrouvant la force et l'usage normal de son corps avec une étonnante rapidité et facilité. L'Amour de la mère s'était réveillé et son dévouement pour sa famille était très grand. Elle était tellement désireuse de réparer le mal qu'elle avait causé et les souffrances dont elle était responsable.
« Cette souffrance, dit-elle, qui a failli tout ruiner pour moi et ma famille, a résulté de mon désir de briller dans la société partout où je vivais. Lorsque j'examine maintenant toute l'expérience, je vois que cet ardent désir de jouer un rôle important dans la vie mondaine absorbait complètement mon temps et mon attention. Je n'ai pas été loin de causer à tous un dommage irréparable. Je vous promet de ne jamais oublier la leçon. Je tâcherai de faire amende honorable par plus de dévouement envers ma famille et un Service éternel envers la Lumière. »
Saint Germain dit, s'adressant aux Livingstone . « Je désire que vous retourniez tous trois, en Amérique, avec ces amis, et que vous vous y établissiez définitivement. Cela vous aidera à oublier cette expérience qui vous a tant fait souffrir. » Leur joie fût inexprimable, et leur Gratitude envers Lui est éternelle. Une semaine plus tard lorsque nous dîmes « au revoir » à Saint Germain, à l'Ami de Gaylord et à sa Sœur, nous ne trouvâmes pas de mots pour exprimer ce que ressentaient nos cœurs; seul l'Amour peut exprimer la Gratitude que l'on éprouve en de telles circonstances.
Nous nous embarquâmes à quatre heures, et fîmes une bonne traversée. Gaylord me demanda, à plusieurs reprises de refaire le récit, avec foule de détails, de toutes nos expériences, et, chaque fois, il répétait . « Que c'est merveilleux ! Que c'est merveilleux ! »
A notre arrivée à New York, Rayborn nous attendait au quai, et je ne vis jamais homme plus heureux. Lorsque je lui présentai Livingstone comme étant l'oncle de Bob, il fût enchanté. Nous nous rendîmes directement à Washington D.C. où les Livingstone devaient s'établir.
Ainsi, la Grande Fraternité Blanche continue de bénir l'humanité de manière merveilleuse et silencieuse, et, par Son Pouvoir invincible et Son Intelligence, accomplit à jamais l'éternelle Loi de la « Lumière de Dieu qui ne faillit jamais. »
CHAPITRE VIII
Notre retour à Washington D.C. avec les Livingstone fût suivi de plusieurs semaines d'études agréables, tandis que notre Bien-aimé Saint Germain nous communiquait Sa Grande Sagesse. Nous étions très occupés pendant ce temps, et les jours s'envolaient comme sur des ailes, car, durant notre contemplation de la Lumière et des Maîtres Ascensionnés, nous transcendions tout sens de temps. Après tout, ce n'est que lorsque les évènements humains attirent notre attention que nous sommes conscients du temps. Nous étions arrivés à Washington le deux octobre, et, maintenant, la saison de Noël approchait.
« Pour une raison quelconque, me dit Rayborn un matin, Saint Germain désire que les enfants arrivent plus tôt que prévu. Télégraphions-leur d'être ici le 21 décembre. Il m'a dit que des mesures avaient été prises pour les excuser à propos de ce départ avancé. Il ne m'a pas dit pour quelle raison Il désirait leur présence. Je n'ai donc pas cru devoir le Lui demander. »
Nous envoyâmes le télégramme, et, tard dans l'après-midi du 21, ils arrivèrent. Le train de Bob avec une demi-heure d'avance sur les autres. Nous nous rendîmes tous à l'hôtel où Nada et Perle furent conduites à un appartement que Saint Germain avait réservé. Pendant la soirée, avec un pétillement dans le regard, Saint Germain pria les quatre de chanter un certain groupe de chants. « Je me suis procuré ces chants, dit Bob, et m'y suis exercé pendant trois semaines ».
« Nous avons fait de même, dirent les trois autres en chœur. Pourquoi avons-nous tous choisi les mêmes chants ? »
« Voilà qui est très bien » répondit Saint Germain en souriant d'un air entendu. Et Il dévoila Sa surprise. « Nous avons projeté d'assister à un concert la veille de Noël, commença-t-Il. Deux des solistes seront indisponibles. Je connais le manager du concert, et, au moment voulu, Je lui proposerai d'amener des artistes de remplacement. »
Bob le regarda avec une grande frayeur. « Je ne me suis jamais produit en public. J'aurai une peur bleue ! » « Bob, n'as-tu pas confiance en Moi ? » demanda Saint Germain en s'avançant vers lui et lui posant les mains sur les épaules.
« Naturellement, j'ai toute la confiance possible » répondit-il, tandis que des larmes mouillaient ses yeux.
« Alors, fie-toi à Moi, répliqua Saint Germain. Toute frayeur aura disparu lorsque tu t'éveilleras demain matin. Sois en paix. »
Le lendemain, à dix heures, Saint Germain reçût un coup de téléphone de son ami, le manager, en grand émoi parce que deux des solistes étaient tombés malades et incapables de venir.
« Soyez en paix, je pense pouvoir vous dépanner, dit Saint Germain. Je puis vous envoyer un quatuor, dont deux sont de splendides solistes ». Le manager savait qu'Il s'y connaissait, mais ignorait qu'Il était un Maître Ascensionné. En tout cas, il accepta l'Aide offerte sans difficulté, et fît une annonce pour prévenir qu'un quatuor remplacerait des solistes.
La veille de Noël arriva, et l'auditoire était au complet. Lorsque le rideau se leva, il y eût parmi le public des exclamations d'admiration devant le paysage féerique qui se présentait à ses yeux. Saint Germain resta en contact avec le manager. Tous étaient dans l'attente de quelque événement inattendu. Ce sentiment grandît à mesure que le temps passait. Les autres artistes chantèrent, et vînt un moment de silence. Un deuxième rideau se leva, découvrant une merveilleuse reproduction de Bethléem, avec une brillante Etoile répandant sa merveilleuse Radiation sur toute la scène. A cet instant, un avion semblable à un grand oiseau blanc, descendît et se posa au milieu du plateau. Le quatuor, en beaux costumes arabes, en sortît.
Pour commencer, ils chantèrent « Ô Sainte Nuit », et le public insista pour qu'ils chantent une deuxième fois. Ensuite, Nada chanta en solo « Lumière de la Vie, nous élevons nos regards vers Toi ». L'enthousiasme de l'auditoire ne fît que croître, et il applaudît avec conviction. Le quatuor chanta alors « Maître Jésus, nous Te suivons ». La quatrième partie fût un solo de Rex « Dans la Lumière, je repose en sécurité ».
Des mouchoirs furent agités, et les spectateurs, debout, acclamèrent et bissèrent le chanteur. Le quatuor chanta encore, puis, le manager s'avançant au bord de la scène, annonça que, pour clôturer la séance, il y aurait une surprise.
« Permettez-moi de vous présenter l'Artiste, notre invitée de ce soir : Prima Donna Nada, qui nous chantera « Je viens sur les Ailes de la Lumière ».
Lorsque Nada, la mère de Rex et de Nada, revêtue d'une robe scintillante de joyaux, parut, nous eûmes tous le souffle coupé. Sa propre beauté transcendait de loin celle de sa robe. Les saluts et les applaudissements du public furent formidables. Elle éleva la Main pour demander le silence. L'auditoire se calma instantanément, et Elle commença.
Elle chanta avec un Pouvoir et une Gloire énormes, et sa Radiation libérée s'étendit sur l'auditoire et la ville de Washington comme une bénédiction. De là, elle s'est répandue, comme un Manteau de Paix et de confort, sur l'Amérique et la Terre. A la fin du chant, l'auditoire était comme pétrifié dans le silence pendant quelques secondes. Après quoi, il témoigna son appréciation, sa joie et sa gratitude par des acclamations sans fin. Il La rappela encore et encore. Quand Elle eut chanté pour la troisième fois, Elle leva la Main pour demander le silence, et Elle dit :
« Votre joie et votre gratitude sont si aimables, si sincères que Je veux vous chanter quelque chose que j'aime beaucoup, et qui exprime mes sentiments pour vous. Le titre est; « Je vous aime ». Dans ce morceau, sa voix prit une Beauté et un Pouvoir qui agirent comme de la Magie. Elle chanta comme seul un Maître Ascensionné peut chanter, et il n'y avait rien d'étonnant que l'auditoire essayât de la rappeler sans fin.
Néanmoins, sur un signe de Saint Germain, le rideau fut baissé. Nous nous précipitâmes vers les coulisses où des salutations et des effusions indescriptibles se produisirent, Rayborn suffoquait presque de joie.
« Venez rapidement » dit Saint Germain en enveloppant la mère de Nada dans une Cape indigo. Nous montâmes dans l'automobile et démarrâmes aussitôt. Il était temps, car le public se précipitait vers l'entrée des artistes. Nous arrivâmes à l'hôtel et nous rendîmes directement vers l'appartement des Maîtres. Bientôt, des journalistes assiégèrent la place, désirant savoir qui était la cantatrice. Saint Germain se dirigea vers la porte et les salua.
« Prima Donna Nada, dit-Il, est la femme d'un propriétaire de mines de l'Ouest, Daniel Rayborn, et les deux solistes du quatuor sont ses enfants. Voilà tout » et Il les renvoya.
« Après le splendide Service rendu par chacun de vous, expliqua-t-il en fermant la porte derrière Lui, J'ai pensé que vous aviez tous droit à cette heureuse surprise ». Il félicita le quatuor, et, en souriant d'un air taquin, Il dit à Bob
« Tu vois que ta confiance a été récompensée ! »
« En réalité, répondit Bob, je n'ai pas songé un instant à avoir le trac ».
Nous nous groupâmes autour de la mère de Nada et Rex, et lui demandèrent de nous raconter un peu en quoi consistait son Service, et où Elle avait été.
« Je vous dirai brièvement ce que Je puis, car Je dois vous quitter à deux heures, mais Je reviendrai la nuit prochaine pour une visite, de 20 heures à minuit.
« La sphère dans laquelle je réside pourrait être appelée une strate (un plan), car il y a plusieurs strates qui entourent la Terre, la tenant, certaines, dans leur bras. Le lieu où Je reçois un certain entraînement est aussi réel et tangible que votre Terre physique, mais Je suis en Service dans la strate sous celle où J'étudie.
« Lorsqu'il me sembla passer par le changement appelé « mort », Je perdis tout sentiment de Vie pour quelques instants; ensuite, Je me réveillai dans l'entourage de douze Maîtres Ascensionnés, dont la Lumière étincelante était presque aveuglante. Parmi Eux, se trouvait Saint Germain qui m'avait donné de l'Instruction au préalable pendant plusieurs années.
« Dès que Je devins clairement consciente de la Présence des Maîtres Ascensionnés, on me montra comment Je pouvais être aidée et m'aider moi-même en faisant l'Ascension de la structure atomique de mon corps physique, immédiatement dans le Pur Corps Electronique - la Tunique sans couture - qui reste éternellement Pur et Parfait.
« Tandis que le processus d'Ascension se poursuivait graduellement, Je devenais de plus en plus consciente de l'étincelante Lumière qui remplissait entièrement Mon Corps, et je sentis la plus radieuse et merveilleuse Energie surgir en et autour de moi, balayant tout vestige de résistance et d'imperfection, et intensifiant ma conscience.
« Je devins de plus en plus consciente de ma Puissante PrésenceI AM qui, finalement, se trouva devant moi, visible, tangible et très réelle. Fermement et puissamment, Je sentis mon corps physique absorbé et enveloppé par mon Glorieux Soi divin, et, lorsque Je quittai le cimetière il ne m'était presque pas possible de réaliser dans quel état transcendant Je me trouvais. Les vieilles activités humaines limitées dont j'avais été consciente, étaient remplacées par un sens alerte de Liberté et d'un usage illimité de Sagesse et de Pouvoir. Il me devint clair qu'étant maintenant consciente de cette Activité Supérieure, Je devais m'en servir. J'acquis alors un sens plus profond de la Liberté, de la Beauté, de la Joie et du Service que Je devais rendre à ceux qui ne sont pas encore Ascensionnés.
« Mon premier désir fut d'en apprendre davantage sur ces Maîtres Ascensionnés qui m'avaient assistée avec tant d'Amour. Instantanément, l'un après l'autre se présentèrent devant moi, et, sans qu'une parole ne soit prononcée, leurs Noms et leur Pensées me furent communiqués. Avec ce merveilleux langage - transmission de pensée - il vint une image correspondante en couleurs ainsi que sa fidèle interprétation.
« Cette communion par la pensée était aussi claire que l'expression verbale employée actuellement par les humains, mais elle est beaucoup plus claire car aucune erreur ne peut se produire lorsque le contact se fait de pensée à pensée.
« Le malentendu ou mésintelligence ne provient que de l'emploi de mots qui, après tout, ne sont que des moyens pour communiquer la pensée et le sentiment. Lorsque ceux-ci ne sont pas limités par des mots, beaucoup d'imperfections et de résistance disparaissent entièrement.
« Jadis, dans un Age d'Or révolu, les humains avaient encore le plein usage de cette Communion Intérieure par la Pensée, mais lorsque les personnes se détournèrent de la Lumière, la substance de leur corps devint plus dense au point d'atteindre l'état atomique physique qui compose maintenant le corps humain. Cette substance a un taux vibratoire trop lent pour permettre le passage de pensée à pensée; il devint nécessaire d'employer, comme moyen de communication, des sons ou des mots qui peuvent s'enregistrer dans cette vibration lente. Même actuellement, un être peut, de nouveau, employer ce moyen de communication parfait en libérant un Rayon de Lumière Blanc-Or, venant de sa propre Puissante Présence I AM. Il faut donner le commandement conscient et visualiser ce Rayon partant du Corps Electronique et passant par la structure du cerveau. Cette vague de Lumière Supérieure augmenterait le taux vibratoire des atomes du corps physique au point où la pensée serait captée et comprise sans parole.
« Des vagues de pensée (suggestions) sont constamment catapultées, pour ainsi dire, sur le corps de chair, à la fois de l'intérieur, par la conscience de l'être lui-même, et de l'extérieur, par les pensées d'autrui. Mais combien de personnes comprennent suffisamment ce fait pour discerner la pensée dont l'impact est senti ? La télépathie mentale est un fragment de cette activité, qui est, cependant, capable d'interpréter les communications reçues et de discerner d'où elles viennent.
« Des semaines s'écoulèrent avant que Je ne cesse d'être émerveillée par cet admirable triple moyen de communication intérieure : la vue, l'idée et le sentiment.
« La Glorieuse Liberté des Maîtres Ascensionnés est si admirable que Nous sommes impatients de voir chaque être humain comprendre et jouir de ce grand Bonheur. C'est le Couronnement Glorieux final de toute l'activité humaine; l'Idéal et la Récompense en vue desquels toute expérience humaine est recherchée et endurée. Si seulement les humains pouvaient comprendre et se concentrer sur ce véritable Idéal de la Vie, les chaînes autoforgées et les limitations qui ont lié la race depuis des centaines de milliers d'années tomberaient d'elles-mêmes en moins d'un siècle.
« La détermination des Maîtres Ascensionnés est que la « Lumière » qui est l'Antique Sagesse, inondera la Terre et ses habitants - maintenant - et tout ce qui ne peut supporter la Radiation de cette Lumière doit disparaître comme un brouillard devant le Soleil levant. La « Loi de la Vie » de tout l'Univers est la « Loi de la Lumière » et devant Son étincelante Gloire et Son Invincible Pouvoir, toute discorde et le chaos disparaîtront et seront consumés.
« Ma première expérience, qui me semblait si merveilleuse, n'était que fragmentaire comparée à ce qui me fût dévoilé, depuis mon Ascension, dans l'Activité Supérieure et admirable de la Vie.
« Je vous en prie, ne perdez jamais de vue que, dans l'état Ascensionné, toute Révélation d'Activité plus grande apporte avec soi la Sagesse et le Pouvoir pour son usage correct. Cela constitue une joie et une merveille pour les Fils et les Filles de la « Lumière ».
« Lorsque je fus quelque peu accordée aux nouvelles circonstances, Saint Germain m'accompagna vers le Plan pour lequel J'étais le mieux préparée, et où J'assimilai pendant un certain temps, les nouvelles Expériences. Ensuite, j'eus le bénéfice d'une Instruction Illustrée (par Images). Après cela, Je commençai d'entrer dans ma vraie Activité, mon vrai Service.
« Une des joies toujours croissante de l'Etat Ascensionné est que, lorsque Nous étudions un point particulier, Nous recevons des illustrations exactes de l'activité que Nous devons employer et qu'aucune erreur n'est jamais possible, car la fin est vue depuis le commencement. Néanmoins, ce remarquable moyen d'Instruction Illustrée n'est pas employé en-dessous d'un certain état de conscience, lequel ne peut être compris que lorsqu'il est réalisé (atteint). C'est une connaissance et un sentiment clairs et positifs. Vous, mes Bien- aimés, ne savez pas quel avantage est pour vous la Bénédiction de l'Accélérateur Atomique – un des résultat merveilleux de l'Amour et des Oeuvres de notre Saint Germain béni. Grands sont Son Amour, Son service et le Don de lui-même à l'humanité.
« La beauté de la rapidité du progrès de chacun de vous sont dues à votre sincérité et à votre intense gratitude. C'est le sentier certain vers les Hauteurs de la Réalisation et la méthode la plus facile pour l'accomplissement de toute bonne chose. La Gratitude envers la Vie pour tout ce dont la Vie vous inonde est la Porte largement ouverte vers toutes les Bénédictions de l'Univers.
« C'est parce que les humains ont oublié de remercier la Vie pour toutes les Bénédictions reçues sur Terre que la Porte s'est fermée devant la Paix et qu'ils se sont liés dans leurs propres chaînes de l'égoïsme. La masse des humains cherche l'acquisition et la possession de choses ce qui est une inversion de la Loi de la Vie. La Vie dit pour toujours à l'individu : « Répands et laisse-moi déverser par toi une Perfection toujours de plus en plus grande ».
« La « Loi de la Vie » est de « donner », car ce n'est qu'en donnant de soi-même que l'expansion est possible. Donner l'Amour intense de votre propre Puissante Présence I AM à toute l'humanité est la plus puissante Activité que vous puissiez employer pour attirer l'humain dans le Divin. Dans cet Amour divin, toute bonne chose est contenue. Des milliers de platitudes ont été écrites concernant l'Amour divin, mais ce n'est que lorsque l'individu comprend que l'Amour divin est autre chose et plus qu'un principe abstrait, qu'il voit qu'il peut engendrer l'Amour divin à volonté, et le diriger consciemment pour accomplir tout ce qu'il décrète. Les Maîtres Ascensionnés voient que l'Amour divin est une « Présence », une « Intelligence », un « Principe », une « Lumière », un « Pouvoir », une « Activité » et une « Substance ». C'est en cela que consiste le secret de leur Suprême Autorité et Pouvoir, car rien ne peut s'opposer à l'approche de l'Amour divin, nulle part dans l'Univers. Lorsque l'Etudiant comprend de quelle façon il peut attirer, par son décret, la « Flamme de l'Amour divin » de sa propre Puissante Présence I AM, il sait que, dans un laps de temps très court, par son emploi de cette Flamme, il sera élevé dans l'Etat Ascensionné. Seul, assez d'Amour peut accomplir cela pour n'importe qui, mais la Flamme de l'Amour doit d'abord être projetée avant de pouvoir libérer les Bénédictions de Son Cœur en faveur de celui qui fait l'envoi (l'Appel). L'Amour divin étant l'Eternel est l'Inépuisable, l'Invincible, l'Inconquérable « Présence » du I AM, et par conséquent, Maître de tout.
« Toutes les joies et les plaisirs du monde extérieur ne sont que poussière comparés aux Merveilles illimitées et toujours croissantes de la Création dans l'Espace Cosmique que les Maîtres Ascensionnés peuvent observer et dont Ils jouissent consciemment et à volonté. Une des Bénédictions les plus grandes de l'Etat Ascensionné est l'absence totale de toute critique ou condamnation des faiblesses ou erreurs humaines. Si l'Etudiant de la Lumière veut s'entraîner à oublier tout ce qui est inutile, ou, dans une mesure quelconque, indésirable, il fera, non seulement de rapides progrès, mais cela est même indispensable s'il veut se libérer des limitations humaines. Traîner derrière soi des souvenirs désagréables est un des nom- breux moyens par lesquels l'Etudiant recrée pour soi, toujours de nouveau, les mêmes expériences de misère dont il cherche, en fait, à se libérer.
« La Lumière n'accepte aucune disharmonie en Soi. Lorsque l'Etudiant entre dans la Lumière, il devient toute la Lumière et donc, toute Perfection. Pour débarrasser le corps et les affaires de l'inharmonie, la personne doit abandonner toute idée, tout sentiment et toute parole concernant l'imperfection.
« Une activité qui apportera toujours une liberté complète à l'Etudiant consiste à répandre un pardon inconditionnel et éternel sur tous et tout. Cela produit ce que rien d'autre ne peut produire pour libérer tout le monde, aussi bien que la personne qui émet ces sentiments.
« Lorsque le pardon est sincère, la personne verra son monde mis en ordre comme par magie et rempli de toute bonne chose; mais il faut se souvenir qu'une discorde n'est pas pardonnée si elle n'est pas oubliée, car vous ne pouvez vous en défaire ou vous en détacher que si vous n'en n'êtes plus conscient. Tant que vous vous souvenez d'une injustice ou d'un sentiment troublant, vous n'avez pardonné ni à la personne ni aux circonstances. Lorsque le pardon est complet, les sentiments, ou le corps émotionnel, sont sereins, bons, heureux, à l'aise, et comme une montagne de Lumière. Cet état est si puissant que l'on s'y sent comme dans une forteresse inexpugnable. Même au milieu d'un monde qui croule, on demeure inaffecté, n'éprouvant que la Perfection de la Lumière.
« Souvenez-vous : ce dont vous êtes fermement conscient devient réel pour vous. Votre Vie ne peut contenir que ce qui est accumulation de conscience, présente ou passée. Ce dont vous êtes conscient en pensée ou par le sentiment s'imprime sur la Substance Universelle en et autour de vous et s'agglomère avec ce qui lui est semblable - toujours. C'est une puissante Loi Cosmique à laquelle il n'y a pas d'exception et à laquelle on ne peut échapper.
« En vérité, c'est une très grande joie d'être avec ceux que l'on aime, et cette nuit ma joie est réellement grande. Le temps approche rapidement où vous comprendrez que tous les liens de parenté et les relations ne sont qu'une création du monde physique. Dans l'Etat Ascensionné, tous sont vraiment Frères et Sœurs, Fils et Filles du Très Haut Dieu Vivant. Dans cette phase de la Vie, la vraie signification de l'Amitié est comprise et vécue, et cette vraie compréhension constitue le plus beau lien de l'Univers. Maintenant, Je dois vous quitter jusqu'à demain soir à 20 heures, car J'ai à faire. Demeurez fermement dans le Puissant Rayonnement de la Lumière Cosmique, la Puissante Présence I AM de l'Univers afin que votre chemin puisse être illuminé par Sa Merveilleuse Radiation ».
Comme Elle dit ces dernier mots, son corps s'effaça graduellement, jusqu'à ce qu'il disparut complètement.
« Bien-aimés Étudiants, dit Saint Germain, souriant avec Amour, ce soir, Je vous ai montré un idéal supérieur de divertissement. Il est non seulement agréable, mais provoque une énorme élévation grâce à la Présence Magique dont le Pouvoir Illimité est libéré. Vous voyez qu'il suffit d'ouvrir un canal approprié pour déverser sur un auditoire des Bénédictions illimitées si les circonstances sont propices. Vous avez constaté qu'avec une compréhension suffisante, il est possible d'obtenir une réponse immédiate de votre corps dans l'usage supérieur et illimité de la Présence I AM en vous. Votre corps est l'instrument sur lequel et au travers duquel vous pouvez permettre à la Puissante Présence I AM de jouer Son Grand Chant de la Vie, qui ne connaît ni limitation ni défaite en quoi que ce soit; ou vous pouvez permettre aux pensées et aux sentiments de limitation et à la discorde, émis par autrui, de se jouer de vous, et vous en récolterez les effets. Votre corps est votre radio; vos pensées, vos sentiments et vos paroles sont les moyens par lesquels vous pouvez capter ou exclure
n'importe quelle condition ou activité. La seule vraie différence est que votre corps peut être accordé à des vibrations supérieures, inconcevablement plus hautes que n'importe quelle radio existant actuellement.
« Vous êtes le directeur de votre propre radio, au moyen de votre conscience. Vous pouvez faire un choix dans le programme de l'Univers. Votre monde de ce jour révèle ce que vous avez choisi dans le passé. Si vous n'aimez plus ce programme, choisissez-en un nouveau et un meilleur, chez votre Présence I AM ».
Notre Gratitude et notre Amour pour Saint Germain étaient plus grands que jamais, et nous comprenions mieux le fait que dans la Présence et la Sagesse des Maîtres Ascensionnés, le ciel était vraiment sur Terre. Nous nous souhaitâmes bonne nuit et nous retirâmes dans nos chambres. A onze heures, le lendemain, nous déjeunâmes et passâmes l'après-midi en visitant, avec Nada, Perle, Rex et Bob, les endroits intéressants à Washington. Dans l'état de conscience plus élevé où nous étions, notre appréciation et notre joie étaient plus intense que d'habitude; il nous semblait voir de la beauté partout.
A seize heures, nous retournâmes à l'hôtel, parce que Saint Germain nous avait invités à dîner avec Lui, plus tard, dans l'appartement occupé par Nada et Perle. Il avait dit que le temps était arrivé pour commencer l'Instruction des Livingstone. A dix-huit heures, nous fûmes prêts; les Livingstone étaient arrivés et nous attendions tous Saint Germain. Le son d'une clochette délicate résonna au travers des chambres.
« Saint Germain approche » dit Perle immédiatement.
« Qui est-Il ? » demanda Zara Livingstone.
« L'homme merveilleux qui vous a guérie, répondit Perle, et qui a sauvé votre mère de cette terrible existence. Si mon sentiment est juste, vous verrez bientôt des manifestations de Sa Sagesse et de son Pouvoir transcendants autres que ce que vous avez déjà expérimenté ».
A ce moment, Il fût annoncé comme un quelconque client arrivant à l'hôtel. Il nous salua tous gracieusement, puis expliqua :
« C'est mon désir que ces bons amis, les Livingstone, se familiarisent avec l'emploi supérieur de la « Loi de la Vie ».
« Nous commencerons d'abord en acceptant que, partout autour de nous, il y a une Substance Universelle que nous appelons « Lumière Cosmique » et que la Bible désigne comme « Esprit ». Cela est l'Unique, Pure Essence primordiale dont toute création est formée. C'est la Pure Substance de Vie de la Cause Première - Dieu. Elle est infinie et nous pouvons nous en servir toujours pour tout ce dont nous avons besoin. Cette Pure Lumière Electronique est le Grand Réservoir sans limites de l'Univers. Il contient toute Perfection et tout ce qui en provient. Maintenant, si vous voulez bien vous placer autour de la table, nous allons dîner, et vous pourrez voir, sentir, goûter et connaître cette Merveilleuse Substance Omniprésente, dont il a été beaucoup parlé mais très peu compris ».
Saint Germain se dirigea vers le haut de la table, plaça Zara, Bob, Nada et moi-même à Sa Gauche, Mme Livingstone, Arthur, Perle et Rex à sa droite, et nous demanda de courber nos têtes en silence devant la Puissante Présence de Dieu en Action. Chacun sentit un Puissant Courant d'Energie divine, Lumière Liquide, surgir au travers de l'âme et du corps, le remplissant avec un sentiment d'Amour infini et de Paix.
Lorsque nous relevâmes la tête, une belle nappe blanche comme neige, ornée d'un motif de roses, couvrait la table; elle était d'un tissu inconnu, ressemblant à peu près à de la soie givrée.
Arthur Livingstone devint blême de surprise devant cette table de noyer ciré, qui était maintenant recouverte par cette nappe d'une exquise beauté, avec des serviettes assorties à chaque place. Rapidement, un service complet pour le repas apparût. Les assiettes, d'un blanc laiteux, faites d'une substance comme du satin, étaient dures et incassables. Chacune avait un étrange dessin occulte en or, en relief. Personne parmi nous ne les comprenait, mais ils étaient extrêmement beaux. Les couteaux, fourchettes et cuillers étaient d'un métal comme de l'argent givré avec des manches en jade merveilleusement sculptés. Des gobelets en jade, au pied sculpté, apparurent à la main droite de chacun; ils étaient remplis d'un liquide cristallin effervescent qui était la vraie Essence de Vie - de la « Lumière Condensée ».
« Ne soyez pas alarmés, dit Saint Germain, lorsque vous boirez ce Liquide. Il active énormément l'action vibratoire de votre structure atomique, et si vous aviez l'impression de vous évanouir, cela ne durerait que quelques instants ». Ensuite, levant Son propre gobelet, il proposa un toast. « A la Paix et l'Illumination de tous présents et de toute l'humanité ! »
Tous levèrent leur gobelet et le vidèrent. Il nous fut difficile de ne pas suffoquer d'étonnement à l'effet produit, quand cette Essence Electronique surgit dans nos corps. Nous eûmes l'impression d'être soulevés de nos chaises.
Un dîner à sept Services suivit; les assiettes vides disparaissaient immédiatement. La nourriture était vraiment délicieuse et vitalisante pour le corps. Notre dessert ressemblait à celui que nous avions eu à la Grotte des Symboles.
« Vous voyez, dit Saint Germain comme nous terminions le repas, qu'il n'est pas difficile de produire ce que vous désirez directement de la Pure Substance Universelle, tant qu'il n'y a pas un élément d'égoïsme. Nous avons dîner ce soir avec des aliments délicieux. Tout est venu d'un approvisionnement toujours présent. Ce n'est cependant qu'un fragment de ce qui peut être produit ».
Il étendit Sa Main et un disque d'or s'y forma qu'Il nous fît examiner. Il étendit l'autre Main et un beau diamant blanc-bleu s'y forma; un parfait joyau au pouvoir de réfraction étincelant. Il les tînt tous deux dans Sa Main droite fermée pour quelques instants, et lorsque il l'ouvrit, un beau collier s'y trouvait, d'un dessin exquis, avec la pierre splendide comme pendentif. Il le tendit à Zara en disant :
« Voulez-vous accepter cela comme votre talisman de la Lumière. La pierre n'est pas une pierre ordinaire. C'est vraiment de la Lumière Condensée. C'est donc vraiment un talisman de la Lumière. Cela sera pour vous une grande Bénédiction. Maintenant procédons. Le service qui a été employé ce soir est un cadeau des Maîtres Ascensionnés pour Nada et Bob ».
Au moment où Il prononça ces paroles, le service réapparut, pièce par pièce, sur la table. Tout à coup, un gobelet tomba de la table. Lorsqu'il fut ramassé, nous constatâmes qu'il n'était pas endommagé. « Ce service, continua d'expliquer Saint Germain, est incassable.
Prenez-en toujours soin vous-même, et puisse-t-il vous donner beaucoup de bonheur. Main- tenant concernant ce bon Frère, continua-t-Ilen indiquant M. Livingstone, il est ingénieur des Mines très expert. Dans six mois environ, il devra remplacer Bob à la mine. Puis-Je suggérer que nous nous occupions de la chose demain et que nous fixions les arrangements en détail. Cela fera un bien énorme à ces aimés de passer deux années dans l'Ouest. Je propose que vers la mi-avril, ils se rendent au ranch. Zara y trouvera son Rayon-Jumeau qui l'y attend. Lorsqu'elle le verra, elle le reconnaîtra immédiatement. Opérer la réunion de ces couples de Rayons-Jumeaux est une des choses les plus remarquables qu'il est Mon privilège d'accomplir.
« Mes chers Livingstone, en étudiant ces puissantes Lois, vous comprendrez tout clairement. Ce qui, aujourd'hui, semble étrange et peut-être irréel, deviendra plus réel que n'importe quoi dans votre vie, parce qu'il n'y a pas de doute en vous. Cela permet de vous donner une Instruction précise, si vous êtes d'accord ».
« Grand Maître, dit Zara, je ne pourrai jamais assez vous remercier pour ma guérison, et pour l'occasion de recevoir cette Instruction. La merveilleuse manifestation que vous nous avez montrée ce soir a réveillé un vague souvenir en moi, comme s'il y avait un temps ou un lieu où j'aurais eu connaissance de ces Lois ».
« Ma chère Enfant, répondit-Il, vous avez connu une grande partie de ces Lois, et le souvenir complet vous reviendra ».
A ce moment, nous eûmes subitement l'impression que d'autre Personnes se trouvaient dans la pièce, tandis qu'un rire agréable résonna à nos oreilles. La Mère de Nada et de Rex s'avança de la pièce voisine dans de splendides vêtements. Toute Sa Présence radiait la Paix et des Bénédictions vers tous. Elle tendit la main vers Rayborn; il s'inclina profondément et la baisa.
Elle salua tous gracieusement, et les Livingstone lui furent présentés. Leur admiration était franche et sincère. Saint Germain leur expliqua en détail l'Ascension de Nada et l'entraînement qu'Elle avait reçu depuis lors, et le Service qu'Elle rendait constamment à l'humanité. Ce fut la Nuit de Noël la plus divine que je connus jamais, car j'y reçus la plus merveilleuse Radiation et les plus profondes Instructions.
A minuit, Nada-Mère nous dit au revoir jusqu'au moment où nous nous retrouverions, en juin, dans la Grotte des Symboles. Elle et Saint Germain avaient des travaux à accomplir ensemble. Comme Ils disparurent, Ses dernière paroles furent une demande à Livingstone de nous rencontrer le lendemain à deux heures.
Aussitôt qu’ils furent partis, les Livingstone nous bombardèrent de question concernant Saint Germain et Ses merveilleux Travaux. Ils furent les êtres les plus heureux que je vis jamais lorsqu'ils surent qu'Il était prêt à les instruire. Leur intérêt était si intense qu'il était quatre heures du matin avant que nous nous en aperçûmes. Ce fut vraiment la Noël la plus heureuse de nos vies. Le jour suivant, à treize heures quarante-cinq, Saint Germain apparut, et nous salua comme d'habitude. « Je vois remarqua-t-Il, que vous entrez tous admirablement dans le Plan. Vous rendez-vous compte comme toutes ces expériences sont vraiment dans l'Ordre divin ? Chaque personne est un maillon dans la Grande Chaîne Cosmique de Perfection. Je suis si souvent en admiration devant la Perfection avec laquelle agit la Puissante Présence I AM.
« Dans une activité récente, l'expérience de notre bon Frère Gaylord nous conduisît vers les Livingstone afin de leur donner Protection. Ainsi, nous avons trouvé une autre paire de Rayons-Jumeaux, Zara et celui qu'elle doit rencontrer. Cela amènera les Livingstone et un autre ami dans la « Lumière Eternelle ». Mon plan pour ce bon Frère Livingstone vous plaît-il ? »
« Je suis plus qu'enchanté par l'arrangement puisque c'est une Bénédiction pour tous » répondit Rayborn. « Dans ce cas, avec votre coopération, nous allons entrer dans un entraînement intensif pendant les trois mois à venir. De plus Grands Etres que moi Me le demandent. Nous quitterons Washington le sept avril pour le ranch. Bob, Nada, Perle et Rex resteront ici jusqu'au dix janvier. Ils retourneront à l'école le douze ».
Ces jours glorieux passèrent beaucoup trop vite. Bob accompagna les autres jusqu'à l'université et, de là, se rendit seul à la mine. L'autre partie de notre groupe se mît à un entraînement intensif, et l'une de nos plus grande joies fut de voir l'enthousiasme avec lequel les Livingstone entraient dans l'Instruction de Saint Germain.
Pour nous tous, Il est vraiment : « La Lumière de Dieu qui ne faillit jamais ».
CHAPITRE IX
L'ASCENSION de Daniel RAYBORN
Notre entraînement intensif, sous la direction de Saint Germain continua pendant trois mois. Ce fut une période de grand bonheur, car la Joie et la Bénédiction de voir réellement, de connaître et de conserver avec la Puissante Présence I AM sont inexprimables, et ne peuvent être comprises que par celui qui en a fait l'expérience.
Chaque semaine, nous recevions des nouvelles des enfants, qui faisaient de splendides progrès à l'université. Les lettres de Bob nous apprenaient que tout se passait en bon ordre à la mine, et que les hommes chantaient en travaillant. Saint Germain disait que, même de nos jours, une pareille harmonie pouvait régner partout dans le monde des affaires, si les principes de justice et de service aimant étaient appliqués.
Saint Germain promit de nous rejoindre plus tard, au ranch et partit pour l'Extrême- Orient. Nous quittâmes Washington le sept avril. Nous arrivâmes à Denvers le onze, et roulâmes vers le ranch tôt le lendemain. Tout y respirait la joie, la paix et la liberté des montagnes merveilleuses.
Comme la période des examens approchait, nous reçûmes de Nada et de Rex, une admirable lettre relatant une expérience qui les avait rendus très heureux et dont ils supposaient que Saint Germain en était l'Auteur. Tard, un soir, ils avaient discuté sur le point de savoir quel costume Rex, et quelles robes Nada et Perle porteraient pour l'examen. Le lendemain matin, Rex trouva, sur la table de sa chambre, un beau costume avec un étiquette portant la mention : « Prière d'accepter cela de la part de ceux qui vous aiment ». Le costume était fait d'un magnifique tissu bleu, et était juste à sa taille.
Dans les chambres de Nada et de Perle, il y avait des ensembles, avec une étiquette semblable, d'un tissu blanc, très doux, avec de ravissantes broderies.
Rex insistait afin que son père, Bob, Gaylord et moi, assistions aux examens. Son insistance était telle qu'il n'y eut pas moyen de refuser, et nous retournâmes donc pour la circonstance.
L'université avait un bienfaiteur, inconnu du public, mais nous soupçonnions que ce fût Saint Germain. Plus tard, Il nous dit que le recteur était Membre de la Grande Fraternité Blanche.
Rayborn avait invité le recteur et sa sœur à dîner avec nous avant notre retour vers l'Ouest. Ce fut un évènement mémorable, car, à la surprise et à la joie de tous Saint Germain les accompagnait. Il nous entretint longuement concernant les changements qui seraient introduits, dans l'Age nouveau, dans les méthodes universitaires.
« Dans toutes les branches de l'éducation, la race cherche et est prête à recevoir la Connaissance de la Puissante Présence I AM. C'est l'unique fondement sur lequel un Bonheur, une Liberté et une Perfection permanents peuvent être bâtis.
« Ce n'est que par le I AM que l'humanité peut être débarrassée de l'égoïsme et de l'avidité. Alors, tous pourront jouir de l'éternelle abondance qui attend d'être mise au service de l'humanité. Chaque individu est une porte ouverte pour toute la Perfection, mais cette Perfection ne peut s'exprimer sur la Terre que lorsque le moi extérieur maintient le canal ouvert et en harmonie par l'acceptation et l'adoration de la Puissante Présence I AM. En acceptant et en gardant l'attention sur la Présence I AM, l'individu peut, à tout moment, attirer tout ce qui est bon pour son usage. Cette Vérité, mise aux ordres du moi, donne le plus Grand Pouvoir qui soit : l'usage de l'Amour divin, comme une Présence qui le précède, ajuste toutes les activités extérieures, résout tous les problèmes humains et dévoile la Perfection qui est destinée à la Terre. L'Amour divin étant le cœur de l'Infini et de l'individualité, est une Flamme Intelligente en déversement continuel, qui fournit de l'Energie, de la Sagesse, du Pouvoir et de la Substance sans limites. Elle comblera de Bénédictions sans borne tous ceux qui s'harmoniseront assez Pour Lui permettre de Se manifester.
« L'Amour divin est le Réservoir de la Vie et le Trésor de l'Univers. Il attire automati- quement vers le moi extérieur toute bonne chose, lorsque le mental extérieur reconnaît la Présence I AM dans son activité extérieure et reste accordé avec l'Amour divin. Alors, tout ce que l'on veut faire s'accomplit sans lutte et sans tension ; toute l'activité créatrice devient une expansion continuelle et une jouissance de la Perfection.
« Plus on étudie la Vie et contemple la Perfection, moins il y a de luttes avec les personnes et les choses; plus on adore la Présence divine, plus vite on devient parfait, car celui qui adore la Perfection devient nécessairement « cela » sur quoi il maintient son attention.
« Lorsque les humains rempliront le mental avec des pensées et des sentiments de Perfection, les corps, les affaires manifesteront extérieurement de l'ordre et de la Perfection. Plus nous comprenons la Vie, et plus tout devient simple jusqu'à ce que nous n'ayons plus qu'une seule chose à dire continuellement : remplir la pensée et le sentiment toujours avec l'Amour divin.
« La vie ne lutte jamais. Ce qui lutte c'est la conscience qui essaye de limiter la Vie et qui est une interférence avec la Perfection, laquelle s'efforce toujours de se manifester. Si le moi extérieur, simplement, permet à la Vie de s'écouler et reste tranquille, le résultat sera la Perfection, la manière divine de la Vie accomplie. Beaucoup de ceux qui commencent sérieusement à rechercher cette compréhension se découragent et arrêtent leurs efforts parce qu'ils cherchent des choses au lieu de jouir de Dieu en adorant la Beauté et le Pouvoir de la Grande Lumière pour eux-mêmes seulement. Si nous cherchons la Lumière parce que nous aimons adorer la Lumière, il est absolument certain que les résultats suivront, car nous mettons alors Dieu au-dessus de tout. Cela doit être fait pour que le moi extérieur soit dans son rapport correct avec la Vie ».
Tard dans l'après-midi, nous prîmes congé de nos amis en échangeant de bons vœux; nous primes ensuite le train pour l'Ouest. Les serviteurs que Saint Germain avait procurés pour entretenir l'appartement de Nada, Perle et Rex pendant leur séjour à l'université, disparurent aussi silencieusement qu'ils étaient venus. Toute la situation était un exemple de ce que signifie « Savoir » - « Oser » - « Faire » - « Servir » - « Se taire ».
Notre train arriva à Denvers à seize heures le troisième jour après les examens, et tôt, le jour suivant, Nada, Perle, Zara, Bob, Rex et moi, nous allâmes à cheval vers la Grotte des Symboles. Aux environs de onze heures, nous atteignîmes le sommet de la montagne. Zara était extrêmement heureuse; en s'excusant, elle se retira seule, pour quelques instants, dans la montagne. Pendant ce temps, nous préparâmes le déjeuner.
Lorsque Zara revint, ses yeux brillaient à l'extrême.
« J'ai eu une étrange expérience, dit-elle. J'ai vu le Dieu de cette montagne. C'est un Etre magnifique. Jamais je n'aurais pu imaginer qu'un être puisse réunir tant de Majesté, de Sagesse et de Pouvoir. Il mesure au moins deux mètres quarante, et Il dit être le Gardien de cette Montagne Sacrée, comme Il L'appelle. C'est Dieu Tabor. Il me dit qu'Il aurait à intervenir beaucoup pour nous aider tous dans un futur rapproché. Tous les environs me semblent tellement familiers; c'est comme si j'avais déjà été ici ! Il me dit que j'ai été ici dans des temps très anciens. Je ne comprends pas complètement ce qu'Il veut dire, mais je sens que je suis sur le point de me souvenir de quelque chose d'important du passé. Il expliqua qu'un jour j'entrerai dans le Cœur de cette Montagne pour recevoir de Sa Vie Eternelle et de Sa Sagesse, mais pas avant deux ans. Il me demanda d'être en paix afin que tout puisse se passer en ordre divin. Il ajouta que j'étais entrée dans le Grand Courant de Vie qui me porterait dans l'Eternelle Perfection ».
« Ma chère Sœur, vous êtes vraiment bénie, dit Nada en l'embrassant avec tendresse. Faites simplement confiance à la Puissante Présence I AM en vous, et tout sera révélé en temps utile. Venez déjeuner maintenant ».
« Je partagerai volontiers votre repas, mais je sens une force intérieure que je n'ai jamais éprouvée, dit-elle, je suis tellement reconnaissante que vous m'ayez amené ici aujourd'hui - vous êtes si aimables pour moi. J'admire profondément la beauté du paysage, mais cette Gloire intérieure surpasse tout dans ma Vie. Que Dieu vous bénisse, mes amis bien- aimés ! ».
Tous, nous comprîmes alors pourquoi nous avions été obligés de venir à la « Montagne de la Table ». Après le déjeuner, Rex proposa de descendre par l'autre versant de la montagne, afin de permettre à Zara de voir les extraordinaires effets de couleurs de ces paysages plus sauvages, et de pénétrer dans l'ouverture de la Grotte des Symboles. Arrivés à cet endroit, Rex arrêta son cheval en disant « Venez, entrons ! » « Non, non, conseilla Zara dont le visage devint blême, nous ne pouvons pas entrer maintenant. Je vous en prie, retournons à la maison ».
Nous comprîmes qu'elle était inspirée intérieurement. Sans plus insister, nous fîmes reprendre à nos chevaux le chemin du retour. Arrivés au ranch, Rayborn nous dit qu'il avait reçu un message de Saint Germain, nous demandant de le retrouver, à vingt heures, dans la Chambre de la Tour. A l'heure dite, comme nous approchions de la porte, celle-ci s'ouvrit toute grande devant Saint Germain. Il nous souhaita la bienvenue avec Sa grâce habituelle, et nous prîmes place sur les chaises disposées en cercle. Les Livingstone, très surpris, admirèrent avec grand enthousiasme, la beauté de la pièce.
Lorsque tous furent paisibles, Saint Germain dit : « Je vous ai convoqué spécialement en premier lieu pour Zara, et, ensuite, pour Rayborn ». Il prononça une courte, mais belle adresse de Louange et de Gratitude envers la Présence I AM, et Ses Paroles produisirent une éclatante Lumière qui illumina brillamment toute la pièce.
Il s'avança vers Zara et lui toucha le front. Immédiatement, un Cercle de Lumière or, rose et bleu, nous entoura, et nous fûmes capables de voir jusque dans l'Octave de Lumière au- delà de celle dans laquelle les humains fonctionnent généralement. La Lumière commença de se concentrer autour de Zara, et sa vue intérieure s'ouvrit, lui révélant les expériences de plusieurs vies antérieures. Dans l'une de celle-ci, elle avait été sous la direction de Saint Germain, et avait alors atteint une grande Illumination. Dans une autre vie, elle avait été prêtresse dans la Grotte d'une grande montagne, et ce fut alors qu'elle rencontrât pour la première fois le Dieu Tabor.
En même temps que les vies passées furent révélées, la mémoire de ces activités fut rétablie, et Saint Germain expliqua qu'il en résulterait un grand bénéfice dans quelques années. Comme Il terminait le travail avec elle, le beau Cercle de Lumière disparut lentement.
« Mon Frère, dit-Il, s'adressant à Rayborn, je désire que vous soyez présent à la Grotte des Symboles le vingt juillet afin de vous préparer pour le Travail final que nous désirons faire. Ce Frère, continua-t-Il en m'indiquant, vous accompagnera. Nada, Perle, Rex et Bob devront être là le vingt-six à huit heures du matin. Gaylord va partir demain matin pour un travail qu'il doit accomplir en Amérique du Sud, pour la Grande Fraternité Blanche.
« Le présent travail préparatoire a une valeur incalculable pour vous tous; jusqu'à présent, vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'il représente pour vous. La Radiation qui sera donnée dans la Grotte des Symboles mettra fin au pèlerinage terrestre de notre Frère Rayborn; mais le jour et l'heure exacts ne peuvent être dévoilés à un être non-ascensionné, car sa propre Puissante Présence I AM seule connaît le moment choisi où le Grand Oeuvre des siècles sera consumé.
« Je suppose que toutes les affaires extérieures sont en ordre en vue de ce Suprême Evènement. Si tout n'est pas encore complètement terminé, cela pourra être fait dans les dix jours à venir.
« Zara, votre rencontre avec le Dieu Tabor, aujourd'hui, est très importante; cela représente beaucoup pour vous. Soyez patiente afin que l'expansion naturelle de la Lumière en vous soit aussi rapide que possible. Ce que vous avez vu du passé, ce soir, n'est qu'une très petite partie de vos expériences passées, mais c'est l'essentiel pour vous en ce moment.
« A vous, Rex, à Bob et à ce Frère (me désignant), Je vous annonce qu'il y a un grand dépôt d'or environ un demi-mille de la « Découverte du Maître », comme vous l'appelez, que Je vous dévoilerai pendant votre visite à la mine dans trois jours. Les actes de propriété et les patentes seront en sûreté, entre vos mains, jusqu'à votre retour de l'Orient, dans deux ans. Lorsque vous reviendrez des Himalaya, les chers Livingstone seront prêts à vous rencontrer de nouveau et à prendre certaines mesures qui les conduiront à leur complète Liberté. J'espère que chacun suivra les Directives qui vous ont été données, et se souviendra toujours que rien n'est aussi important que d'aimer, adorer et aspirer à la Puissante Présence I AM, en vous et dans l'Univers. Ne perdez pas un instant la joie et l'enthousiasme de la Quête.
« Par moments, Je serai présent, mais non visible, pendant que vous serez à la mine. Lorsque vous reviendrez, Bob viendra avec vous, prêt pour son départ en Extrême-Orient. Je ne reparaîtrai plus devant les Livingstone dans la forme visible et tangible avant notre voyage; mais Je vous rappelle, Zara, que Dave Southerland, que vous rencontrerez à la mine, est votre Rayon-Jumeau. Vous vous en souviendrez et reconnaîtrez son visage et sa radia- tion, car ses traits ressemblent à ceux qu'il avait dans l'incorporation où vous étiez ensemble la dernière fois. Bien-Aimés Étudiants, Ma Bénédiction enveloppe chacun de vous dans la divine Étreinte de la Puissante Présence I AM ». Comme Il prononçait ces derniers mots, Son corps disparut presque instantanément.
Le matin du sept juillet, nous fîmes le voyage à la mine avec les Livingstone, et, lors de notre arrivée, Bob nous dit que Saint Germain avait laissé un message annonçant notre arrivée pour vingt heures. Lorsque les Livingstone eurent visité le bungalow, leur joie fut très grande; non sans raison, car Rayborn n'avait pas lésiné sur la dépense pour y installer tout le confort possible Il était spacieux, avec un équipement moderne, un beau mobilier et même un petit piano. Je ne vis jamais une plus grande et sincère appréciation, et, lorsque nous nous retrouvâmes pour le dîner, Zara se jeta au cou de Rayborn, et l'embrassa en le remerciant mille fois pour tous les bienfaits dont son grand Amour comblait toute la famille. Après le dîner, Bob s'excusa, et, une demi-heure plus tard, revint avec Dave Southerland. Celui-ci fut présenté à tous, sauf à Zara qui avait momentanément quitté la salle. Quand elle revint, elle se trouva subitement face à face avec Dave, tandis que Bob était prêt à faire la présentation. Sans en avoir l'air, nous les observions. Ni l'un, ni l'autre ne fit un mouvement au moment où leurs regards se rencontrèrent. « Je vous ai vue souvent dans mes rêves, dit Dave, et cependant, tout semblait tellement plus réel que dans un rêve ».
« Oui, répondit Zara, c'est vrai, juste comme notre Bien-Aimé Saint Germain me l'a dit. Je me souviens aussi. Moi aussi, je vous ai vu souvent pendant que mon corps dormait: Lorsque j'étais très malade et qu'il semblait ne pas y avoir d'espoir de guérison, vous êtes venu à moi, et, chaque fois, je me sentais plus forte et plus courageuse. Alors, Saint Germain est venu et, en quelques heures, je fus complètement rétablie. Je vous raconterai tout cela plus tard ».
Nous avions tous les yeux pleins de larmes à la vue de cette réunion de deux Rayons-Jumeaux. Nous étions reconnaissants à Saint Germain pour la Perfection dont Il comblait chacun de nous, et aussi le monde. Vraiment, il n'y a pas, dans l'Univers, un lien d'Amour plus profond que celui qui unit un Maître Ascensionné et Ses disciples.
« Mes félicitations et mes Bénédictions sont toujours avec vous, grandes âmes de Lumière » dit Livingstone, prenant Dave et Zara dans ses bras.
« La coupe de mon bonheur est complète » dit Madame Livingstone en les embrassant.
Nada, Perle, Bob et Rex les félicitèrent car, plus que tout autre, ils pouvaient comprendre ce que signifie cette réunion des Rayons-Jumeaux. A cet instant, venant des plans éthériques, une Voix au timbre merveilleux, accompagnée d'instruments à corde, chanta. « L'Amour est l'accomplissement de la Loi ». Dave était comme paralysé par la surprise, car c'était la première fois qu'il était témoin d'une des manifestations des Maîtres Ascensionnés. La musique était leur participation et leur Bénédiction sur l'éternelle union des trois paires de Rayons-Jumeaux. Dave était comme une fleur prête à ouvrir ses pétales à la pleine Radiation du Soleil. Nous lui expliquâmes, dans la mesure où cela était permis, ce qui concernait Saint Germain et son Oeuvre admirable.
« Tout cela est tellement stupéfiant, dit Dave, mais quelque chose en moi dit que c'est réel et vrai. Je veux en savoir davantage sur Lui et Le rencontrer face à face ».
Le jour suivant, Livingstone devint intendant en chef de la mine, et on lui montra la « Découverte du Maître ». Il ne cessait d'en parler et se montrait enchanté des dispositions prises. Lorsque nous eûmes terminé l'inspection des travaux, Bob remit tout à ses soins.
Dès qu'un groupe d'ouvriers remontaient, Rayborn les appelait et les présentait à Livingstone, leur expliquant que ce dernier et Dave s'occuperaient de la mine pendant les deux prochaines années. Il leur fit comprendre combien il appréciait profondément leur loyauté et leur service, dont ses assistants lui avaient rendu compte. Il recommanda à ces derniers de toujours veiller au bien-être des hommes. A la grande joie de tous, les quatre exécutèrent de nouveau un magnifique programme.
Cette nuit-là, comme je me retirais, une feuille de papier se déposa sur le sol à mes pieds. Je la ramassai. C'était un message de Saint Germain pour Bob, Rex et moi-même. Il nous demandait de nous trouver à un endroit déterminé de la propriété minière de Rayborn, le lendemain matin à sept heures. Nous obéîmes et, à notre arrivée, le Courant Electronique chargea au travers de mon corps, de la tête aux pieds. Nous entendîmes tous clairement, pro- noncés d'une voix audible, les mots : « Asseyez-vous calmement en forme de triangle. Concentrez votre attention sur la Puissante Présence I AM en vous et maintenez-la fermement là ».
Quelques instants plus tard, je sortis de mon corps et traversai le Voile Cosmique. Là, je me trouvai devant Saint Germain dans une Glorieuse, éblouissante Radiation. Il me salua à sa manière aimable et gracieuse.
« Venez, dit-Il, nous allons maintenant pénétrer dans la Terre où Je vous montrerai, non seulement le grand dépôt d'or dont Je vous ai parlé, mais aussi la manière dont le Dieu de la Nature et le Dieu de l'Or coopèrent en parfaite harmonie pour produire le précieux métal que les humains aiment intuitivement pour l'usage et la décoration.
« Lorsque Je parle du Dieu de l'Or et du Dieu de la Nature… Je veux dire les Etres Purs et intelligents qui manipulent les forces de ces royaumes et les dirigent consciemment. Le Dieu de la Nature concentre et dirige les Courants Magnétiques de la Terre, et, par une Manipulation intelligente, produit certains résultats définis sur et dans la planète. Cette Activité est réelle, exacte et opérée suivant des Lois aussi précises que celles employées par un chimiste dans son laboratoire.
« Le Dieu de l'Or concentre, manipule et dirige les Courants Electroniques de notre Soleil physique. Ces Courants sont attirés jusqu'à une certaine profondeur de la croûte terrestre, comme des rubans sont parfois glissés dans de la dentelle. Cette Energie Electronique, énormément concentrée, en étant combinée avec la Force Magnétique de la croûte terrestre, réagit sur celle-ci de manière à ralentir le taux vibratoire.
« La Radiation de l'Or est absorbée par les plantes et les êtres humains et est employée à beaucoup de fins. Comme Je vous l'ai déjà dit pendant vos expériences dans « Mystères dévoilés », l'émanation de l'Or a un puissant effet purificateur et énergisant dans le corps humain et dans la Nature. Dans tous les Ages d'Or, la forme métallique de l'Or était d'un usage courant parmi la masse de l'humanité, et, pendant ces périodes, le développement atteignit un très haut degré.
« Une des raisons du chaos du temps présent est la thésaurisation de l'Or dans le monde commercial plutôt que sa libre circulation parmi les humains, apportant ainsi son Activité purifiante et énergisante dans la vie commerciale de la race.
« L'accumulation de grandes quantités d'Or produit une accumulation de Force intérieure; si elle n'est pas libérée dans un temps déterminé, elle se libèrera d'elle-même par la surcharge de son formidable Pouvoir Interne ».
Saint Germain m'attira alors davantage dans Sa Radiation et l'Activité Interne de la Terre fut dévoilée.
Devant nous, se trouvaient deux Etres d'une Radiation transcendante; l'un rassemblait et dirigeait les Courants Magnétiques de la Terre, et l'autre, ceux de l'Or qui s'était formé dans la croûte de la Terre.
Celui appelé le Dieu de la Nature était un Etre d'une Glorieuse Beauté et de Pouvoir, d'au moins un mètre quatre-vingt, et portait des vêtements vert, or et rose Ceux-ci semblaient être d'une Substance autolumineuse. Une Aura d'un bleu intense entourait Sa tête et des Rayons de Lumière partaient de Son Cœur, de la tête et des mains. Le Rayon de la main droite était vert et celui de la main gauche était rose; les Rayons de la tête et du Cœur étaient respectivement blancs et Or.
L'Etre que Saint Germain appelait le Dieu de l'Or était enveloppé dans une Lumière Or si éblouissante que je dus attendre un moment avant que de pouvoir y regarder de plus près pour découvrir les détails. Ses vêtements étaient aussi de Substance-Lumière, mais les Rayons partant de la tête et des mains étaient d'un Or Flamboyant. Ceux du Cœur, blanc étincelant, et l'Aura s'étendant à plus de trente centimètres autour de la tête semblait être faite de Rayons isolés comme des Éclairs blancs.
« L'existence de l'Or dans le quartz blanc, continua Saint Germain, est la plus pure formation dans la Terre, à l'époque actuelle - le quartz blanc étant le résidu, pour ainsi dire, des Courants Magnétiques, et l'Or métallique étant le taux réduit de la Substance Électronique du Soleil. C'est pourquoi, il est parfois appelé un Rayon solaire précipité. Cette expression est plus près de la vérité de ce qui se passe actuellement, que ce que les hommes imaginent.
« Maintenant, observez ! » Alors, les deux Etres dirigèrent les Rayons de Lumière par leurs mains vers une cavité dans le rocher, où une petite quantité d'Or s'était logée par une mince fissure, quand, par la suite d'une action volcanique, l'Or était liquide. La chaleur intense avait scellé la fissure avec du granit fondu, cachant ainsi toute la veine qui pénétrait dans la cavité.
« Ce dépôt d'Or, continua-t-Il, à son point le plus élevé, se trouve à environ six mètres soixante sous la surface de la Terre. Du point de vue géologique, il ne pouvait, ni ne serait jamais découvert. Après votre retour d'Extrême-Orient, vous le mettrez en exploitation, et, un jour l'Or sera affecté à un but spécial afin de servir à la Bénédiction et à l'Illumination de l'humanité ».
Nous continuâmes à observer ces deux Etres qui, par la projection des Rayons de Lumière, faisaient croître et luire l'Or de la cavité comme des plantes sous la Lumière du Soleil.
« Nous sommes restés ici environ trente minutes » remarqua Saint Germain lorsqu’il se retourna, et nous revînmes vers mon corps physique. Rex et Bob semblaient plongés dans un profond sommeil.
Un peu plus tard, lorsqu'ils ouvrirent les yeux, je leur expliquai ce qui s'était passé. Leur mission étant différente de la mienne, la Révélation et l'Instruction qu'ils recevaient était plus individuelle; ils avaient cependant gardé la conscience complète pendant l'expérience, et une partie de l'Activité que j'avais observée leur avait été montrée.
A huit heures, nous étions de retour au bungalow pour le déjeuner, et nous décrivâmes nos expériences à Nada, Perle et Rayborn. Celui-ci nous dit alors que nous retournerions au ranch le dix. Pendant la soirée du neuf, nous fîmes de la musique et nous étions tous joyeux, y compris les Livingstone que nous devions plus revoir avant deux ans.
Notre retour en automobile fut sans histoire, et, pendant les dix jours suivants, Rayborn clôtura ses activités commerciales, et donna tout à Nada et à Rex. Il avait de grandes propriétés foncières, et sa grande fortune plaçait ses deux enfants au nombre des gens les plus riches de l'Ouest. Certainement, il n'y eut jamais deux personnes plus dignes d'être les gardiens des richesses de Dieu.
Dans la soirée du dix-neuf, nous nous rassemblèrent dans la Chambre de la Tour où une surprise nous attendait, car elle était déjà illuminée par une douce Lumière blanche quand nous ouvrîmes la porte. Après que nous fûmes devenus très calmes, Rayborn se leva et avec une profonde Gratitude, prononça une prière de Louange et de Gratitude pour tout le bien qu'il avait reçu; il termina par une Bénédiction d'adieu à ses possessions terrestres, les remerciant pour les services qu'elles lui avaient rendus.
Nous entrâmes alors dans une profonde méditation et reçurent tous une grande Assistance et Illumination.
Après quoi, nous retournâmes vers la salle de musique où le quatuor chanta pendant une heure. Rayborn, alors, embrassa ses bien-aimés et se retira dans sa chambre. Nous devions, lui et moi, nous rendre tôt, le lendemain, à la Grotte des Symboles. Nous partîmes à six heures, Rex nous conduisant en automobile jusqu'au point le plus rapproché. Le trajet vers l'entrée, dans l'air vivifiant du matin, augmenta notre joie de vivre. En approchant, nous entendîmes le vrombissement d'une machinerie. Arrivés à la deuxième entrée, nous vîmes Saint Germain qui nous attendait. Il paraissait plus divin, plus merveilleux que jamais.
Nous nous dirigeâmes vers l'Arche Blanche, qui s'ouvrit sans avoir été touchée. Là, où, à notre première visite, nous avions vu les arches bleue et rouge, nous vîmes maintenant d'étincelantes arches blanches. Cela symbolisait la reconnaissance Cosmique de l'élévation d'un des enfants de la Terre, qui était sur le point d'avoir lieu.
Nous pénétrâmes dans la Salle de la Radio, et le sentiment de paix dont je jouis là m'est toujours présent. Il est difficile de faire comprendre à quel point est grand le bonheur d'être dans la Radiation de ces Salles Merveilleuses, à celui qui ne l'a pas expérimenté lui-même. Pendant des centaines de siècles, ces Salles ont été chargées par la Glorieuse Présence des Puissants Maîtres Ascensionnés d'Amour et de Sagesse; la Légion de la Lumière et la Grande Fraternité Blanche.
Notre méditation ici fut une Activité complètement différente de celle pratiquée dans un autre milieu, et la valeur d'une telle illumination dépasse les concepts humains. Saint Germain nous demanda de nous asseoir pendant qu'Il donnerait les Instructions nécessaires concernant ce qu'Il attendait de nous. Actuellement encore, je suis émerveillé par la clarté avec laquelle un Etudiant retient cette Instruction, car elle n'est jamais répétée, excepté par le Maître Lui-même; elle est tellement claire, qu'elle reste comme gravée en lettres de Lumière dans ma mémoire !
L'Instruction terminée, nous nous rendîmes dans les chambres à coucher que nous avions occupées précédemment. Nos Tuniques-Sans-Couture s'y trouvaient déjà. Nous entrâmes dans une profonde méditation, gardant notre attention sur la Puissante Présence I AM - le Maître Christ dans nos cœurs. Au bout de trois heures, notre conscience était élevée à de
Grandes Hauteurs, et des Révélations nous furent montrées qui nous étonnèrent tous deux. Nous avions pénétré dans des royaumes dont nous avions entendu parlé, mais nous n'avions jamais gardé la mémoire consciente d'y avoir été. A ce moment, nous entendîmes les doux sons d'une cloche, annonçant l'approche du Maître. Son visage était radieux de bonheur.
« Je suis très satisfait de votre première vraie méditation, dit-Il. Observez cette pratique sacrée chaque jour. »
Il tendit à chacun de nous un gobelet de cristal rempli avec un épais liquide doré semblable à du miel, mais qui étincelait comme s'il était de diamants.
« Cela, dit-Il, sera votre principale subsistance pendant les jours prochains, car c'est la vraie Essence de Vie. Le point culminant des expériences de notre Frère Rayborn est ce qu'il y a de plus vital dans tout le pèlerinage terrestre d'une âme. C'est le « Summum Bonum » de toute l'existence humaine. Maintenant, venez avec Moi dans la Chambre de la Lumière, et ne soyez pas alarmés par ce que vous voyez ou expérimentez. »
Nous traversâmes la Salle d'Audience et, à son extrémité la plus éloignée, un espace de la grandeur d'une porte environ s'ouvrît devant nous - l'instant d'avant, nous n'avions vu là qu'un mur solide. L'ouverture se ferma rapidement derrière nous, et nous nous trouvâmes dans le centre d'une Sphère parfaite. Trois chaises d'Or massif étaient placées en triangle au milieu.
« Je vous prie de vous asseoir » dit Saint Germain, et Il occupa la troisième chaise. La Chambre était remplie d'une douce Lumière radieuse, qui se mit à croître en intensité et en mouvement jusqu'à ce que nous fûmes conscients de la Vélocité étonnante. Des langues de Flamme commencèrent de darder la Lumière environnante pénétrant nos corps. L'effet était surprenant; nous sentions pénétrer des Electrons qui chargeaient notre âme et notre corps d'une énergie extraordinaire, mais la sensation était celle d'une délicieuse fraîcheur.
Comme cela continuait, nous sentîmes et vîmes la Lumière en nous s'élever et grandir jusqu'à ce que, au bout de quelques instants, un délicieux parfum de roses emplit la Sphère entière. Comme ce parfum devenait plus fort, nous nous aperçûmes qu'il émanait de la Lumière en nous.
Brusquement, l'essence de rose se condensa, et nous fûmes couchés sur des lits de roses d'une couleur exquise. Cette expérience était accompagnée d'une Exaltation de notre conscience que des mots ne peuvent décrire, et produisait un sentiment de paix profonde. Il n'y avait rien d'imaginaire dans l'expérience entière car la Perfection qui existe dans la pure Lumière Electronique est sans limites, et, par une exacte compréhension de Sa Manifesta- tion, Elle peut, et, en fait, prends, n'importe quelle forme et qualité que le Maître Ascensionné désire Lui imposer.
Le glorieux sentiment de paix, de bonheur et de béatitude que nous éprouvions, oblitérait toute idée de temps car l'Intérieur et l'activité extérieure étaient devenus une complète Unité d'Harmonie, concentrée, pour le moment, par Saint Germain, sur l'Absolue Pureté et Perfection de l'Unique grande Lumière, la Puissante Présence I AM.
Graduellement, la Vélocité de la Lumière changea, devenant de moins en moins rapide, jusqu'à ce qu'Elle ne luise plus que comme un doux clair de lune sur une mer tranquille.
A notre étonnement, nous trouvâmes que les roses étaient réelles. Quoiqu'elles fussent sorties de la Lumière, elles ne disparurent pas avec Elle. Après cette expérience, je compris facilement pourquoi, au cours des âges, la rose avait été prise comme symbole de l'âme et pourquoi la Radiation d'un Maître Ascensionné a si souvent le parfum de la rose.
« Vous viendrez ici, mon Frère, dit Saint Germain à Rayborn, chaque jour à cette heure, mais le reste du temps, vous devrez rester seul ».
A notre retour dans la Salle d'audience, je pris conscience que nous étions resté dans la Salle de la Lumière pendant plus de trois heures, mais cela ne nous avait semblé que quelques instants. Saint Germain nous donna une autre Coupe de Liquide doré pour nourriture de nos corps.
« Maintenant, dit-Il, allez dans vos chambres, et dormez jusqu'à ce que Je vous appelle ».
Partout où nous allions, le merveilleux parfum de roses nous enveloppait, et nous étions à peine couchés, que nous tombâmes dans un profond sommeil.
Chaque jour, ce Travail merveilleux se poursuivît jusqu'à l'arrivée de Nada, Perle, Rex et Bob, le, vingt-six juillet. Lorsque les salutations furent échangées, ils firent des remarques sur la douce Radiation et le parfum de roses qui entouraient continuellement nos corps, et ils étaient heureux de ce que j'avais atteint.
Au cours de la journée du vingt-sept, beaucoup de Maîtres Ascensionnés arrivèrent, seuls ou en groupe, jusqu'à ce que tous ceux qui devaient participer à l'Oeuvre fussent présents. A vingt-trois heures, ce soir-là, nous fûmes escortés vers la Salle de l'Electricité où le merveil- leux Accélérateur Atomique attendait de recevoir un autre des Enfants de Dieu pour l'envoyer dans son éternelle Liberté : un Fils de la Lumière - une vraie Image et Ressem- blance de la Puissante Présence I AM.
Comme nous entrions dans la pièce, la Lumière y était intense, mais, plus éblouissants encore, de petits points de Lumière jaillissaient continuellement de-ci, de-là, dans l'atmosphère.
Rayborn prit place dans la Chaise et les vingt-quatre présents formèrent un Cercle autour de l'Accélérateur, Saint Germain étant debout, directement derrière lui, et moi juste en face de lui. Nada, son Rayon-Jumeau, se trouvait dans le Cercle. Lorsque tous furent prêts, Saint Germain commanda que chacun fixe son attention sur la Présence et la Suprématie du I AM et du Maître Jésus.
Brusquement, comme un éclair jaillissant, un Cercle de la plus intense, éblouissante Lumière nous entoura, se rapprochant rapidement de la Chaise jusqu'à une distance de trois mètres de diamètre. La Lumière en Daniel Rayborn prit de l'expansion et rencontra le Cercle de Lumière extérieur. Lorsque les deux se touchèrent, il commença de s'élever lentement au- dessus de l'Accélérateur, jusqu'à une hauteur d'environ sa propre taille, pendant que la Lumière, à l'intérieur de lui, continuait d'augmenter.
Nada, son propre Rayon-Jumeau, s'éleva aussi s'approcha de lui, pénétrant dans le Cercle intérieur de Lumière. Pendant un instant, ils se rencontrèrent dans un embrassement divin. L'instant suivant, la Face du Maître Jésus brilla dans une Aura Or, Rose et Bleue au-dessus d'eux.
Inclinant leur tête vers nous, ils nous adressèrent un sourire radieux. Comme un Grand Rayon d'Intense Lumière Blanche descendît, ils élevèrent leur regard; ils furent enveloppés dans une Radiation protectrice, qui bénit leur Glorieuse Union et les ravît à notre vue. Ils passèrent ainsi dans l'Eternelle Perfection de leur Etre, au-delà de tout souci et de toute limitation, revêtus du Corps d'Eternelle Lumière - la Robe de l'Immortalité qui brille plus intensément que le Soleil au Zénith.
Ainsi, une autre Puissante Maître Présence du Grand I AM entra dans le Service Cosmique pendant que le Chœur Céleste chantait son Hymne d'Eternelle Louange et de Victoire envers la « Lumière de Dieu qui ne faillit jamais ».
CHAPITRE X
DERNIÈRES EXPÉRIENCES
« Pour le moment, notre Oeuvre, ici, est terminée, dit Saint Germain lorsque les chants cessèrent. Rendons-nous maintenant dans la grande Salle pour dîner. » Nous étions à peine assis lorsque Daphné apparut au grand orgue, avec, à ses côtés Orion, muni d'un splendide violon.
Ils commencèrent à jouer et près du plafond se forma un Globe d'une douce lumière iridescente émettant une glorieuse Voix de ténor qui chantait « au Nom du Christ nous régnons ». La mélodie et les paroles étaient d'une inspiration très élevée. Saint Germain lut la question que nous nous posions quant à l'identité du chanteur et Il répondit : « Un jour, vous verrez ce Chanteur Cosmique face à face. » Daphné, ravie, salua les enfants et pria le quartette de chanter avec l'accompagnement de l'orgue et du violon.
Après le concert, nous passâmes des instants glorieux en renouant avec nos amis et connaissances présents, dont certains devaient venir nous retrouver en Extrême-Orient. Le jour était prêt de se lever lorsque les derniers invités partirent, et nous cinq restâmes seuls avec Saint Germain. « Retirez-vous maintenant et prenez le repos nécessaire afin que vous puissiez rentrer à la maison demain après-midi » dit-Il.
Le jour suivant, nous fûmes réveillés par la cloche, à onze heures, car nous devions rencontrer notre Maître dans la grande Salle. En approchant, nous constatâmes que les grandes portes étaient déjà ouvertes et que l'intérieur était aussi brillamment éclairé que s'il était inondé par le soleil au zénith. Nous n'avions pas encore eu l'expérience de cet effet de Lumière solaire dans un intérieur. « Pourquoi êtes-vous encore surpris par ces signes, demanda Saint Germain, en remarquant notre surprise ? Vous devez savoir que toute chose concevable peut être accomplie dans l'état de conscience ascensionnée. Ce genre de phénomène peut toujours être produit avec une absolue certitude et parfaite facilité. Je sais que vous n'êtes pas encore accoutumés à ce qui est extraordinaire, mais pour la Présence du Maître-Christ, la Présence I AM en vous, il est impossible qu'une chose soit extraordinaire. Tâchez de réaliser cela complètement; cela vous permettra aussi de vivre dans la conscience du Maître Ascensionné et d'atteindre la connaissance de cette identique, transcendante Liberté. Asseyons-nous maintenant ». Instantanément, un délicieux déjeuner apparut devant nous, et, pendant le repas, Saint Germain donna les directives pour notre voyage vers l'Extrême-Orient.
« Je vous suggère de voyager avec aussi peu d'encombrement que possible. Suivez toujours votre intuition, car vous serez toujours parfaitement dirigés, dit-Il. Vous êtes maintenant convaincus que, soit des vêtements ou n'importe quoi dont vous auriez besoin, seront toujours à votre disposition. Il n'est pas nécessaire d'être encombré par des bagages superflus pendant ce voyage. Je vous retrouverai dans la Salle de la Tour, le dix août à vingt heures. La date de votre départ sera alors fixée ». Saint Germain nous accompagna jusqu'à l'auto, et, après avoir pris aimablement congé de nous, retourna vers le Centre. Nous fîmes le voyage de retour vers le ranch et les deux semaines suivantes furent bien remplies par l'achèvement de nos préparatifs de voyage.
Rex eut à donner quelques explications au contremaître concernant l'absence prolongée de Daniel Rayborn. Un matin, il lui expliqua : « Mon père a été appelé en Extrême-Orient où il demeurera pour un temps indéterminé. C'est moi qui prendrai la responsabilité des chose ici, et, pour commencer, Nada et moi-même serons en voyage pour deux ans environ. Pouvons-nous compter sur vous pour surveiller le ranch pendant notre absence ? » Il répondit : « Je prendrai soin de tout au mieux de mes capacités, et, au cas où il m'arriverait quelque chose, mon assistant sera à la hauteur ».
Le temps s'envola et la journée du dix fut pleine de joie à l'idée de notre soirée qui allait se passer avec Saint Germain. Tant que l'on n'a pas eu l'expérience d'un contact avec Lui, il n'est pas possible d'imaginer le grand bonheur que l'on ressent à l'idée de recevoir davantage d'illumination.
Notre dernière instruction pendant l'Ascension de Daniel Rayborn et mon contact avec le monsieur âgé aux cheveux blancs qui avait cherché pendant si longtemps l'homme à la Coupe de Cristal, avaient été un immense encouragement et un motif irrésistible pour chercher la Lumière avec toute l'ardeur de mon être afin d'accomplir l'Ascension.
A vingt heures, lorsque nous approchâmes de la Salle dans la Tour, la porte s'ouvrit. Saint Germain nous attendait les bras ouverts, radieux et resplendissant. Après les salutations, nous primes nos places et Il nous transmit l'Amour et les Bénédictions des parents de Rex et de Nada.
Pour commencer, Il dit : « La date de votre départ est fixée au vingt août. Il me semble qu'il serait bon que Rex, Bob et ce Frère (me désignant) fassent encore un voyage à la mine avant de partir pour l'Extrême-Orient, pour donner de la force et des encouragements aux Livingstone. Ce n'était pas mon intention au moment où vous avez quitté la mine, mais Je pense qu'il serait sage de leur rendre encore une visite. Gaylord vous retrouvera à Paris vers la fin d'Octobre, dès qu'il aura terminé son Service en Amérique du Sud.
« J'ai encore autre chose à vous dire. L'entrée extérieure de la Grotte des Symboles a été scellée, et pour tous ceux qui n'y ont pas été, il est maintenant impossible de la découvrir. Il y a des personnes qui l'ont trouvée et qui ont l'intention d'y faire des explorations. Il est nécessaire d'empêcher cela. Vous voyez, Bien-aimés, que nous avons tous les Pouvoirs et des Moyens illimités sous notre contrôle, qui nous permettent de préserver et de protéger tout ce qui est digne de notre Protection. Je vais vous donner certaines Instructions pour votre usage immédiat et après Je dois Me rendre à une rencontre avec la Branche sud- américaine de la Grande Fraternité Blanche ». Après avoir donné les indications nécessaires, Il leva la Main en signe de Bénédiction et, avec un sourire radieux, Il disparut.
L'enthousiasme de Bob allait de pair avec ses progrès. C'est une chose des plus merveilleuses que j'ai expérimentées d'observer comment son immense désir d'une Ascension complète lui faisait maintenir l'attention sur la Lumière avec une joie et une détermination ininterrompues. Nada et Perle exprimaient la Grande Sagesse de la Puissante Présence I AM dans la mesure où l'expansion de la Lumière croissait en elles. Cela se lisait clairement dans leurs yeux. Le douze, à treize heures, nous arrivâmes à la mine. Tous, excepté Zara, furent surpris. Elle dit qu'elle avait eu le pressentiment de notre visite avant le départ pour l'étranger.
Le lendemain matin, de bonne heure, nous reprîmes la route vers le ranch avec la certitude que notre visite serait une force permanente pour les Livingstone.
Jamais, je n'oublierai notre dernière nuit dans ce ranch merveilleux où nous avions tous éprouvé tant de bonheur et où des évènements d'une importance capitale s'étaient passés, affectant de manière vitale notre vie à tous. Je ressentis une forte impulsion d'aller faire une dernière méditation dans la Chambre de la Tour. L'impulsion devint tellement forte que je demandai aux autres de m'accompagner. A notre approche, la porte s'ouvrit pour nous donner passage, et tout l'intérieur était baigné dans une douce et belle Radiation comme venant d'une Présence Sacrée émanant une Paix indicible. La porte se ferma d'elle-même et, involontairement, je tombai à genoux avec le plus grand sentiment de louange et de gratitude que je connus à ce jour.
Brusquement, mes sentiments trouvèrent à s'exprimer, et les paroles venant de ma Présence I AM disaient en phrases que le moi extérieur n'aurait pu trouver tout ce que mon âme éprouvait profondément. Lorsque je m'arrêtai, Bob dit une prière d'une telle beauté que tous furent émus. Les autres aussi reçurent l'impulsion d'exprimer leurs sentiments du plus profond de leur cœur.
Certainement, cette expression spontanée de notre Amour et de notre Gratitude doit avoir atteint le Cœur Central de la Création, tant elle était intense et sincère. Lorsque tout fut terminé, la Lumière de la pièce devint parfaitement étincelante. Soudain, une Voix de Maître, très forte, parla dans l'Ether : « Tout est bien. En obéissant à votre intuition d'exprimer votre sentiment intérieur de Louanges, vous avez contacté de Grandes Hauteurs ainsi que de Grands Etres Ascensionnés. Cela vous apportera des Bénédictions indicibles. Que la Paix du Christ Cosmique vous enveloppe et vous emporte sur des Ailes de Lumière vers l'Eternelle Perfection ».
Lentement, la Lumière se mit à décroître ne laissant qu'une douce radiation. En silence, nous quittâmes la Chambre avec le sentiment de nous trouver sous la garde aimante de « Grands Pouvoirs de la Lumière », dont nous n'avions pour l'heure qu'une très faible idée. De chacun de nous, une profonde, inexprimable radiation d'Amour et de Joie céleste émanait vers les autres au moment où nous nous retirâmes dans nos chambres.
Tôt, le lendemain, nous gagnâmes New York en chemin de fer. Il nous restait quelques jours avant le départ du transatlantique. Nous visitâmes les endroits intéressants dans la ville et un sentiment de grande appréciation intérieure nous saisit devant la statue de la Liberté. « Quel symbole magnifique ! » dit Nada, peu de personnes, cependant, s'arrêtent et réalisent quelle en est la signification. C'est, en réalité, un Foyer de Pouvoir spirituel, montant la garde sur les côtes de l'Amérique. La Torche hautement dressée représente la Lumière de la Puissante Présence I AM qui montre le chemin et répand Ses Rayons d'Amour et de Paix sur toute l'humanité. La Majesté et la Puissance de la figure elle-même sont une expression merveilleuse de la Grande Présence qui porte la Lumière, garde et soutient non seulement l'Amérique, mais tous les humains qui cherchent véritablement la Lumière. Il semble que l'Esprit de l'Amérique élève très haut la Lumière en signe de silencieuse salutation à la Figure du Christ qui domine la haute chaîne des Andes en Amérique du Sud. La raison qui fit ériger la statue de la Liberté à la place qu'elle occupe et celle de Jésus sur les hauteurs de l'hémisphère sud est peu connue. Ce ne sont pas des accidents ou les effets du hasard aveugle, car il n'existe rien de pareil dans l'Univers. Ce n'est qu'un manque de compréhen- sion de la Loi de l'Univers qui induit l'intellect à croire au hasard. On peut être sûr que ces deux Figures placées à ces points particuliers donnent des indications quant au Service que ces deux continents rendront au reste du monde ».
Le vingt-huit, à seize heures, nous prîmes place à bord du « SS Magestic », un véritable palace flottant. Le remorqueur tira le navire vers la haute mer, et, tandis qu'il creusait son chemin dans les flots puissants de l'Océan, nous regardâmes notre Déesse de la Liberté s'estomper dans le lointain. Au premier appel pour le dîner, nous descendîmes à la salle à manger où nous avions réservé une table pour six, espérant naturellement être entre nous. Nous finissions à peine de commander le repas que le steward amena une belle jeune dame à notre table. Quelle ne fut pas ma surprise en reconnaissant l'Elève du Chef du Conseil de France. Avant mon retour en Amérique avec les Livingstone, j'avais passé une semaine dans leur demeure. C'est elle dont je fis d'abord la connaissance, sous le nom de « Sœur voilée » et qui est le Rayon-Jumeau de Gaylord. Elle me salua cordialement et lorsque je m'apprêtai à lui présenter les autres, elle dit : « Vous pouvez m'appeler Leto ». Après l'avoir saluée, ils lui exprimèrent leur joie et enchantement pour Sa Présence. « Je suis venue, expliqua-t-elle, pour vous conduire vers notre maison à Paris, où mon Maître vous invite pendant votre séjour dans cette ville. Il sera très heureux de vous offrir l'hospitalité ». Avec joie, nous acceptâmes cette invitation, sachant que c'était une part du Plan divin que Saint Germain avait arrangé pour nous. Pour compléter notre joie, nous constatâmes que son appartement était contigu à celui de Nada et de Perle. Dès que j'en eus l'opportunité, j'expliquai aux autres que cette jeune Dame, qui paraissait à peine avoir dix sept ans, avait conservé son présent corps pendant plus de trois cents ans. C'en fut presque trop pour la capacité de croire de mes amis, en dépit de tout ce que Saint Germain avait dit et fait pour les habituer à la Grande Vérité et Réalité concernant les Maîtres Ascensionnés et leur Oeuvre. La première soirée fut passée sur le pont dans une union totale avec la grande Paix émanant des profondeurs de l'océan, qui était calme comme un miroir et argenté par la beauté de la pleine lune. La soirée suivante fut passée dans l'appartement en écoutant l'Introduction donnée par Leto. Elle expliqua la technique permettant de quitter consciemment et à volonté le corps physique. Par la simplicité et la clarté de son explication, tous purent comprendre et saisir la possibilité de cette opération. « Cet entraînement que Je vous donne, dit-Elle, est très efficient, et Je vous donnerai la preuve demain soir ». Dans la Radiation de Leto, tout semblait simple, clair et facile à faire car toute création humaine était instantanément consumée au contact de sa Présence. En apprenant qu'Elle allait nous instruire pendant toute la durée de la traversée, notre joie fut très grande. De nouveau, nous fumes émerveillés en constatant que la Puissante Présence I AM avait tout préparé pour nous, au moyen des glorieux Maîtres Ascensionnés. C'est ainsi que leur Activité s'exerce pour l'étudiant lorsque celui-ci pénètre suffisamment dans la Lumière - le grand Courant ascendant de la Vie - où il peut trouver son éternelle Liberté.
Au moment de souhaiter la bonne nuit à Leto, nous eûmes l'impression d'être enveloppés par un vêtement de Lumière velouté et parfumé à la bruyère, et cet arôme, qui avait saturé l'atmosphère pendant toute la soirée, nous suivit dans nos cabines. Au déjeuner du lendemain, le parfum était encore plus pénétrant. Au cours de notre conversation, je Lui demandai pourquoi nous avions senti le parfum de la bruyère pendant Son Instruction. « Au onzième siècle, expliqua-t-elle, Je vivais en Ecosse, et, pendant l'expérience de cette incorporation, le parfum de la bruyère me fut très cher. Depuis lors, il devient perceptible souvent à l'improviste, même à ceux qui m'entourent ».
Je remarquai que Leto était vêtue d'une robe blanche, très simple, chatoyante de toutes les couleurs. En réponse à cette pensée, Elle me dit immédiatement : « Le vêtement que Je porte est la Tunique-Sans-Couture; elle n'est pas faite de main d'homme, mais précipitée directement de la pure Substance-Lumière, d'où la Radiation et le chatoiement que vous remarquez. Elle ne sera jamais souillée ni usée. D'ici peu, chacun de vous portera un Vêtement analogue. Dans l'état de complet Éveil, ou ce que Nous appelons la Conscience du Maître Ascensionné, Nous ne Nous encombrons jamais de bagages car, dans l'Éther environnant se trouve la pure Substance à partir de laquelle nous amenons en forme tout ce dont Nous avons besoin. Il Nous suffit, pour amener une chose dans une forme, de garder Notre Attention consciemment concentrée sur l'image mentale ou la forme visualisée. Cela constitue un foyer pour la concentration et la condensation de la Lumière Électronique de l'éther qui remplit l'espace partout. Notre Sentiment, uni à l'image mentale, constitue une activité attractive, un attrait magnétique agissant sur la pure Substance électronique. Le sentiment doit aller de pair avec une certaine connaissance - un procédé qui permet de hausser ou d'abaisser le taux vibratoire de l'aura qui entoure l'électron - car c'est le taux vibratoire de l'aura qui détermine la qualité et la matière de l'objet précipité.
« Lorsque nous disons « Électron », Je veux dire un Cœur Central de Feu immortel éternellement pur - un équilibre parfait de Lumière, Substance et Intelligence, entouré d'une aura de Lumière moins intense, que le monde scientifique appelle un champ de force. L'électron jouit d'une Perfection permanente - sans changement; mais le champ de force ou aura est susceptible d'expansion et de contraction; c'est là qu'agit le facteur déterminant en précipitant de la Substance en forme de l'Invisible vers le visible. Grâce à l'Intelligence inhérente de l'électron, il est un serviteur obéissant et soumis à la manipulation de celui qui accepte la Source de sa Vie en ayant conscience de la Puissante Présence I AM en lui. A partir de cette hauteur de conscience, on peut donner un Ordre direct à l'Intelligence dans l'électron, provoquant l'émission d'une vague de son Feu et modifiant ainsi le degré d'expansion ou de contraction du champ de force, à volonté. Cela constitue la hausse ou la baisse du taux vibratoire et cette activité imprime au champ de force la qualité du matériel de ce qui est précipité en forme physique. Par exemple : le taux vibratoire du fer est très inférieur à celui de l'Or, et, dans le cas de précipitation de l'Or, le champ de force entourant l'électron sera beaucoup plus étendu, et, par conséquent, contiendra plus de Feu immortel que pour du fer.
Au cours d'une opération de cette nature, la vision et le Sentiment doivent rester concentrés pour produire des résultats rapides, et il appartient à l'étudiant de se maîtriser, de garder le contrôle conscient et la direction de l'énergie de son propre mental et de son corps au point de lui permettre de diriger le flot de leur pouvoir, au moyen de la vue et du Sentiment vers un objectif déterminé, de le garder là jusqu'à ce que le réceptacle formé par l'image mentale soit rempli par la vivante Substance lumineuse de l'universel Feu de Vie.
« Cette Instruction est donnée pour votre usage, et il faut l'appliquer si vous voulez atteindre un certain degré de Maîtrise; ce n'est qu'en employant les connaissances que nous possédons déjà que nous pouvons utiliser ce qui est supérieur. Personne ne réussira jamais à atteindre un quelconque degré de Maîtrise si ce n'est par l'opération de la grande Loi Intérieure du I AM.
« La connaissance fondamentale la plus importante est de se souvenir à jamais que, du plus grand au plus petit Etre dans l'Univers, l'Unique Présence et Pouvoir qui se meut ou produit quoi que ce soit de constructif est cette conscience Intelligente qui affirme Son Etre propre et Sa Manifestation en décrétant I AM - JE SUIS - suivi par n'importe quelle qualité que cet Etre désire amener en existence extérieure. C'est le Verbe de Dieu par lequel toute création est produite, et, sans cela, la création n'a pas lieu. Souvenez-vous qu'il n'y a qu'un seul Pouvoir qui peut agir créativement et c'est la Puissante Lumière électronique existant partout et interpénétrant toute la manifestation. L'être individualisé qui peut dire : I AM - JE SUIS - par cette Affirmation de sa propre existence, doit accepter la responsabilité de ses propres Décrets. Le Principe créateur est omniprésent, mais il faut que l'être individualisé reconnaisse sa Présence I AM pour le mettre en Action en vue de l'accomplissement de son plan de Vie, qui est Perfection ou Parfait Equilibre.
« Le moi extérieur, ou activité extérieure de l'être n'est qu'un des foyers par lesquels la Présence Magique du I AM agit. Si l'Energie du Puissant I AM, n'est qualifiée que par des idées et des sentiments qui ne tiennent compte que des appétits du corps de chair, alors l'équilibre parfait des véhicules de l'individu n'est pas maintenu, et il est comme une roue désaxée. Alors, l'imperfection et la discorde se montrent. Mais si l'individualité tient compte de l'Equilibre parfait et de la Totalité de son Univers, il ne fera suivre son acceptation de la Présence I AM et la mise en Action de Son Pouvoir que par des Décrets qui maintiennent l'Equilibre parfait. Tout Décret de la Vie qui accepte une idée inférieure à la Perfection illimitée n'est pas conforme au Plan divin et continuera à détruire les formes dans lesquelles elle est centrée jusqu'à ce que le Décret de Totale Perfection soit émis. Dès que l'étudiant aura compris cela, il restera joyeusement, radieusement, fermement et uniquement conscient de sa Présence I AM, ne permettant jamais à sa Parole d'exprimer un Décret inférieur à la Perfection de la Vie.
« Du point de vue de Notre Hauteur de Conscience, ayant observé les humains pendant des siècles, luttant dans la misère et la discorde autocréées, il parait étonnant de voir ces humains refuser de comprendre pourquoi les âmes et le corps de la race vieillissent, pourrissent et se désintègrent, alors que certains des savants les plus matérialistes reconnaissent que la cellule dont sont constitués les corps physiques est immortelle. La cellule contient le Pouvoir de se renouveler et de se maintenir, car il existe un parfait équilibre entre
ses composants. Laissée à ses propres Activité et Sphère, elle maintiendra cette Perfection. Pour, nous, il est étonnant que la race se contente de passer indéfiniment par l'expérience appelée mort, tout en recherchant constamment la jeunesse, la beauté et la Vie, et, cependant, refusant de garder l'harmonie assez longtemps pour permettre à ces qualités de se manifester. L'étudiant qui voudra prendre directement position avec son I AM, n'acceptant et ne décrètant que Sa Perfection et Son grand Pouvoir Intérieur, libèrera le flot de sa Présence au travers de l'activité extérieure de l'âme et du corps, et produira tout ce qu'il décrète. Devenir capable d'aller et de venir hors du corps à volonté est un pas indispensable vers la Liberté de l'étudiant, qui le conduira vers de plus importants résultats. C'est une partie de Mon service envers l'humanité d'apprendre aux êtres individualisés comment faire cela. C'est un Service que J'aime profondément et pour lequel Je Suis très bien douée. Je suis capable de communiquer cette idée à autrui, lui permettant ainsi de circuler librement et de comprendre la Vie dans une plus large mesure.
« Dans une couple de mois, il vous sera loisible d'entrer et de sortir consciemment de vos corps aussi facilement que vous entrez et sortez maintenant de vos maisons. Au début, Je vous aiderai jusqu'à ce que vous ayez compris et que l'opération soit enregistrée dans votre conscience; ensuite, vous pourrez accomplir ce que vous désirez entièrement par votre propre effort. Il n'arrive que rarement de trouver plusieurs personnes prêtes en même temps pour cette Instruction. C'est parce que vous êtes deux paires de Rayons-Jumeaux, travaillant ensemble, que cette circonstance inhabituelle se présente.
« Jouissons de la brise marine, de la beauté de la nuit, du temps parfait que nous aurons pendant la traversée, car il n'y a jamais d'orages ou de troubles là où il y a un Foyer de la Grande Fraternité Blanche. Chaque Membre est un Foyer Défini.
« J'ai à travailler loin d'ici, et Je dois vous quitter jusqu'à seize heures. Alors, Je reviendrai et Je dînerai avec vous ».
J'ai toujours aimé les voyages par mer, mais ce voyage a surpassé tous les autres; notre association et notre étude avec Leto nous gardaient constamment conscients de la Présence de Dieu. Plus tard dans la journée, j'eus l'occasion de parler pendant quelques minutes avec le Capitaine, et il me dit qu'au cours de quinze années de voyages en mer, il n'avait jamais eu une si merveilleuse traversée. J'aurais pu lui dire pourquoi, mais la sagesse m'incita au silence.
Au moment de prendre nos places à table pour le dîner, Leto nous rejoignît en disant : « Je vous apporte de joyeuses nouvelles. Des choses splendides viennent d'être accomplies pour la Bénédiction de l'humanité. Je vous dis cela pour vous permettre de vous réjouir avec moi. Plus tard, probablement à l'arrivée en Arabie, vous recevrez plus de détails. Cela me fait plaisir de constater que vous avez été capables de garder si bien votre conscience centrée sur la Présence Magique du I AM. Avant de commencer notre travail, ce soir, vous viendrez jouir avec Moi du coucher de soleil; il se passera cinquante ans avant que pareille opportunité se présente, à cause de certaines Activités Cosmiques qui sont à l’œuvre et que vous ne comprenez pas encore ».
Leto avait fait placer des chaises sur le pont supérieur où l'on ne risquait pas d'être dérangés. Lorsque nous fûmes confortablement installés, Elle poursuivit : « Vous vous souvenez que Saint Germain vous a dit : le Soleil de ce Système représente pour le système ce que le Cœur représente peur le corps humain, les Courants d'Energie étant la circulation sanguine de ce système de mondes. Le Cercle éthérique autour de la Terre est comme les poumons au travers desquels les Courants d'Energie se déversent constamment pour purifier les corps de la Terre. Le Soleil est également la tête ou le Père de ce Système; c'est lui qui engendre constamment cette Puissante Energie, grâce à la Puissante intelligence qui est centrée en Lui par des Etres Ascensionnés Glorieux qui ont pour fonction de gouverner cette Activité. Le Soleil n'est pas incandescent, comme le croient certains hommes de science. Il y fait aussi frais et mille fois plus agréable que par la plus délicieuse soirée d'été lorsque soufflent de doux zéphyrs. Ce n'est que lorsque les Courants d'Energie du Soleil entrent dans le Cercle éthérique de la Terre qu'ils s'échauffent. Le Soleil est le Pôle électronique et la Terre le Pôle Magnétique. C'est au travers du Cercle ou Ceinture éthérique que les Courants sont diversifiés.
« Le mental Christique est incorporé dans de Grands Etres Solaires comme il en est sur la Terre. Retenez bien ceci : Dieu envoie Ses Rayons, S'individualisant Lui-même afin de gouverner, de régler et de diriger Son Activité par des Etres Autoconscients. Voilà pourquoi nous, comme Enfants de Dieu, possédons la Liberté du choix - la Liberté de vouloir (libre- arbitre). En reconnaissant et en acceptant ce Pouvoir de Dieu, cet Amour et cette Intelligence sacrés en nous, nous devenons capables d'exprimer en action consciente toujours de plus en plus du plein Pouvoir de Dieu. Ce ne sont que les étudiants les plus avancés qui réalisent qu'il y a des Etres Puissants qui transcendent le « Seigneur de la Terre » comme le « Seigneur de la Terre » transcende un simple mortel. Que chacun de vous retire sa conscience du corps et la place complètement sur le Soleil. Fermez partiellement les yeux et attendez ». Nous restâmes tranquilles pendant environ vingt minutes, et alors, en groupe, nous partîmes avec Leto nous montrant le chemin. Elle devînt étincelante et radieuse. Toujours de plus en plus profondément, nous pénétrâmes dans l'intense Lumière de ce grand Foyer Cosmique de Lumière, et nous nous aperçûmes que nous approchions du Globe lui-même. La Radiation qu'Il émettait nous procura simultanément une grande Exaltation et une sensation chaleureuse de Paix et de Pouvoir. Plus Leto s'approchait, plus Sa Radiation devenait lumineuse. Nous approchâmes alors d'une magnifique Cité appelée « Cité Solaire ». Elle était occupée par de merveilleux Etres Parfaits, semblables à nous, excepté que leurs corps étaient légèrement plus grands que ceux de notre humanité. Mais leur Radiation et leur Beauté étaient trop transcendants pour être décrits. Ensuite, nous nous sentîmes régresser - la Glorieuse Cité commença à s'estomper, l'indescriptible Lumière perdît de Son intensité, et alors, nous entendîmes la Voix de Leto nous disant de revenir vers Elle. Avec un choc soudain, nous reprîmes conscience de nos corps physiques.
« Un grand succès, dit-Elle en souriant, J'ai accompli cela afin que vous puissiez vous donner mutuellement témoignage de ce que vous avez vu, car cela donne une immense force. L'idée humaine se représentant le Soleil comme un Foyer incandescent est absurde et enfantine. La Vérité est que les formidables Rayons d'Énergie que le Soleil dirige vers son Système de Planètes ne sont pas du tout des rayons de chaleur, mais des Rayons d'Énergie électronique, qui ne dégagent de chaleur qu'au contact et en pénétrant dans l'atmosphère de la Terre. Cette atmosphère entourant la Terre est un champ de force, produit par les Rayons de force magnétique émis par le Centre de la Planète, et, lorsque les Rayons d'Énergie Électronique du Soleil touchent ceux-ci, nous avons le phénomène appelé Chaleur et Lumière du Soleil ».
Nous profitâmes du crépuscule sur le pont jusque dix-neuf heures trente et nous nous rendîmes ensuite vers l'appartement de Leto. Nous prîmes place dans cinq fauteuils inclinés qu'elle avait préparés pour nous et dans lesquels nos corps étaient parfaitement détendus et à l'aise, et Leto commença Son Instruction . « Concentrez votre attention sur le Cœur pendant quelques moments, puis élevez-la vers le sommet de la tête. Tenez-la à cette place invariablement et pensez la chose suivante : « Puissante Présence I AM que je Suis, prends ce corps sous Ton complet Commandement, veille que je le quitte et y revienne consciem- ment et à volonté. Jamais plus, il ne pourra me lier ou limiter ma Liberté ». Avant que trois minutes ne fussent écoulées, nous nous trouvions devant nos corps, consciemment libres dans des corps de Substance plus subtils que celle du corps physique. Dans ces corps, nous étions nettement et clairement plus alertes et plus libres que nous ne le fûmes jamais dans les corps physiques.
« Venez avec moi » dit Leto, et instantanément, nous quittâmes la cabine, traversâmes des eaux placides et fûmes directement dans sa maison à Paris. Nous vîmes et saluâmes Son Maître. Puis, nous continuâmes notre voyage jusque dans la Maison de la Fraternité en Arabie, que nous avons visitée par la suite. Lorsque nous fûmes revenus près de nos corps, Elle parla de nouveau. « Attendez, nous allons faire cela consciemment ». Elle se dirigea vers chaque corps étendu dans la chaise, lui toucha le front et, immédiatement, le corps se leva, mais paraissant endormi. Alors, Elle nous donna les directives nécessaires que je ne puis répéter ici, et nous fûmes de nouveau conscients dans nos corps. Toute l'expérience était complètement différente de ce que nous avions déjà vécu, et nous avions une certaine confiance indescriptible de pouvoir recommencer la chose. Nous essayâmes de La remercier, mais par un geste de la main, elle imposa le silence. « L'Amour sert parce qu'il est dans la nature de l'Amour de donner et Il ne s'occupe pas, ni n'attend une reconnaissance de Ses Dons. Néanmoins, votre Gratitude est belle et J'en suis consciente. Tâcher simplement de devenir cet Amour qui ne désire pas posséder, car, alors l'Amour est réellement divin ».
Les jours suivants nous apportèrent beaucoup de joie, de beauté, de repos et de paix lorsque nous contemplions les eaux ensoleillées le jour et argentées par la lune la nuit - et tout notre être respirait la Louange et la Gratitude pour le simple bonheur de vivre.
Le bateau accosta à Cherbourg, et, à la suite de Leto, nous prîmes les autos qui attendaient et fûmes conduits à Paris, Pearl et Nada dans la voiture de Leto, Bob, Rex et moi dans une autre. A notre arrivée à la maison de Paris, Son Maître nous salua avec Sa gracieuse courtoisie en disant : « C'est une grande Joie pour Nous de mettre cette Maison à votre disposition aussi longtemps que cela vous plaira; Nous désirons que vous vous sentiez complètement libres d'aller et de venir à votre gré comme dans votre propre maison en Amérique ».
Les jours suivants furent passés en compagnie des Maîtres bénis, apprenant des choses merveilleuses et gagnant un certain aperçu sur l'Oeuvre extraordinaire de la Grande Fraternité Blanche. L'envergure de ce travail intérieur est de nature à faire vaciller l'intellect de celui qui n'est pas accoutumé à ce genre de connaissance.
Nous fûmes soumis à un entraînement défini, et, après l'Instruction du jour, Leto nous fit visiter les monuments et lieux intéressants, l'après-midi. Pas un instant ne fut gaspillé, car Elle nous dit que nous partirions pour l'Arabie probablement dans le courant de la semaine.
Au cours de la Visite du Louvre, Elle nous fit remarquer un tableau fait par un jeune artiste et appelé « Union de deux âmes ». Cela devait représenter l'Union des Rayons- Jumeaux. C'était une très belle oeuvre d'art d'une merveilleuse conception.
Elle nous dit : « Nous cherchons toujours l'opportunité d'éveiller chez cet artiste la Sagesse Intérieure. Au milieu de son travail, il a fermé la porte à l'inspiration du début et Mon Maître, voyant que c'était nécessaire, Lui donna l'Assistance voulue pour rétablir le contact avec sa divine inspiration, lui permettant ainsi d'achever le tableau. Cela fut naturellement fait à l'insu de l'artiste, mais le résultat fut la merveilleuse peinture que vous voyez. Souvent un artiste, un musicien, un écrivain, un inventeur et d'autres personnes ayant la possibilité de faire oeuvre créatrice, reçoivent à leur insu, une pareille Assistance des Maîtres Ascensionnés. Ce genre d'activité constitue un de nos moyens de Service impersonnel ».
Il nous fut donné d'assister à une réunion de la Grande Fraternité Blanche. Des Membres venant de tous les points du Globe étaient présents. Parmi eux, se trouvait l'ami de Gaylord, que j'avais rencontré lorsque Gaylord avait été enlevé. Ce fut une source de joie intarissable d'apprendre quelle Oeuvre importante était accomplie, à l'insu du monde extérieur, par la Grande Fraternité Blanche. Bien des personnes qui ont le désir de mener une vie constructive appartiennent à cette Fraternité sur les Plans intérieurs, très longtemps avant d'en devenir conscients de manière sensible.
Le jour de notre départ arriva, et ce fut encore Leto qui dût nous conduire en Orient. Nous prîmes congé de Son Maître béni, et gagnâmes Marseille en auto. Nous nous rendîmes directement aux bureaux des Messageries Maritimes. A notre entrée, un Monsieur distingué, en costume arabe, s'avança et s'inclina devant Leto : « Votre Grandeur, les réservations sont faites sur le « Mariette Pache ». Cette enveloppe contient les passages. Vos appartements sont aux places habituelles. Puis-je encore être utile en quoi que ce soit ? » dit-il en se touchant le cœur et le front. Leto répondant à cette salutation lui fît un signe que nous reconnûmes comme venant de la Fraternité Blanche. Il en était donc aussi un des Membres. Nous retournâmes aux voitures et fûmes conduits vers une hôtellerie privée et ancienne - un lieu bizarre, mais très propre et confortable. Leto demanda aux chauffeurs de venir nous prendre le lendemain matin à neuf heures.
Je reconnais que j'étais très curieux de savoir pourquoi on s'était adressé à Elle comme « Votre Grandeur ».
A neuf heures, nous fûmes rapidement conduits au quai. Leto renvoya les chauffeurs à Paris. A l'embarquement, on témoigna une grande déférence à notre Groupe et notre ins- tallation était vraiment seigneuriale.
Le voyage sur les eaux d'un bleu profond de la Méditerranée fut un enchantement, et nous débarquâmes à Alexandrie. Leto nous conduisît de nouveau vers des autos, et, après une vingtaine de minutes, nous pénétrâmes dans une propriété entourée de murs, et nous nous arrêtâmes devant une belle demeure de style mauresque. Un jeune homme en habits arabes nous accueillît et nous conduisît dans une salle circulaire. Une grande belle dame, paraissant une vingtaine d'années, mais dont les yeux reflétaient une profonde sagesse, s'avança en nous saluant gracieusement, Leto nous la présenta sous le nom d'Electra.
« Bien-aimés Sœurs et Frères, dit-Elle, Je vous attendais - soyez les bienvenus. Je vous en prie, acceptez l'hospitalité que Je vous offre humblement, maintenant et chaque fois que vous viendrez à Alexandrie. C'est un honneur pour Moi de mettre cette maison à votre disposition. Votre Bien-aimé Maître était ici hier et, vous demande de séjourner deux jours en ces lieux. Ensuite, un bateau vous conduira à un point déterminé de la côte arabe, d'où des autos vous conduiront à destination ». Elle toucha alors un jeu de clochettes exquises, le jeune homme revînt et nous montra nos appartements.
Pendant la conversation du dîner, nous apprîmes différentes choses concernant la famille d'Electra. Son père était anglais et sa mère française. Elle nous dît qu'ils étaient trépassés depuis cent vingt cinq ans. « Vous voyez continua-t-Elle, Je ne suis pas aussi avancée que votre admirable accompagnatrice, mais j'ai acquis suffisamment de souveraineté pour éliminer le temps et l'espace ». « Electra, dit Leto est très avancée et accomplit un très beau Service, comme vous le verrez par la suite. Pendant votre séjour en Arabie, vous visiterez tout ce qui est intéressant, et nous profiterons des deux journées qui nous restent pour nous divertir ».
La visite de la ville fut intéressante. Pendant un arrêt chez un bijoutier pour admirer les joyaux et le travail admirable des montures, le vieux propriétaire s'inclina profondément, et, touchant le cœur et le front en signe de salutation, demanda à Rex et à Bob de pouvoir examiner leurs bagues. Il fut silencieux pendant un moment puis, les regardant fixement, il remarqua : « Mes Frères, vous m'avez fait un grand honneur, je n'ai jamais vu qu'une fois de pareils joyaux. C'est de la « Lumière condensée », ce sont des « Gemmes vivantes », vous êtes bénis, sans conteste ».
Après l'avoir remercié et au moment où nous nous éloignions, il appela la Bénédiction du Dieu Très Haut sur nous.
Pendant la soirée du surlendemain, nous étions en train d'écouter Electra nous narrer ses expériences, lorsqu'une enveloppe scellée tomba de l'atmosphère directement aux pieds de Rex. Il l'ouvrit anxieusement et trouva un message de notre Bien-aimé Saint Germain. La lettre disait « Dans la matinée, un yacht appartenant à un des Frères vous conduira à un certain port d'où vous gagnerez en auto votre destination en Arabie. Votre Mère et votre Père vous envoient leur Amour et des Bénédictions à tous ».
Le lendemain, Electra nous accompagna jusqu'au yacht, un bateau gracieux, beau et racé comme un lévrier. « Je vous attendrai à votre retour, avant votre départ pour l'Indes, » dit Electra en nous disant au revoir. Sur le yacht, une nouvelle surprise nous attendait, car son propriétaire n'était autre que l'ami de Gaylord, le Frère qui m'attendait à mon arrivée à Cherbourg pendant que Gaylord était captif.
Notre voyage était très bien préparé, avec tout le confort et les facilités à chaque étape. Il est difficile de se représenter la joie de ces activités tant que l'on n'en a pas fait l'expérience.
Dès que nous fûmes en pleine mer, notre Hôte s'occupa de nous sans partage.
« Je viens juste de recevoir une lettre de Gaylord, dit-Il, il est toujours en Amérique du Sud. Il y achève un certain travail et se rappelle à votre bon souvenir. Il espère vous revoir avant longtemps et, entre temps, son Amour vous enveloppe ».
Nous remerciâmes notre Hôte pour le message de notre ami dont le bien-être nous intéressait profondément.
Notre passage dans le canal de Suez fut délicieux, et nous nous attendions à quelque chose d'extraordinaire en approchant de la Mer Rouge à cause de toutes les histoires de la divine Tradition qui s'y référent. Nous nous attendions à voir les eaux se retirer, et les scènes du passé se montrer dans l'éther.
A la mention des miracles de cette époque, notre Hôte nous donna une Instruction. « Les miracles, dit-Il, ne sont que le résultat d'une Puissante, Omniprésente Loi Cosmique, mise en Action - consciemment - par celui qui accepte sa divine Autorité et connaît son emploi. Les Lois gouvernant n'importe quelle espèce de manifestation que le mental humain considère comme surnaturelle sont aussi naturelles et infaillibles que le mouvement de la Planète. Toute activité de l'électron jusqu'aux plus grands Soleils dans l'espace, tout est sous contrôle et une opération exacte de la Loi, mise en opération par une Intelligence individualisée autoconsciente. Lorsqu'un être comprend et applique la grande Loi qui gouverne la manifestation formelle, il peut produire des résultats exacts. Donc, en vérité, il n'y a pas de miracles.
« Le miracle n'est que l'effet déterminé par l'application de la Loi sous le contrôle d'un être qui veut atteindre des résultats spéciaux. Tous peuvent apprendre à faire cela s'ils le désirent avec assez de force et s'ils veulent discipliner l'activité extérieure du mental et des sentiments ».
Arrivés au port, nous fûmes conduits au but de notre voyage, en auto. Notre Hôte nous accompagna jusqu'au Centre arabe, et il avait donné des instructions au personnel du yacht d'attendre notre retour.
Nous avions déjà dîner sur le yacht, car nous étions arrivés tard dans l'après-midi.
Leto nous expliqua que nous voyagerions la nuit afin de passer inaperçus dans cette partie du pays. Le voyage nous fît traverser plusieurs endroits étranges, et nous atteignîmes notre destination juste avant l'aurore. Nous nous arrêtâmes devant une petite hutte, située au pied d'une colline, que Gaylord nous avait décrite; nous ne savons pas comment il nous fut possible de l'atteindre en auto plutôt qu'avec des chameaux, et ce n'était pas notre affaire de nous informer. Nous savions que nous étions les invités d'une « Puissante Présence », et notre devoir était de garder le silence jusqu'au moment où des explications nous seraient données. La curiosité de la part d'un étudiant est inexcusable pendant l'entraînement spirituel, et doit être complètement éliminé de la conscience, avant que certaines compré- hension, pouvoirs et expériences puissent lui être donnés sur la voie de la Maîtrise. Si la curiosité n'est pas complètement consumée dans la personnalité, elle est une porte grande ouverte par laquelle la force sinistre peut agir à tout moment, et interrompre le progrès d'un étudiant. Lorsque c'était nécessaire, tout ce que nous avions à savoir nous était toujours ex- pliqué sans que nous ayons à le demander.
Immédiatement à notre arrivée, un homme de grande stature, enveloppé d'une cape indigo, nous souhaita la bienvenue. Il salua chacun en particulier, très cordialement, et nous demanda de regagner nos autos. Alors, si un cataclysme s'était produit, nous n'aurions pas été plus surpris, car, juste devant nous, le sol s'ouvrît, découvrant une entrée comme une mâchoire métallique suffisamment grande pour donner passage aux autos. Cela conduisait à une route pavée en plan incliné. La mâchoire était actionnée par une machinerie puissante, et, lorsqu'elle se ferma derrière nous, quelques instants plus tard, selon toute apparence, le sol était simplement le désert d'Arabie.
Pendant que les autos roulaient sur la route en pente les murs devinrent lumineux. C'était cette douce Lumière Blanche que nous connaissions déjà et que les Maîtres Ascensionnés emploient toujours pour illuminer les tunnels, grottes et tous les passages souterrains.
Nous avançâmes lentement pendant une vingtaine de minutes, et débouchâmes dans une salle circulaire d'environ soixante-six mètres de diamètre. C'était une espèce de garage complètement équipé et desservi par des mécaniciens très experts.
Le Frère à la Cape Indigo nous conduisît vers ce qui semblait être un ascenseur. Nous descendîmes environ cent vingt-six mètres, et pénétrâmes alors dans une énorme salle avec des colonnes d'une centaine de mètres de haut. Ces colonnes étaient surchargées de hiéroglyphes marquetés de belles couleurs. Nous découvrîmes par la suite que c'était l'ancien foyer d'un palais gouvernemental. Notre Guide nous fît traverser cette salle et, par une grande porte cintrée s'ouvrant à son commandement, Il nous fît pénétrer dans une autre salle magnifiquement décorée. Le plafond, voûté et soutenu par une unique colonne centrale, était abondamment décoré. Les dimensions de cette salle devaient être approximativement de soixante-six mètres dans chaque direction. Ici, le Frère à la Cape Indigo rompît le silence et dit : « C'est une de nos principales salles de Conseil que nous employons souvent comme salle de banquet. Bien-aimés Sœurs et Frères, vous, qui n'êtes pas encore formellement admis dans notre Ordre, êtes les premiers étudiants admis dans ce très ancien Centre, bien
que vous ne soyez pas encore acceptés dans les Activités extérieures de cette Branche de la Fraternité Blanche. Mais vos lettres de crédit sont largement suffisantes, je vous assure ! » À ces mots, Il retira le capuchon de Sa Cape, et notre Bien-aimé Maître Saint Germain se trouva devant nous. Nous étions enchantés, et nous nous sentîmes immédiatement à la maison.
« Vous serez conduits vers vos quartiers, et après vous être rafraîchis et avoir mis vos Robes sans couture, venez Me rejoindre ici »
Un jeune homme et une jeune fille vinrent nous montrer le chemin vers nos chambres. Plus tard, lorsque nous revînmes dans la Salle du Conseil, un certain nombre de Frères étaient déjà présents et conversaient avec Saint Germain. « Dans sept jours, expliqua-t-Il, un Conseil de la Grande Fraternité Blanche se tiendra dans ce Centre. Les Membres les plus élevés seront présents, car ce genre de Conseil n'est convoqué que tous les sept ans. A cette occasion, vous serez créés Membres du Corps extérieur aussi bien que du Corps intérieur. Veuillez vous asseoir car Je veux vous donner quelques détails concernant la Cité dans laquelle vous vous trouvez ».
Il nous gratifia alors d'un de Ses merveilleux Discours, et Il nous combla d'émerveillement pour tout ce qu'il y a de choses extraordinaires sur cette Planète, sans parler du reste de l'Univers.
« Il fut un temps, dit-Il, où cette ville était à la surface de la Terre. Certains Maîtres Ascensionnés, sachant qu'un cataclysme était proche, en scellèrent une partie afin de la préserver pour un emploi futur. Au cours de la catastrophe, la ville fut profondément ensevelie sous le niveau original et le pays environnant, transformé en désert, recouvrît l'emplacement ancien de ses sables. Les toits des monuments les plus hauts se trouvent actuellement à trente-quatre ou trente-cinq mètres sous le sol. Des cheminées d'aération ont été tenues ouvertes et assurent une parfaite ventilation. C'est dans cette Cité souterraine que les inventions les plus perfectionnées que le monde connaisse en matière de chimie ont été mises au point. Nous avons toujours trouvé dans le monde extérieur un homme ou une femme qui ont été dignes de recevoir l'inspiration nécessaire pour la manifestation de cette Bénédiction. Dès que les Maîtres Ascensionnés l'estimeront sage, bien des inventions, qui sont déjà au point ici, pourront être données pour l'usage dans le monde extérieur. Un nouveau cataclysme se produira, enlevant de la Terre tous ces humains qui, dans leur ignorance et leur présomption, osent dire : « Il n'y a pas de Dieu ». Ceux qui sont à ce point liés dans leur obscurité auto créée, qu'ils détruisent sur la Terre tous les symboles du Bien, du Vrai, de ce qui élève et illumine, doivent, à cause de la noirceur de leur propre mental, être empêchés de créer encore davantage de discorde et d'influencer autrui par leurs concepts erronés de la Vie. Celui qui dénie l'Existence de Dieu, la Source de toute Vie et de toute Lumière, ne peut exister qu'aussi longtemps que l'énergie déjà reçue peut le maintenir. Au moment où un individu, un groupe ou une nation renient la Source de la Vie, à cet instant le flot de l'Energie vitale est coupé, et ils ne peuvent plus fonctionner que jusqu'à l'épuisement de la force accumulée. L'effondrement et l'auto annihilation de ces êtres sont inévitables. Le reniement de la Vie et de la Lumière coupe le flot de l'Energie qui soutient tout, tandis que l'acceptation de la Vie et de la Lumière nourrit ce flot et l'intensifie au travers du corps et de l'âme de celui qui donne cette reconnaissance et acceptation.
« La grande Loi gouvernant les formes, ou la Loi de cause à effet, ne tolère l'iniquité de l'homme envers l'homme que jusqu'à un certain degré. Lorsque cette iniquité est dirigée vers la Divinité, la Source de Vie, la rétribution vient rapidement et certainement. Il y a un processus équilibrant et purificateur automatique inhérent à toute Vie, et lorsqu'une quelconque activité extérieure s'oppose à la Loi Cosmique de Mouvement ascensionnel et de Perfection éternellement croissante, qui de l'intérieur agit vers l'extérieur, alors sonne l'heure où toute opposition est balayée et annihilée par l'Impulsion du Mouvement d'expansion inhérent à la Vie Elle-même. Lorsque les dirigeants d'une Nation se détournent de Dieu, détruisant tout ce qui appelle l'attention vers la Lumière du Christ, alors la fin de ce gouvernement et de ce groupe est très proche, parce qu'une certaine Activité Cosmique se déclenche sur la Planète qui les balaye de l'existence.
« Le mental humain a acquis plusieurs étrangetés dans sa façon de penser, et l'une des plus désastreuses est l'activité de la conscience humaine qui refuse ou oublie d'Aimer et de remercier la Vie, la Puissante Présence I AM, pour les Bénédictions dont la Vie inonde constamment l'humanité et la Terre. L'homme moyen passe vie après vie sans jamais donner le moindre Amour ou la moindre Gratitude à sa propre Puissante Présence I AM pour l'Energie qui circule sans arrêt au travers de son corps et de son âme, pour la Substance qu'il emploie dans son corps et son monde, ou pour les centaines de bonnes choses dont il est environné, qu'il emploie, dont il jouit, et pour lesquelles il ne donne aucune compensation. Bien des gens ont une rancune personnelle envers la Vie, La rendant responsable de leurs souffrances et de leurs faillites, alors qu'un peu d'Amour et de Gratitude envers la Puissante Présence I AM dans chaque cœur humain pourrait transmuter toute discorde en Paix et Amour, permettant ainsi à la Perfection de la Vie de se manifester dans l'activité extérieure de l'individu. Les humains ont tout le temps pour aimer des chiens, des chats, la nourriture, les habillements, l'argent, les diamants, les gens et mille et une autre choses, mais ce n'est que très rarement qu'on prend quelques minutes dans toute une vie pour aimer sa propre Divinité ; cependant, à chaque seconde on utilise Sa Vie et Son Energie pour jouir de toutes ces choses. Même ceux qui pensent qu'ils aiment Dieu donnent rarement quelque reconnaissance à la Puissante Présence I AM en eux, et Lui expriment la moindre Gratitude pour tout le Bien qui leur arrive dans la Vie.
« Il n'est pas question de ne pas aimer les bonnes choses de l'activité extérieure, mais il faut tout de même aimer d'abord et davantage la Divinité Intérieure que les choses extérieures ou le moi. C'est par la Conscience et, la Vie de la Divinité Intérieure que nous existons.
« Il n'y a pas de Bonheur possible sans répandre de l'Amour. Lorsque les gens aiment quelqu'un ou quelque chose, ils sont heureux. Même un pauvre homme est heureux en aimant ses hardes, car il répand un sentiment d'Amour sur ce qu'il essaye de garder. Ce qu'il essaye réellement de garder, c'est du bonheur, mais il ne comprend pas que le Bonheur n'est pas dans les choses, mais dans le sentiment d'Amour qui s'épanche de lui. Dans cet épanchement, il permet à la Vie de se répandre sans interruption et harmonieusement.
« De toute façon, ayant reçu tout bien de la Puissante Présence I AM qui construit notre corps physique, la première et la plus grande expression de notre Amour revient toujours d'abord à notre propre Flamme divine individualisée, qui nous permet de reconnaître notre propre existence et la Source de toute Vie lorsque nous disons : « I AM - JE SUIS ».
« Dans ces mots, il y a « Tout » de la Divinité, et rien dans l'expérience humaine n'est vraiment important excepté le « Tout Divin ». Lorsque l'être individualisé accepte, reconnaît et fait l’expérience du « Tout divin », il est heureux : il possède tout bien et il vit dans la maison du Père. Est-il possible qu'il y ait quelque chose de plus important ou de plus grand que le « Tout divin » ? Ce n'est que par la compréhension et le sentiment de cela que l'humanité peut briser les chaînes des limitations autocréées.
« Maintenant, vous devez vous reposer et, après, j'aurai le privilège de vous guider dans cette Cité souterraine où vous verrez les Frères à l'Oeuvre. Je ne vous demande qu'une chose : aucun détail de cette Oeuvre ne sera dévoilé sans l'autorisation du Maître Supérieur responsable ».
Il nous souhaita la bonne nuit et nous regagnâmes nos quartiers. Ceux-ci rappelaient l'architecture grecque et romaine, mais étaient beaucoup plus anciens. Ma chambre contenait un bain romain encastré, la plus belle chose de ce genre que je vis jamais. Partout, l'atmosphère était chargé d'arômes de fleurs, généralement celui de la rose.
Dans la matinée, une douce musique, joué sur des instruments du type le plus inattendu, nous réveilla. L'effet sur le corps peut difficilement être décrit : cela donnait une impression d'aise et de liberté comme si une pression était retirée. La sensation alla en augmentant, et, tandis que nous étions bien conscients qu'un certain changement s'opérait en nous, nous ne réalisions tout de même pas à quel point nos véhicules intérieurs étaient mis en accord. En comparant nos observations, nous constatâmes que tous avaient été affectés de la même manière.
A notre entrée dans la Salle du Conseil, Saint Germain et l'Ami de Gaylord nous saluèrent. Saint Germain nous pria de nous asseoir et le déjeuner fut immédiatement servi. Ce furent d'abord des fruits délicieux qui apparurent, suivis par ce qu'Il appelait des « céréales solaires » nappées d'une substance comme du miel et de la crème fouettée. D'autres plats suivirent, et nous terminâmes le repas par une boisson fumante qui remplaçait le café, mais qui ne ressemblait à rien de connu.
Malgré toutes nos nombreuses expériences, cela me semblait toujours merveilleux de voir apparaître les choses sur Commandement Conscient de ces Maîtres Ascensionnés bénis. Tout venait directement de la Substance Universelle dès qu'Ils le désiraient, la nourriture, les vêtements, l'or, absolument tout ce dont Ils avaient besoin. Ils sont tout ce que le mot « Maître » implique. C'est l'unique description qui leur rend justice. Ils sont Glorieux et Majestueux toujours ! Au moment de quitter la table, j'entendis l'Ami de Gaylord s'adressant à Leto en disant : « Votre Grandeur », et je me demandai, de nouveau, pourquoi ce titre était employé dans un Centre. Elle se tourna gracieusement vers moi et me donna l'explication . « Mon Frère que vous avez rencontré a hérité du titre de « Prince Rexford » et Moi de celui de « Princesse Louise ». Le Mien est resté attaché à moi au travers des âges sans raison particulière. Voilà pourquoi on s'adresse souvent à Moi comme « Votre Grandeur ». « Pardonnez ma curiosité » répondis-je, en réalisant avec quelle acuité ces Maîtres Ascensionnés étaient conscients de chacune de mes pensées et de tous mes sentiments.
« Venez, dit Saint Germain, nous irons d'abord à la salle de télévision ». Nous le suivîmes dans une grande salle circulaire. Au centre, se trouvait un énorme réflecteur entouré d'une foule inextricable d'appareils électriques. Sur un des côtés, se trouvait un grand cadran d'appel.
« Cette salle est isolée d'une façon spéciale qui nous permet de faire des observations d'une très grande précision. Au moyen de cet instrument, en centrant le cadran sur un point quelconque de la surface de la Terre, nous pouvons voir immédiatement n'importe quel endroit ou activité à n'importe quelle distance. Faites attention, Je vais brancher sur New York ». Il tourna le cadran et nous vîmes, aussi clairement que si nous avions été à Manhatan, la station du Grand Central, la 5e Avenue et la Statue de la Liberté. Ensuite, tournant le cadran sur Londres, nous vîmes Trafalgar Square, le Parlement, le British Museum, la Banque d'Angleterre et la Tamise. Il tourna, et Melbourne et Yokohama apparurent. Nous pouvions observer tout aussi clairement que si nous y étions physiquement présents. « Ce merveilleux instrument a été employé dans ce Centre depuis plus d'un siècle. Venez maintenant dans la salle voisine. C'est la chambre de la radio. Remarquez le silence qui y règne. Les murs, le parquet et le plafond sont recouverts avec une substance précipitée qui les rend absolument isolés de tout son et de toute vibration ».
Il se dirigea vers un instrument qui se trouvait au centre de la pièce et l'accorda sur New York. Immédiatement, nous entendîmes le bruit du trafic et, en écoutant plus attentivement, il fut possible de saisir la conversation des personnes circulant dans la rue. Toute distance était supprimée.
« Cet instrument, dit Saint Germain, sera bientôt employé partout. Allons maintenant au laboratoire de chimie où les Frères travaillent à de nombreuses inventions étonnantes. Des moyens pour neutraliser des gaz destructifs, et des produits chimiques et autres moyens que les forces sinistres et leurs suppôts infortunés essayent d'employer contre l'humanité, sont mis au point ici. Les Frères de ce Centre travaillent spécialement à ces recherches.
« Chaque fois qu'un humain égaré découvre quelque moyen de destruction extraordinaire, il perd son corps physique quand ses recherches diaboliques atteignent un certain point, car la qualité destructive qu'il veut employer contre le corps des humains réagit sur le sien ».
Nous visitâmes ensuite la Salle des Rayons Cosmiques.
« Cette chambre, dit Saint Germain, est tapissée avec de l'or pur métallique. Les Frères qui travaillent ici, ayant un certain degré de réalisation, sont instruits des différences existant entre les Rayons, et Ils les dirigent pour accomplir un Bien immense. Les Grands Maîtres Ascensionnés recherchent constamment dans le monde des Etudiants assez avancés pour être initiés à ce Service.
Bob, comprenant ce genre de Service, devînt soudainement très enthousiaste. « C'est de cette manière que j'aimerais servir », s'exclama-t-il. « Eh bien, nous verrons, dit Saint Germain en souriant d'un air entendu. Parmi ceux qui travaillent ici, il y a sept Frères et trois Sœurs qui sont sur le point de terminer leur entraînement dans l'emploi de ces Rayons. Pendant le prochain Conseil, leur champ d'activité leur sera indiqué. Il leur a fallu s'entraîner pendant plusieurs incorporations. Nous allons maintenant visiter la Salle des Arts où vingt Frères et dix Sœurs sont initiés à un nouveau genre d'art qu'ils iront créer dans le monde extérieur. Ils étudient la formule secrète des couleurs indestructibles ; d'ici à une vingtaine d'années, cette forme d'art sera répandue dans l'humanité, et elle apportera une grande élévation. D'ici nous allons pénétrer dans la Salle de Musique. C'est un endroit très beau, et la perfection des instruments est vraiment remarquable. Voici un nouveau métal pour les instruments d'orchestre » dit-Il. Il nous montra ainsi plusieurs alliages donnant un son incroyablement délicat. Il y avait trois matériaux nouveaux pour des violons. L'un ressemblait à de la nacre, l'autre à de l'argent givré et le troisième à de l'Or romain. Les instruments musicaux du Nouvel Age en seront confectionnés.
Un des Frère joua de ces instruments pour nous, et je crois que jamais oreille humaine n'a été bénie par de plus beaux sons. Tous très différents, mais également beaux il eût été difficile de choisir entre eux. Dans des Salles attenantes, certains Frères écrivaient de belles compositions musicales, et ces harmonies magnifiques sont alors projetées dans la conscience des musiciens qui travaillent dans le monde extérieur.
« Certains de ces Frères, dit Saint Germain, viendront dans l'activité extérieure comme des professeurs, tandis que d'autres serviront du côté invisible de la Vie.
« Nous entrons maintenant dans la Salle d'Etat. Ici, les formes supérieures de l'art de gouverner et d'administrer l'Etat et les Nations sont enseignées. Environ quarante Frères sont préparés, comme vous le voyez, à l'emploi correct de cette Science, et ils apprennent également à la projeter dans le mental de ceux qui occupent déjà des positions officielles – naturellement, lorsque la sincérité du fonctionnaire le permet. Dix de ces Frères remarquables retourneront dans le monde extérieur et se feront désigner à des positions gouvernementales par la voie ordinaire. Cinq parmi eux iront aux Etats-Unis ».
Pendant la visite de ces différentes Salles et l'observation de l'Oeuvre accomplie par les Frères, nous eûmes le sentiment de recevoir la plus étonnante des éducations de toute notre Vie. Ce fut un tel soulagement de savoir qu'en dépit des circonstances de détresse apparente dans lesquelles l'humanité se trouve actuellement, le Pouvoir de la Puissante Présence I AM tente tout ce qui est possible pour apporter Illumination et soulagement à l'humanité ! Nos Cœurs et nos espoirs se dilatèrent à l'idée de tout le Bien qui viendrait aux humains, du moins à ceux qui désirent mener une vie constructive. On nous montra des chambres secrètes d'une richesse inexprimable, des enregistrements si anciens qu'il est difficile de s'en faire une idée. Certains remontaient jusqu'à l'origine de l'humanité terrestre. A notre retour à la Salle du Conseil, nous constatâmes que la visite avait duré huit heures.
Sur tout le parcours dans cette étonnante Cité souterraine régnait la propreté la plus rigoureuse, pas un grain de poussière, ni de saleté, ni le moindre résidu. Tout était en parfait état, immaculé. Comme cela nous surprenait, Saint Germain donna l'explication de la Loi concernant ce phénomène :
« Cette propreté parfaite est maintenue par l'emploi conscient des Grands Rayons Cosmiques, et d'ici un siècle des centaines de ménagères emploieront le Rayon Violet pour tenir leurs demeures privées dans le même parfait état. Puisse l'humanité réaliser rapidement quelle Gloire, quelle Liberté et quelles Bénédictions sont tenues en réserve pour l'emploi immédiat dès que l'attention sera fixée sur des Idéaux de Perfection, sans défaillance et avec ténacité, dès que les êtres auront une confiance totale dans leur Puissante Présence I AM et La reconnaîtront comme l'Unique Pouvoir réel de tout accomplissement permanent ».
Brusquement, nous ressentîmes une Vibration formidable, et, en nous retournant, nous aperçûmes cinq Maîtres Ascensionnés arrivés de l'Inde, car les Messieurs portaient des turbans. Il y avait deux Dames et trois Messieurs. Les présentations faites, nous fumes surpris, car nous avions souvent entendu parler d'un des Maîtres et de l'une des Dames. Le Maître s'adressa à Rex, Bob et moi, et la Dame à Nada et à Pearl, nous invitant gracieusement à être leurs invités pendant tout notre séjour aux Indes. Parlant à l'ami de Gaylord, le Maître dit : « Auriez-vous l'obligeance de venir à nous avec ces amis lorsqu'ils seront prêts ? Nous voulons les accueillir pendant leur séjour aux Indes ». « Je serai très heureux, fut-il répondu, d'accepter votre invitation, et je les conduirai à Bombay sur mon yacht ».
Saint Germain nous pria tous de nous asseoir, et nous pûmes goûter la Joie d'un autre dîner précipité. Il nous parût plus délicieux que jamais.
Nous écoutâmes très attentivement l'exposé du travail projeté et le rapport sur ce qui avait été accompli. Pour la première fois de ma vie, je compris à quel point le monde extérieur est ignorant de cette véritable Activité intérieure, et quelle est la mesquinerie de l'agitation humaine en comparaison avec ces accomplissements des Maîtres Ascensionnés qui expriment Leur complète Liberté de Fils de Dieu.
Il est heureux qu'il y ait infiniment plus de façons merveilleuses de vivre que celle menée par l'actuelle humanité. Le jour où l'on devient capable de faire abstraction de ses propres concepts mentaux, assez longtemps pour voir la différence entre le point de vue de l'intellect humain et celui de l'Intelligence Universelle, on commence réellement à apprendre quelque chose d'important.
Nous avons tous besoin de faire des colorations mentales qui donneront de l'extension à ce mental, et nous feront comprendre que chaque intellect humain n'est qu'une unité parmi un total approximatif de trois billions d'âmes en incorporation sur cette Terre. Notre Terre est l'une des plus petites planètes de notre Système Solaire. Notre Système Solaire n'est qu'un atome dans la Galaxie à laquelle nous appartenons, et il y a des Galaxies de Galaxies ! Si l'étudiant veut réfléchir de temps en temps à cela, il n'acceptera plus les opinions égotistes de ces intellects qui mettent en doute et qui raillent l'existence et les Manifestations
merveilleuses de Perfection que les Maîtres Ascensionnés expriment constamment. Le moi extérieur de chacun ne représente quelque importance dans l'ensemble de la Vie magnifique que s'il est obéissant à la Puissante Présence I AM, Lui permettant d’appliquer Sa Perfection dans l'activité extérieure de l'individualité. Sinon, le moi n'est qu'un handicap dans l'Univers, employant de la Substance et de l'Energie sans produire quoi que ce soit de permanent.
Le temps avait des ailes. Pendant que nous recevions cet entraînement intensif sous la Direction de ces Etres Parfaits, le jour fixé pour le Grand Conseil International fut vite là !
Les Frères et les Sœurs arrivaient de toutes les parties de la terre, et, à l'ouverture du Conseil, plus de deux cents Maîtres étaient présents, la plupart étant les Chefs des différents Conseils Nationaux. Lorsque tous furent prêts, nous inclinâmes la tête en silence, attendant l'arrivée du Grand Maître Président.
Soudain, un Grand Ovale de Lumière étincelante se forma à la place d'honneur de la table. Nous le fixâmes intensément pendant quelques instants, et nous vîmes la forme d'un être humain s'y préciser, devenant graduellement plus claire et plus tangible. C'était l'activité vibratoire qui était abaissée jusqu'au point où le corps fut visible et tangible clairement dans notre octave de conscience.
La face de ce grand Etre était belle, glorieuse et radieuse les yeux étincelaient. Tout l'Etre était lumineux, radiant la Majesté et le Pouvoir de la Puissante Présence I AM. Aux premiers sons de Sa Voix, un choc électrique parcourut mon corps, que je n'oublierai jamais.
« Bien-aimés, asseyez-vous » dit-Il. Puis, Il écouta les rapports succincts de certains Frères. Il leur exprima Son appréciation et, de manière très concise, Il donna des Directives pour la suite du travail. Ensuite, Il s'adressa à nous : « Nous pourrons employer les services de beaucoup plus d'étudiants lorsqu'ils seront sur le point d'être formés pour la compréhension et la manipulation des Grands Rayons de Lumière Cosmique. J'ai le privilège de vous informer que Nous avons dix étudiants qui sont prêts, s'ils désirent prendre ce Service ». Nous étions tous dans une intense expectative lorsqu'Il demanda si ceux dont Il dirait les noms voudraient se lever s'ils étaient présents. Alors, Il nomma : « Nada, Pearl, Leto, Rex, Bob, Electra, Gaylord, L'Ami de Gaylord, Nada et Daniel Rayborn ».
« Bien-aimés Sœurs et Frères d'Amérique, cet évènement Nous apporte une grande Joie et est d'une grande importance pour la Fraternité Blanche. Vous êtes dignes de recevoir des félicitations ainsi que la Fraternité, pour cette possibilité. Prochainement vous irez aux Indes pour un entraînement de dix mois et, ensuite, vous reviendrez ici pour le compléter. Vous serez instruits dans l'emploi de ces puissants Rayons et vous aurez ainsi l'opportunité de rendre un service transcendant. D'ici à quatre jours, vous retournerez à Alexandrie, et là Electra se joindra à vous. Puis, vous vous rendrez à Bombay suivant vos convenances. Votre Hôte Bien-aimé vous conduira à destination. Y a-t-il la moindre objection de quelqu'un choisi pour ce Service ? Si oui, parlez maintenant ».
Tous, nous acceptâmes joyeusement de servir de cette manière, au mieux de nos capacités.
Bien des sujets furent encore traités, tous de grande importance, mais je n'ai pas la permission de les mentionner ici.
La réunion terminée, nous passâmes une bonne heure à faire connaissance avec les Membres présents. Notre Ami des Indes nous présenta au Maître Président, et je n'oublierai jamais le Pouvoir qui me traversa lorsqu'Il me donna la Main. J'eus l'impression d'être soulevé complètement du sol. Un des Frères de l'Amérique du Sud nous transmît les salutations de Gaylord, qu'Il avait vu deux jours avant.
Tout le Conseil était une parfaite Manifestation de décision sûre, de suprême Sagesse et d'Activité illimitée. Bientôt, une belle Musique se fît entendre et tous se tournèrent spontanément vers le Grand Maître Président. Il leva les Mains en signe de Bénédiction à tous, et, au même moment, Il s'éleva dans l'air; l'Ovale de Lumière étincelante L'enveloppa et Il disparût.
De toute Eternité, je n'oublierai cette première visite au Centre de la Fraternité Blanche, en Arabie.
Quatre jours plus tard, nous quittâmes ce havre merveilleux de Paix, de Lumière et de Sagesse, emportant l'Amour et les Bénédictions de tous les Membres, dont le Service envers la Puissante Présence I AM en eux-mêmes et dans toute l'humanité est la plus admirable Activité que l'on puisse connaître dans la Vie.
De nuit, nous regagnâmes la côte où le yacht nous attendait, et, au clair de lune, nous glissâmes sur les eaux de la Mer Rouge.
Le lendemain, au déjeuner sur le pont, nous eûmes l'occasion d'admirer un de ces levers de soleil glorieux dans cette région. Au soir du surlendemain, nous arrivâmes dans la maison d'Electra, à Alexandrie. Elle savait déjà qu'elle était choisie pour apprendre avec nous la manipulation des Grands Rayons Cosmiques de la « Lumière de Dieu qui ne faillit jamais ».
CHAPITRE X
DEUXIÈME PARTIE
Tard dans l'après-midi, nous revenions avec Electra d'une promenade le long des rives de la Méditerranée, lorsque, venant, juste, de passer la porte de sa maison, une lettre cachetée tomba aux pieds de Rex. Il la ramassa, l'ouvrit et lut : « Mes chers Enfants, embarquez-vous demain pour l'Inde. Tout est prêt et nous sommes heureux de vous souhaiter la bienvenue. Saint Germain ».
Notre Hôte du yacht ne nous avait pas accompagnés pendant notre visite à Alexandrie; mais lorsque nous arrivâmes à l'embarcadère, il nous salua joyeusement avec la nouvelle que nous étions assurés d'avoir un voyage calme et plaisant.
Nous passâmes, de nouveau, par la Mer Rouge, nous dépêchant vers l'un des plus grands Centres de Lumière Spirituelle et de Pouvoir de cette Planète.
Leto poursuivit Son Instruction durant toute la traversée, à la demande de Saint Germain. Bob et Rex devaient être parvenus au point de pouvoir quitter consciemment et à volonté le corps physique et y revenir. Vers le cinquième jour, ils étaient devenus très experts, et, comme la plupart des jeunes gens, ils désiraient faire des expériences avec leurs pouvoirs nouvellement acquis. Leto ne permit pas cela. « Il faut, expliqua-t-Elle, un grand sens de l'honneur et d'Intégrité Spirituels concernant l'usage de ces Puissants Pouvoirs de la Présence I AM, car la Grande Loi de l' Etre ne permet pas de s'en servir dans l'extérieur, si ce n'est pour accomplir un bien permanent. Nous devons toujours être conscients que l'emploi de la Vie, de la Substance et du Pouvoir de cet Univers pour la simple satisfaction ou le plaisir des sens, entraîne uniquement de la misère et de la destruction.
« La Puissante Présence I AM travaille, sans arrêt, pour construire, libérer, exprimer et répandre constamment de la Perfection dans toutes Ses Activités créatrices, et maintenir en permanence l'Amour, la Paix et un constant Service à tous.
« Si l'on permet aux sensations du corps et à l'activité extérieure du mental d'avoir libre cours et d'entraver le Plan divin de Vie de l'individu, il ne peut qu'en résulter désastre et faillite. Le véritable Étudiant de la Lumière n'emploie jamais, jamais, ses pouvoirs pour l'amusement et la gratification des sens, ni pour exploiter quelqu'un et faire de l'argent en produisant des phénomènes. La Vie du Maître Ascensionné consiste à donner, donner, donner, d'abord de l'Amour et de l'Adoration à sa propre Puissante Présence I AM, et, ensuite, à répandre l'Amour et la Perfection en les étendant à tous et à toute chose. Envoyer sans limites, continuellement, de l'Amour divin est l'application totale de la Loi. Si seulement les humains pouvaient comprendre cela, ils sauraient que l'individu doit propager cette Flamme d'Amour divin avant que la Perfection qu'il désire ne puisse se répandre dans son monde et donner toutes choses pour son usage.
« L'Amour divin est un sentiment, un véritable Rayon de Lumière qui s'écoule par la Flamme du Cœur. Il peut être exprimé avec tant de pouvoir que ce Rayon de Substance Lumière devient à la fois visible et tangible. C'est le Pouvoir le plus invincible de l'Univers. Bien-aimés, employez-le sans limites, et rien ne sera impossible pour vous ».
Par tempérament et par entraînement, Leto était calme et douce, en même temps qu'un professeur merveilleusement maître de soi. Mais nous fûmes surpris par le Pouvoir qu'Elle dégageait lorsqu'Elle voulait imprimer dans notre conscience une certaine Compréhension de la Loi. Elle n'était pas habituée aux gamineries de Bob et de Rex, et Elle nous fit bien vite comprendre, sans erreur possible, que les gamineries ne jouent aucun rôle dans l'opération de ces grandes Lois Cosmiques.
« La Loi Cosmique agit, continua-t-Elle, partout où la pensée et le sentiment dirigent et qualifient l'Energie, et celle-ci n'a pas plus d'égards pour les personnes, les lieux, les circonstances, les choses, les motifs, l'ignorance ou la connaissance, qu'un courant électrique traversant un moteur ou une dynamo. Si vous mettez le contact, le pouvoir agit suivant la direction qui lui est donnée. Cela est un point que peu d'Etudiants semblent comprendre, ou dont ils ne veulent pas prendre la responsabilité; mais nous ne nous occupons que de la Vérité de la Loi. Notre travail consiste à mettre l'exacte Vérité de la Loi devant les humains. S'ils refusent de comprendre ou d'obéir, alors leurs souffrances augmenteront jusqu'à ce que le côté humain brise la coque d'obstination et d'égoïsme, et permette à la Puissante Présence du I AM de tout contrôler, conformément à la Perfection de la Vie. Par conséquent, ne plaisantez ni en pensée, ni par le sentiment ou la parole, avec des Pouvoirs de la Divinité, car cela attire sans exception des expériences déchirantes dans votre monde. Donc, lorsque vous employez les Pouvoirs de la Puissante Présence I AM, gouvernez votre humeur extérieure avec une volonté inflexible.
« Afin de pouvoir manifester les expressions plus grandes de la Présence I AM, il faut devenir conscient et sentir Cette Présence en soi, et savoir que cette même Energie Vitale qui fait battre le Cœur et constitue la respiration des poumons, coule constamment du Corps Electronique dans le corps physique. Le Corps Electronique est projeté dans l'Espace par le Cœur même qui est le Centre de la Vie Cosmique de l'Univers, que Nous mentionnons comme le Grand Soleil Central. Cette Pure Energie de Vie coulant sans arrêt dans le mental et le corps de l'individu est l'Unique Triple Activité du Suprême en Action partout dans l'Univers. Elle est l'Intelligence, la Substance et l'Energie de l'Unique Lumière Universelle dont toute manifestation provient.
« Elle est toujours soumise à la direction consciente et à l'usage de l'Individu conscient de lui-même et doué du libre arbitre individualisé (volonté libre). Les minéraux, les plantes et les animaux n'ont pas le contrôle de cette activité, car Seule la Flamme de la Divinité est douée de cette Volonté libre pouvant se déterminer elle-même.
« Plus nous donnons notre attention à la Puissante Présence I AM, plus nous prenons conscience des vastes Royaumes de la Sagesse qui se déploient devant nous. Dans la mesure où nous comprenons notre immense responsabilité et les opportunités illimités qui sont
nôtres, nous devons demander à la Puissante Présence I AM dans notre propre cœur, toujours davantage, de nous enseigner toutes choses.
« Si l'on désire de la Sagesse, il faut tourner l'attention vers l'Unique Source de la Sagesse - la Puissante Présence I AM. Ce n'est qu'en reconnaissant le I AM que peut être donnée la première impulsion qui libère la Sagesse pour l'usage extérieur de l'individu. C'est par l'acceptation que la première vague s'écoule pour être employée dans l'activité physique. Sans cela, Elle demeure pour toujours à l'état tranquille dans la Conscience du I AM. Elle ne peut être libérée que par le Commandement de la volonté libre, se dirigeant par elle-même, de la Flamme divine.
« Apprenez à faire Appel à ces Attributs de la Divinité et aux Activités du Cœur même de l'Univers; ensuite, employez-Les avec Amour pour bénir toute Vie. Si vous voulez faire cela, il n'y a pas de hauteur que vous ne puissiez atteindre, et tous les Dons que vous demanderez à la Vie vous seront accordés si vous comprenez quelle est la part de vous- même qui dit : « I AM » mais vous devez avoir la volonté d'employer le tout pour bénir toute Vie, partout, avec Amour.
« Employez, employez, employez la Compréhension de la Présence I AM que vous avez maintenant, et persistez à aimer, à bénir la Vie partout, et vous ouvrirez toutes grandes les portes de la Liberté - le Royaume et les Activités de l'Illimité - le Monde Naturel et la Vie des Maîtres Ascensionnés. Employez la Sagesse que vous avez maintenant, et il en viendra davantage, cela aussi certainement que votre Cœur bat et que votre Esprit pense.
Au dîner, le soir du septième jour de voyage, notre hôte annonça que nous arriverions à Bombay, tard, le soir suivant, mais que nous devions rester à bord jusqu'au lendemain.
Bombay est un des ports les plus beaux du monde. Lorsque notre yacht se rangea au quai, nous fûmes salués par le Maître Indien Chananda, auquel nous fûmes présentés. Nous roulâmes vers la gare et l'on nous conduisit vers une voiture privée, munie de tout le confort jusqu'au moment de notre arrivée. Là, seulement, le programme de notre séjour aux Indes fut donné.
Nous irions d'abord à Calcutta, et y resterions deux jours, où un certain travail nous serait donné.
Le voyage vers Calcutta fut délicieux, et bien qu'il fît très chaud à l'extérieur, nous n'en étions pas incommodés dans le train. Nous traversâmes beaucoup de lieux très beaux, et, peu de temps après le départ de Bombay, Bob avait disparu. Nous nous mîmes à sa recherche, et, en entrant dans son compartiment, nous constatâmes qu'il avait quitté son corps. Leto nous avertit immédiatement.
« Ne touchez pas son corps, dit-Elle, car il est parti avec le Maître Chananda ».
Pendant quelques instants, il fut difficile à Nada de se maîtriser et de rester tranquille, car c'était la première fois que Bob quittait son corps sans préparation préalable. Bientôt, elle se contrôla et s'apaisa. Deux heures plus tard, Bob entra dans le salon d'observation où nous étions tous réunis. Il était aussi serein que possible, mais nous nous informâmes tous immé- diatement concernant ses expériences, et, naturellement, nous voulions savoir où il avait été. Cependant, nous n'arrivâmes pas à lui faire révéler quoi que ce soit ; finalement, il dit . « Chacun de nous doit, jusqu'à la fin du voyage, tenir ses expériences strictement dans sa propre conscience. Après, nous aurons à comparer nos notes ».
Ce même après-midi, Nada et Perle furent absentes pendant deux heures environ. Le lendemain matin, Rex et moi nous quittâmes nos corps.
Pratiquement, nous avions tous à peu près expérimenté la même chose, car nous étions entraînés à faire des observations très précises.
Shri Singh, le Frère qui avait remplacé Chananda, était tout à fait enchanté, mais très silencieux. Mais, lorsqu'il parlait, c'était toujours pour un motif bien déterminé. Le jour de notre arrivée à Calcutta, Chananda réapparut, et, lorsque nous passâmes à table pour le dîner, Il remarqua, avec Son radieux sourire magique
« Je félicite chacun de vous pour la manière intrépide avec laquelle vous êtes capables de quitter vos corps et de partir forts et libres. Cela représente une grande Illumination pour tous, ainsi que votre entrée dans un champ de Service extraordinaire. Leto, Ma Sœur, vous êtes un Instructeur très efficient, et votre Travail avec ces Etudiants est remarquablement bien fait. Ce n'est que dans cette Liberté, mes Amis, que vous êtes autorisés à connaître, sentir et expérimenter le plein usage des Rayons Cosmiques. Vous êtes maintenant au point de recevoir tout le bénéfice de votre entraînement avec Nous ».
Electra et notre Hôte du yacht étaient silencieux, mais observateurs très attentifs de tout ce qui s'était passé, étant, sans doute, entraînés de la même façon. Nous sentions très clairement l'intensité et le pouvoir de l'Instruction, car tout ce que nous faisions avait un objectif et un but bien définis. Nous arrivâmes à Calcutta et roulâmes pendant une demi- heure environ pour nous arrêter finalement devant un beau bâtiment, situé sur une éminence dans ce qui était évidemment le meilleur quartier résidentiel de la ville. Chananda nous conduisit dans l'immeuble, et nous dit qu'il appartenait et était entretenu secrètement par la Grande Fraternité Blanche. L'intérieur était un rêve de Beauté parfaite, typique de beaucoup de merveilles de l'Inde. On y respirait la Sagesse, la Lumière et la Pureté de siècles de Perfection.
Nous allâmes directement vers la Salle des Conseils, au deuxième étage, où la Fraternité était déjà assemblée. Nous remarquâmes que des sièges étaient restés vacants à la tête de la table d'honneur. Chananda nous dirigea vers ces sièges, et se plaça, Lui-même, au haut de la Table. Nous apprîmes, alors, qu'Il était le Chef du Conseil de l'Inde.
Dès que tous furent présents, la réunion s'occupa des questions pratiques, et des Maîtres Ascensionnés furent priés de donner leur Protection à certains anglais des Indes, qui étaient sincères dans leur désir de créer davantage de bien. Des dispositions furent également prises en vue de donner Protection à un groupe de Frères d'ordre plus inférieur, qui étaient sincères dans leur désir de bien faire, et qui rendaient de bons services, mais qui n'employaient pas toujours suffisamment de discrimination dans l'activité extérieure parce que leur zèle excédait leur sagesse.
La réunion terminée, nous fûmes présentés à tous les Membres, et nous passâmes de bons moments dans leur agréable société.
Nous fûmes reconduits en automobile vers notre Wagon privé, et constatâmes qu'il avait été rangé sur une voie située au milieu d'une espèce de jardin fleuri avec une fontaine jaillissant juste devant la fenêtre de la salle à manger. Comme nous faisions remarquer que Chananda s'entendait à nous entourer toujours de beauté, Il nous répondit avec un de Ses sourires qui étaient comme un rayon de Soleil :
« Il est vraiment plus facile d'exprimer la Beauté, car cela est naturel et la véritable expression de la Puissante Présence I AM en chacun. Lorsque quelqu'un accepte vraiment cette Glorieuse Présence et la sent comme étant la Divinité, faisant toutes choses par et pour elle, le reste de son activité doit se conformer à Sa Merveilleuse Beauté et à sa Perfection. La pleine acceptation, par l'individu, de la Puissante Présence I AM, commande et gouverne toujours harmonieusement toute l'expérience extérieure. Ce n'est que lorsqu'on accepte vraiment et complètement cette Glorieuse Présence Divine intérieure, que l'on devient un Envoyé Véritable pour le Service divin.
« Alors, lorsque la Perfection de la Puissante Présence I AM commence à être libérée dans un plus grand degré, au travers de l'activité extérieure, tout le courage et toute l'assurance se manifestent, car le moi extérieur, enfin, voit et sent la Puissante Présence I AM Intérieure et comprend la Totalité de Son Pouvoir, de sa Majesté et de Sa Maîtrise ».
On nous conduisit, le lendemain, vers l'un des anciens Temples où une Oeuvre, complètement ignorée du monde extérieur, est accomplie dans les salles souterraines.
Le soir, au dîner, Chananda nous apprit que nous partirions, tôt le lendemain matin vers Darjeeling, et que nous déjeunerions en route.
Le paysage était splendide et la vue des gigantesques montagnes couvertes de neige était fascinante. Nous ne tardâmes pas à éprouver la sensation d'un changement de vibration, car nous avions gravi plus de deux mille trois cents mètres. Nous atteignîmes le point le plus élevé de notre ascension juste au moment d'un glorieux coucher de soleil dans une atmosphère parfaitement transparente.
Dans le lointain, nous vîmes le Mont Everest et d'autres fameux pics de cette glorieuse chaîne de montagnes. La majestueuse présence de ces hautes montagnes, et le mystère des âges qui les enveloppait, nous firent éprouver plus vivement le désir ardent de pénétrer jusqu'au plus « Profond Cœur de la Grande, Eternelle Sagesse »; de nous sentir une part de Celle-ci ; d'être capables de répandre Ses Bénédictions sur toute l'humanité afin que tous puissent également être heureux.
« Je veux que vous restiez ici toute la nuit, dit Chananda, afin que vous puissiez voir le lever du soleil à ce point particulier, car beaucoup d'années passeront avant que nous puissions revoir cela en coopération avec une certaine Activité Cosmique qui a lieu en ce moment. C'est la première fois depuis soixante-dix ans que ces deux activités se passent simultanément ».
Nous nous levâmes à trois heures et montèrent nos poneys, qui nous montèrent encore plus haut dans la montagne, à un point d'où nous pouvions le mieux voir le lever du soleil. Nous atteignîmes ce point juste au moment où la Lumière grandissait. En quelques secondes, de Grands Rayons de Lumière de toutes les couleurs imaginables se projetèrent dans le Ciel pendant au moins dix minutes. C'était comme si la Lumière Elle-même se réjouissait de la Puissante Présence de la Vie.
Puis, lorsque le Grand Disque d'Or se montra, une vibrante, étincelante Radiation perça notre chair et pénétra jusqu'au centre même de nos corps. Jamais, auparavant, la lumière solaire n'avait produit sur nous une sensation semblable. Son effet vivifiant dura pendant des heures, et, lorsque je me souviens de la Glorieuse sensation et de la Beauté de cette expérience, je la ressens de nouveau.
Après un tel évènement, on sait qu'en dépit des apparences chaotiques extérieures la Puissante Intelligence Maîtresse de L'univers est toujours là, gouvernant les destinées de notre Terre et de son humanité.
« Vous avez ressenti dans vos corps, dit Chananda, une légère Action de ces Puissants Rayons Cosmiques qui ont été dirigés vers la Terre en ce moment par les Grands Maîtres Cosmiques, lesquels, durant ce Cycle, donnent une Assistance Transcendante à l'humanité luttant dans la vie extérieure. Ils déversent sur la race une Radiation d'Amour, de Courage et de Force qui soutient l'individu pendant cette période de changement et illumine suffisamment ses corps subtils pour, permettre à la puissante Présence I AM de libérer davantage de Sa Perfection dans et au travers du moi extérieur.
« Ceux d'entre vous qui sont entraînés dans l'usage de ces Rayons seront capables de concentrer de Grands Courants d'Essence-Lumière, et de Les diriger consciemment pour bénir l'humanité par de Grands Courants de pouvoir de Guérison et des Fleuves harmonisants d'Amour. Peu nombreux sont ceux qui sont prêts à être instruits dans le contrôle et l'usage de ces Puissants Rayons, mais tous ceux pour qui la chose est possible sont préparés maintenant.
« Ces Grands Fleuves de Lumière Condensée et de Pure Substance peuvent être captés, qualifiés et dirigés pour produire des résultats bien définis, aussi facilement qu'un projecteur de Lumière révèle les scènes sur lesquelles il est dirigé.
« Venez, maintenant nous devons aller à la Maison du chef du Conseil de Darjeeling ».
Nous retournâmes vers nos poneys, qui nous ramenèrent à Darjeeling, et nous fûmes conduits en automobile vers une belle demeure construite sur l'une des collines entourant la ville. Le terrain était planté d'arbres majestueux, et la vue s'étendant à nos pieds était l'une des plus belles sur Terre. Nous entrâmes et furent présentés au Chef de cette Branche de la Grande Fraternité Blanche.
C'était un homme grand et beau, aux yeux foncés, perçants, qui semblaient voir au travers de nous; mais lorsqu'ils n'exprimaient pas quelque sentiment intense, ils étaient aussi doux que ceux d'un faon. A notre surprise Il ne portait pas de turban, mais sa douce chevelure brun foncé, légèrement ondulée, descendait jusqu'aux épaules. Il était très gracieux, et nous fit un accueil très aimant. Une Paix Glorieuse enveloppait Sa Personne et Son entourage, inondant tout de Sa Merveilleuse Radiation.
Il s'enquit de notre excursion, et demanda si nous avions joui du lever du soleil dans la montagne ; Il nous invita, le soir, à dîner avec Lui. Il parlait très librement et nous raconta beaucoup de choses merveilleuses concernant l'Inde. Pour nous faire plaisir, Il raconta beaucoup de légendes sur l’Himalaya et, en particulier, une concernant les Saintes Cavernes dans le Cœur de ces montagnes. Tout ce qu'Il disait était fascinant et instructif à l'extrême.
« Vous verrez, dit-Il, certaines de ces Grottes pendant votre séjour aux Indes, car Je sais que vous êtes intéressés par les documents se rapportant à l'histoire de l'humanité; dans une des Grottes, les enregistrements les plus anciens de cette Terre sont encore actuellement conservés. Ces documents ne sont pas mis en usage dans le monde extérieur à présent, à cause du manque de développement et de compréhension spirituels du peuple. La race est tourmentée par une agitation et un sens critique, qui sont une activité très destructive, et ces sentiments parviennent à s'exprimer par des fanatiques de diverses espèces, dont la compréhension de la Vie et de ce magnifique Univers est tellement étroite et infantile qu'ils cherchent à détruire tout ce qui n'est pas conforme à leurs mesquines notions de ce qui a été ou devrait être le Plan Infini de la Création.
« C'est cette ignorance égoïste et faussée dans l'humanité qui a été responsable de toute la disharmonie à travers les âges, et de la destruction de documents qui projetteraient de la Lumière sur beaucoup de problèmes humains. Ce fut cette tendance vicieuse et incontrôlée qui occasionna la destruction de la merveilleuse bibliothèque d'Alexandrie et des remarquables documents de la Civilisation des Incas.
« Cependant, les Maîtres Ascensionnés ont toujours prévu ces impulsions destructives, et malgré les pertes subies, les archives les plus importantes de chaque civilisation ont été préservées. Les choses de moindre importance ont été abandonnées aux impulsions destructives et vicieuses des vandales.
« Un jour, lorsque l'humanité sera prête et que ces documents pourront être donnés sans danger au monde extérieur, dans un centre déterminé, une merveilleuse bibliothèque - non faite de main d'homme - apparaîtra. Là, ces documents seront à la disposition de ceux du monde extérieur qui auront reçu les lettres de crédit en permettant l'accès.
« Lorsque les humains auront acquis suffisamment de Lumière pour cesser d'engendrer cette tendance vicieuse, destructive, qu'ils ont manifestée jusqu'à présent, cela pourra être fait.
« Par son sentiment d'irritation destructive et le pouvoir de la force de la pensée, les humains ont peuplé l'atmosphère visible et invisible avec des formes-pensées chargées de passions intenses de haine, de peur et de destruction. Celles-ci se fixent sur les êtres humains qui les ont engendrées et, également, sur d'autres, qui, par des sentiments similaires, s'ouvrent à ces forces maléfiques.
« Les humains n'ont pratiquement aucune idée de ce qui se passe lorsque le moi extérieur émet un sentiment d'irritation, de colère, de haine, d'envie, de jalousie, de critique ou de condamnation. Le côté sentiment de la nature humaine est l'activité féminine de la conscience dans tout individu. La pensée est l'activité masculine de la mentalité. Une pensée ne devient jamais dynamique dans la vie extérieure si elle ne passe pas par le corps émotion- nel. Le sentiment condense, sur la forme-pensée, la substance atomique de l'activité extérieure de la Vie. En passant ainsi par le corps émotionnel, la pensée est revêtue, et, ensuite, existe comme une chose vivante séparée et en dehors du monde mental de l'individu.
« Par millions, des platitudes ont été écrites et prêchées à propos de l'Amour divin comme étant la « Loi de la Vie » - mais qui sait comment on peut engendrer le sentiment de l'Amour divin consciemment et à volonté, à un degré illimité, et le mettre à la place de l'irritation, de la haine, etc., etc., comme une vague de véritable force et de substance, dans son propre corps émotionnel ? Une telle chose est non seulement possible, mais doit être faite si les humains veulent arrêter la souffrance et exprimer la Perfection. La personnalité ne peut être gardée en harmonie permanente, sauf si elle est remplie par l'Amour divin, engendré consciemment.
« Si des Affirmations mentales de la Loi de la Vie et des prières étaient la Voie de la Perfection, du Bonheur et de la Liberté, le nombre de sermons prêchés sur cette Terre aurait, depuis longtemps, perfectionné et illuminé une centaine de planètes. Si des prières - qui, soit dit en passant, sont généralement une série de « Je désire » ou « Seigneur donne-nous » - étaient la Voie vers la Libération de limitation, ces prières qui ont été dites dans ce monde auraient perfectionné une douzaine d'humanités.
« Je ne veux pas dire que les prières n'ont pas fait de bien - elles en ont fait - mais la prière devrait être un apaisement de l'intellect et des sentiments, afin de permettre à la personnalité de sentir l'épanchement de la Puissante Présence I AM et de recevoir la réponse à l'intérieur. La prière devrait être une expansion d'Amour et de Gratitude envers la Présence pour les opportunités illimitées et les Bontés de la Vie.
« Le monde extérieur aime flatter sa vanité par le sentiment des grandes choses qu'il peut accomplir, mais, en ce qui concerne le contrôle et la Perfection des sentiments, le monde extérieur est encore dans un état de sauvagerie. Les humains, par leurs sentiments vicieux, se piquent eux-mêmes ainsi que les autres, comme des scorpions. Le sentiment prédominant dans le monde moderne est terriblement vicieux lorsque les gens critiquent et s'opposent à ceux qui ne sont pas d'accord avec eux. Les soi-disant civilisés commettent des meurtres, chaque jour de la semaine, en émettant des sentiments de colère et d'irritation, qui tuent les impulsions supérieures dans les autres.
« Ce sont les sentiments de la race qui doivent être rachetés et sauvés de leur destruction autocréée. Tant que l'individu ne comprend pas la nécessité du contrôle de soi-même et des sentiments à l'état de veille, il est impossible de maintenir un quelconque mouvement de progrès constructif permanent. Tout accomplissement qui n'a pas été atteint par un Sentiment d'Amour divin n'est que temporaire, car seul l'Amour divin est la « Voie de la Perfection Permanente ».
« Il est pitoyable de voir comment, pendant des siècles, la race humaine a construit des choses par la pensée et, en même temps, les a détruites par des sentiments inharmonieux. C'est un entêtement enfantin, refusant d'accomplir l'Eternel Plan de Perfection.
« Le moment est venu où la Grande Loi Cosmique qui gouverne ce système de Mondes libère une formidable Expansion de la « Lumière de la Puissante Présence I AM » au travers de notre Groupe de Planètes, et tout ce qui ne peut accepter le Pouvoir de cette Lumière est consumé par Elle. Donc, les humains ne doivent pas se leurrer plus longtemps avec l'idée qu'ils peuvent continuer à engendrer des sentiments destructifs et survivre.
« La fin du cycle précédant est là, et toutes choses seront renouvelées. Que celui qui a des oreilles entende et apprenne la « Loi de la Lumière » pendant qu'il en est encore temps. Il n'y a pas de mal, nulle part sur cette Terre ou sur une autre, sauf celui que des êtres humains ont créé eux-mêmes, dans le temps, quelque part. La plupart a été fait par ignorance, mais une grande partie a été faite volontairement par ceux qui auraient dû mieux savoir, et qui sont pleinement conscients de leurs forfaits. L'individu qui emploie son intellect, dans le nouveau cycle qui vient de commencer, pour entretenir des activités destructives, devra encaisser le choc en retour inévitable de sa propre destruction. La chose sera rapide et définitive, car l'Activité présente est tellement rapide que le choc en retour n'est souvent qu'une question d'heures, de semaines, ou, au plus, de mois, alors que jadis, il s'agissait d'années.
« Les Maîtres Ascensionnés s'efforcent sans arrêt de faire comprendre et voir cela, et le Service de nos Envoyés est de faire pénétrer cette Vérité dans la conscience des humains, aussi clairement que possible.
« Voici maintenant l'heure du dîner. Nos aides vous montreront vos appartements. Après vous être rafraîchis, revenez ici pour le repas ».
Un peu après, le dîner fut annoncé par une belle sonnerie. Notre Hôte offrit le bras à Nada et nous conduisit dans une magnifique Salle de banquet pouvant recevoir au moins cinq cents personnes.
« Cela est, en fait, notre Salle de Conseil » expliquat-Il. Plus tard, dans la soirée, tous les Membres du Conseil de Darjeeling se réuniront ici ».
Nous dégustâmes un excellent dîner pendant que notre Hôte nous distrayait avec des informations sans fin. Le repas terminé, Il nous quitta en s'excusant car Il avait à faire.
« Notre Hôte, dit Chananda à qui Celui-ci nous avait confiés, est un Frère de Grande Sagesse et de Pouvoir, tout en étant la Gentillesse et la Bonté personnifiées ».
A vingt-et-une heures, Il revint. Offrant le bras à Leto, Il nous conduisit vers la Salle du Conseil où deux cents Membres de la Grande Fraternité Blanche étaient déjà réunis. Il prit place à la tête de la table principale, la moitié de notre Groupe étant à sa droite et l'autre à sa gauche. Il ouvrit la séance et le travail commença, Notre cœur frémit souvent lorsque nous entendîmes les solutions proposées pour beaucoup d'importants problèmes mondiaux, et spécialement, celles afférentes à ce qui retenait l'attention sur l'Europe.
Il donna ensuite des missions à remplir par certains Frères.
La séance levée, nous fûmes présentés à beaucoup de Membres. Nous nous sentions heureux parmi eux, lorsque nous nous aperçûmes que Rex était en proie à la pression d'une intense excitation. Après avoir, pendant un certain temps, observé attentivement l'un des membres, il se dirigea rapidement et résolument vers notre Hôte, Lui disant qu'il y avait un espion dans la Salle et Lui indiquant l'individu. Un instant, il sembla que le Pouvoir du Chef l'écraserait, mais Rex était revêtu d'une Dignité divine qui ne flancha pas.
« C'est une accusation grave, dit le Chef, et il faudra apporter des preuves ».
A ce moment, l'homme en question s'approcha de Perle et comprit immédiatement qu'il était surveillé. Fouillant dans les plis de son vêtement, il retira quelque chose qu'il voulu mettre à la bouche. Perle, rapide comme l'éclair, le saisit, et Bob qui se trouvait tout près, d'un seul geste, cloua les mains de l'homme derrière son dos dans une étreinte d'acier.
« Fouillez-le » dit Perle à notre Hôte qui s'avançait, et Rex, sans attendre la permission de qui que ce soit, fouilla les habits de l'homme. Il trouva toutes les preuves désirables de son activité d'espion. Lorsque le Chef vit le nom sur les papiers que Rex Lui tendait, Il fut surpris, car l'espion était un Afghan de qualité, qu'un Gouvernement ne nourrissant que de la destruction avait introduit dans l'Inde, et qui avait réussi à s'infiltrer dans les rangs extérieurs du Conseil pour obtenir des informations qu'il employait contre ce dernier. Sur un signe, un des Frères s'avança et conduisit l'espion hors de la Salle.
« Frère Rex, dit notre Hôte avec un gracieux sourire, vous avez bien servi la cause de la Lumière et donné une Bénédiction de grande importance à notre Fraternité. Nous avions récemment constaté une fuite dans certaines de nos activités. Dites-moi, comment vous êtes- vous aperçu de ses agissements ? Il est parvenu à Nous tromper très astucieusement ».
« Mon attention répondit Rex, fut attirée sur lui par le Pouvoir Intérieur de ma Présence I AM, et lorsque j'observai ses yeux, je sus qu'il pratiquait une tromperie quelconque. Le tout se passa si rapidement que j'en fus à peine conscient dans l'activité extérieure de mon mental. Si ce n'eut été de Perle, mon Rayon-Jumeau, il aurait été trop tard ».
« Extérieurement, vous trois pouviez ne pas vous douter de quoi il s'agissait, mais la Puissante Présence du I AM a agi de façon infaillible. Vous voyez, mes très Chers, comment les Rayons-Jumeaux opèrent en parfaite Union et avec la rapidité de l'éclair, lorsque la Grande Présence Intérieure peut prendre le complet Contrôle.
« Ma Sœur et mon Frère, continua-t-Il en tendant la main gauche à Perle et la droite à Rex, vous serez capables de faire un splendide Travail pour la Puissante Présence I AM, la Grande Fraternité Blanche et l'humanité, et Je vous bénis pour ce Service ».
« Que va-t-on faire de l'espion ? « demanda Perle.
« L'homme sait ce qu'il doit faire, répondit le Chef. Oublions que la chose soit jamais arrivée. Nous nous souviendrons toujours de votre Service à la Fraternité ».
A ce moment, la plupart des invités étaient partis, et nous prîmes congé de notre Hôte, car nous quittions Darjeeling le lendemain matin. Nous ne nous arrêtâmes pas de nouveau à Calcutta, mais continuâmes directement vers Bénarès, la Ville Sainte des Indous, et l'une des plus anciennes cités de l'Inde. Comme notre wagon entrait en gare nous sentîmes distinctement une sincère dévotion dans l'atmosphère de la ville.
Imaginez notre joie lorsque la première personne que nous rencontrâmes fut notre Ami, Alexandre Gaylord, qui était arrivé à Bénarès quelques heures auparavant. Rex, Bob et moi, nous nous précipitâmes vers lui dès l'arrêt du train. Lorsque son Ami, le propriétaire du Yacht, vint le saluer, ils se regardèrent avec, dans les yeux une Entente et un Amour profonds, nés de siècles d'association. Quand Leto, son Rayon-Jumeau, approcha, il lui tendit les bras et la serra sur son Cœur. Chananda, alors, présenta Electra.
« Nous serons, ce soir, les invités de l'un des plus anciens Conseils de l'Inde, dit-Il. Ce sera une Fête purement Spirituelle et destinée exclusivement aux invités. Tous les Membres de l'ordre porteront leur Robe-sans-Couture. Je reviendrai pour vous à dix-huit heures ».
Nous retournâmes à notre compartiment, et nous préparâmes pour le banquet du soir. Lorsque Chananda revint, Il était accompagné de Sa Sœur, Najah, une belle jeune fille, ou du moins paraissant telle, à laquelle nous fûmes présentés. Nous roulâmes vers une belle demeure située sur une colline dominant la ville. En approchant de l'entrée, nous ne pûmes nous empêcher d'admirer la beauté exquise de tout ce qui s'offrait à nos yeux alentour.
Dès l'entrée, nous nous trouvâmes dans une rotonde de marbre rose veiné d'un vert tendre, dans laquelle se trouvaient sept piliers de marbre blanc. L'effet était chaud, délicat et très beau. Najah nous conduisit vers les vestiaires, où nous endossâmes nos Tuniques-sans- couture; Elle nous conduisit vers une grande porte voûtée qui s'ouvrit à notre approche, et nous entrâmes dans une grande et magnifique Salle de Conseil, entièrement en marbre blanc et richement décorée d'or. Bien qu'il n'y eût pas d'appareils d'éclairage, la Salle était inondée d'une douce Lumière blanche admirable. Cette Salle pouvait recevoir cinq cents personnes dont deux cents étaient déjà présentes.
« Nous aurons l'honneur, dit Chananda, d'avoir trois Invités divins, tandis qu'Il nous présentait et nous indiquait nos sièges.
« Méditons sur le Grand Principe de Vie - la Puissante Présence I AM - jusqu'à ce que la musique donne le signal de la fin de la Méditation ».
Lorsque les deux sons de grandes cloches se répandirent dans l'air, et que nous levâmes la tête et regardâmes vers le haut de la table où trois chaises étaient restées vides, il nous fut très difficile de retenir une exclamation de joie et de surprise en y voyant Bien-aimé Saint Germain, ayant à sa gauche Nada Rayborn et à sa droite Daniel.
Tous, dans la Salle, se levèrent en honneur de ces Etres bénis comme Invités d'honneur. Notre joie était si grande que nous avions envie de nous précipiter vers Eux pour les saluer, mais quelque chose, en chacun de nous, prit le contrôle de toute activité extérieure, et nous nous inclinâmes profondément avec une paisible dignité et un Amour respectueux.
Je vous présente, dit Chananda en s'adressant à tous, notre Bien-aimé Frère de Lumière Saint Germain et Ses deux invités, Nada et Daniel Rayborn qui, étant Ses Etudiants, ont ascensionné leur corps en Amérique. Notre Sœur ascensionna son corps après ce qui, pour le monde extérieur, semblait être la mort. Notre Frère Daniel, accomplit sa Victoire sans arriver à ce point ». A la fin de son explication, la Lumière dans et autour de Chananda s'intensifia dans une étincelante radiation, et Il continua : « Notre Frère béni et Invité d'Honneur, Saint Germain, prendra la Direction de cette soirée et conduira le reste du service ».
Avec Son habituelle aimable Dignité, Saint Germain s'inclina en signe d'acceptation et de salut, et répondit : « Nous aurons, ce soir, un banquet servi complètement de la cuisine cosmique. Beaucoup d'entre vous ont entendu parler de ces Activités, mais ne les ont pas réellement vues manifestées. Dans le Grand Trésor Cosmique qui nous entoure, il y a une Substance omniprésente dont tout ce que le Cœur désire peut être produit ».
Les belles tables avaient des dessus en jade dont il n'était pas nécessaire de couvrir la magnificence par des nappes. Saint Germain pria tout le monde de courber la tête en signe I AM. Comme Il terminait Sa Reconnaissance à la Source de toute Vie, les couverts du repas apparurent. Les assiettes, les coupes et les soucoupes étaient en porcelaine de Chine rose décorée de roses thé délicates. Les couverts étaient en argent avec des poignées de jade sculptées et les gobelets de jade sculpté remplis d'un nectar doré moussant apparurent à la main droite de chaque invité. Une petite miche de pain de cinq sur cinq sur dix centimètres apparut ensuite sur chaque assiette. Les mets venaient, séparément pour chacun, comme s'ils avaient été commandés par lui, et chacun recevait ce qu'il désirait le plus. Tous furent servis abondamment et très satisfaits. De grandes corbeilles d'Or débordantes de fruits variés et succulents vinrent ensuite et, comme dessert, une espèce de crème fouettée apparut dans des coupes de cristal.
Tout le banquet fut servi sans le moindre bruit de vaisselle; à la fin du repas, Saint Germain se leva et s'adressa aux convives.
« Les Grands Maîtres Ascensionnés, commença-t-Il, ont désiré que vous voyez, que vous connaissiez et que vous dégustiez des Aliments produits directement de la Substance Cosmique Omniprésente. Cette Substance a été désignée comme étant la Pure Substance Electronique qui remplit l'Infini et à partir de laquelle toutes formes sont créées et toute manifestation produite. Il vous appartient de manipuler cette Substance Illimitée qui vous environne partout; vous pouvez Lui faire prendre forme, sans restriction, à condition de rester en contact assez intime, assez sincère et sans interruption, avec la Puissante Présence I AM en vous. Ce Glorieux Etre Angélique Puissant qui est votre Etre réel et qui déverse constamment Son Énergie dans votre cerveau et votre corps physique est « Dieu Individualisé » au point où vous vous trouvez dans l'Univers, et c'est à vous de donner à cette Substance Cosmique telle forme que vous décrétez.
« Pour l'être humain qui ne reconnaît pas ou ne veut pas reconnaître la Puissante Présence I AM, l'Usage, la Joie et la Liberté que donne ce Grand Bienfait de la Précipitation directe demeurent inemployés. La crainte, le doute, la haine, la colère, l'égoïsme ou la luxure construisent un mur infranchissable autour de lui, bannissant le Pouvoir et la Perfection qui, sinon, se manifesteraient. Le Grand, très Sage Créateur de Forme Parfaite, partout dans l'Espace, construit ces Formes en accord avec le Plan de Perfection; ce qui est un autre Nom pour la Loi de L'Amour divin. Cela constitue toujours le moyen harmonieux, ordonné de l'attraction. Les sentiments de peur, doute, etc.. ont un taux vibratoire qui détruit la forme et éparpille la Substance. Ils sont diamétralement opposés à l'Amour, l'Harmonie et l'Ordre.
« Pour celui qui reconnaît la Puissante Présence I AM, qui prend, avec détermination, position avec Elle et maintient continuellement un sentiment d'Amour divin dans la personnalité, tout ce que vous avez vu faire ce soir est possible d'être accompli, maintenant, dans la présente vie. Ce banquet a été donné pour votre encouragement, votre Illumination et pour vous donner de la Force.
« Le Pouvoir de Précipitation employé ce soir se trouve dans chaque individu. Je vous assure que ce n'est pas un mythe. Tournez-vous toujours vers votre propre Puissant Maître Intérieur - cela vous rendra capables de reconnaître le I AM. Adressez-vous continuellement à Lui afin que Sa Puissance puisse être libérée et que la Sagesse du Maître Ascensionné puisse agir, dirigeant toute votre activité. Détruisez les barrières que vous avez créées vous- même et qui vous ont liés, et voyez quelle avalanche de Bien la Puissante Présence I AM est prête à déverser sur vous, à votre commandement conscient, lorsque vous chargez vos sentiments avec l'Amour divin, et que vous maintenez de l'Ordre dans le Temple : votre âme et votre corps. Notre bon Frère, Daniel Rayborn, veut vous adresser quelques mots ».
Lorsque Rayborn se leva, nous sentîmes un Tressaillement passer dans toute la Salle et pendant plus de trente minutes, Il exprima une merveilleuse Sagesse avec tant de Force que les mots mêmes semblaient s'imprimer comme les lettres de feu dans la conscience de chacun. Il parla avec la conviction de celui qui possède plus que du pouvoir humain.
Chananda dit quelques mots de Louange et de gratitude à nos merveilleux Invités, leur demandant de revenir bientôt vers nous.
Saint Germain se leva et dit : « Très Gracieux Hôte et Ami, Je désir offrir, comme cadeau à votre Conseil, tout le service de table qui a été employé ce soir. Voyez ! »
Instantanément, tout le service utilisé réapparut sur les tables, aussi propre et frais que s'il n'avait jamais servi et, pour couronner cette joyeuse expérience, apparut également au milieu de chaque table, un magnifique vase de jade sculpté rempli de merveilleuses roses roses.
« Cela vous est envoyé, Bien-aimés Amis, avec l'Amour et les Bénédictions des Maîtres Ascensionnés. Puissiez-vous tous en garder un heureux souvenir ! » Ainsi se termina le banquet.
Aussi vite que notre dignité nous le permit, nous allâmes saluer notre Bien-aimé Saint Germain, Nada et Daniel Rayborn. Les parents embrassèrent longuement leurs enfants. Nada-Mère tint Bob dans Ses bras, et lui dit : « Mes, Enfants bénis, Je vous félicite pour votre Amour et votre dévotion envers la Lumière. Votre récompense sera grande car, à la fin des deux années de stage, une Glorieuse Surprise vous attend. D'ici là, nous nous rencontrerons souvent là où vous devez vous rendre aux Indes. Maintenant Nous avons des choses à faire et Nous devons vous dire Bonsoir. Que Dieu vous bénisse ».
S'inclinant devant Chananda et Najah, Ils disparurent avec Saint Germain. Nous remerciâmes notre Hôte pour cette merveilleuse soirée; Il nous dit alors que nous devions partir, tôt le lendemain matin, vers notre destination.
Nous étions restés ici aussi longtemps que le Travail le demandait. Nous regagnâmes sans tarder notre Wagon privé. Chananda donna des instructions pour le déjeuner en cours de route; Il nous souhaita la bonne nuit et dit qu'Il nous retrouverait avant notre arrivée à Simla. Nous partîmes à sept heures, espérant nous arrêter à Bénarès, Lucknow, Delhi et Simla. Nous reçûmes des ordres de ne pas perdre de temps, et d'aller directement dans l’Himalaya, où nous avions à demeurer pendant plusieurs mois, et que rien au fond n'était important, sauf l'Obéissance au Grand Commandement. Seul, celui qui cherche la Libération de la Lumière intérieure peut complètement comprendre et apprécier ce sentiment que rien n'est vraiment important, sauf Tout ce qui est de Dieu et ces expériences par lesquelles la Lumière est libérée.
Gaylord devait nous retrouver à Bénarès, sur notre route vers le nord, et devait rester avec nous pendant notre séjour aux Indes.
Le pays parcouru était très beau. Nous discutâmes de ce qu'un équipement moderne pourrait apporter à l'Inde : elle pourrait devenir un paradis terrestre grâce à ses innombrables rivières; l'Inde recommençait à sentir ses ailes et ses industries pourraient se relever. Elle retrouvera cette Gloire Majestueuse qu'elle avait atteint plusieurs fois dans le passé et, en dépit des influences écrasantes qui l'ont opprimée pendant les deux ou trois siècles passés, l'Inde verra son grand problème résolu en Parfait Ordre divin. Ses millions d'habitants recevront l'opportunité d'exprimer la Lumière et la Présence divine qui demeurent en eux.
Il y a une grande Roue Cosmique du Progrès qui affecte la Terre entière. Elle gouverne l'expansion de la Lumière dans tout le Système auquel notre planète appartient. Lorsque
cette Roue aura atteint un certain point, qui est plus proche que les humains ne le pensent, certains Rayons d'Energie seront concentrés sur la Terre. Alors, la résistance qui est opposée au plus grand bien par de mesquines, égoïstes personnalités, et des mentalités retardataires, sera balayée comme de la paille devant un vent puissant. Les efforts de ces êtres humains seront inutiles; ils seront obligés d'obéir à un Pouvoir qui est beaucoup plus fort que leurs insatiables désirs égoïstes.
La journée passa rapidement, et, après le dîner, nous nous retrouvâmes dans le compartiment de Gaylord, le priant de nous raconter quelque chose de ses propres expériences.
Après beaucoup de cajoleries et la promesse de ne pas divulguer ce qu'Il nous dévoilerait, Il nous décrivit brièvement une de ses incorporations en Amérique du Sud à l'époque de la civilisation Incas.
Pendant plus de trois heures, nous écoutâmes, comme sous l'effet d'un enchantement, le récit des expériences de cette Vie pendant laquelle Leto, également, était incorporée. A un certain moment, tellement fascinés par la narration et revivant si intensément les activités avec lui, nous nous retrouvâmes tous en larmes à notre insu. Son histoire fut une des plus poignantes que j'entendis jamais. A la fin, Il nous dit avoir en sa possession, comme preuve des principales expériences de cette Vie, les anciens documents, en caractères Incas. Ces expériences étaient si héroïques, et, du fait de la position que Leto et Lui avaient prise pour le Droit pendant cette Vie, la Libération de la Lumière en eux pouvait maintenant se révéler.
Le matin suivant, Chananda nous salua et nous expliqua qu'Il avait pris des dispositions pour nous conduire du train directement vers le but de notre voyage.
« Vous devez, dit-Il, arriver à destination avant que le Cycle Cosmique atteigne un certain point ».
Après avoir quitté le train, nous fûmes conduits par Chananda vers un enclos, à une certaine distance. Il était entouré d'un haut mur, et lorsque nous entrâmes, nous vîmes une caravane prête au départ, qui nous attendait. Les serviteurs apportèrent nos bagages, et nous montèrent de petits poneys. Chananda donna immédiatement l'ordre de départ, et, grâce à Sa mystérieuse Influence, personne ne fit attention à nous lorsque nous quittâmes la ville.
Nous entrâmes bientôt dans les repaires de la montagne, et, pendant assez longtemps, nous suivîmes le cours d'un beau fleuve. Nous grimpâmes sur une certaine distance, et, brusquement, contournant un grand mur de rochers s'étendant depuis le côté de la falaise, nous arrivâmes à une ouverture conduisant directement dans le flanc de la montagne. Chananda montra le chemin sans un instant d'hésitation, et bientôt l'endroit fut éclairé par une douce Lumière blanche. Selon toute apparence, nous devions suivre le lit d'un cours d'eau souterrain. Nous pénétrâmes dans ce tunnel vers midi, et n'en sortîmes qu'à seize heures trente. Lorsque nous émergeâmes, nous nous trouvâmes dans une belle vallée ensoleillée, longue de six kilomètres et demi et large de trois et demi à son point maximum; un fleuve ravissant coulait en son milieu dans le sens de la longueur. Le climat était semi-tropical, et comme la vallée s'étendait d'est en ouest, elle était inondée de soleil pendant la plus grande partie de la journée. Le mur du nord était une falaise à pic, haute de plusieurs centaines de mètres et, à l'extrémité ouest, une chute d'eau figurait comme un voile nuptial. Les fruits et les légumes les plus rares et les plus beaux croissaient en grande abondance.
Comme je me demandais si c'était l'endroit que Gaylord avait indiqué en nous racontant ses expériences antérieures aux Indes, Il répondit à mes pensées
« Non, ce n'est pas le lieu dont j'ai parlé - nous en sommes très loin ».
Comme nous approchions d'un très grand immeuble, je m'écriai involontairement . « C'est le Palais de la Lumière ! », et, à ma grande surprise, Gaylord répondit :
« Oui, c'est vrai. Tous ceux qui entrent dans cette Retraite la désignent de cette façon ».
Comme nous pénétrâmes dans le jardin, un tressaillement d'Amour et d'admiration nous parcourut, tellement l'ensemble dégageait de Beauté et de Grandeur.
Dès que nous descendîmes de nos chevaux, des serviteurs s'occupèrent de la caravane, et conduisirent les animaux vers un groupe de constructions plus petites, situé à huit cents mètres de l'autre côté de la rivière.
Chananda nous conduisit vers l'entrée, et, à notre approche, la beauté de la demeure nous tint comme fascinés par la magnificence de l'architecture et de la décoration. La construction était en pur onyx blanc, haute de quatre étages et possédant un grand dôme central. Comme nous gravissions les marches, le son ravissant d'une cloche annonça notre arrivée et nous souhaita la Bienvenue au Centre. La grande porte s'ouvrit et Najah vint au-devant de nous pour nous saluer. Chananda nous gratifia d'un de ses radieux sourires, tout heureux de notre surprise. « Cela est notre Demeure, dit-Il joyeusement. Nous souhaitons la Bienvenue à chacun de vous, car aussi longtemps que vous désirerez y rester, ce sera aussi votre demeure, également, à n'importe quel moment où vous voudrez y revenir. Vous trouverez du linge et des habits de soie dans vos chambres. Vous êtes priés de les porter ici. Ils ne se salissent ni ne s'usent, porter-les donc sans crainte ».
Nous fûmes conduits à nos chambres, au deuxième étage, côté vallée. Elles étaient un rêve de beauté, exquises, confortables, pourvues de toutes les installations et du luxe possibles. Nous nous préparâmes pour le dîner et revêtîmes nos Tuniques, comme demandé. Quelle différence avec les vêtements de voyage ! Le tissu de notre merveilleux nouveau vêtement était une matière précipitée, impossible à comparer avec quoi que ce soit qui ait jamais été produit par des moyens humains. Il était chatoyant avec une Radiation éblouissante, épais et doux à l'envers comme du duvet. Chaque vêtement était porté avec une ceinture de même tissu, ornée de nombreux joyaux. Des sandales assorties étaient aussi fournies.
Dès que nous eûmes endossé ces Robes, un sentiment de légèreté nous parcourut; nous avions la sensation de vouloir flotter dans l'air. L'effet était étonnant et instantané. Des mots sont impuissants pour exprimer notre Bonheur de vivre une expérience aussi merveilleuse, et d'être en compagnie de ces Maîtres Ascensionnés bénis dont le Pouvoir est si grand, si transcendant, et qui, pourtant, se montrent si humbles et si naturels dans leurs rapports avec nous et leur amitié pour nous.
Nous étions encore à admirer nos vêtements lorsque la sonnerie annonça le dîner. Nous nous rendîmes à la salle de réception du premier étage où les dames de notre groupe nous attendaient, habillées de la même façon que nous. Chananda offrit le bras à Perle, et nous conduisit vers ce qu'Il appelait leur salle à manger privée. Elle était assez grande pour recevoir quarante personnes, et était magnifiquement décorée de blanc et de violet. Avec étonnement, nous constatâmes que les chaises étaient semblables à celle du Diamant K Ranch en Amérique, sauf qu'elles étaient garnies de velours de soie violet au lieu de bleu.
Vers l'extrémité de la pièce, se trouvait une très grande table en teck, pouvant donner place à vingt personnes au moins; elle était incrustée d'une substance qui ressemblait à l'or, mais qui était, en fait, une Substance précipitée. De l'autre côté de la pièce, une troisième table en onyx blanc, de mêmes dimensions, dont le dessus s'ornait d'incrustations violet et or, également en matière précipitée. Exactement devant la place où l'assiette serait posée, il y avait une rose blanche au cœur délicatement rosé, incrustée dans la partie violette, tandis qu'au centre de la table, deux mains en or se serrant étaient incrustées.
Il est impossible de décrire la beauté et la Perfection de ces choses précipitées, car avec ces matières, il est facile de produire des effets inattendus.
Nous prîmes place autour de la table, et Chananda exprima du fond du Cœur une Adoration envers la « Suprême Présence de la Vie ».
Nous, dans le monde extérieur, n'avons aucune idée de l'Adoration que ces Grands Maîtres Ascensionnés expriment constamment envers le Grand Dispensateur de tout Bien.
Deux serviteurs à peau foncée disposèrent le service et, ensuite, servirent le dîner consistant en un pain aux noix, des salades diverses et des légumes farcis, avec, comme dessert, le plus délicieux pudding aux fruits que j'eus jamais goûté. Chananda nous servit une boisson qu'Il appelait un « Vin doré ». Sans être alcoolisé, il était merveilleusement stimulant.
« Nous déjeunerons à neuf heures et dînerons à dix-sept heures trente, sauf à des occasions exceptionnelles. Tous doivent se retirer au plus tard à vingt-trois heures et se lever à six heures du matin. Il y aura des coupes de fruits frais et des gâteaux au miel dans vos chambres, chaque jour, au cas où vous auriez faim entre les repas.
« Vous êtes ici pour acquérir un Accordage défini et faire un Travail qui réjouira grandement vos Cœurs; mais par moments, cela vous demandera une plus grande force.
« Demain, Je vous ferai visiter le Palais. J'ai reçu des nouvelles annonçant que, demain soir, nous serons honorés par la Présence du Conseil et notre Invité d'Honneur sera le Grand Divin Directeur. Il est vu très rarement, même par ceux qui sont très avancés, Je vous assure. Je pressens qu'une Formidable Dispensation Spéciale est proche. Donc, ce soir, retirez-vous tôt, et vous saurez, pour la première fois, ce que cela signifie de reposer dans « les Bras de la Lumière » - une Lumière qui est rarement vue. Venez, maintenant nous allons dans la salle de Musique, car Najah a entendu que vous avez des voix splendides, et elle aimerait vous entendre chanter ».
Dans la Salle de Musique, nous vîmes que leur orgue et le piano étaient exactement semblables à ceux employés dans la Retraite de Saint Germain à la Grotte des Symboles en Amérique; il y avait aussi plusieurs instruments plus petits et une belle harpe.
Najah s'assit au piano et fit courir ses doigts légèrement sur les touches; l'instrument répondit comme une chose vivante à son contact magique. Nada et Rex chantèrent leur « Chant d'Amour Arabe », et le quatuor exécuta ensuite plusieurs morceaux qui furent tous très appréciés.
« Chers Amis, dit Chananda, vous êtes merveilleusement bénis par des Dons divins admirables, et par eux vous serez en mesure de toucher et de bénir beaucoup d'êtres dans votre Service. »
Nous priâmes Chananda et Najah de jouer pour nous. Ils échangèrent un regard, et Chananda prit place à l'orgue. Pendant quelques instants, ils restèrent immobiles dans une profonde méditation; puis ils jouèrent. Les vibrations dans l'atmosphère autour de nous s'intensifièrent. Puis la Musique se déversa comme un océan de sons, comme si une Grande Ame entrait dans l'Extase de l'Eternelle Liberté et que les Légions de la Lumière, venant de partout dans l'Infini, accueillaient celui qui ascensionnait comme un nouveau Soleil s'élevant dans l'Espace.
Ils passèrent d'un morceau à l'autre. Après qu'ils en eurent exécuté quatre, il nous sembla impossible de bouger, si grands étaient notre accordage et notre bonheur.
Nous essayâmes d'exprimer notre admiration, notre gratitude et notre joie, mais ce fut impossible; les mots nous manquaient. Najah comprit et dit humblement :
« C'est la Puissante Présence I AM qui accomplit toutes choses dès qu'il n'y a plus d'obstruction entre l'humain et la Maître-Présence, car, alors, l'extérieur est élevé dans la même action vibratoire que la Lumière Intérieure ». Avec un joyeux « Bonne Nuit » et des Bénédictions réciproques, nous regagnâmes nos chambres. Je me demandai si j’allais pouvoir dormir, tellement l'action vibratoire de mon corps était élevée; mais je dormis avant de m'en rendre compte. Je me réveillai le matin avec la conscience très nette d'être entré dans la montagne derrière le Palais de la Lumière, par une porte secrète, massive. J'avais ensuite pénétré dans une série de grottes où l'on pouvait relever des traces de civilisations très anciennes - dépassant tout ce qui fut jamais connu dans le monda extérieur. Lorsque nous nous retrouvâmes au déjeuner, je demandai à Chananda ce que mon expérience signifiait. Son visage s'éclaira d'un merveilleux sourire.
« Mon brave Ami, expliqua-t-Il, vous avez vu une Grande Vérité, et Je vous assure que c'est très réel. Au moment voulu, vous verrez avec vos propres yeux ce que, dans l'expérience, vous avez vu avec la « Vue Intérieure ». Votre expérience me convainc de la grande importance de la visite de notre Invité d'Honneur de ce soir. Vraiment, Mes bien- aimés Amis américains, vous êtes prêts pour la Pleine Lumière. Je n'attends que l'Ordre de Mes Supérieurs pour vous dévoiler beaucoup de Miracles véritables. Chacun de vous a passé par d'innombrables expériences dont la pleine mémoire est prête à être dévoilée. Vous êtes prêts à faire des progrès d'une manière qui vous étonnera. Venez maintenant, si vous êtes prêts, et Je vous montrerai plusieurs des Merveilles que nous avons dans cette Retraite ».
Nous allâmes d'abord vers le dôme central du bâtiment. Au lieu d'un simple observatoire, nous constatâmes que c'était ce que Chananda appelait un « Observatoire Cosmique ». Il était rempli d'instruments dont les savants du monde extérieur ignorent tout. Notamment un « réflecteur absorbant ». Il tirait l'image de l'objet sous observation, au travers des Rayons Ethériques, pour refléter dans l'observateur. L'objet était simple par sa construction, mais non par la qualité de la Substance dont il se composait. Chananda expliqua, à ce moment, que les rayons éthériques et ceux que les savants du monde extérieur appellent Rayons Cosmiques ne sont pas les mêmes.
Il y avait encore un mécanisme nommé « Projecteur de Lumière », au moyen duquel il était possible d'envoyer soit un Rayon donnant la Vie, soit un Rayon désintégrant à une distance incroyable. Il s'y trouvait aussi un radio-téléviseur si parfait qu'il est la merveille de tous les âges. Après avoir observé plusieurs autres inventions dans cette Salle, nous descendîmes d'un étage, là où se trouvait la Grande Salle du Conseil pouvant recevoir sept cents personnes.
Les murs étaient en Onyx blanc-crème avec la plus merveilleuse décoration bleue. Le sol était recouvert d'un épais tapis du même bleu merveilleux. Sans aucune fenêtre, la Salle occupait presque tout l'étage. Ici aussi, de belles chaises semblables à celles de la salle à manger, mais garnies avec le même bleu doux et riche qui ornait le reste de la Salle. Sur le côté, se trouvait un dais abritant un Autel et une chaise en Or. C'était de toute beauté. L'Autel était en Or précipité, sauf la tablette, faite d'une autre Substance précipitée. La couleur était d'un bleu-violet, la Substance, par sa luminosité, émettait une radiation argentée. Une bordure en Or, large de cinq centimètres, l'ornait. La chaise, au siège garni de bleu, au dossier haut dépassant largement la tête, était du même modèle que l'Autel.
Les pièces du rez-de-chaussée étaient occupées par des laboratoires électriques et chimiques destinés à des expérimentations.
Au moment de passer devant le point central du mur ouest de cet étage, je m'arrêtai subitement : « c'est ici que je suis entré dans les souterrains, la nuit passée », dis-je à Chananda. Avec une expression de sérieux très intense, Il demanda. « Voyez-vous une porte ou une entrée ? » - « Non, répondis-je, mais je sais que c'est là ! »
Alors, avec un sourire, Il me regarda d'un air taquin.
« C'est juste, dit-Il, c'est là, et Je suis content que vous soyez ferme dans votre conviction. Soyez patient, et vous verrez tout ». Nous retournâmes à la grande Salle de Réception.
« Comment se fait-il, demandai-je, que d'autres Etudiants ou personnes ne voient pas l'entrée de cette vallée et le chemin vers ce paradis ? »
« Si vous retourniez vers l'entrée, répondit-Il, vous ne verriez aucune sorte d'ouverture. Hier, après notre passage, elle fut scellée de nouveau, de sorte qu'elle semble maintenant être un mur solide, offrant la même protection que le mur de la montagne elle-même. Pendant plus de vingt siècles, cette vallée est restée comme vous le voyez aujourd'hui. Par l'usage des « Rayons de Lumière » ou « Courants Cosmiques de Lumière », la Puissante Présence I AM peut annihiler à jamais le temps, l'espace, l'âge, l'inharmonie et toute espèce de limitation. La discorde est en somme la première vague, ou le point de départ de la limitation. Par la parfaite harmonie gardée dans la conscience de l'individu, la Porte du Royaume de la Perfection divine - l'Activité de la Vie sans limites - reste largement ouverte pour toujours.
« Maintenant venez avec Moi, continua-t-Il. Je vais probablement mettre votre crédulité à grande épreuve, mais si vous le désirez, vous apprendrez beaucoup. Vous avez tous entendu parler des Contes arabes des « Mille et une Nuits » et du Tapis volant. Je vais vous montrer que la légende est vraie ».
Il nous conduisit vers une belle pelouse devant le Palais où nous vîmes une plaque de douze mètres carrés semblable à du cuivre. Deux jeunes serviteurs apportèrent un splendide tapis Persan, soyeux, de couleur jaune or. Ils en recouvrirent la plaque suivant les instructions de Chananda, lequel demanda : « Qui a peur de venir avec Moi ? » Sans répondre, nous nous groupâmes autour de Lui, qui se trouvait au centre de la plaque. Contrairement à Son habitude, Il s'engagea dans une conversation animée, et, au bout de quelques instants, nous commençâmes à nous sentir de plus en plus légers. Nous vîmes que nous commencions à quitter la terre, nous trouvant environ à six mètres cinquante du sol, flottant doucement dans l'atmosphère. Nous continuâmes de nous élever jusqu'à une vingtaine de mètres, et flottâmes de nouveau près de la chute d'eau qui brillait d'une glorieuse beauté. Nous survolâmes ainsi toute la vallée. « Maintenant, si vous êtes prêts, dit notre Hôte, nous visiterons les montagnes ». Nous continuâmes de nous élever jusqu'à environ trois mille cinq cents mètres au-dessus du Palais. Le Paysage à nos pieds était enchanteur, et les pics enneigés des montagnes scintillaient comme des diamants. Nous étions tellement absorbés par la vue et la conversation de Chananda, que nous en oublions la température, et notre point élevé; nous nous sentions parfaitement à l'aise. Nous ne remarquâmes de changement ni dans la température, ni dans l'altitude, car notre Hôte nous tenait dans son Aura, et tout ce qu'elle contenait était contrôlé, et n'expérimentait que Sa propre et glorieuse Perfection.
Nous décrivîmes un cercle, retournâmes vers le Palais et descendîmes. Comme nous quittions la plaque, notre Hôte s'amusa de tout cœur de nos remarques et de notre surprise.
« Mes très chers Amis, expliqua-t-Il, Je vous assure qu'il n'y a rien de mystérieux ni de surnaturel dans ce que vous venez d'expérimenter; tout est en accord avec la simple, immuable, éternelle Loi que chaque individu, s'il le veut, peut mettre en action sans limite ».
« Pourquoi n'avons-nous pas senti le changement d'altitude ? » demanda l'un d'entre nous.
« Dans le parfait Royaume de Dieu - la Puissante Présence I AM qui n'est qu'Harmonie - le sentiment de l'Harmonie - il n'existe pas de perception de changement de température ou d'altitude. Les idées de Perfection et les sentiments d'Harmonie sont simplement des taux vibratoires que la conscience impose dans la substance et qui donnent à l'énergie ces qualités qui se manifestent comme Perfection. La Perfection ne peut exister sans l'Amour, car l'Amour est le plus haut taux de Vibration existant dans l'Univers; c'est la plus haute et la plus puissante Activité, et Elle contrôle à jamais tout ce qui lui est inférieur.
« Quoique vous soyez encore dans vos corps physiques, vous ne pouviez, pendant que vous étiez sur le tapis et dans Mon Aura, être conscients que de la Perfection toujours manifestée par Mon Aura, car les Maître Ascensionnés n'émettent jamais que la Vibration qui est le Ton de l'Amour divin. En conséquence, tout doit être obéissant à notre conscience et à la Perfection de notre Amour.
« Le pas suivant, pour vous, sera d'apprendre à tourner la Clef Cosmique et d'éclairer votre chemin partout où vous voulez aller. La Clef est en vous, la Lumière est Intérieure et aussi autour de vous. Retournez maintenant à vos chambres et méditez sur l'Etincelante, Insondable Intelligence de Dieu - la Puissante Présence I AM qui est en vous ».
Nous obéîmes, et, jamais, nous n'eûmes une méditation aussi facile et admirable.
A dix-sept heures trente, une belle sonnerie, annonçant le dîner, résonna dans la maison.
Chananda s'assit au haut de la table et Najah au côté opposé. Pendant deux minutes, nous restâmes en parfait silence. Alors, une Ovale de Lumière Or avec une nuance de rose devint visible et enveloppa nos têtes durant tout le repas. Cela produisait un sentiment merveilleux. Lorsque le repas fut terminé, Chananda nous donna quelques directives à suivre.
« Regagnez vos chambres, dit-Il, couchez-vous sur le dos, les bras étendus, et, pendant une heure, ne bougez pas un muscle. Baignez-vous ensuite, et enduisez vos corps avec la « Lumière Liquide » que vous trouverez avant de revêtir vos Vêtements Précipités ».
Nous obéîmes, et, lorsque la « Lumière Liquide » toucha nos corps, un tressaillement d'Energie et de Paix, impossible à décrire, nous envahit. Lorsque nous revêtîmes alors nos merveilleuses Tuniques, nous pûmes voir une douce Lumière blanche sortant de nos corps et s'étendant à un mètre; un merveilleux parfum de roses s'en dégageait distinctement différent pour chacun. Nos préparatifs terminés, nous entendîmes les cloches nous appelant à la Salle de réception. Nous remarquâmes que les Dames avaient aussi une Radiation de Lumière autour d'elles, mais celles de Leto, Electra, Gaylord et son Ami étaient plus grandes que la nôtre.
« A dix-neuf heures, dit Chananda, nous irons dans la Grande Salle du Conseil ». Nous ayant conduit, Il nous fit asseoir face à l'Autel, également répartis à la gauche et à la droite de Leto et Gaylord. Chananda prit le dernier siège à droite, et Najah celui de gauche. Directement assis derrière nous, se trouvaient notre Bien-aimé Maître Saint Germain, Nada et Daniel Rayborn, entourés de deux cents Maîtres Ascensionnés.
Après quelques instants, une douce Lumière Blanche, à peine teintée de rose, illumina toute la Salle, et Chananda nous demanda d'entrer dans la plus profonde méditation dont nous étions capables, adorant la Puissante Présence I AM dans nos Cœurs. Nous entrâmes dans un Silence qui devint de plus en plus profond. Au bout d'un moment, nous entendîmes une Voix admirable qui fit tressaillir chaque atome de l'âme et du corps.
En ouvrant les yeux, nous aperçûmes un Etre Merveilleux. Cette « Grande Glorieuse Présence » était l'incorporation, en Parfait Equilibre, de toutes les qualités Transcendantes masculines et féminines. Il concentrait dans son contrôle éternel la Sagesse et le Pouvoir. Cet Etre Majestueux mesurait environ deux mètres cinquante, et Sa chevelure, pareille à de l'Or ensoleillé, tombait jusqu'à Ses Epaules. Ses vêtements brillaient de Points de Lumière semblables à de grands joyaux. Ils lançaient des éclairs venant de la Radiation du Pouvoir qu'Il contrôlait et qui obéissait à Sa Direction Consciente. La ceinture entourant la taille était une masse de saphirs et de diamants, dont un pan, formé, lui aussi, d'une masse de joyaux, descendait à quelques centimètres au-dessous des genoux.
Par la suite, nous apprîmes que ces joyaux étaient des Condensations de Lumière, et l'on peut s'imaginer quels Rayons en jaillissaient continuellement, déversant le Pouvoir énorme qui y était condensé. Ce Glorieux, Majestueux Etre est appelé le Grand Divin Directeur. Il est le Grand « Maître Cosmique » dont Jésus, Saint Germain, Kuthumi, Lal Singh furent les Elèves, et Son Grand Amour et Sa Protection Illimitée enveloppent aussi certains de leurs Etudiants. Les mots sont impuissants à décrire cet « Etre de Majesté », et, lorsque Ses Etudiants parlent de Lui, Ils sont aussi humbles devant Sa Puissante Lumière que nous devant Eux. Oh ! si le monde pouvait connaître davantage de ces Grands Etres Bénis et partager la joie qui me soulève !
Au moment de prendre la parole, Il fit le signe Cosmique des Maîtres Ascensionnés et dit : « Bien-aimés Enfants de l'Eternelle Lumière, la joie des Maîtres Ascensionnés est grande à cause de cette Réunion. Ces êtres bénis, devant Moi, sont prêts à recevoir Notre Assistance, car leurs corps sont en état pour l'Ascension et ils vont entrer dans leur éternelle Liberté.
« Bien-aimé Saint Germain, vous avez patiemment, et avec Amour, guidé et instruit ces Enfants de la Lumière pendant des siècles, et votre Oeuvre recevra sa récompense, car elle a été noblement accomplie. Quelqu'un d'autre peut-il témoigner qu'ils sont prêts pour entrer dans la Lumière ? »
Chananda se leva immédiatement comme notre répondant, et dit
« Très Grand Maître, Je porte témoignage pour leur préparation ».
Le Grand Divin Directeur continua :
« Nous leur donnerons des corps comme il n'y en a jamais eu sur la Terre, afin qu'ils puissent être, devant le monde, la preuve vivante de l'Accomplissement de la « Loi d'Amour et de Lumière ». Ils seront semblables aux Corps des Maîtres Ascensionnés, mais ils garde- ront l'apparence et certaines des activités du type humain le plus élevé.
« Ils auront sous leur Contrôle l'Usage Illimité de l'Energie Cosmique et la Direction des puissants Rayons de Lumière. Ils resteront en Service dans l'humanité, aux côtés de leur Maître Bien-aimé qui les a amenés jusqu'au point atteint. A l'avenir, Je vous reçois dans Mon Eternel « Embrassement de Lumière ». La période de probation de deux ans, généralement requise, est supprimée. En deux jours, vous acquerrez ce qui, sous l'Activité antérieure, aurait demandé deux ans.
« Souvenez-vous, dans la Présence I AM, il n'y a ni temps, ni espace. Elle est Toute Sagesse et Tout Pouvoir et, par Elle, nous supprimerons l'obstruction atomique à jamais.
« Frère Chananda, conduisez-les à la « Grotte de Lumière ». Ils y resteront deux jours. Vous enduirez les corps masculins trois fois par jour avec la « Lumière Liquide », et notre Sœur Najah fera de même pour les corps féminins ».
Lorsque le Grand Divin Directeur cessa de parler, un Rayon de Lumière Etincelant Blanc-Cristal, partant de Son Front, balaya la tête de chacun des Etudiants et rentra dans Son corps. Cela fut immédiatement suivi par un très intense et doux Rayon d'Or, qui se déversait de Son Cœur, balaya la région du Cœur de Ceux placés devant Lui et rentra dans Son propre Corps. Il s'arrêta un moment et sembla mesurer la force de chacun et l'intensité de leur propre Lumière.
L'instant d'après, une étincelante Lumière Blanche surgit de tout Son Etre, s'ouvrant en éventail, et dont la Radiation enveloppa tout notre corps. Dans ce Puissant Fleuve, des courants d'Energie entraient par les pieds et sortaient par le sommet de la tête de chaque Etudiant. Comme des draps, une ombre après l'autre quitta nos corps et fut instantanément consumée. La couleur de la Lumière devint d'un rose délicat, changeant de nouveau en or doux, puis devenant d'un violet jamais vu dans le monde extérieur. Notre Ouïe et notre Vue intérieure, furent ouvertes et devinrent nos serviteurs permanents. Ensuite, la Lumière devint d'un Blanc si aveuglant que nous fûmes obligés de fermer les yeux; mais, par Ordre de la Présence intérieure, nous les rouvrîmes. Le Grand Etre devant nous était presque terrifiant par la Majesté et le Pouvoir qui émanaient de Lui. Les Maîtres Ascensionnés avaient dispa- ru, et nous étions seuls avec cet Envoyé Céleste Etincelant de la Divinité. Enfin, d'une voix aussi douce que celle d'une Mère caressant son enfant, Il dit :
« Vous êtes tous - maintenant et à jamais - une part de Mon Amour, de Ma Lumière et de Ma Sagesse. Dans une heure, Je vous retrouverai dans la « Grotte de Lumière ».
Il absorba le Fleuve de Lumière en Lui et disparut.
« Venez », dit Chananda. Lorsque nous nous levâmes, nous n'avions pas conscience de poids, et nous aurions pu flotter aussi facilement que marcher. Nous nous retrouvâmes, à l'étage inférieur, devant la porte par laquelle j'étais passé au cours de mon expérience dans le corps subtil. Chananda y posa sa main, et, lentement mais sûrement, la porte massive, très lourde, pesant plusieurs tonnes, s'ouvrit. Nous nous engageâmes dans un étroit couloir, qui, brusquement, s'éclaira par une douce Lumière Blanche qui se réfléchissait sur les murs polis. Nous avons dû cheminer environ huit cents mètres avant d'arriver à un autre porte, moins massive mais portant les sculptures d'une ancienne écriture. Elle s'ouvrit au toucher de Chananda, et nous entrâmes dans une grotte d'une merveilleuse beauté, semblable à la deuxième pièce de la « Grotte des Symboles » en Amérique. Elle contenait des symboles identiques, recouverts de cette même substance cristalline brillante. Poursuivant notre chemin, nous arrivâmes à un Portail d'Or massif.
« Qui demande l'entrée ici ? » dit une Voix sortant des éthers. Chananda répondit immé- diatement :
« Des Enfants de la Lumière, cherchant la Lumière - Ta Lumière et Son Usage Parfait ».
« Dites le « Mot », commanda la Voix de nouveau.
Ensemble, nous prononçâmes le « Mot ». Alors, les portes d'Or s'ouvrirent lentement. A l'intérieur, il y avait la chaleur blanche d'un énorme fournaise, et la Voix dit encore . « Tous ceux qui entrent ici quittent, pour toujours, leurs vêtements terrestres. Qui ose entrer le premier ? »
« Je veux » dit Bob, et nous le suivirent.
Après deux jours et deux nuits, nous émergeâmes de la Flamme Eternelle, portant nos nouveaux corps d'Immortelle Endurance. L'inharmonie de la Terre ne peut s'enregistrer dans ceux-ci de façon permanente. Lorsque nous revînmes dans le Hall de réception du Palais, le Grand Divin Directeur avec notre Bien-aimé Saint Germain, Nada et Daniel Rayborn étaient là pour nous saluer.
« Maintenant, votre vrai Service va commencer. Tous, sauf ce Frère (me désignant) resteront ici dans le Palais de la Lumière, pendant un an. Vous êtes, maintenant, de vrais Envoyés de la Grande Fraternité Blanche. Concernant vos affaires terrestres, votre Bien- aimé Maître Saint Germain vous guidera ». Faisant le Signe de Salut des Maîtres Ascensionnés au Cœur du Grand Soleil Central, Il nous donna Sa Bénédiction :
Bénédiction
Enfants du Cœur de Diamant ! Je vous enveloppe dans la Flamme d'Or de mon Amour ! Je vous protège par l'Armure de Mon Pouvoir ! Je vous élève par la Main de votre propre Divinité ! Je vous bénis avec la Plénitude de Ma Lumière ! Je vous donne le Sceptre de votre propre Souveraineté ! Je vous scelle dans la Liberté Eternelle de votre Ascension ! Dans l'Extase suprême du Cœur de Diamant : la Présence I AM ! Un éclair de Gloire étincelante remplit la Salle, vibra un moment : Il était parti ! Saint Germain se tourna alors vers nous et dit : « Souvenez-vous, Bien-aimés, que vous êtes le Graal - La Coupe de Lumière - dont tous ceux qui ont soif peuvent boire la Radiation de Votre Etre, car vous êtes la Victoire de l'Amour. La Gloire de l'Amour chante éternellement sa Louange en Adoration continuelle de la Vie. Faites la Salutation de la Lumière envers le Cœur du Grand Soleil Central, et restez toujours fidèles à l'Immortel Décret de l'Amour ». Ô Enfants de la Lumière ! Ô Flammes du Matin ! Invoquez l'Etoile d'Amour Secrète ! Permettez que Ses Rayons tissent pour vous un éternel Vêtement de beauté transcen- dante ! Et portez sur votre Cœur, le Joyau du Feu Sacré ! Laissez Sa Gloire se répandre par vous afin que le Sceptre du Suprême Pouvoir soit vôtre. Ne donnez que les Décrets de l'Amour afin que la Perfection règne partout. Ecoutez le Son de Sa Voix afin que tous puissent entendre le Chant de la joie. Ne fixez que Sa Lumière afin que la Flamme de Sept Elohim demeure sur votre front. Elevez la « Coupe de Lumière Liquide » et répandez, à jamais, Son Essence de Vie; Alors, les Rayons du Cœur de Diamant éclaireront votre chemin, et, Lorsque le Commandant des Chevaliers élève Son Epée de Flamme, vous passerez, Et vous vous trouverez face à face avec votre propre Divinité sur le véritable Autel de la Vie,
Car dans ce Saint des Saints se trouve l'Unique, l'Omnipotent dans la Gloire Flamboyante - Votre propre Soi, Bien-aimé - la Présence Magique I AM Dans la Couronne de votre éternelle Victoire brille un double Arc-en-ciel, Fruit de la Réalisation de l'Amour, encerclé par la Toute-Sagesse; Vos Robes Royales d'Autorité sont les actes de l'Amour, Les Rayons de Lumière de la Présence Magique I AM. A jamais, Ils revêtent tous les Etres de leur radiation, Et Ils sont la Fontaine de jeunesse et de beauté éternelles; Par Eux, votre Sceptre attire vers l'Amour ce qui Lui revient : La Plénitude de la Présence Magique I AM. Les Rayons des Sept Constructeurs se tendent, Et déversent Leur Etincelant Fleuve d'Amour, Tissant de Grandes Rivières de Force dans un Vêtement impérissable, De Gloire Flamboyante, d'Eblouissante Beauté, le Don de la Présence Magique I AM. Ô Enfants de la Flamme ! chantez l'Hymne de la Création, C'est le « Chant de l'Amour » qui fait la Musique des Sphères. Faites résonner au travers de l'Espace un chant d'Adoration et de Louanges, Le véritable Culte de la Vie, la Présence Magique I AM. Qu'Elle répande par vous Sa Perfection toujours croissante ! Soyez, devant tous, l'Extase et la Gloire de la Lumière; Comprenez le Secret de l'Unique ; faites résonner le Souffle d'Amour et de la joie par- tout, et Sentez la Grande Pulsation du Cœur dans la Flamme, la Présence Magique
- I AM -